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  • il y a 2 jours
Le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé, sur X, que deux militaires américains ont été "tués au combat" en Jordanie vendredi 17 juillet, alors qu'ils "repoussaient des attaques de missiles balistiques iraniens et de drones". "Un militaire est actuellement porté disparu. Quatre militaires américains ont été évacués médicalement vers des hôpitaux jordaniens", a également ajouté le Centcom.

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Transcription
00:00C'est le CENCOM, le centre de commandement, Laurence, qui annonce donc la mort de deux soldats américains.
00:09Oui absolument, ça confirme un peu les informations qu'on a données depuis le début de l'après-midi sur
00:13BFM,
00:14à savoir qu'il y a eu vraisemblablement un bombardement ou des bombardements extrêmement importants sur une base militaire en
00:21Jordanie.
00:22Et là, le CENCOM confirme la mort de deux soldats américains.
00:26C'est extrêmement important dans le contexte américain, car vous le savez, on a cessé de le répéter depuis des
00:32semaines, des mois.
00:33Les Américains sont traumatisés par les guerres au Proche-Orient.
00:37Ils ne veulent pas de cette guerre, tous les sondages le montrent.
00:39Et c'est ce que Donald Trump ne voulait certainement pas.
00:42Par ailleurs, et ça c'est très important aussi, selon le CENCOM, un militaire américain est porté disparu.
00:50C'est exactement ce que dit le CENCOM dans ce communiqué, précisant aussi que quatre autres militaires américains
00:57ont été tués, évacués médicalement vers des hôpitaux jordaniens.
01:02Je vous rappelle que ce matin, lors d'une conversation téléphonique que plusieurs journalistes ont eue
01:05avec un militaire qui, sous couvert d'anonymat, nous donnait des informations,
01:10il parlait de 13 militaires américains blessés, ils n'avaient pas beaucoup d'informations.
01:14Il disait que ces militaires avaient été évacués vers une base militaire en Allemagne,
01:20comme c'est toujours le cas lors d'une guerre en Irak ou en Afghanistan dans le passé.
01:24Mais donc là, on est vraiment de manière factuelle dans un tournant,
01:27avec deux militaires américains tués, plusieurs autres blessés,
01:33quelque chose que Donald Trump doit gérer.
01:35Donald Trump n'est pas à la Maison-Blanche, il n'est pas à Washington en ce moment.
01:39Il est à Badminster, dans son golfe, et pour le moment, le président Trump se refuse à tout commentaire.
01:45Merci, Laurence Haïm, en direct de Washington.
01:47Phil Kersanti, vous portez la parole de Donald Trump, deux militaires américains tués, morts au combat.
01:53Quelle est votre première réaction en tant que citoyen américain ?
01:56Alors, en tant que porte-parole de Donald Trump, du comité Trump, en fait, c'est une nouvelle qui me
02:05choque.
02:05J'ai peu de mots pour… j'ai l'émotion qui me… enfin bref, écoutez, c'est très choquant et
02:12c'est très dévastateur.
02:13La seule chose que je puisse dire là, à ce stade-là, connaissant un petit peu cette administration,
02:18et plutôt bien comme le disait Laurence tout à l'heure, je pense que ça ne va pas calmer l
02:21'administration américaine.
02:22Je pense que Pitex 7, que je connais un petit peu personnellement, a de bonnes raisons maintenant de déchaîner la
02:29force.
02:30Et je pense que la nuit va être agitée en Iran et que les cibles, je dirais, les ponts, les
02:38centrales électriques, risquent de subir de graves dégâts.
02:41Enfin, je suis choqué, donc je suis choqué.
02:44Vous pensez qu'il va y avoir un tournant ?
02:45Donc là, il va y avoir un déchaînement de la force américaine.
02:48Oui, parce que là, ça va… on repart dans une forme de traumatisme pour les Américains.
02:52Et en plus, alors là, l'histoire de… j'apprends sur votre plateau, je n'étais absolument pas au courant,
02:56parce que c'est sorti pendant notre émission.
02:59Le militaire américain disparu, je ne sais pas si c'est… je ne comprends pas.
03:03Est-ce que ça veut dire qu'il y avait des troupes au sol qui ont été une opération spéciale
03:07avec un militaire qui a été capturé ?
03:10Je ne sais pas ce que ça veut dire.
03:11Mais en tout cas, je pense que c'est un tournant assez important pour cette guerre à venir.
03:15Un militaire américain disparu, donc potentiellement, peut-être, c'est une des hypothèses prises en otage.
