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  • il y a 10 minutes
Quatre jours après avoir quitté la scène du Cabaret frappé, en raison d'une manifestation de militants propalestiniens et insoumis, la DJ est revenue sur cette soirée, à l'antenne de BFMTV. 

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Transcription
00:00Bonsoir Barbara Butch, bonsoir maître, merci d'être avec nous.
00:03On a vu ces images de ce qui s'est passé samedi soir, des jets de projectiles.
00:08Première question, comment est-ce que vous allez ?
00:09Comment je vais ? Je crois que je suis toujours en état de choc.
00:14Parce qu'on ne s'attend jamais à arriver dans un endroit, quand on vient travailler,
00:22à se faire maltraiter comme je l'ai été samedi soir.
00:26Comment vous avez vécu cela ? Est-ce que vous vous attendiez à cela ?
00:30Je savais qu'il y avait des appels au boycott, je savais qu'il y avait des tracts qui circulaient,
00:38mais en revanche, je ne pensais pas, je ne m'attendais pas à une telle violence à cet endroit-là.
00:47C'est-à-dire qu'en fait, je veux bien qu'on boycotte, et dans ces cas-là, on ne
00:51boycotte, on ne vient pas.
00:53Là, pour le coup, c'était une manifestation violente.
00:58Vous avez eu peur ?
01:00Bien sûr. J'ai eu peur que ça dégénère.
01:03J'ai eu peur pour les équipes, j'ai eu peur pour le public.
01:06J'ai eu peur qu'avec toutes les personnes qui étaient là, qui criaient, avec l'agressivité qu'il y
01:13avait, j'ai eu peur pour tout le monde.
01:14Yves, une question et après, on passe au radar.
01:16Oui. D'autres artistes avant vous ont été attaqués comme ça, de la sorte, soit des artistes, soit des intellectuels
01:25dans des conférences.
01:26Donc, vous saviez à quoi vous attendre aussi, non, peut-être ?
01:29Des artistes avec cette violence qui se prennent des bouteilles en verre dans la figure ?
01:33Je ne sais pas.
01:34Non, je ne crois pas.
01:35Vous êtes pour ça la première qui a été aussi violemment attaquée.
01:38Alors, on a vu ces images, on voit évidemment ce que vous ressentez encore plusieurs jours après.
01:46Avec vous, Raphaël, on va voir quelles sont les explications, ou en tout cas les explications qui sont avancées par
01:52ceux qui sont venus interrompre votre concert.
01:55Oui, en fait, pour bien comprendre cette histoire, il faut revenir un petit peu en arrière, quatre mois en arrière.
01:59Le 31 mars 2026, le journal Le Point publie une tribune pour défendre la loi Yadam, qui a été abandonnée
02:04depuis,
02:05qui devait notamment interdire, entre autres, l'appel à la destruction d'un État reconnu par la France, Israël ou
02:10d'ailleurs la Palestine.
02:11On compte à l'époque environ 80 signataires, dont vous, Barbara Bush, DJ française, figure notamment de la cérémonie d
02:18'ouverture des JO en 2024.
02:19Et après ce soutien, vous devenez la cible de militants pro-palestiniens.
02:24Vous vous défendez sur Instagram en avril.
02:26Vous rappelez notamment votre opposition au gouvernement israélien.
02:30Quelques jours plus tard, le 6 mai, le cabaret frappé, donc le festival de la ville de Grenoble, annonce votre
02:36venue, ce samedi 18 juillet.
02:39Sur Instagram, les insoumis de Grenoble appellent à votre boycott avec ce visuel qui va s'afficher à l'écran.
02:45Une photo de vous devant un drapeau LGBT avec une étoile de David.
02:50Je précise que vous êtes de confession juive.
02:52Les insoumis vous reprochent donc ce soutien à la loi Yadam,
02:55mais aussi d'avoir animé la marge des fiertés à Tel Aviv en 2025, ce qui est faux.
02:59Je le précise, cette marge n'a jamais eu lieu.
03:02L'événement avait été annulé.
03:03Suite à ces attaques, vous expliquez notamment auprès de France 24,
03:07regrettez d'avoir signé la tribune de soutien à la loi Yadam.
03:11Mais la campagne de boycott se poursuit, notamment avec cette pétition lancée par LFI.
