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00:16Bonsoir, merci de choisir Médian TV pour vous informer.
00:20Voici les titres de votre journal.
00:22Plus de 37 milliards de dollars, c'est ce que la guerre contre l'Iran coûtera aux Etats-Unis d
00:28'ici septembre.
00:29Et il en faut plus, dit le secteur américain qui demande à la guerre, qui demande le déblocage d'une
00:35rallonge budgétaire.
00:38Ce n'est pas donc fini, nous dit le président américain Donald Trump, qui menace de bombarder les infrastructures civiles
00:45iraniennes chaque fois que l'Iran tirera sur un navire.
00:503 000 hectares de forêt déjà réduits en cendres.
00:54L'Espagne fait face à un gigantesque incendie long des plus complexes de l'histoire du pays.
00:59Plus de 600 pompiers sont mobilisés.
01:05On démarre cette édition avec le chef de la diplomatie marocaine qui poursuit sa tournée en Afrique.
01:12Nasser Bourita a été reçu hier à Accra par le président ghanaien John Dramani Mahama.
01:18C'était en marge des travaux de la deuxième session de la commission mixte de coopération.
01:24A cette occasion, le président ghanaien a transmis à sa majesté Loua Mohamed VI ses salutations fraternelles
01:30et exprimé sa satisfaction des progrès réalisés dans la coopération bilatérale depuis la visite du souverain au Ghana en 2017.
01:43Et toujours à Accra, le chef de la diplomatie marocaine a représenté aujourd'hui sa majesté Loua Mohamed VI
01:50au sommet extraordinaire de l'Union africaine sur notamment l'élimination du sida,
01:55la lutte contre les décès maternels évitables et le renforcement des systèmes de santé à l'horizon 2030.
02:03Occasion que Nasser Bourita a saisi pour mettre en avant la vision royale d'une souveraineté sanitaire africaine
02:10fondée sur la solidarité, la justice sociale et le partage d'expertises.
02:15Ce sommet a examiné une feuille de route de l'UIA à l'horizon 2030.
02:19Et au-delà, objectif, pérenniser la riposte au VIH sida, renforcer la résilience des systèmes de santé
02:26et améliorer la sécurité sanitaire sur l'ensemble du continent.
02:33L'indignation, c'est le mot le mieux partagé dans le royaume après la mort d'un ressortissant marocain à
02:39Bologne,
02:39en Italie, lors de son arrestation par la police.
02:41Le Maroc ne lâchera pas l'affaire et exige des autorités italiennes que les responsabilités soient établies
02:48après le décès dans des conditions horribles d'Abdelrahim Fakir.
02:53Une affaire suivie de près par le ministère des Affaires étrangères.
02:58La première ministre italienne, Giorgia Meloni, appelle à rechercher la vérité jusqu'au bout,
03:04sans préjugés ni complaisance pour quiconque.
03:06En attendant, c'est la colère du côté de la rue italienne.
03:10La nièce de la victime s'est exprimée lors d'un rassemblement ensemble.
03:14Nous l'écoutons.
03:18Nous continuerons à réclamer la vérité pour lui et pour notre famille,
03:22afin que personne ne vive ce qu'il a vécu.
03:34Nous sommes ici pour réclamer la vérité et la justice.
03:42Le saviez-vous, d'ici septembre, la guerre contre l'Iran pourrait coûter 37,5 milliards de dollars aux Etats
03:50-Unis.
03:51C'est le montant annuel nécessaire pour éradiquer la fente dans le monde à l'horizon 2030.
03:55Des chiffres qui font fonctionner la machine de guerre américaine.
04:00Pete Exet a fourni cette estimation devant une commission du Sénat américain
04:05où le secteur américain, à la guerre, a défendu la demande du gouvernement Trump
04:10d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.
04:15Certains sénateurs ne veulent pas en entendre parler.
04:23Qualifier cette campagne militaire contre l'Iran de ratage est irresponsable.
04:26C'est une insulte aux soldats qui risquent leur vie pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire.
04:31Vous déformez mes propos. Je n'ai jamais dit que les soldats étaient dératés.
04:35Le raté, monsieur, c'est vous.
04:37Les hommes et les femmes sur le terrain servent avec courage et honneur.
04:40Mais lorsqu'il n'y a ni stratégie claire, ni plan à long terme pour gagner cette guerre,
04:44ce sont leurs dirigeants qui échouent.
04:46Vous envoyez ces soldats au combat sans leur donner une stratégie pour l'emporter.
04:50C'est votre ratage, pas le leur.
04:54Les véritables ratés, ce sont les démocrates qui refusent de financer correctement nos troupes
04:58tout en prétendant les soutenir.
05:05Et pendant ce temps, l'escalade se poursuit entre Américains et Iraniens.
05:08Et ce n'est pas fini.
05:10Ni Donald Trump, le locataire de la Maison Blanche, menace de bombarder des infrastructures civiles iraniennes
05:15chaque fois que l'Iran tirera sur un navire.
05:18Et pour le secteur d'État américain, autoriser Téhéran à contrôler le détroit d'Hermoz
05:24créerait un dangereux précédent qui risque de se répéter ailleurs dans le monde.
05:29Marco Rubio, que nous écoutons.
05:35Si nous créons un précédent en Moyen-Orient, où un État décide de contrôler une voie maritime internationale,
05:41d'imposer un péage, et si vous ne payez pas de faire exploser vos navires,
05:45nous aurons créé un précédent très dangereux qui risque de se reproduire dans d'autres régions du monde,
05:50y compris dans cette partie du globe.
05:52Ce qui est en jeu ici, c'est un principe fondamental, la liberté de navigation.
05:59Une nouvelle session de pourparlers entre le Liban et Israël est prévue le 4 août prochain en Italie.
06:06Annonce aujourd'hui du ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani,
06:10la seconde session de négociation en moins deux mois après,
06:14celle qui s'est tenue mi-juillet à Rome.
06:17Le premier cycle de pourparlers avait permis, je vous le rappelle,
06:20de réaliser des avancées importantes dans la définition des premières zones pilotes.
06:30Le Liban œuvre à un retrait israélien global du sud du pays.
06:35Ce sont les mots de son premier ministre, Nawaf Salam.
06:38Il s'est exprimé après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya,
06:43où l'armée libanaise s'est déployée la veille en application d'un accord avec Israël.
06:53Nous avons insisté dès le début sur le fait que notre objectif est le retrait israélien complet de tous nos
07:00territoires.
07:01Ce que nous voyons aujourd'hui n'est que le début, mais nous restons déterminés et fermes,
07:05et nous continuerons à mobiliser tous les efforts politiques et diplomatiques
07:09pour garantir un retrait total de l'ensemble des territoires libanais.
07:14Aujourd'hui est un moment national qui porte une dimension politique et morale significative,
07:19car il représente le début du retrait israélien de notre territoire.
07:31Je vous l'annonce dans les titres.
07:33L'Espagne se bat contre un gigantesque incendie depuis près d'une semaine,
07:37un faute forêt qui a déjà ravagé 30 000 hectares dans la province de Guadalajara,
07:42à une centaine de kilomètres de Madrid.
07:45Pour les pompiers, il s'agit de l'un des plus complexes incendies de l'histoire du pays.
07:50Les énormes moyens mobilisés n'ont toujours pas permis de fixer le brasier.
07:54On est en train de l'un des plus complexes de l'histoire moderne du pays,
08:09et il n'est qu'à une centaine de kilomètres de la capitale.
08:12Selon les autorités espagnoles, cet incendie est difficile à gérer,
08:15car il s'est déclaré dans une zone quasiment vide de population,
08:18particulièrement aride, avec énormément de broussailles laissées à l'abandon,
08:21facilitant sa propagation rapide.
08:23L'avancée des flammes a forcé l'évacuation de 34 rameaux disséminés dans cette zone de Castilla-La Mancha.