03:21Prises en otage par qui ? Par ces hommes qu'on voit cagoulés de propagande
03:26qui peuvent potentiellement faire chanter les États-Unis.
03:28Est-ce que ça peut être un tournant, Antoine Basse-Bousse, dans cet acte 2 de la guerre
03:32et entraîner une escalade plus grande ?
03:35Vous savez, on n'est pas dans une guerre devant une console de jeu, une guerre virtuelle.
03:39C'est une vraie guerre dans laquelle, cette semaine, il y a eu 50 morts en Iran,
03:44500 blessés en Iran, réclamés, revendiqués par le gouvernement iranien.
03:49Donc, en face, il doit y avoir, il peut y avoir, c'est arrivé, ça arrivera, des morts, des blessés,
03:57des pertes.
03:57C'est normal, c'est la loi de la guerre.
04:00On n'est pas derrière une console de jeu.
04:02Donc, évidemment, cela va susciter des débats politiques aux États-Unis.
04:07M. Trump, est-ce qu'il va reculer ?
04:10Est-ce qu'il va se dire, ah, j'ai mis les mid-terms, je regarde les sondages, je regarde
04:14le prix du baril ?
04:15Ou bien s'installer dans une guerre d'usure avec un acte 3, un acte 4 et à l'infini
04:21?
04:22Ou bien il va dire, bon, je vais en finir avec ce régime,
04:25quel que soit le coût d'en finir ?
04:29Et à ce moment-là, il va mettre le paquet et il a la capacité.
04:33Parce que finalement, il y a quatre fronts en Iran.
04:37Le front d'Hormuz, le front militaire, mais il y a aussi le front politique,
04:40parce que le pays est divisé.
04:41Où est le guide ? Où est l'arbitre ? Il n'y en a pas.
04:45Il y a le président de la République, le président du Mèche, d'un côté, qui négocie.
04:48Et leur parole ne vaut pas grand-chose, disent les Pakistanais,
04:52alors que les Pazdaran, eux, tiennent le pays.
04:54Il y a la bataille, la guerre économique, l'inflation et tout le reste, le chômage.
05:01Mais aussi, il y a la guerre à l'échelle régionale,
05:07dans laquelle ils ont perdu la Syrie, ils ont perdu le Hamas,
05:11affaiblissement du Hezbollah et des milices irakiennes.
05:15Donc, ces quatre fronts sont réunis pour affaiblir le régime iranien.
05:20On se souvient, et on l'a tous vécu ici, ensemble, en direct,
05:25quand un soldat américain est tombé sur le sol iranien, ce pilote.
05:28On a vu, effectivement, les forces américaines tout faire pour aller le chercher.
05:32David Rigolero, quelle peut être la réaction de Donald Trump ?
05:35On sait que c'était son cauchemar de voir des soldats américains
05:38revenir dans des cercueils.
05:39C'est son cauchemar, mais en même temps, c'est assez paradoxal,
05:41parce que quand on rentre en guerre, malheureusement,
05:45le risque, c'est d'avoir des tués.
05:48C'est le problème.
05:51Depuis la guerre de 1990, c'était l'illusion du zéro mort.
05:57Une guerre, malheureusement, c'est des morts.
05:59C'est ça, le problème.
06:00Donc, effectivement, ça engage beaucoup de choses.
06:02Et c'est talent d'Achille, d'autant plus pour Donald Trump,
06:04qu'effectivement, il s'était engagé à ne pas rentrer en guerre
06:07et à exploser les troupes américaines.
06:08Mais ça fait écho de manière assez paradoxale
06:11avec les redondes montades de Pitex-7
06:13par rapport à l'idée qu'il faut tester la testostérone des soldats
06:17pour qu'ils soient beaucoup plus efficaces, etc.
06:20Ça va être un problème.
06:22Et puis, la question du disparu.
06:23C'est quand même un gros point d'interrogation.
06:26Parce que, qu'est-ce que ça signifie, un disparu ?
06:28Si c'est bien en Jordanie, qui est un pays allié,
06:32donc ça supposerait quoi ?
06:33Qu'il soit soit parti de lui-même,
06:36soit été enlevé par un groupe dont on ignore.
06:39Oui, mais c'est quand même...
06:41Ça suscite beaucoup d'interrogations,
06:44encore plus que le fait du résultat des frappes
06:46qui était malheureusement attendu,
06:48puisque ça avait été un peu masqué,
06:49mais on savait très bien qu'il y avait eu des pertes humaines.