03:17364 signatures à ce jour.
03:18Et une quinzaine de publications en quelques semaines sur le compte Instagram des insoumis de Grenoble,
03:24y compris en vidéo, quelques heures seulement avant l'événement.
03:27Regardez.
03:32Ce samedi 18 juillet, à Grenoble, durant le festival du cabaret frappé,
03:37Barbara Bush, artiste qui a signé pour la loi Yadam, va se produire à Grenoble.
03:41Ça ne vous pose pas problème qu'elle veuille censurer les voix palestiniennes en France ?
03:45Ça ne vous pose pas problème qu'elle aille se produire à Tel Aviv le 12 juin 2025 en plein
03:49génocide ?
03:50Tahya Palestine.
03:53Quand on voit ces images, déjà maître, est-ce que vous avez porté plainte pour votre cliente,
03:57après ce qui s'est passé le week-end dernier ?
03:59Nous sommes en étroite collaboration avec le procureur de la République de Grenoble.
04:03Nous avons une communication à bâton rompu.
04:06Évidemment, nous allons déposer plainte pour ces faits entre ses mains.
04:10et vous aurez la teneur de l'ensemble des faits que nous reprochons
04:16à la situation qui s'est établie à Grenoble dès demain.
04:21On voit que la section La France Insoumise locale
04:24affirme que c'était une manifestation pacifique.
04:26Ce matin, la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot,
04:28a reconnu, je cite, un mauvais tract.
04:30Elle assure qu'il n'y a pas d'antisémitisme.
04:32Est-ce que vous êtes satisfaite de ces propos ?
04:34Mais pas du tout.
04:35En fait, il n'y a qu'à revoir le tract.
04:36Là, je suis quand même assez en colère.
04:39Je veux bien être la militante de l'amour,
04:41mais je ne suis pas non plus la niaise du pays.
04:44Et là, je suis vraiment en colère
04:45parce que déjà, ce tract, ce n'est pas juste un drapeau avec une étoile juive,
04:51mais j'ai quand même du sang sur moi.
04:54Ça a quand même son importance.
04:57Un mauvais tract, dit Mathilde Panot.
04:58Et ce n'est pas un mauvais tract, c'est un tract purement anti-samite.
05:01À un moment donné, je pense qu'il va falloir assumer les conséquences de ces paroles.
05:04Ça veut dire quoi ? Vous demandez aujourd'hui à la France Insoumise des excuses ?
05:08Je pense que les excuses sont un peu tardives.
05:11Mais en tout cas, j'aimerais que les personnes assument la responsabilité de...
05:17Vous avez reçu le soutien de près de 300 personnes
05:20qui ont signé un certain nombre de tribunes.
05:23Parmi elles, notamment, il y a Alain Chabat, Vincent Elbaz, Géraldine Nakash,
05:27qui expriment des termes très clairs.
05:28La défense des droits du peuple palestinien, c'est un combat urgent, légitime, nécessaire,
05:32mais elle ne saurait justifier la diffusion d'accusations infondées.
05:37Vous avez reçu des dizaines, des centaines de soutiens.
05:40Est-ce que ça vous a un peu fait du bien quand même ?
05:42En fait, ce qui m'a fait du bien, c'est de voir la diversité des soutiens.
05:47C'est-à-dire qu'en fait, il y a des personnes avec qui on n'est pas forcément d
05:50'accord politiquement,
05:52mais on arrive à se retrouver sur le fait qu'un ou une artiste n'a pas à subir la
05:59violence
06:00de personnes qui ne sont pas d'accord avec elles,
06:02parce qu'on est quand même dans une république et dans une démocratie.
06:05Et vous qui ne sait pas trahir un secret de dire que vous venez de la gauche,
06:10vous êtes de gauche, vous avez milité à gauche,
06:14et vous avez pris position d'ailleurs, comme l'a dit tout à l'heure,
06:18qu'il a été dit tout à l'heure sur le conflit israélo-palestinien.
06:22Est-ce que vous pouviez vous attendre à une telle violence
06:25de la part d'un parti qui s'appelle la France Insoumise ?
06:29Pour vous, est-ce que la France Insoumise est un parti antisémite ?