08:28Les habitants de 14 autres localités ont été confinés.
08:31L'incendie avance et il est incontrôlable, mais il faut se battre, on arrivera à le maîtriser.
08:38Le combat continue.
08:39Si le feu n'est pas maîtrisé, les pompiers ont réussi à pratiquement stopper l'avancée des flammes
08:43en direction de la ville de Soria, qui abrite 40 000 habitants, dans la région voisine de Castilla-Ileone.
08:48Mais alors que la situation est déjà critique, le pire resterait à présager.
08:52Une nouvelle vague de chaleur touche le pays, renforçant encore l'incendie.
08:56L'Espagne connaît des périodes de chaleur de plus en plus longues et fréquentes,
08:59avec des températures dépassant largement les 40 degrés.
09:02Les experts sont formels, ces incendies sont une conséquence directe du réchauffement climatique.
09:09Le tour dans le Royaume, où le Vida de Casablanca, un nouveau président, Ibrahim El Asri,
09:15a été élu hier au terme de l'Assemblée générale ordinaire et élective du club,
09:20tenu dans la métropole, et en obtenant 72 voix contre 56, ce pour Yassine Sadala, au second tour du scotin.
09:29Il succède à Hacham Haït Menna, la présidence du club.
09:34Cinquième de la Botola est éliminée en quart de finale de la Coupe de la CAF.
09:38Le HAC a terminé la saison avec des résultats en dessous des attentes.
09:47Et tout de suite, place à l'invité de Soirene.
09:58L'économie marocaine a créé 193 000 emplois en 2025, soit plus du double de l'année précédente.
10:07La croissance a atteint 4,9%.
10:09Mais ces performances ne se traduisent pas encore par une amélioration significative de la situation des jeunes.
10:15Selon le dernier rapport de Banque Almarib, près de 3 millions de Marocains âgés de 15 à 29 ans
10:22ne sont ni en emploi, ni en études, encore moins en formation.
10:26Plus de préoccupants encore, le chômage des 15 à 24 ans atteint 37,2%
10:33et près d'un jeune actif sur deux est au chômage en milieu urbain.
10:37Comment expliquer ce paradoxe ?
10:38Pourquoi la croissance crée-t-elle si peu d'opportunités pour les jeunes ?
10:43Et quelles réponses apporter pour éviter qu'une partie de cette génération
10:47ne reste durablement à l'écart du marché du travail ?
10:51Pour en parler, nous avons le plaisir d'être avec Merdi Grigny,
10:55expert en employabilité et en développement des talents,
10:58président aussi de l'association Hope pour l'employabilité,
11:02également directeur au sein d'une multinationale.
11:05Merdi Grigny, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
11:09Bonsoir et merci pour cette invitation.
11:12Merci aussi pour ce sujet qui nous tient vraiment à cœur.
11:15Merci à vous.
11:16Alors, je le disais, Banca El Marais parle de près de 3 millions de jeunes,
11:21ni en emploi, ni en études, encore moins en formation.
11:24Que révèlent ces chiffres sur l'état du marché du travail marocain aujourd'hui ?
11:30Écoutez, en toute transparence, ce sujet, on en parle depuis des années,
11:35on en parle, il ne s'agit pas de l'arrivée d'un gouvernement ou d'un autre,
11:39parce qu'il ne s'agit pas de politiser le sujet,
11:41beaucoup plus un sujet qui est social, d'abord.
11:43Donc, les 3 millions, on le savait depuis très longtemps.
11:47On n'est pas en train de découvrir quelque chose.
11:50Les alertes ont été faites.
11:52Ce sujet-là, il parle d'une population qui s'appelle les NIT.
11:56Et les NIT, ils sont ou bien situés dans le milieu rural,
12:01qui est le plus important, ou bien dans le milieu urbain.
12:03Mais ce fait-là, ou ce résultat-là, il est la résultance de beaucoup de, on va dire,
12:11de politiques qui ont été mises en place et qui n'ont pas donné de résultats,
12:16notamment sur la partie orientation, notamment sur la partie scolarisation des jeunes et des très jeunes.
12:21Et on sait très bien que le taux de scolarisation et le taux de décrochage des jeunes dans le milieu
12:26rural est très, très élevé.
12:28Je pense aux jeunes filles qui n'arrivent pas à finir leurs études ou bien même, pour certaines, à commencer
12:33leurs études.
12:34Je parle aussi du milieu urbain, où il y a des difficultés en termes de moyens et des difficultés aussi
12:39en termes de proximité.
12:40Et donc, de façon globale, pour ne pas responsabiliser juste une partie, c'est la responsabilité de tous.
12:48C'est la responsabilité de la société marocaine, c'est la responsabilité de la famille marocaine,
12:52qui est la première responsable.
12:53Et quand je dis la famille marocaine, c'est les parents, ils doivent, de façon complètement transparente avec vous,
12:58ils doivent assumer leurs responsabilités.
13:00Et puis, par la suite, c'est la responsabilité de l'enseignement académique de la partie gouvernementale.
13:06Responsabilité partagée, c'est ce que vous dites.
13:08On aura l'occasion de revenir sur les raisons de tout cela.
13:12Mais avant cela, restons sur le rapport.
13:15Ce rapport qui montre que l'économie crée davantage d'emplois.
13:19Les emplois sont créés, mais que cela ne suffit pas à réduire significativement le chômage des jeunes.
13:26Comment expliquer ce paradoxe aujourd'hui ?
13:29Tout d'abord, je tiens à remercier de façon mais vraiment solennelle le directeur de la Banque du Maroc,
13:37M. Jouali, parce qu'il a mis l'accès sur un point qui est très, très, très important.
13:43Nous avons une croissance qui s'améliore.
13:45Nous avons une croissance qui est en bonne santé, qui est à 4,2.
13:48Mais par contre, il faut bien lire ce côté-là de croissance.
13:52La croissance, elle peut s'améliorer sans pour autant créer des emplois.
13:56Et quand on dit une amélioration de croissance, on parle de certains secteurs d'activité.
14:02Et je noterai premièrement l'aéronautique qui crée de la valeur en termes de croissance.
14:08Mais par contre, va aller solliciter une strate bien spéciale de jeunes diplômés
14:15qui sont qualifiés, mais pas les autres qui ne sont pas qualifiés.
14:19On va parler d'une autre population, d'un autre secteur qui est l'automobile.
14:23Là, vous parlez de l'inadéquation entre la formation et les offres d'emploi.
14:28En fait, je parle du fait que sur les chiffres et sur un papier,
14:34on voit qu'il y a une croissance qui s'améliore.
14:36Il y a une croissance qui s'améliore sur certains secteurs qui ne sont pas apporteurs d'emploi.
14:41Et que j'ai cité, il y a d'autres secteurs qu'on devrait encourager,
14:45qui peuvent être apporteurs d'emploi.
14:46Et je citerai deux premiers secteurs qui sont très importants.
14:49C'est le BTP qui va aller chercher sur une population des NIT,
14:53les 3 millions dont on a parlé, et sur la partie agriculture,
14:59sur laquelle on devrait s'intéresser davantage pour créer de nouveaux emplois
15:03et qui ont besoin de jeunes qui ne sont pas qualifiés, c'est-à-dire les NIT.
15:08Donc, il y a deux côtés.
15:09Les secteurs qui apportent de la valeur et de la croissance
15:12sans pour autant créer des emplois, bien, c'est une bonne chose.
15:15Mais par contre, les vrais secteurs qui apportent de l'emploi
15:18et qui vont aller combattre le chômage au Maroc, qui est de 13%,
15:23c'est des secteurs comme le BTP, comme l'agriculture, par exemple.
15:28Mardi Grigny, le chômage des 15-24 ans atteint 37,2%
15:33et même 48% en milieu urbain.
15:37Pourquoi cette tranche d'âge est aujourd'hui particulièrement vulnérable ?
