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  • il y a 1 jour
Les Sénateurs Laurent Lafon et Michel Savin étaient les invités de l'After Foot ce mardi soir sur RMC. L'occasion d'évoquer la proposition de loi concernant la réforme du sport professionnel, qui vient d'être définitivement adoptée au Parlement.

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Transcription
00:00Autre point qui posait problème aux contestataires, c'est l'histoire de la rémunération des sélectionneurs.
00:05Alors là, eux, ils sont présidents de club, en plus, ils n'avaient pas trop de liens avec ça.
00:10Ils ont trouvé tous les points qui pourraient poser problème.
00:12Tous les prétextes, pour ne pas que ça passe.
00:14Donc ça, Michel Samar, il faut expliquer de quoi il s'agit. La ministre des Sports en a aussi parlé.
00:20Donc, dans le projet de loi, il y a un plafonnement du salaire des sélectionneurs.
00:24Alors, d'abord, le travail qui a été fait en commission mixte paritaire, c'était de corriger certaines dispositions qui
00:30avaient été votées,
00:31notamment à l'Assemblée nationale, concernant le sujet que vous abordez, le plafonnement des rémunérations.
00:36C'est un amendement qui a été voté à l'Assemblée nationale, qui plafonnait les rémunérations à trois fois le
00:43montant du plafond de la sécurité sociale,
00:46c'est-à-dire à peu près à 12 000 euros brut.
00:48Donc, on a tout de suite, nous-mêmes, été alertés en disant, attention, il ne faut pas non plus qu
00:53'on paupérise le sport professionnel.
00:55En gros, si on veut si bien le sélectionneur, ça ne va pas passer.
00:57Et puis, il n'y a pas que le sélectionneur. Il y a aussi des postes à responsabilité.
01:00Si on veut que dans ces fédérations, dans ces ligues professionnelles, le foot, comme les autres ligues professionnelles,
01:06si on veut qu'à la tête de ces ligues professionnelles, on ait des postes, des postes importants, on ait
01:11des gens qui aient de la compétence
01:13et qui aient un CV qui soit à la hauteur de ces missions, il y a aussi la rémunération qui
01:20doit suivre.
01:21Donc, c'est pour ça qu'avec Laurent Laffont, on a retravaillé avec les députés.
01:25Pour leur découter le plafond qui a été fixé, il faut qu'on le remonte.
01:27Et donc, on l'a monté à 450 000 euros au niveau annuel, avec la possibilité pour chaque président de
01:35fédération
01:35de solliciter l'accord du ministre sur certains postes.
01:41Ce n'est pas sur les personnes. On ne va pas parler de M. Pierre Polujac.
01:46On parle de certains postes qui méritent, au vu de leurs responsabilités et des missions qu'ils doivent accomplir au
01:51sein de la Ligue,
01:52d'avoir une rémunération au-delà des 450 000 euros.
01:54Donc, ce n'est pas le ministre qui fixe le montant des salaires.
01:58Mais la ministre va donner son accord. Je prends le cas de Zidane, qui va gagner plus que 450 000
02:03euros par an.
02:04La ministre va dire, ok, on y va. Alors, là-dessus...
02:06Oui, mais il peut y avoir une ingérence, là-dessus.
02:07Voilà, c'est ça.
02:08C'est-à-dire que s'il y a un nouveau gouvernement en 2027 et que la ministre ou le
02:11ministre n'aime plus Zidane
02:13ou estime que Zidane ne correspond pas à ce qu'il faut, financièrement ou autre,
02:18est-ce qu'elle peut avoir une décision ?
02:21Non, le ministre n'a pas à choisir le sélectionneur.
02:23Ce n'est pas le ministre qui choisit le sélectionneur.
02:25Encore une fois, le président d'une ligue, d'une fédération, va demander au ministre
02:32le fait de déroger à le plafond de 450 000 euros sur certains postes
02:37avec des critères très économiques et professionnels.
02:42un directeur général d'une ligue a sûrement un salaire qui est au-dessus des 450 000 euros annuels.
02:52Bon, et pas uniquement dans le foot.
02:53Donc concrètement, un ministre des Sports ne peut pas casser le contrat d'un sélectionneur ?
02:57Non, il ne peut pas le casser, mais il peut quand même empêcher de recruter tel ou tel sélectionneur factuellement.
03:02Non, mais encore une fois, on ne parle pas d'une personne, on parle d'une fonction.
03:05Moi, mais une fois que c'est validé pour la fonction, il faut quand même à chaque fois lui demander
03:10s'il y a un changement ou non ?
03:11Non.
