00:00Oui, le CHU de Bordeaux, vous l'imaginez bien, est totalement mobilisé depuis le début de ces incendies hors normes.
00:06C'est une mobilisation totale. Le CHU est au rendez-vous de cette crise.
00:1224 heures sur 24, je suis là dans la cellule de crise avec tous mes collaborateurs pour assurer la continuité
00:17de cette gestion.
00:19Le CHU, il s'y prépare, il s'y est préparé et il se mobilise avec un objectif,
00:25c'est créer de la capacité d'hospitalisation et de réponse aux besoins de la population bordelaise et girondine.
00:33On a besoin de créer des lits, des lits supplémentaires pour accueillir tous les patients qui ont été évacués,
00:41des hôpitaux et des EHPAD qui ont été évacués, des zones sinistrées.
00:45Et puis pour anticiper aussi les évacuations futures.
00:48Et les évacuations futures, c'est ça qui est très compliqué dans cette crise,
00:52et qu'on ne sait jamais, vous l'avez dit, vos référents l'ont dit,
00:58anticiper ce que le feu va produire est très très difficile.
01:01Alors nous, on doit augmenter notre capacité, on doit augmenter cette capacité pour accueillir les évacués,
01:07pour prendre en charge les blessés et on a augmenté nos capacités pour les grands brûlés.
01:12Et puis pour aussi prendre en charge les sapeurs-pompiers.
01:16Tous les sapeurs-pompiers blessés sont adressés au CHU de Bordeaux.
01:19Combien de patients avez-vous dû accueillir qui ont été évacués jusqu'ici ?
01:26Alors jusqu'à présent, on a pris en charge 250 patients évacués, soit des EHPAD, soit des hôpitaux.
01:37Et par ailleurs, nous avons des sapeurs-pompiers qui ont été hospitalisés au CHU de Bordeaux.
01:43Est-ce que vous avez constaté une montée des affections respiratoires aux urgences par exemple ?
01:49Est-ce qu'on est de plus en plus incommodés de manière assez sévère par ce qui se passe chez
01:54vous à Bordeaux ?
01:54Est-ce que ça se manifeste concrètement ?
01:57Non, il n'y a aucune augmentation de passage aux urgences dans l'agglomération bordelaise.
02:04Donc les fumées sont incommodantes, certes, mais n'ont pas créé à ce stade d'afflux dans les urgences.
02:13En revanche, il y a de l'inquiétude, il y a de l'anxiété et il y a une augmentation
02:18des appels au salut.
02:19Mais pas d'augmentation du passage aux urgences.
02:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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