15:42Parce que, tout simplement, nous avons réellement un vrai souci
15:47au niveau de l'orientation.
15:49Nous avons des jeunes…
15:50Alors, il faut savoir qu'au Maroc, on a à peu près entre 350 000
15:55et 400 000 nouveaux diplômés chaque année, entre le public et le privé.
15:59Mais par contre, sur les 400 000, on a 37% de chômage.
16:03Cela veut dire que ces jeunes vont, après l'obtention de leur bac,
16:08vont aller chercher des filières qui ne recrutent pas.
16:11Et là, c'est un vrai sujet d'orientation sur lequel nous devons
16:14et nous bataillons depuis très longtemps autant qu'associations
16:18et nous devons, autant que gouvernement, nous intéresser davantage.
16:22Nous avons des milliers de jeunes qui vont choisir des filières
16:27pour lesquelles il n'y a pas de recrutement.
16:30Et là, je dénote une complète déconnexion entre l'enseignement académique
16:35et l'enseignement en général avec le monde des entreprises.
16:39Et il y a très, très peu de connexions entre les deux mondes,
16:42alors qu'il devrait y avoir un encouragement de cette connexion-là
16:46que les entreprises ou que le monde des entreprises puisse intervenir
16:50dans l'enseignement académique pour dire, écoutez, dans deux ans, dans trois ans,
16:53nous aurons besoin de cette filière.
16:55Et peut-être que dans deux ans, dans trois ans, nous n'aurons plus besoin de cette filière.
16:59Et je cite une filière qui me revient à la tête, c'est les sciences humaines.
17:03Nous avons encore des jeunes diplômés qui ressortent des sciences humaines
17:07sans pour autant qu'on ait besoin d'autant de diplômés.
17:10Et c'est ce qui fait qu'on a un taux de chômage qui va crescendo,
17:17mais en même temps, les entreprises, en même temps, elles disent,
17:19écoutez, nous n'avons pas autant de profils.
17:21C'est tout à fait normal. Pourquoi ?
17:22Parce qu'il y a une inadéquation entre le besoin et la demande.
17:26Et si on s'en tient à ce que vous dites, on comprend mieux pourquoi
17:29plus de la moitié des chômeurs sont des primo-demandeurs d'emploi.
17:34L'accès au premier emploi, c'est devenu le principal verrou pour ces jeunes ?
17:39Alors, j'irais même plus.
17:40Vous savez, moi, je vais dire l'accès au stage est un vrai problème.
17:44Au niveau de l'association, nous avons des milliers, je peux vous dire,
17:47dans le mois, nous avons des milliers de jeunes qui recherchent des stages
17:52et pour lesquels il n'y a aucune réponse.
17:56Alors, d'abord, l'inadéquation toujours, c'est qu'on a des entreprises
18:01qui veulent des profils qui ont 10 ans d'expérience et qui sortent d'école.
18:07Vous voyez l'inadéquation et en même temps, on a des jeunes,
18:10des milliers de jeunes qui n'arrivent pas à trouver un primo-stage
18:12ou un primo-emploi.
18:13Et sans oublier une chose qui est importante, on a l'intelligence artificielle qui commence à arriver.
18:19Donc, l'intelligence artificielle va peut-être, si on ne s'y prend pas assez rapidement,
18:24va peut-être éliminer des primo-emplois.
18:27Pourquoi ? Parce que l'intelligence artificielle va aller toucher les tâches mineures
18:31que les juniors vont appliquer en intégrant une entreprise.
18:36Donc, pour moi, la solution, de façon vraiment terrain et pragmatique et très pratique,
18:40c'est qu'il faut d'abord qu'il y ait une connexion entre les entreprises et l'enseignement.
18:45Alors, l'enseignement privé est aussi public et que nous ayons le courage, cher ami,
18:51que nous ayons le courage au niveau du Maroc de faire en sorte que certaines filières
18:54ne puissent plus exister ou ne puissent plus sortir autant de monde.
18:58Parce que nous avons un réservoir de chômage et nous sommes continuellement en train de l'approvisionner
19:04sans pour autant lancer une vraie action d'absorption de choses.
19:09Commençons déjà par arrêter l'hémorragie et demandons aux entreprises de créer de la valeur et des emplois.
19:14Là, le secteur privé a un rôle à jouer. Nous aurons l'occasion d'y revenir.
19:18Mais avant cela, restons sur ce rapport de Banca El Marib qui estime que le contenu en emploi de la
19:24croissance s'est affaibli.
19:25Autrement dit, la croissance crée moins d'emplois qu'auparavant.
19:30Et vous aviez tout à l'heure expliqué, de donner les raisons.
19:34Oui, tout à fait. En fait, nous avons un secteur public qui est très, plutôt un secteur privé qui est
19:43très positif.
19:44Nous avons l'aéronautique, par exemple, qui va aller chercher des profils plus plus,
19:48des jeunes diplômés et des jeunes qualifiés.
19:51Et nous avons ce secteur qui n'a pas besoin de personnes qui viennent de sortir du bac,
19:57qui n'a pas besoin de personnes qui viennent d'avoir leur diplôme.
20:03Et ce qui fait que nous créons de la valeur en termes de société, nous créons de la valeur.
20:09Mais par contre, en termes d'emploi, nous sommes faillibles.
20:13Mère Di Grigny, le rapport insiste aussi sur les fragilités de l'emploi,
20:18avec les contrats précaires, sous-emploi et faible couverture sociale.
20:22Le défi est-il désormais autant celui de la qualité que de leur nombre ?
20:30En fait, il faut qu'on se pose la question.
20:33Est-ce que nous avons comme objectif d'absorber le chômage ?
20:36Ou bien nous avons comme objectif de garantir, et là je vais utiliser un terme qui est très important,
20:43qui a été utilisé par plusieurs personnes qu'on a encadrées, c'est une vie digne.
20:46Qu'est-ce que c'est qu'une vie digne ?
20:48Une vie digne, cher ami, c'est que ce jeune, qu'il puisse avoir un primo-emploi,
20:53et puis par la suite qu'il puisse construire une carrière, avoir des enfants, avoir une vie normale,
20:59avoir une vie de citoyen marocain positive.
21:02Et donc la problématique, c'est que…
21:03Dans des conditions de travail décentes.
21:05Magnifique, et bien c'est exactement ça.
21:07Et le fait est qu'on a malheureusement, et je vais le dire de façon complètement transparente,
21:12on a certaines sociétés qui profitent malheureusement de cet état de chômage
21:16et qui vont aller baisser le salaire et baisser la rémunération.
21:22On a même des sociétés qui payent beaucoup moins que le SMIC qui est appliqué au Maroc.
21:28Pourquoi ? Parce qu'ils savent que l'offre est beaucoup plus importante.
21:31Et donc ce qui fait que nous sommes en train de créer de façon complètement subliminale
21:35une tranche de population qui est surendettée.
21:39Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas assez de fonds pour pouvoir vivre tous les jours.
21:42Et une population qui est sous-payée.
21:44Donc pour moi, il est très important que les entités et les institutions responsables de ce secteur,
21:49notamment les institutions gouvernementales, prennent le pas là-dessus
21:53et qu'elles fassent aussi le suivi sur l'application des normes,
21:57l'application aussi des contrats de travail, l'application de la partie intérim.
22:02Quand on est en intérim, on ne peut pas être continuellement en intérim pendant des années et des années.
22:06Quand on a un contrat d'ANAPEC, on a une durée d'arrêt de cet ANAPEC et le passage en
22:12CDI ou en CDD.
22:14Donc il y a l'application de ces éléments qui doivent être faits, qui doivent être surveillés davantage.
22:19Et sinon, on va avoir un écosystème de certaines entreprises, heureusement pas toutes,
22:23mais un écosystème de certaines entreprises qui ne sont pas sérieuses,
22:26qui vont profiter du malheur de certains jeunes ou moins jeunes qui sont à la recherche d'emploi.
