00:00Sur le vieux port ça résonne, les écharpes lèvent la mer
00:05On entend gronder le tonneau avant même la première mêlée
00:20Dans les ruelles détrempées, les maillots sèchent au balcon
00:26On connaît tous les numéros, comme les prénoms des voisins
00:30Les gamins plaquent dans le sable, rêve de mascottes et de boucliers
00:36Les anciens parlent des batailles, d'une voix cassée mais fière
00:42Stade Rochelet, debout, on est la vague, on est le goût du bout
00:47Jaune et noir sur la peau, ça brûle plus fort que l'eau
00:53Stade Rochelet, encore, on chante plus grave que le vent du port
00:58Quand tu tombes, on crie ton nom, même sous l'orage, même à fond
01:04Les poteaux plantés vers le ciel, comme des mâts prêts à larguer
01:09Les avant-griffs chaque mètre, les trois quarts tracent des marées
01:15Sur la pelouse, la sueur brille, comme les filets dans la nuit
01:20Chaque plaque à chaque chevauchée raconte la ville qui suit
01:26Stade Rochelet, debout, on est la vague, on est le goût du bout
01:31Jaune et noir sur la peau, ça brûle plus fort que l'eau
01:36Stade Rochelet, encore, on chante plus grave que le vent du port
01:42Quand tu tombes, on crie ton nom, même sous l'orage, même à fond
01:48Et quand la sirène sonne, que le silence veut gagner
01:53On se lève tous à la fois, pour les pousser, pour plier un dernier ruc
02:00Une dernière passe, le temps se bloque sur le cadran
02:04La ville entière retient sa tasse avant d'exploser en chant
02:09Stade Rochelet, debout, on est la vague