03:12Ah non, ok, si c'est changé pour le sélectionneur de l'équipe de France, ce sera changé ad vitam
03:16aeternam ?
03:17En fait, ce n'est pas comme ça que ça va se passer.
03:18C'est-à-dire qu'on va dire, pour recruter un sélectionneur pour l'équipe de France,
03:22on regarde combien on paye le sélectionneur de l'équipe d'Espagne, celui de l'équipe d'Allemagne, celui de
03:27l'équipe d'Angleterre,
03:27on voit à peu près où sont les prix du marché.
03:30Et on dit qu'on est au-dessus des 450 000.
03:33Donc pour ce poste-là, ce n'est pas pour cette personne-là, mais pour ce poste-là, on est
03:39au-dessus des 450 000.
03:40On déroge.
03:40En fait, il faut faire attention parce que la FIFA, en théorie, interdit les ingérences politiques.
03:45On voit que dans certains pays, ils s'asseillent largement sur ce qui se passe.
03:50Mais enfin bon, il faut toujours être méfiant avec tout ça.
03:52Après, il y a ingérence et ingérence, dans le sens où c'est quand même un service public,
03:57et donc c'est quand même sous l'égide du ministère.
04:00Donc bon, toujours un peu...
04:02Il y a un autre aspect dans la loi qui est important, c'est tout ce qui est conflit d
04:05'intérêts.
04:05Et là, ça concerne directement Nasser Al-Ralifi, qui va devoir faire des choix.
04:10Pourquoi ? Parce que vu la nouvelle loi dont vous êtes à l'origine, il ne pourra pas rester à
04:16la fois avec un poste à Binsport,
04:20détenteur éventuel de droits et président du Paris Saint-Germain, messieurs.
04:23Là, ce ne sera pas possible.
04:24Si, si, il peut rester...
04:26Il peut rester...
04:27Allez, vas-y.
04:28En revanche, il ne peut pas, c'est être au conseil d'administration de la société des clubs.
04:32Il ne peut pas être dans la structure qui va décider l'attribution des droits de Vigel
04:37et être lui-même président d'une structure qui fait une offre dans le cadre de cette...
04:43En même temps, ça, on n'a jamais compris comment c'était possible au départ.
04:47Oui.
04:48C'est bien pour ça que, du coup, on est obligé de légiférer.
04:50C'est assez fou.
04:52Comme vous, on n'a pas compris que c'était possible, mais on a constaté que c'était possible.
04:56Et il y a même eu une émission qui avait...
04:59Oui, oui, il peut mettre le cas à sa place.
05:01Comment ?
05:02Comme si c'était au PSG, c'est comme si...
05:03Oui, mais on a bien vu que lors de la retransmission d'une discussion qui avait eu lieu au sein
05:09du bureau de la Ligue,
05:10la présence autour de la table du président qui a aussi des responsabilités de survie n'a pesé dans la
05:17discussion.
05:18Si c'est une autre personne, ça sera beaucoup plus facile pour les clubs de pouvoir dialoguer.
05:23Soyons pas naïfs, Binsport est détruit par le Qatar.
05:26S'il ne saura pas la fiée à des messages à faire passer, il saura les faire passer quoi qu
05:29'il se passe,
05:30même s'il n'est plus en fonction.
05:32Vous voyez ce que je veux dire ?
05:34Bon.
05:35Oui, non mais...
05:36Moi, la question, c'est avec la loi qui vient de passer, est-ce que son champ d'action va
05:40se réduire dans le football français ?
05:42C'est-à-dire, est-ce que le poids qu'il a et qu'il avait sera moindre ?
05:46Non, mais le PSG a un poids sur le plan footballistique, sur le plan économique qui reste le même, ça
05:53ne change rien.
05:53Par contre, on clarifie un certain nombre de règles et on dit clairement que si le président du PSG reste
06:00président de Béine,
06:00il ne peut pas être au conseil d'administration.
06:02Vous dites, effectivement, il peut passer le message par d'autres.
06:05C'est vrai, c'est tout à fait vrai.
06:06Mais je pense que ce n'est pas la même chose pour lui de ne pas être physiquement présent au
06:10conseil d'administration
06:11et de réaliser, j'allais dire, qu'il y a un conflit d'intérêt et qu'en France, on ne
06:16peut pas faire n'importe quoi.
06:19Je signale que Joseph Ougourlian, qui est à la pointe du combat, on va dire, concernant le fonctionnement de la
06:27Ligue,
06:27a tenu à réagir ce soir. Il dit, avec d'autres clubs comme l'OM, on a eu une attitude
06:33proactive concernant la proposition de loi.