22:32– La formation, elle occupe une place de taille, notamment dans la lutte contre le chômage.
22:39Et là aussi, il y a la Banque centrale qui appelle à une meilleure articulation
22:42entre, on va dire, éducation, formation et besoins des entreprises.
22:48Le système actuel, est-ce que le système prépare suffisamment nos jeunes au métier de demain ?
22:55– Alors, je vais vous parler directement. Non, la réponse est non.
22:59Malheureusement, la réponse est non. Pourquoi ?
23:01Parce que si on avait un système d'éducation privé ou public, les deux se valent,
23:07si on avait un système privé ou public, sachant que le privé coûte pour certaines écoles très très cher,
23:12il y a des familles, chers amis marocaines, qui s'endettent au coût pour pouvoir payer la scolarité de leurs
23:17enfants,
23:18alors qu'ils n'ont aucune garantie d'emploi idéal par la suite.
23:21Donc si le système public et privé marchait, on n'aurait pas autant de chômage.
23:25Mais par contre, à date, nous sommes en train de former sur beaucoup de filières
23:30qui ne sont plus demandées par le monde du travail.
23:33Je vais vous citer quelques filières. Par exemple, le marketing.
23:35Le marketing basique n'est plus demandé par les entreprises.
23:39Je vais vous citer aussi la partie lettre,
23:42la partie lettre qui n'est plus demandée.
23:44La partie droit français en termes de basique n'est plus demandée.
23:48La partie physique-chimie, si on n'arrive pas à continuer ces études ailleurs,
23:53elle n'est plus demandée.
23:54Et là, on a quand même encore beaucoup, beaucoup des milliers de jeunes marocains
23:59qui sont en train de perdre leurs années de jeunesse dans ces filières-là.
24:03Donc pour moi, la première solution, c'est d'abord…
24:05Ils sont un peu influencés par l'intelligence artificielle aussi.
24:09Exactement, complètement.
24:10Et donc, moi, mon point était…
24:13On a maintenant l'accès à l'intelligence artificielle
24:15et nous avons la possibilité d'utiliser un autre avantage,
24:19l'intelligence artificielle, c'est-à-dire qu'il y a des tests de bilan
24:24qui peuvent être faits par l'intelligence artificielle
24:26pour savoir quelle est l'appétence de ce jeune marocain.
24:29Est-ce qu'il va partir vers la partie commerciale ?
24:31Est-ce qu'il va partir vers la partie technique ou la partie RH, par exemple ?
24:35Et de ce fait-là, je pourrais croiser entre son bilan à lui
24:40avec le besoin du marché pour pouvoir le mettre dans une filière
24:44où il aura une possibilité de réussir sa carrière.
24:48Mais si on se limite par rapport à la publicité qu'on voit dans les rues
24:54de certaines écoles privées, par rapport à certaines annonces
24:57qui sont faites et qui ne sont même pas vérifiées de certaines écoles,
25:00eh bien, on va aller mettre beaucoup d'argent dans des écoles privées
25:03et on sera obligés à la fin du parcours d'envoyer nos enfants ailleurs qu'au Maroc
25:09pour pouvoir continuer leurs études.
25:11Et moi, ça me fond le cœur, mais franchement, moi, je vous le dis de façon très directe,
25:15moi, ça me fond le cœur que le jeune marocain puisse être obligé d'aller ailleurs,
25:21autre que le Maroc, pour pouvoir continuer ses études.
25:24Pourquoi ? Parce que le Maroc doit profiter de ses jeunes
25:26et le Maroc doit profiter de ce potentiel de génération pour pouvoir s'améliorer.
25:32Et là, on voit qu'il y a beaucoup, beaucoup de jeunes qui partent ailleurs que le Maroc
25:35et ça nous fond le cœur.
25:36Pourquoi ? Parce qu'à l'interne, on est interne, on a quasi, à la louche,
25:41on est à 90% d'institutions qui ne répondent pas au marché du travail.
25:45Et celles qui répondent au marché du travail coûtent malheureusement très, très cher.
25:50Le secteur privé doit aussi profiter du potentiel de cette jeunesse marocaine.
25:54Justement, quel rôle ce secteur privé doit jouer aujourd'hui ?
25:59Est-ce qu'il faudra renforcer aujourd'hui l'alternance, les stages, l'apprentissage
26:04ou les incitations à l'embauche des jeunes ?
26:08Alors, moi, je comptais effectivement parler d'alternance
26:10parce que c'est un sujet qui me tient à cœur.
26:12Mais d'abord, le secteur privé, au lieu d'être spectateur par occasion
26:18et assisté à des remises de diplômes par occasion, est acteur.
26:22Et il doit être acteur, et on le voit dans d'autres pays, je ne vais pas les citer,
26:26mais on le voit qui est complètement acteur de la modification
26:28et de changement des modules de formation pour pouvoir dire,
26:32comme j'ai dit tout à l'heure, pour pouvoir dire, écoutez,
26:34travaillez sur ces filières parce qu'on a un besoin là-dessus.
26:37Et on devrait, de façon complètement pratique, au niveau de notre gouvernement,
26:41créer une antenne.
26:42Puisque maintenant, cela, M. Jouary a présenté cela à notre roi,
26:46que Dieu le glorifie.
26:47Et cela devient, mais vraiment, un sujet prioritaire pour notre pays.
26:51Alors, autant, nous avons des observatoires concernant la consommation,
26:56dont nous avons des observatoires sur diverses choses.
27:00Créons un observatoire de l'employabilité au Maroc.
27:02Cela nous permettra d'intégrer davantage le monde, plutôt les entreprises,
27:08dans l'action de la formation académique
27:10et faire en sorte que cette formation académique puisse répondre.
27:14Cela, c'est le premier point.
27:14Eh bien, le deuxième point, c'est faire en sorte que ces modules
27:17de formation académique puissent être vivants.
27:20Nous avons des modules qui n'ont pas changé depuis…
27:22Vivants, qu'est-ce que vous entendez par vivants ?
27:25Vivants, c'est-à-dire qu'ils changent, qu'ils s'adaptent par rapport aux besoins.
27:28Nous avons encore des formations IA qui ne sont pas appliquées
27:31dans les formations académiques, alors que nous apprenons au niveau de la Chine
27:34qu'ils ont enlevé 12 000 filières.
27:36Pourquoi nous ne faisons pas la même chose ?
27:39Ça, c'est le premier point.
27:40Et le deuxième point, c'est qu'il devrait y avoir une officialisation de l'alternance.
27:44L'alternance a montré ses preuves en Allemagne, qui a été précurseur de ce sujet-là.
27:50En France, en Espagne, adopte-lons rapidement et sortons des échanges théoriques,
27:56mais adopte-lons réellement.
27:58Nous devons aussi mettre en avant l'immersion des jeunes au niveau du monde des entreprises,
28:03l'accès au stage, la facilité d'accès au stage.
28:05Nous avons énormément de chercheurs de stage et de chercheurs juste d'immersion
28:10qui le passent, une demi-journée de vie ma vie dans une entreprise,
28:13pour connaître qu'est-ce que c'est qu'un monde d'entreprise.
28:16Eh bien, on ne l'a pas.
28:17Donc, c'est des actions qui ne coûtent rien, qui ne coûteraient pas des millions de budgets
28:20tels qu'on est en train de les gaspiller actuellement,
28:23mais qui coûteraient juste l'intégration et qu'on rentre cette, comment appeler ça,
28:28la citoyenneté positive.
28:29C'est la passion et le cœur qui parlent.
28:32Merci pour toutes ces précisions.
28:34Merci d'avoir répondu à nos questions.
28:36Merci.
28:38À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique avec Rachid Farhan.
28:51C'est sans doute le document économique le plus attendu de l'année.