06:32Alors, je pense qu'il y a des personnes antisémites dans ce parti,
06:36comme dans tous les partis d'ailleurs,
06:38parce qu'il ne faut pas oublier que je suis aussi une cible de l'extrême droite.
06:41– Notamment après votre prestation lors de la cérémonie d'ouverture des JO,
06:45vous aviez été ciblée par l'extrême droite.
06:46– Exactement, même en ce moment, je suis en couverture d'un magazine d'extrême droite,
06:50aux côtés d'ailleurs d'un militant LFI.
06:54Donc en fait, il y a vraiment, là moi j'ai surtout l'impression d'être dans un étau,
06:59et que vraiment on me prête des intentions qui sont politiques ou pas,
07:06qui ne sont pas les miennes.
07:07Et moi ce que je reproche, c'est l'amalgame juive qu'on fait aux Juifs.
07:15– C'est-à-dire ?
07:16– Eh bien de dire aux Juifs de devoir se justifier sur la politique israélienne,
07:24c'est pas normal.
07:25Moi je suis juive française,
07:28j'ai des comptes à rendre sur la politique de mon pays,
07:31dans lequel je vote.
07:32Voilà, après je peux avoir un avis sur cette guerre atroce.
07:37– Ça vous le dit ça ?
07:38– Bien sûr, cette guerre est atroce.
07:40– Vous avez rencontré, je crois aujourd'hui, la ministre de la Culture, Catherine Pégard.
07:44Qu'est-ce qu'elle vous a dit ?
07:45– On est d'accord sur le fait qu'il faut faire attention à notre démocratie,
07:53il faut faire attention aux artistes,
07:55il faut empêcher la liberté d'entrave des artistes.
07:59Et voilà, c'est un combat que, en tout cas, moi là je suis prête à mener.
08:04– La liberté d'expression est en danger en France ?
08:07– En tout cas, c'en est la preuve.
08:11Ce qui s'est passé samedi soir,
08:13c'est une preuve que la liberté d'expression est en danger,
08:16parce qu'on peut ne pas être d'accord avec les positions de l'autre,
08:18de là à envoyer des cailloux, des bouteilles, que sais-je,
08:25ou à crier, à hurler, à tel point que je n'entendais pas la musique,
08:28parce que, comme je rappelle, je ne suis pas une politicienne,
08:30je suis une DJ, je fais de la musique, je fais de l'art, je fais danser les gens,
08:33j'essaie de créer au maximum des espaces de joie et de fête,
08:37et là on m'en a empêché.
08:39– Samedi prochain, normalement, vous êtes attendue,
08:41si je ne dis pas la bêtise, c'est la dernière date
08:43entre quelques sortes de votre tournée,
08:46dans un village de Lyon, Saint-Martin-du-Tertre, c'est bien ça ?
08:50Est-ce que vous allez vous y rendre ?
08:51– Bien sûr, bien sûr, je vais m'y rendre avec toujours le même panache,
08:57la même fierté de diffuser encore des messages d'épais, d'amour, d'espoir,
09:03et d'essayer encore de recréer de liens sur le dancefloor.
09:09Je ne céderai pas à cette peur, je ne céderai pas à cette peur,
09:13qu'on essaye de me faire ressentir, ni même à la colère,
09:16là je suis un peu en colère, mais en vrai, je crois vraiment
09:20qu'on peut créer des espaces communs où on se retrouve,
09:23il faut remettre de la discussion, et je trouve que le dancefloor,
09:27c'est un grand problème.
09:28– Ce qui sera renforcé dans votre déplacement, samedi prochain ?
09:33– J'imagine, j'espère.
09:35– C'est ce que madame la ministre vous a dit, non ?
09:36– Vous êtes sous protection ?
09:38– Je suis sous protection, oui.
09:40– Maintenant ?
09:41– Là, pas tout de suite, plus au moins.
09:43– Vous êtes sous protection policière ?
09:45– Non, pas policière, mais on me protège.
09:49– J'ai une petite question, j'étais sur le compte Instagram
09:51du Cabaret Frappé, le festival de la ville de Grenoble,
09:54ils ont publié des vidéos de tous les artistes,
09:57il n'y a rien sur votre prestation, sur votre performance,
10:00est-ce que vous avez eu du nouveau de ce festival ?
