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Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, répond aux questions de Alexis de la Fléchère.

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00:00– La grande interview sur CNews et Europe 1 avec aujourd'hui
00:07Ottman Nassrou, secrétaire général des Républicains,
00:10vice-président de la région Île-de-France.
00:12Bonjour à vous. – Bonjour.
00:13– Merci d'avoir accepté notre invitation
00:15avant de parler de ce qui s'est passé ce week-end en Allemagne,
00:18de la menace islamiste, de l'immigration, du racisme anti-blanc
00:22ou encore de la présidentielle qui approche plus vite qu'on ne le pense.
00:25Un mot d'abord de ces incendies, Ottman Nassrou,
00:28qui frappe la Gironde et les Landes.
00:29La situation est catastrophique, dramatique.
00:32Le méga-feu a déjà ravagé 42 000 hectares en Gironde.
00:35C'est que les auditeurs d'Europe 1 et les téléspectateurs de CNews
00:37aient bien cette image en tête.
00:38C'est quasiment quatre fois la ville de Paris intra-muros.
00:42220 000 personnes évacuées dans le département,
00:45près de 250 000 en France.
00:47Emmanuel Macron va réunir dans ces conditions
00:50une cellule de crise interministérielle ce matin.
00:53Est-ce que le chef de l'État, c'est ma première question,
00:55Ottman Nassrou est à la hauteur ?
00:58Et est-ce que nous avons, on sait que gouverner, c'est prévoir.
01:01Est-ce qu'Emmanuel Macron, par rapport aux moyens,
01:04aujourd'hui, est à la hauteur de ce qui se passe en France,
01:07de ces méga-feux qui touchent la Gironde notamment ?
01:10Je veux d'abord avoir une pensée pour toutes les personnes
01:12qui sont en première ligne et qui vivent cette catastrophe,
01:17qui nous marquent tous.
01:19Et bien sûr, tous ceux qui sont déplacés,
01:20ceux qui ont perdu parfois leur maison,
01:22ceux qui ont eu peur pour eux-mêmes ou pour leur famille.
01:24Et puis, en particulier, nos soldats du feu
01:27qui sont en première ligne
01:28et qui se battent avec un courage incroyable
01:30et à qui nous devons plus de moyens.
01:32Et moi, je ne veux pas faire de polémiques inutiles
01:35dans un moment comme celui-là.
01:36Tout cela, évidemment, interroge.
01:38Nous devons adapter notre réponse.
01:40Nous nous réclamons, je veux le redire là aussi clairement.
01:43Nous avions préparé, avec Bruno Retailleau,
01:46ministère de l'Intérieur,
01:47le Beauvau de la sécurité civile.
01:49Nous avons aujourd'hui un texte qui est quasiment prêt
01:52et qui attend que le gouvernement s'en saisisse
01:54pour évoluer sur un certain nombre de sujets.
01:57Vous savez que nos sapeurs-pompiers, par exemple,
01:58sont à 80% des volontaires.
02:00Il faut renforcer leur statut.
02:01Il y a des questions de moyens qui se posent.
02:04Mais sur la seule question des moyens...
02:05Oui, je le rappelle aux auditeurs d'Europe 1
02:07et aux téléspectateurs de CNews,
02:09les militaires, les pompiers militaires sont à Paris
02:11et également à Marseille.
02:13Mais les autres, effectivement, vous avez raison,
02:14sont des pompiers volontaires.
02:16Tout à fait.
02:16C'est un sujet important.
02:17À 80%.
02:18Et donc, il faut leur donner les moyens de leur engagement,
02:21leur engagement au service des autres,
02:22ce qui rend aussi d'ailleurs leur engagement
02:24tout à fait admirable.
02:25Et donc, ça pose des sujets vis-à-vis de leurs employeurs, etc.
02:28Donc, nous avons beaucoup de choses à faire évoluer
02:30sur notre modèle de sécurité civile.
02:31Il y a des propositions qui attendent depuis l'été 2025.
02:34Et donc, moi, j'appelle à ce que ces propositions-là
02:36soient mises en œuvre.
02:38Et puis, sur la question des moyens, là aussi,
02:40il faut se dire les choses.
02:41Nous avons un État qui est au bord du surendettement,
02:44qui est à la limite de ce qui est possible
02:46en termes de stabilité financière.
02:48Parce que c'est un sujet important,
02:49plus de 3 500 milliards d'euros de dettes.
02:52Effectivement, on est en train de vivre une crise sans précédent.
02:54On va en parler.
02:55Mais oui, sur la question des moyens,
02:57la France dispose de 12 Canadair.
03:00Seuls 8, aujourd'hui, sont opérationnels.
03:02Il y a même un pilote qui était en train d'écoper sur la scène
03:05qui a dit que sur les 8, il n'y en avait finalement que 5
03:08qui étaient réellement opérationnels.
03:10D'ailleurs, une réaction sur ce qu'a dit ce pilote de Canadair.
03:122 milliards d'euros a-t-il dit,
03:14alors qu'il était en train d'écoper sur la scène son Canadair.
03:18Il dit 2 milliards d'euros pour dépolluer la scène.
03:21Avec cet argent, on achète 15 Canadair.
03:24Est-ce que, selon vous, c'est une fausse polémique ?
03:26Ou est-ce qu'il faut quand même regarder les choses en face
03:28et se dire que parfois, on dépense mal l'argent en France ?
03:31Il y a un énorme problème de dépense publique.
03:33Nous ne cessons de le dire.
03:34Et là aussi, il faut dire la vérité aux Français.
03:36On parlait du coût de la dépollution de la scène.
03:38Moi, je vais vous parler des intérêts de la dette.
03:40Effectivement, nous avons accumulé une montagne de dettes,
03:41mais nous allons payer cette année
03:43presque 80 milliards d'euros d'intérêts de la dette.
03:46C'est l'équivalent de 2 Canadair par jour.
03:482 Canadair par jour qui vont simplement,
03:51pour payer les intérêts, pas même rembourser notre dette.
03:54Et donc, si vous voulez,
03:55on a 2 Canadair qui sont commandés,
03:57qui vont arriver en 2032.
03:58Moi, je vous parle aujourd'hui de l'équivalent
04:00de 2 Canadair par jour qui sont brûlés
04:02à cause de la mauvaise gestion de l'État.
04:05Et donc, ça, effectivement,
04:06tous ceux qui posent la question des moyens face à cette crise
04:08et qui n'osent pas dire qu'en face,
04:10il faut tenir nos comptes, faire des économies,
04:12mieux gérer l'argent public, l'argent du contribuable,
04:15lutter contre toutes les formes de gaspillage,
04:17contre tous les doublons,
04:18contre la bureaucratie qui grève l'action publique.
04:21Et si nous ne faisons pas cela,
04:23nous n'aurons plus les moyens d'investir.
04:25Et aujourd'hui, nous avons un État
04:26qui n'investit plus suffisamment
04:28parce que son fonctionnement écrase le reste.
04:30Et donc, oui, les deux sujets sont intimement liés.
04:32– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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