28:55Sa Majesté le Roi Mohamed VI a reçu lundi au palais royal de Tétouan,
28:59Abdeltev Jouahdi, wali de Banque al-Maghrib,
29:02qui a présenté au sauverain le rapport annuel de la Banque centrale
29:05sur la situation économique, monétaire et financière, au titre de l'exercice 2025.
29:10Au-delà de cette audience officielle, ce rapport constitue un véritable baromètre
29:15de la santé économique du Royaume.
29:17Premier constat, malgré un environnement international marqué par les tensions géopolitiques,
29:22la montée du protectionnisme, le changement climatique et les mutations technologiques,
29:26l'économie marocaine a confirmé sa résilience.
29:29La croissance économique s'est accélérée à 4,9% contre 4,4% un an auparavant.
29:36Une progression portée principalement par les secteurs non agricoles,
29:39notamment la construction, le tourisme et les services,
29:42mais également par une amélioration des conditions climatiques.
29:45Autre moteur de cette dynamique, l'investissement, qui a progressé de 16,3% en volume.
29:51Banque al-Maghrib souligne toutefois que cet effort repose encore largement sur l'investissement public
29:56et estime que le secteur privé devra progressivement prendre davantage le relais
30:00afin de garantir une croissance durable.
30:02Le rapport met également en avant la maîtrise des grands équilibres macroéconomiques.
30:06L'inflation est restée contenue à 0,8%, tandis que le déficit budgétaire a été réduit à 3,5%
30:14du PIB
30:15contre 3,9% un an auparavant.
30:17Dans le même temps, le taux d'endettement du Trésor recule à 66,6% du PIB,
30:23traduisant une amélioration progressive des finances publiques.
30:26Pour Abdeltev Jouahiri, ces résultats renforcent la crédibilité du Maroc auprès des partenaires internationaux.
30:32Ils ont notamment permis au Royaume de renouveler sa ligne de crédit modulable auprès du Fonds monétaire international,
30:39d'améliorer sa notation souveraine et de consolider son attractivité auprès des investisseurs étrangers.
30:46Mais le gouverneur de Banque al-Maghrib appelle également à ne pas relâcher les efforts.
30:50Le principal défi reste celui de l'emploi.
30:52La croissance devra désormais produire davantage d'emplois et bénéficier plus largement aux ménages.
30:57Autre priorité, accélérer les réformes structurelles, renforcer la gouvernance budgétaire,
31:03développer les partenariats publics-privés, poursuivre la transition énergétique,
31:07afin de réduire la dépendance extérieure du Royaume
31:10et faire émerger de véritables pôles économiques régionaux dans le cadre de la régionalisation avancée.
31:16En résumé, Banque al-Maghrib estime que les fondamentaux de l'économie marocaine demeurent solides,
31:21mais que la prochaine étape consistera à transformer cette stabilité macroéconomique
31:26ont une croissance plus inclusive, davantage portée par l'investissement privé et créatrice d'emplois.
31:32Les indicateurs les plus récents viennent d'ailleurs confirmer les constats dressés par Banque al-Maghrib.
31:38Selon les données publiées par le Haut-Commissariat au plan,
31:41l'inflation a ralenti à 0,3% en glissement annuel au mois du juin après 0,4% en
31:48mai.
31:48Cette évolution traduit une poursuite de la désinflation engagée depuis plusieurs mois,
31:53avec un rythme de progression des prix nettement inférieur à celui observé
31:57durant la crise inflationniste de 2022 et 2023.
32:01Cette modération s'explique principalement par le ralentissement de la hausse des prix des produits alimentaires,
32:06ainsi que par une évolution plus contenue des biens et services non alimentaires.
32:11Après le Maroc, direction le reste du continent africain.
32:15Le Cameroun prépare déjà son financement pour l'année 2027.
32:19Le gouvernement prévoit de mobiliser 3 161,5 milliards de francs CFA,
32:25soit près de 5,5 milliards de dollars, afin de couvrir ses besoins de financement.
32:30Cette enveloppe servira principalement à financer les investissements publics,
32:34honorer les échéances de la dette et accompagner les priorités de développement du pays.
32:39Pour atteindre cet objectif, les autorités comptent combiner plusieurs sources de financement,
32:43les émissions de titres sur les marchés financiers régionaux,
32:47les emprunts auprès des partenaires internationaux, ainsi que les ressources intérieures.
32:51Cette stratégie traduit une volonté de maintenir un niveau élevé d'investissement dans les infrastructures,
32:57les transports, l'énergie ou encore les services publics,
33:00considérés comme des moteurs essentiels de la croissance.
33:05Autre économie d'Afrique centrale, le Gabon doit quant à lui composer avec un recul inattendu
33:10des recettes de son principal secteur d'activité, le pétrole.
33:14Les prévisions de recettes issues du secteur pétrolier ont été revues à la baisse.
33:19Le domaine pétrolier devrait rapporter 272 milliards de francs CFA,
33:24de moins que prévu en 2026.
33:26Un manque à gagner qui s'explique notamment par l'évolution des cours internationaux du pétrole
33:31et des hypothèses de production plus prudentes.
33:34Cette révision rappelle la forte dépendance de l'économie gabonaise aux hydrocarbures.
33:39Lorsque les prix du pétrole reculent ou que la production ralentit,
33:42les recettes de l'État diminuent,
33:44ce qui peut peser sur les finances publiques et limiter les capacités d'investissement.
33:49Cette situation renforce les appels à accélérer la diversification de l'économie gabonaise
33:54afin de réduire la dépendance aux ressources pétrolières.
33:58Le développement de secteurs comme l'agriculture, la transformation industrielle,
34:03les services ou encore l'économie numérique apparaît aujourd'hui comme un enjeu majeur
34:07pour assurer une croissance plus stable et moins exposée aux fluctuations des marchés internationaux.
34:13Et justement, les évolutions de l'économie mondiale continuent d'influencer les politiques économiques nationales.
34:19Selon l'indice ZEV qui mesure les anticipations des investisseurs institutionnels,
34:24la confiance a progressé en juillet, portée par les annonces de réformes économiques du gouvernement fédéral.
34:30Cette amélioration intervient après plusieurs mois de ralentissement de l'activité,
34:34marquée notamment par les difficultés du secteur industriel,
34:37la baisse de la demande extérieure et les incertitudes liées au commerce mondial.
34:42Les investisseurs saluent les mesures destinées à soutenir l'investissement,
34:45moderniser les infrastructures, accélérer la transition énergétique
34:49et renforcer la comptitivité des entreprises allemandes.
34:52L'amélioration de cet indicateur est importante car il reflète les anticipations pour les six prochains mois.
35:00Que retenir de l'actualité sportive ? La réponse est tout de suite avec Younes Benzine.
35:15A la une de l'actualité sportive de ce mercredi, la FIFA lance un classement individuel
35:20entièrement basé sur les statistiques de la dernière Coupe du Monde.
35:24Il s'agit du système Power Rankings, un classement individuel qui mesure les performances
35:28des joueurs tout au long de la Coupe du Monde grâce à des données très précises.
35:32Le Maroc qui signe une belle performance, Ismail Saibari se classe 16e meilleur joueur du tournoi.
35:38Azdin Ounahi prend la 25e place devant Brahim Diaz, Achraf Hakimi ou encore Issa Diop.
35:44Chez les gardiens, Yassine Bounou confirme son statut mondial avec une remarquable 4e place,
35:49seulement devancée par Diogo Costa, Emiliano Martinez et Jordan Pickford.
35:54Et cette Coupe du Monde continue de faire parler d'elle.
35:57La FIFA va ouvrir une enquête disciplinaire après les incidents survenus à l'issue de la finale
36:02remportée par l'Espagne face à l'Argentine.
36:04Leonardo Paredes s'est expulsé après plusieurs gestes d'humeur contre des joueurs espagnols.
