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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 5 semaines
Même s'il a pu parfois critiquer Gianni Infantino par le passé, Philippe Diallo devrait bien voter pour le président sortant de la FIFA, en mars 2027, lorsque ce dernier visera un troisième mandat consécutif.

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Sport
Transcription
00:00L'élection du président de la FIFA, ce sera en mars 2027, à l'occasion d'une assemblée générale de
00:05l'instance mondiale.
00:06Il y a toutes les chances que ça se fasse quasiment à main levée, parce que pour l'instant, il
00:10n'y a que Janine Fantino qui est candidat à sa réélection.
00:13On ne voit pas de candidat qui va venir face à lui, en tout cas avec un candidat d'envergure.
00:18Donc ça va être comme une lettre à la poste et on aura, et j'imagine qu'il y a
00:22pas mal de gens qui le regrettent, Janine Fantino encore jusqu'en 2031.
00:25Philippe Diallo, le président de la Fédération française, ce n'est pas un soutien inconditionnel à Janine Fantino.
00:30Il a même été critique, notamment avant la Coupe du Monde.
00:33Il regrettait assez clairement les sommes qui étaient reversées aux fédérations.
00:38Il considérait que c'était très peu, d'ailleurs je pense qu'il avait raison, par rapport à ce qui
00:41est reversé, notamment pour la Coupe du Monde des clubs.
00:44Le vainqueur de la Coupe du Monde, il a pris 50 millions de dollars.
00:46Le vainqueur de la Coupe du Monde des clubs, une compétition qui vient de nulle part et qui ne sert
00:51pas à grand-chose,
00:52et il a pris 120 millions de dollars, donc on voit la différence.
00:55Mais bon, Philippe Diallo, c'est quelqu'un d'extrêmement pragmatique, extrêmement prudent,
00:59donc il sait très bien qu'il n'y aura pas de candidat contre Janine Fantino.
01:02Et il sait très bien aussi, et surtout, que si vous allez frontalement contre le président de la FIFA,
01:07vous en payez forcément les conséquences.
01:09La France, elle songe notamment à être candidate à l'organisation de la Coupe du Monde 2038.
01:14Si vous êtes contre Janine Fantino, qui va être réélu, vous avez beaucoup moins de chances d'avoir cette compétition.
01:20Quand vous êtes président de la FIFA, c'est assez simple finalement de rester au pouvoir,
01:24parce que vous distribuez un peu d'argent à tout le monde, on vous en est reconnaissant.
01:28Les pays africains, ils sont tous derrière Janine Fantino, ils étaient avant derrière Seb Blatter.
01:34En Asie, on est derrière Infantino. En Amérique du Sud, on est derrière Infantino.
01:38En Amérique centrale, en Amérique du Nord, on est derrière Infantino.
01:41Alors il y a les Européens qui émettent des critiques, parfois.
01:45Mais finalement, quand il s'agit de sortir un candidat, ils ne le font pas,
01:49parce qu'ils savent très bien qu'ils seront très largement minoritaires.
01:52Et puis Alexandre Seferin, le président de l'UFA, lui-même, il veut être réélu à la présidence de l
01:57'UFA.
01:58Donc il n'a pas envie d'embêter Infantino, de manière à ce qu'Infantino ne l'embête pas non
02:02plus quand lui sera candidat.
02:03Voilà. Je ne t'embête pas, tu ne m'embêtes pas.
02:05Et le football mondial continue de la sorte.
02:08Alors on manifeste son soutien en président de la FIFA par des lettres.
02:13Et donc on considère, on estime que sur les 211 pays membres de la FIFA,
02:19aujourd'hui il y a à peu près 200 pays qui déjà ont manifesté un soutien à Janine Fantino.
02:23Donc pour faire une élection, ça ne va pas être très très compliqué.
02:27Voilà. Mais c'est un peu la même chose dans toutes les confédérations.
02:30En Europe, Alexandre Seferin, il a pourtant lui annoncé qu'il ne serait pas candidat la prochaine fois.
02:36Mais il est en train de changer d'avis.
02:37Et puis comment il fait ?
02:39Eh bien il a des soutiens, il a des lettres de fédérations qui disent
02:41« Mais Alexandre, c'est impossible que tu arrêtes, on a tellement besoin de toi. »
02:45Et il est plus probable qu'aujourd'hui il continue lui aussi.
02:48Infantino, il est très critiqué parce qu'il est d'abord très critiquable.
02:52Il pousse vraiment le bouchon extrêmement loin.
02:54Alors ce n'est pas lui qui a inventé le football business,
02:56ce n'est pas lui qui a commencé un peu les dérives à la FIFA.
02:59Seb Blatter avant lui, même Joe Aulange, un président de la FIFA qui restait extrêmement longtemps,
03:05un brésilien, ce n'était pas franchement semé de roses non plus.
03:09Mais voilà, Janine Fantino, c'est un gros travailleur, c'est un grand politique.
03:14Il parle toutes les langues, il le répète assez souvent.
03:17Il a énormément de contacts avec tout le monde.
03:19Il sait distribuer l'argent là où il faut.
03:21Il sait obtenir des postes pour les uns et les autres, de manière à être soutenu.
03:24Enfin, il sait, il connaît son métier et il n'y a pas de doute qu'il sera réélu.
03:28Si on répète peut-être ce qu'il peut se dire de manière, on va dire, moins officielle,
03:34dans les rendez-vous qu'on peut avoir, évidemment,
03:36les gens à la Fédération française de foot, comme dans d'autres fédérations,
03:39il y a des critiques envers Janine Fantino.
03:42Voilà, on considère qu'il soutient trop les clubs et pas assez les fédérations.
03:48Il y a des dérives, il y a aussi une attitude.
03:50D'ailleurs, il y a eu quelques déclarations, même de Philippe Diallo, un peu public,
03:53où il a dit qu'il fallait aussi faire un petit peu attention à la manière dont on se comportait,
03:57l'attitude qu'on pouvait avoir par rapport à l'image du football.
04:00Mais ces gens-là savent très bien comment ça fonctionne.
04:03Ce n'est pas des Tchè Guevara non plus.
04:05Ils ne vont pas aller au carton, ils ne vont pas le mettre en danger.
04:07Donc, la possibilité pour la France d'avoir aussi des avantages.
04:11Et donc, voilà, ils se plient à ce qu'est le système.
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