06:35La Ligue, elle, s'est complètement figée et rédite dans un déni de réalité, avec un côté un peu injurieux,
06:41dit Ougourlian.
06:42Elle a estimé que tout ce qu'ils font est nul et qu'ils ne comprennent rien à rien.
06:45C'est vrai qu'eux, la Ligue, ils avaient tout compris à tout.
06:48Voilà, Ougourlian ajoute, quand vous avez une proposition de loi adoptée à l'unanimité au Sénat et à 75 voix
06:53contre 2 à l'Assemblée,
06:54eh bien, ça veut bien dire qu'on ne peut pas écarter d'un revers de main tout ce qui
06:59se passe.
07:01En ce qui concerne la propriété des clubs, que ce soit la multipropriété ou les fonds d'investissement,
07:07je sais aussi qu'il y a un volet dans la loi.
07:09Quand on voit, malheureusement, et on a une pensée pour tous les supporters d'un des plus grands clubs français,
07:14qui sont les Girondins de Bordeaux, qu'est-ce qui va changer exactement dans ce domaine ?
07:19C'est un sujet qui est important, dont on a évoqué le cas de la multipropriété au Sénat.
07:26Ou même juste de la propriété de gens qui ne sont pas recommandables.
07:31Oui, il y a un amendement qui avait été voté à l'Assemblée nationale interdisant la multipropriété.
07:36On est revenu dessus. Pourquoi ?
07:38Parce qu'on est parti du principe qu'on ne peut pas, seul, nous en France,
07:42avoir une règle sur la multipropriété qui puisse pénaliser les clubs
07:45si la même mesure n'est pas appliquée à l'échelle européenne.
07:49C'est la raison pour laquelle le président de la Commission de la Culture et de l'Éducation de l
07:52'Assemblée nationale
07:52a déposé une proposition de résolution à l'échelle européenne
07:56pour qu'on puisse évoquer ce sujet à l'échelle européenne.
07:59Ce qu'on a pu faire, par contre, au niveau de la Commission de l'Université paritaire,
08:03c'est d'étendre les pouvoirs de la DNCG,
08:05qui, dans l'avenir, pourra avoir un contrôle beaucoup plus rigoureux
08:08sur les demandes de rachat de clubs ou de prise de contrôle de clubs.
08:12Donc, on a renforcé le secteur contrôle de la DNCG,
08:17mais on n'est pas allé jusqu'à la suppression.
08:18Encore une fois, il ne faut pas qu'on pénalise plus le football français.
08:23C'est un combat d'Éric Coquerel, le député aléphique,
08:25qui voulait interdire la multipropriété dans le foot.
08:27Mais là, tu vas contre la lame de fond générale.
08:29Non, mais il ne s'agit pas de l'interdire, il s'agit de l'encadrer.
08:32Lui, il voulait faire ce qu'on a fait.
08:34Là, elle est un peu plus encadrée, en fait.
08:36Oui, mais le texte va assez loin,
08:37parce que la DNCG n'a pas un pouvoir sur le plan financier,
08:40elle a un pouvoir sur le plan sportif.
08:42Et notamment de rétrograder.
08:44Elle peut rétrograder un club d'une division à l'autre,
08:46voire elle peut l'exclure d'un championnat.
08:49Ou des conférences nationales.
08:50À Bordeaux.
08:51Et là, en dotant des pouvoirs plus importants de la DNCG
08:55par rapport quand il y a un changement d'actionnaire
08:58et quand il y a une multipropriété,
09:00les conséquences peuvent aller jusqu'à la décision
09:03sur le plan sportif par la DNCG
09:05de rétrograder le club ou de l'exclure du championnat.
09:07Ce qui n'est évidemment pas du tout la même chose
09:09quand vous rachetez un club
09:10et que parce que vous le rachetez,
09:12vous prenez le risque qu'ils passent de L1 à L2
09:15ou qu'ils disparaissent du championnat.
09:16Et il y aura toujours deux DNCG ?
09:18Une DNCG pour les pros et une DNCG pour les amateurs ?
09:21Ça, c'est l'organisation même de la future société,
09:25le club et de la fédération.
09:26C'est tous les travaux qui vont être sur la table
09:28du prix d'Andiado dans les prochaines semaines.
09:30Une dernière question sur le piratage,
09:31parce qu'on a sans doute beaucoup d'auditeurs
09:33qui écoutent et qui ont des boîtiers IPTD à la maison.
09:40Clairement, qu'est-ce que ça va changer pour le piratage ?
09:44Est-ce qu'enfin des actions concrètes vont pouvoir être mises en place ?
09:47D'abord, il faut rappeler que le piratage représente aujourd'hui
09:51une menace directe sur le financement du sport professionnel.