36:09Nahuel Molina impliquée dans un accrochage avec Rodri.
36:12Mais aussi l'entraîneur adjoint Roberto Ayala sont concernés.
36:15La FIFA examinera également le comportement de certains joueurs argentins
36:19pendant la cérémonie de remise du trophée avant de décider d'éventuelles sanctions.
36:24Pendant ce temps, le projet d'une Coupe du Monde à 64 équipes ne cesse de diviser.
36:30Rafael Tebas, le président de la Liga Espagnole, critique très sévèrement cette idée,
36:35évoquée par la FIFA pour l'édition prochaine.
36:38Selon lui, augmenter le nombre de sélections affaiblit les championnats nationaux
36:42et déséquilibre encore davantage le calendrier international.
36:45Le dirigeant espagnol estime que le football vit d'abord grâce aux compétitions en domestique
36:50qui accusent la FIFA de privilégier un tournoi de quelques semaines
36:53au détriment de l'ensemble de l'écosystème du football.
37:08Et puisqu'on parle déjà de la prochaine Coupe du Monde,
37:12des 6 nations connaissent officiellement leur destination.
37:14Le Maroc, l'Espagne et le Portugal, pays organisateurs, sont qualifiés d'office pour le Mondial 2030.
37:20Ils seront rejoints par l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay
37:23qui accueilliront chacun un match pour célébrer le centenaire de la toute première Coupe du Monde disputée en 1930,
37:30quelle que soit la formule retenue par la FIFA avec 48.
37:33Aux 64 équipes, ces 6 élections ont déjà validé leur billet.
37:41Retour au Maroc, où les Lyons de l'Atlas affichent déjà leurs ambitions avant la Coupe d'Afrique des Nations.
37:47Les joueuses de Jorge Bilda ont largement dominé le cap vert.
37:505 buts à 0 au match amical au stade de Perjégo.
37:53Sanam Soudi a marqué un triplé tandis qu'Ibti Samjraïdi et Yasmin Mrabat ont également trouvé le chemin défilé.
37:59Une prestation très convaincante à seulement quelques jours du début de la Cannes
38:03où le Maroc visera un premier sacre continental après deux finales perdues de suite.
38:22Et si le prochain défi de Pep Guardiola se trouvait en sélection nationale,
38:26libre depuis son départ de Manchester City,
38:29le technicien espagnol est plus que jamais dans le viseur de la fédération italienne.
38:33Paolo Maldini et Leonardo se sont même rendus à Barcelone pour lui présenter leur projet.
38:38L'objectif est de reconstruire une nationale et en pleine crise
38:42après une troisième absence consécutive en Coupe du Monde.
38:45Guardiola réfléchit toujours, lui qui avait annoncé son intention de faire une pause,
38:49mais le dossier est désormais bien réel.
39:01Et on termine ce journal avec le Tour de France.
39:04Remko Evenepoel confirme sa très grande forme en remportant le contre-la-montre individuelle
39:09de la 16e étape entre Evian-les-Bains et Tonnen-les-Bains.
39:13Le Belge signe un deuxième succès consécutif et se rapproche un peu plus du maillot jaune
39:18de Tadej Pogacar, toujours solide, leader du classement général.
39:21Cette étape a aussi été marquée par l'abandon de Florian Lipovic après une lourde chute,
39:25alors que le jeune Français Paul Sexas continue d'impressionner avec une nouvelle quatrième place.
39:43Remko Evenepoel !
40:05Mesdames et Messieurs, bonjour et bienvenue dans l'Invité Culture.
40:08Mon invité aujourd'hui possède un pouvoir rare, celui de suspendre le temps
40:13et de faire vaciller nos certitudes illusionnistes, mentalistes, magiciens.
40:19Il a longtemps habité le monde de la logique pure et des algorithmes avant de choisir une autre forme de
40:25codage,
40:26celui de nos perceptions et de nos émotions.
40:29Aujourd'hui, il parcourt les scènes du Maroc, d'Europe et des États-Unis en se donnant la mission de
40:34transformer l'éphémère d'un événement
40:36en une expérience mémorable, vivante et profondément interactive.
40:41Merci Vichem Milkeran, bonjour à vous, c'est un plaisir de vous avoir avec moi aujourd'hui.
40:46Bonjour Mariem et merci beaucoup pour l'invitation, un vrai plaisir d'être avec vous aujourd'hui.
40:49Merci de l'avoir accepté.
40:51Alors, première question qui me vient à l'esprit, c'est comment on passe du monde des algorithmes,
40:57de l'ingénierie, de la rigueur, de la logique, de tout ce qui est carré,
41:01à cet émerveillement qu'apporte la magie et puis le monde de l'illusionisme ?
41:08Oui, écoutez, c'est une très bonne question. Il y a beaucoup de gens qui pensent que j'ai fait
41:12un switch très brutal,
41:14que je suis passé de mon métier dans l'informatique sans transition à ce que je fais aujourd'hui en
41:23tant qu'illusionniste et mentaliste.
41:25En réalité, ça ne s'est pas passé exactement comme ça.
41:28C'est quelque chose que j'ai pratiqué de manière semi-professionnelle pendant de nombreuses années à côté de mon
41:35boulot.
41:35C'est-à-dire que j'avais ce que j'appelais à l'époque mon métier de jour et mon
41:38métier de nuit.
41:40Et puis, à un moment, entre les emplois du temps, les responsabilités familiales, etc.,
41:47il est venu un moment où je devais faire un choix, je pense.
41:49Et c'est à ce moment-là que je me suis dit, allez, on va voir ce que ça pourrait
41:53donner.
41:53Et c'est là que je suis devenu mentaliste, illusionniste, à plein temps, pour mon plus grand bonheur.
42:00C'était une décision qui comportait une part de risque, mais qui est l'une des meilleures décisions que j
42:06'ai prises de ma vie.
42:06De toute façon, il faut toujours prendre des risques.
42:08Absolument.
42:09Ça en vaut souvent la peine.
42:11Sinon, on n'avance pas.
42:11En tout cas, on entend les coachs parler de sortir de sa zone de confort, donc on est un petit
42:16peu dans cet état d'esprit.
42:19Être illusionniste aujourd'hui, ou quand on parle de mentaliste, c'est quoi exactement ?
42:23Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
42:26Alors, quand on parle d'illusionnisme ou de mentalisme, alors déjà, pour faire un petit point sur la terminologie,
42:33pour moi, tout ce que je suis amené à faire, c'est l'illusionnisme.
42:36C'est-à-dire que je vous donne l'illusion de pouvoir faire des choses qui sont soit impossibles, soit
42:42incroyables,
42:42alors qu'en réalité, je suis régi par les mêmes règles que tout le monde.
42:47Mais voilà, l'idée, c'est de pouvoir tromper, donner l'illusion à votre cerveau que je vais lire dans
42:52vos pensées,
42:52de pouvoir donner l'illusion à vos yeux qu'une chose va apparaître ou disparaître ou se transformer.
42:58Et donc, pour moi, quand on parle de magicien ou d'illusionniste, on parle souvent de choses visuelles.
43:03Et quand on parle de mentaliste, on parle d'expériences liées à l'esprit,
43:07que ce soit le fait de pouvoir lire dans vos pensées ou pouvoir essayer de vous influencer vers certains choix.
43:15Donc, ça, c'est un petit peu la différence entre les deux.
43:18Et en ce qui concerne ma pratique de ceci en tant que métier,
43:25c'est aujourd'hui, j'interviens essentiellement, on va dire que 80-90% de mon activité,
43:30c'est d'aller intervenir sur des soirées que vont organiser des entreprises
43:34pour lancer un produit, pour un team building pour leurs équipes,
43:40pour quelque chose pour leurs clients.
43:42Et donc, je vais aller faire des animations qui sont thématisées ou pas
43:47sur des éléments qu'ils souhaitent mettre en avant ou des produits qu'ils souhaitent mettre en avant.