10:03– Moi, personnellement, je n'ai pas eu de nouvelles,
10:06puis il y a un truc que j'aimerais rappeler,
10:08c'est que j'ai fait plusieurs dates cet été,
10:11et ces mêmes dates, par exemple, il y a eu Le Mans,
10:14et j'ai eu quand même à chaque fois
10:16des personnes qui manifestaient devant moi.
10:19Tous les festivals dans lesquels j'ai joué
10:21n'ont fait aucune publication sur moi.
10:25Donc, ce n'est pas que le Cabaret Frappé,
10:27c'est qu'il y a vraiment, en fait,
10:28les personnes ont tellement peur
10:32de ce qui pourrait se prendre
10:35par des militants énervés
10:38qui préfèrent effacer.
10:40Sauf que moi, je me suis toujours battue
10:41pour la visibilité de tout le monde,
10:44et je trouve ça assez aberrant.
10:47– Est-ce que vous avez un message à passer ?
10:48On ne va s'adresser à aucun parti politique,
10:50mais quand vous voyez la question de la liberté d'expression,
10:52qu'est-ce qui va se jouer dans la prochaine élection présidentielle ?
10:54– Je pense qu'il faut absolument renouer un dialogue,
10:58il faut réapprendre à parler, à discuter.
11:01On a des enjeux, aujourd'hui,
11:03qui sont de justice sociale et climatique,
11:05qui sont importants pour tout le monde,
11:07peu importe le parti dans lequel on est,
11:11mais on est tous liés par le fait d'être français,
11:15et c'est ça qu'il va falloir remettre au centre du débat.
11:17– Vous l'avez dit, vous êtes de confession juive.
11:19– Oui.
11:19– Est-ce que vous aviez déjà été confrontée
11:21à de l'antisémitisme ?
11:23– Malheureusement, oui,
11:25et d'ailleurs, la plupart d'entre vous,
11:29on en a eu la preuve après les JO,
11:31il y a quand même eu vraiment du cyberharcèlement acharné,
11:38notamment avec des insultes antisémites,
11:43des salles juives.
11:44J'en reçois aussi ces derniers jours des salles juives,
11:48Hitler n'a pas fini son travail.
11:51– Vous recevez des messages comme ça ?
11:52– Oui, on devrait faire du savon avec ta peau,
11:55il y en aurait assez pour en faire un camion.
11:58– Autant d'extrême droite que d'extrême gauche ?
12:00– Autant.
12:02– Et vous avez voté, vous, déjà, et les filles,
12:05la France insoumise ou pas ?
12:06– Ça me regarde ?
12:07– Oui.
12:08– Alors, ce qui est génial, c'est qu'il y a les urnes
12:11et qu'on n'est pas obligé d'afficher publiquement
12:15les partis politiques dans lesquels…
12:17– Quand vous voyez et quand vous nous dites
12:18que les mots qui vous sont envoyés,
12:23ça ne vous fera pas terre ?
12:25– Non.
12:27Non, parce qu'en fait, moi, je suis issue d'une famille
12:30qui a été prise pendant la rafle du Valdives,
12:34qui a fini dans les camps,
12:36qu'on a empêché, du coup, de vivre.
12:40Et du coup, ils n'ont jamais eu la possibilité
12:42de venir, de revenir de ces camps,
12:44de parler de leur histoire.
12:46Et moi, je suis là pour un peu comme l'héritière de tout ça.
12:51et j'essaye de vivre pour ceux qui n'ont pas eu la chance de le vivre.
12:55– Ce combat, quelque part, que vous menez,
12:57c'est pour eux ?
12:58– Aussi.
13:00C'est pour eux, c'est pour aussi toutes les personnes.
13:03Parce qu'en fait, il y a un autre sujet
13:05qui n'est pas que l'antisémitisme,
13:06mais c'est le harcèlement, le cyberharcèlement.
13:08C'est jusqu'où, en fait, on est capable d'aller harceler les gens
13:14pour les amener.
13:15Parce qu'en fait, moi, j'ai l'impression que…
13:18Aujourd'hui, il y a de plus en plus d'enfants
13:20qui se suicident à cause du harcèlement.
13:23Enfin, en fait, ce combat, c'est pour ça aussi.
13:25C'est pour dire, bon, moi, je suis debout, je suis là,
13:27je suis encore là, c'est de donner de l'espoir.