09:54Il faut que tous ceux qui nous écoutent en soient conscients,
09:57parce qu'on ne peut pas non plus vouloir soutenir le sport professionnel,
10:00faire le bilan qu'aujourd'hui la Ligue professionnelle
10:02et le foot notamment aujourd'hui,
10:04elle a une situation catastrophique au niveau économique
10:07et dans le même temps, laisser courir le piratage
10:10qui aujourd'hui pénalise fortement les finances du sport professionnel.
10:13Donc la proposition qu'on a faite,
10:16et on a fait un travail important,
10:18aussi bien avec l'ARCOM qu'avec les diffuseurs,
10:21qu'avec l'ensemble des acteurs qui travaillent sur ces sujets
10:24pour renforcer la mission de l'ARCOM sur le contrôle.
10:29Et donc l'objectif, c'est d'aller beaucoup plus vite,
10:32de contrôler beaucoup plus et de pouvoir sanctionner
10:34beaucoup plus rapidement.
10:36On était de 1 à 10 entre ce qui se passe en France
10:39et ce qui se passe dans les pays voisins.
10:41Donc lorsqu'on était à 500 ou 600 blocages,
10:45nos collègues espagnols et anglais étaient à 6 000.
10:48Donc il faut qu'on donne les moyens à l'ARCOM,
10:51c'est ce qui a été fait dans ce texte de loi,
10:52pour que beaucoup des blocages soient beaucoup plus rapides
10:56au niveau des retransmissions qui sont illicites aujourd'hui.
10:59Bon voilà, donc il va y avoir les actions concrètes qui vont être menées.
11:01L'interview de Joseph Fougour-Lyon, c'est dans l'équipe,
11:02je le précise ce soir.
11:04C'est quand même important ce qui vient d'être dit,
11:06parce que souvent, dans plein de domaines,
11:09tu as des gens qui vont donner des grandes leçons,
11:11en disant oui, mais les clubs français,
11:13il faut qu'ils fassent ci, il faut qu'ils fassent ça.
11:14Mais si toi à la maison, tu continues de pirater,
11:16alors qu'aujourd'hui, l'offre de Ligue 1+,
11:19certes, il y a des gens qui sont en difficulté financière,
11:22il n'y a pas de souci,
11:22mais il y a quand même beaucoup de gens qui peuvent se permettre
11:24d'avoir Ligue 1+, et qui ne l'ont pas.
11:27Donc après, c'est bien beau de dire
11:29que les clubs ne font pas ce qu'il faut,
11:30mais si à la maison, tu ne fais pas ce qu'il faut non plus,
11:33forcément, on n'avancera jamais.
11:33– Michel Savin et Laurent Laffont, merci.
11:36C'est donc la fin d'un sort de compagnonnage
11:39entre l'after foot et vous.
11:42– C'est le début, j'ai envie de dire.
11:43– Alors, on a longuement parlé de ce projet de loi,
11:46et ça y est, c'est concret.
11:47Donc maintenant, on va suivre la mise en œuvre par Philippe Dianou.
11:50– Ce n'était pas gagné au départ, je rappelle.
11:52– Ah ben, oui, là, vous allez suivre quand même la mise en œuvre.
11:55– Ah oui, oui, bien sûr.
11:56– On va suivre avec attention.
11:58– C'est peut-être vous, les deux nouveaux Ramières-Cébast.
12:03– Par contre, sans réel pouvoir de...
12:06– Non, mais vous savez, quand on a commencé la commission d'enquête,
12:11en fait, on a fait cette commission d'enquête
12:12parce qu'on avait tous gardé un mauvais souvenir,
12:14pour le dire poliment, d'une audition que nous avions faite
12:17du président de la Ligue de football professionnelle.
12:20– Vincent Lambrouille.
12:21– Oui, quand il était venu pour présenter
12:25pourquoi il fallait créer une société commerciale,
12:28pourquoi c'était important pour le foot professionnel,
12:30pourquoi il ne fallait pas que le championnat français
12:33devienne le championnat slovène,
12:35je ne sais pas si vous vous rappelez les expressions,
12:36il avait pris le Sénat de haut,
12:38il avait pris les parlementaires de haut.
12:40Ça ne s'oublie jamais, vous voyez.
12:42Alors, quelques mois plus tard, on a fait une commission d'enquête
12:44et quelques mois plus tard, il y a une proposition de loi.
12:46– Sous-titrage Société Radio-Canada –
12:48– Sous-titrage Société Radio-Canada
12:51Sous-titrage Société Radio-Canada
12:51– Sous-titrage Société Radio-Canada
12:52C'est parti !

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