43:51Et comment, justement, réussit-on à traduire des messages corporettes dans, on va dire, des expériences, finalement ?
44:02On en fait des expériences vivantes.
44:05Est-ce que le message passe mieux à travers ce canal-là ?
44:11Ce canal, oui.
44:12Écoutez, en fait, l'idée, c'est vraiment de pouvoir…
44:16Alors, pourquoi est-ce que ça passe bien déjà ?
44:18Parce que ce que je fais, j'ai la chance de pratiquer une activité qui est génératrice d'émotions.
44:25La surprise fait partie des émotions principales qui sont répertoriées chez l'être humain.
44:35Et c'est une émotion souvent positive.
44:37Et donc, comme il y a une émotion importante quand je fais quelque chose,
44:42c'est essentiellement de la surprise que je suis amené à générer,
44:47l'émotion va pouvoir ancrer des éléments en mémoire.
44:50Et donc, quand une entreprise veut mettre en avant tel ou tel message
44:53ou telle valeur de l'entreprise,
44:55le fait de pouvoir l'amener en magie ou en mentalisme,
44:59c'est quelque chose qui va pouvoir être ancré de manière plus durable
45:03dans l'esprit des personnes qui vont être amenées à vivre cette expérience.
45:10Parce que ça suscite des émotions fortes qui font qu'on va mieux, en tout cas, mémoriser,
45:15où le cerveau va capter l'information.
45:18Absolument.
45:18Et en neurosciences, je suis un passionné aussi de neurosciences.
45:23J'en doute pas.
45:24On dit beaucoup que le fait d'avoir une émotion, qu'elle soit positive ou négative d'ailleurs,
45:30est vraiment quelque chose qui permet de sécréter des endorphines,
45:35mais en tout cas quelque chose qui permet l'ancrage en mémoire réellement.
45:38Donc, il y a une vraie réaction chimique qui se passe dans notre cerveau
45:41qui nous permet de mémoriser les choses quand on a une émotion qui est liée.
45:44Mais par rapport à vous, quand même, ça doit être un travail énorme, un entraînement.
45:49C'est-à-dire pour pouvoir créer cette surprise, susciter ce genre d'émotions fortes.
45:54Et quand on parle de mentalisme, on est face à des personnes, des fois, qu'on ne connaît pas,
45:58qu'on rencontre pour la première fois sur scène.
46:01Et avoir cette capacité de réaction et de comprendre aussi l'état d'esprit
46:06de la personne qu'on a face à nous, de la lire d'une certaine manière,
46:09de manière quasiment instantanée, ce n'est pas évident.
46:13Non, ce n'est pas toujours évident.
46:14Moi, c'est ce que j'aime beaucoup dans la pratique, ce qu'on appelle le close-up.
46:19Le close-up, c'est quand je vais aller passer en déambulatoire parmi les groupes de gens
46:23pour faire des expériences de très près.
46:26Et donc, j'ai très peu de temps pour essayer de jauger les gens,
46:31voir quel genre de choses ils vont plutôt aimer
46:34et essayer de leur proposer quelque chose qu'ils vont apprécier.
46:38Parce que moi, quand je me balade, je ne sais pas à l'avance
46:41ce que je vais proposer à mon public.
46:43Quand je suis sur scène, c'est autre chose.
46:44Quand je suis sur scène, on est sur quelque chose d'écrit et de structuré.
46:48Mais quand j'arrive en close-up, je rencontre les gens
46:51et j'ai quelques secondes pour prendre une décision.
46:54On va plutôt faire quelque chose de visuel, on va plutôt faire quelque chose de mental.
46:58On va plutôt utiliser un objet qui ne m'appartient pas, qui leur appartient.
47:03Ou alors, je vais rester sur des choses qui m'appartiennent
47:05parce que je sens que ça va être une meilleure idée par rapport à ces personnes-là.
47:09Et donc oui, mon but, ça va être, comme je l'ai dit, de lire les gens,
47:15d'essayer de les jauger pour leur proposer la meilleure expérience possible.
47:18Et à côté de ça, il y a un travail de fond énorme.
47:21Moi, j'ai commencé ma pratique de la magie et de l'illusionnisme il y a 18 ans, 19 ans.
47:29Quand même.
47:30Donc, je le faisais au début pour moi et pour mes copains.
47:34Ça ne s'est pas arrivé tout de suite dans des situations professionnelles.
47:38Mais j'ai énormément de bagages que je suis capable de déployer
47:41en fonction des personnes qui peuvent m'aider.
47:45En tout cas, avant de commencer cette interview,
47:48vous avez sorti votre ardoise et votre créée.
47:50Donc, vous préparez quelque chose pour moi, j'imagine.
47:52Oui, on peut tenter une petite expérience rapidement.
47:55J'ai hâte.
47:57On n'a rien préparé à l'avance.
47:58Non, on n'a rien préparé, oui, évidemment.
48:00Ce que je vais vous demander, Meryem,
48:02je vais vous demander quelque chose de très, très simple.
48:05Je vais vous demander de penser à un nombre entre 1 et 100,
48:08n'importe quel nombre entre 1 et 100.
48:101 et 100, d'accord.
48:12Vous avez un nombre en tête ?
48:13Oui.
48:14Oui, regardez-moi, essayez de me l'envoyer.
48:16Je vais juste vous demander de compter à voix haute de 1 à 9.
48:20Je vous l'envoie, c'est-à-dire à mon talent ?
48:22Oui, exactement.
48:23Le chiffre que j'ai choisi ?
48:24Le nombre que vous avez choisi.
48:25Et vous comptez à voix haute de 1 à 9, rapidement,
48:26juste pour que je puisse…
48:281, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.
48:35Ok.
48:37Ok, j'ai quelque chose qui arrive.
48:40Je vais tenter ceci.
48:42Meryem, pour moi, c'est écrit.
48:44Donc, on va pouvoir vérifier si j'ai bon.
48:47Est-ce que vous pouvez me dire le nombre que vous aviez en tête ?
48:4986.
48:5086 ?
48:51Oui.
48:51Ok, alors c'est marrant,
48:52parce que ce n'est pas une expérience qui fonctionne à tous les coups.
48:55Ceci dit, aujourd'hui, ça a fonctionné
48:56parce que j'avais justement noté le numéro 86.
49:00Oui.
49:00Donc, c'est bien.
49:01Vous l'avez vraiment super bien envoyé, du coup.
49:03C'est vrai ?
49:04Je ne comprends pas comment j'ai fait pour l'envoyer, mais bon.
49:07Quelque part, on pourrait penser que je suis un chanceux professionnel.
49:11C'est incroyable.
49:13Effectivement, il y a cet effet de surprise.
49:14Oui, absolument.
49:16Bon, écoutez, ça donne un petit aperçu de ce que vous faites.
49:21Et est-ce qu'il y a une astuce derrière ce tour-là, déjà ?
49:25Alors, je vais le répondre de manière un peu plus large.
49:30Je suis comme tout le monde, comme tous les illusionnistes et mentalistes,
49:34on ne donne pas les ficelles de ce qu'on fait.
49:37mais ce que je peux dire, c'est qu'on parle beaucoup de pouvoir lire
49:41dans les micro-expressions des gens, faire de la PNL,
49:43essayer de lire réellement les gens.
49:46C'est quelque chose que j'essaie réellement de faire.
49:48Ceci dit, dans un cadre de spectacle,
49:51quand même, si j'ai 75 % de réussite,
49:57ce n'est pas suffisant pour faire un bon spectacle.
49:59C'est quand même assez important de pouvoir avoir un taux de réussite
50:03qui soit au moins de 95 à 100 %.
50:06Et donc, dans ce que je fais dans un cadre de spectacle,
50:09je m'aide de petites ficelles en plus de la psychologie pure.