13:31Et ça, c'est mon combat.
13:32– Mais qu'est-ce qui fait que vous avez parlé
13:35de votre héritage familial ?
13:37Il n'y a pas que ça.
13:38On a senti la colère ?
13:40– La résilience.
13:42La résilience.
13:43– La résilience.
13:44Qu'est-ce que c'est quand on se prend des bouteilles ?
13:46Vous nous avez dit que vous avez des gens qui disent
13:48le travail d'Éclair n'a pas été fini.
13:51– Oui, oui, je me prends des choses comme ça
13:53et je pense qu'en fait, il y a un problème d'éducation.
13:57– Comment on y croit encore ?
13:58– Eh bien, on y croit encore parce qu'on rencontre encore
14:01sur son chemin des personnes merveilleuses,
14:04notamment toutes les personnes qui m'ont envoyé du soutien
14:06ces derniers jours, les personnes qui ont signé cette tribune.
14:10Je pense qu'il y a un sursaut républicain.
14:14Et vous savez, c'est comme quand quelqu'un se fait agresser
14:16dans le métro, par exemple.
14:18Si personne ne bouge, la personne se fait agresser
14:21et puis elle dira après, personne ne s'est levé et tout ça.
14:25S'il y a une personne, le reste le fait.
14:27Aujourd'hui, j'ai l'impression que c'est la majorité silencieuse
14:29qui s'est levée et du coup, c'est quand même plutôt rassurant
14:33sur l'avenir.
14:33– Ça veut dire que, puisque vous disiez tout à l'heure
14:36que vous receviez des messages un peu de toute provenance,
14:41antisémite, que la France n'est pas un pays antisémite ?
14:44– Que la France n'est pas un pays antisémite ?
14:46– C'est ce que vous venez de dire, j'ai encore de l'espoir.
14:48Est-ce que la France est un pays antisémite ?
14:50– J'ai de l'espoir qu'on puisse vivre dans une France
14:56qui ne refiera plus ce qu'elle a fait en 1942.
15:00– Et est-ce que c'est un combat que vous allez mener
15:02dans le cadre, par exemple, des élections à venir,
15:04de l'élection présidentielle ?
15:06– Alors, moi, je ne fais pas de politique,
15:08bien que mon existence est politique, finalement.
15:11Je ne fais pas de politique.
15:13Moi, le seul endroit où, en tout cas, je travaille
15:16à faire en sorte que les gens soient ensemble,
15:19c'est soit sur le dance floor, soit sur des directions artistiques,
15:22comme j'ai pu le faire pour Ennuy Blanche à Paris.
15:24– Est-ce que vous avez vu une évolution, malheureusement,
15:26ces dernières années ?
15:26Est-ce que ce que vous avez vécu samedi dernier,
15:29vous ne l'auriez peut-être pas vécu il y a quelques années ?
15:31– Je pense que c'est sûr que je ne l'aurais pas vécu
15:33il y a quelques années.
15:35On le voit, il y a eu une montée de l'antisémitisme
15:38depuis trois ans.
15:40Et là, on a atteint vraiment un climax sur ce sujet.
15:46Mais je suis contente que les gens commencent à réagir
15:49et à prendre conscience qu'il y a un problème,
15:53en tout cas là, qu'il y a eu un problème
15:55et qu'il va falloir que tout le monde en parle.
15:59– Mais la prise de conscience n'est pas complète
16:00puisqu'on vous attaque violemment.
16:02– On m'attaque encore, mais peut-être qu'on va leur laisser
16:06un peu le temps de procès, un peu comme moi.
16:08Là, je suis en train de procès, c'est la violence que je me suis prise.
16:12Et puis, on va pouvoir peut-être, on espère,
16:14rétablir un dialogue.
16:15– Le chef de l'État a fait cette lutte contre l'antisémitisme
16:18à une de ses priorités.
16:19Il ne vous a pas appelé, non ?
16:20C'est plutôt avec la ministre de la Culture que vous êtes entretenue ?
16:22– Oui, je me suis entretenue avec la ministre de la Culture,
16:25mais j'ai eu aussi un conseiller de M. le Président.
16:27– Merci beaucoup, Barbara Bouch.
16:29Merci, Maître, d'avoir été.
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