50:14En tout cas, j'avais beaucoup hésité entre celui-ci et un autre chiffre.
50:19C'est vrai ?
50:19Oui.
50:20Et même en commençant, j'avais l'autre chiffre en tête.
50:23Vous avez changé d'arrivée ?
50:24Mais quand j'ai commencé à compter de 1 à 9,
50:28j'ai arrêté sur le premier choix qui était 86.
50:31Alors, on peut tenter un truc très, très rapidement.
50:34Essayer de trouver le deuxième chiffre ?
50:36Je ne vais pas le faire exactement comme ça,
50:38mais je vais simplement voir si je peux avoir un petit peu de chance.
50:43Je vais écrire ici une information
50:46qui est un peu plus importante qu'un chiffre,
50:48mais qui va avoir un lien.
50:54Je ne sais pas s'il y a une caméra à qui je peux montrer,
50:55mais sans vous le montrer à vous, on va partir là-dessus.
50:59Oui, moi, je ne regarde pas.
51:00Allez, ne regardez pas.
51:01On a tout, tout, tout, voilà.
51:03Donc, ça, c'est la célébrité que j'ai en tête.
51:06La célébrité ?
51:07Oui, j'écris le nom d'une célébrité.
51:08Je ne vais pas vous demander de penser à une célébrité.
51:10D'accord.
51:10Parce qu'il y aurait beaucoup trop de chances
51:11que vous n'arriviez pas à celle que j'ai écrite.
51:15Mais vous avez un nombre en tête.
51:16Et moi, j'ai une liste de célébrités sur mon téléphone.
51:19Hop là.
51:20J'ai une liste de célébrités sur mon téléphone qui est juste là.
51:23Pour la première fois, c'est quoi le nombre que vous aviez en tête ?
51:25L'autre nombre, pas le 86 ?
51:27Le 7.
51:28Le 7.
51:29Alors, le 7, c'est marrant parce que si on regarde ici,
51:33j'ai une liste de célébrités internationales.
51:35Je vais vous la montrer.
51:36Et je vais vous demander, pardon,
51:38de me dire, juste de confirmer que toutes les célébrités sont différentes.
51:41Michael Jackson, Tom Hanks, Kim Kardashian.
51:43Et la célébrité numéro 86, par exemple, ça aurait été Harrison Ford.
51:49Oui.
51:49Mais vous, vous avez pensé au 7 qui est ?
51:54Qui est ?
51:56Marie-Eline Monroe.
51:58Marie-Eline Monroe.
51:59Et moi, j'avais montré à nos chers téléspectateurs une célébrité juste avant
52:03qui était exactement Marie-Eline Monroe.
52:06C'est fou, hein ?
52:07En tout cas, je confirme l'effet de surprise, ça c'est sûr.
52:12D'accord.
52:12Quand vous avez commencé à écrire, je me suis dit,
52:15on ne va pas rester sur...
52:17On ne va pas transformer l'interview en spectacle,
52:20sinon vous allez trouver encore ce à quoi j'ai pensé.
52:22Je préfère le garder pour moi, pour être honnête.
52:25Alors, justement, quand on est dans cette improvisation, on va dire, permanente,
52:33comment on fait pour préparer un spectacle ?
52:36Quand on prépare un spectacle, là, il y a des choses qu'il faut absolument structurer.
52:42En général, quand je fais un show, surtout en corporate,
52:47la difficulté, c'est que les gens ne viennent pas voir ce que je fais.
52:51Les gens viennent pour assister à la soirée de leur entreprise.
52:55Ce qui a une dynamique complètement différente que quelqu'un qui vient dans une salle de spectacle
52:59pour apprécier le travail d'un artiste.
53:02Pas du tout la même chose.
53:02Donc, j'ai quelques secondes pour gagner l'intérêt des gens.
53:07Surtout que quand on parle de magicien, en général,
53:09on a des préconceptions qui ne sont pas forcément en notre faveur.
53:14Mais bon, ça, c'est un autre débat.
53:16Et donc, ce que j'ai tendance à faire, je structure les choses
53:20parce que je sais qu'il faut que j'ai un impact rapide dans un premier temps.
53:24quelque chose qui me permette de pouvoir faire quelque chose dans la première minute.
53:29Quelque chose qui va impacter les gens.
53:31Percutant, oui.
53:32Percutant.
53:32Et puis ensuite, ce qui va me donner cinq minutes au moins de leur attention.
53:35Ce qui fait que si dans ces cinq minutes, je refais quelque chose de sympa,
53:40je vais avoir l'attention des gens pendant 25, 30, 45 minutes, une heure.
53:44C'est dépendamment du temps qu'on a déterminé, qu'on a défini avec le client.
53:50Et puis, quand on est face à un public,
53:51on a un public qui vient en étant prêt à être émerveilleux,
53:56mais en même temps, qui cherche un petit peu la chuce derrière chaque tour.
53:59Donc, il y a ce jeu aussi.
54:02Ça peut arriver, oui.
54:03Il y a des gens qui ont un esprit cartésien,
54:06qui tout de suite vont essayer de comprendre comment je fais.
54:11Je ne peux pas leur en vouloir.
54:13Je suis moi-même ingénieur de formation
54:16et j'ai été dans le domaine pendant longtemps.
54:20Donc, je suis quelqu'un qui cherche à comprendre comment les choses fonctionnent.
54:24Je ne peux vraiment pas en vouloir aux gens de chercher à comprendre comment ça marche.
54:28Moi, mon intérêt, ce qui est important pour moi,
54:32c'est... Je vais vous donner une analogie.
54:35Si vous êtes dans une maison qui fait noir
54:38et que vous montez un escalier que vous connaissez par cœur,
54:41il peut arriver que vous savez, cette dernière marche qu'on va rater
54:45et qui nous surprend.
54:48Et votre réalité, elle va se transformer pendant quelques secondes.
54:51Et ensuite, vous allez simplement vous souvenir que,
54:53ah ben oui, j'ai simplement raté la marche et votre vie suit son cours.
54:57Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment ces quelques secondes.
55:00C'est-à-dire, si j'arrive à surprendre et à émerveiller pendant ces quelques secondes,
55:04si le cerveau cartésien, si le raisonnement cartésien de la personne revient derrière
55:10pour essayer d'avoir des théories sur comment je fais,
55:12ben, ce n'est pas très grave.
55:14L'essentiel, c'est qu'elle a passé un bon moment,
55:15qu'elle a été émerveillée pendant ces quelques secondes.
55:17Et puis, c'est vrai que mon but principal, c'est de passer un bon moment.
55:22Mon vecteur, c'est l'illusionnisme.
55:25Mais ma vraie valeur ajoutée, c'est de faire passer un bon moment.
55:29D'accord. Merci à vous.
55:30En tout cas, on a passé un très bon moment avec vous aujourd'hui.
55:32Merci.
55:32Lors de cet échange, cet entretien.
55:35Et c'est un plaisir de vous présenter à nos chers téléspectateurs.
55:37Merci beaucoup de m'avoir reçu.
55:39Et qui sait, une autre partie de ce que je fais, c'est du spectacle grand public.
55:43Quand il y aura des dates, suivez-moi sur les réseaux
55:47pour voir un petit peu où est-ce que je pourrais me produire dans les mois qui viennent.
55:49En tout cas, le prochain, c'est prévu pour septembre.
55:51C'est une période à peu près septembre-octobre.
55:53Oui, à peu près, c'est ça.
55:54Pourquoi pas pour la rentrée.
55:56Absolument.
55:56Merci à vous, Yisham Melky-Hélène.
55:57C'était un plaisir.
55:59Merci beaucoup.
56:00Fin de l'invité culture pour aujourd'hui.
56:01Très bonne journée.
56:06Voilà qui referme cette première tranche de Soir Info.
56:09Merci de l'avoir suivie dans quelques instants.
56:10Nouveaux points sur l'actualité.
56:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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