06:51Vous le redoutez, j'imagine, la prise d'otage ?
06:53C'est l'hypothèse qui vous terrifie ?
06:54Moi, je n'ai aucune information.
06:56J'attends de recevoir un message personnel.
06:59Je n'ai aucune information.
07:00Ou qu'il est, malheureusement, sous les décombres,
07:02quelque part aussi.
07:03Exactement, j'ai pensé aussi à ça.
07:04Mais là où, David, avez raison,
07:06vous avez raison, la guerre, ça fait des morts.
07:08Sauf que, depuis le 28 février,
07:11il n'y avait eu que 13 morts.
07:12Non mais, du point de vue américain,
07:15c'était quelque chose où on ne rentrait pas
07:17dans un processus comme on a pu le vivre en Irak.
07:19Vous êtes américain, dans la représentation américaine,
07:22c'est toujours un problème majeur.
07:23Oui, vous avez raison, vous avez tellement raison.
07:25Laurence Haïm est toujours avec nous en direct de Washington.
07:27Laurence, vous nous l'annonciez,
07:29le CENCOM annonce deux morts, un disparu.
07:32Est-ce qu'on en sait plus sur ce militaire américain ?
07:35Je crois qu'on a perdu la liaison, Thierry Arnaud.
07:37Vous vouliez effectivement dire un mot sur ces deux morts américains ?
07:41C'est un revers, évidemment, pour Donald Trump,
07:44à plusieurs titres.
07:46Il nous respecte sur tous les tons depuis des jours
07:48que c'est la plus forte armée du monde
07:50et de loin l'armée américaine
07:51et qu'il a anéanti l'armée iranienne.
07:54Or, ce que démontre cette frappe,
07:57c'est que les Iraniens conservent une capacité de nuisance
08:00et la capacité militaire d'aller frapper des bases américaines.
08:05Aller frapper une base en Jordanie,
08:06je ne sais pas si on peut mettre une carte à l'écran
08:09si on en a une sous la main en Régie,
08:11mais ça veut dire que vous êtes à 800-900 kilomètres
08:15de la frontière de l'Iran.
08:16Ça veut dire qu'on a utilisé des drones ou des missiles,
08:19ou les deux,
08:19qui ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres
08:22avant d'aller toucher une base américaine
08:24et que les Américains n'ont pas pu,
08:26dans leur totalité, neutraliser.
08:28Donc, ça veut dire que cette capacité militaire iranienne,
08:34contrairement à ce que nous dit Donald Trump,
08:36on le constate depuis une semaine maintenant,
08:37elle n'est pas anéantie,
08:40et non seulement elle n'est pas anéantie,
08:41mais elle conserve la capacité d'aller taper efficacement
08:45les cibles américaines.
08:47Est-ce un aveu d'échec ?
08:48Le général Christophe Gomart est toujours avec nous.
08:50Général Gomart, merci d'être avec nous.
08:53Deux morts et un disparu américain.
08:55Thierry Arnault parlait à l'instant de frappes de missiles
08:58qui ont atteint exactement leurs cibles.
09:00Est-ce que vous pensez que l'Iran, aujourd'hui,
09:02démontre sa force ?
09:05L'Iran, depuis le 28 février 2026,
09:08a montré sa capacité à réagir et à s'y voulait juste.
09:13Donc là, il y a malheureusement deux soldats américains tués,
09:16qui s'ajoutent aux 13 tués déjà précédents,
09:20avec un disparu.
09:22Pour moi, le disparu est peut-être, en effet,
09:24en sauvelis sous des décombres.
09:26Si l'on lit le communiqué de Sankom,
09:29où c'est des gens qui, j'allais dire,
09:32essaient de détruire des missiles, justement, iraniens.
09:36Donc oui, l'Iran montre sa capacité à résister.
09:39Et on sait que l'Iran a encore des stocks de missiles.
09:41L'Iran a la capacité de fabriquer des drones et des missiles.
09:44L'Iran a enterré toute son industrie d'armement.
09:47Donc l'Iran a encore pendant des semaines,
09:52peut-être des mois,
09:53une capacité à réagir à toute attaque américaine.
09:55Et je pense que leur capacité de production n'est pas nulle non plus.
10:00Même si les Américains détruisent un certain nombre d'infrastructures civiles,
10:04je pense que, justement,
10:06les Iraniens se sont préparés depuis presque 50 ans
10:08à réagir à toute tentative d'attaque.
10:11Et pour cela, on enterrait beaucoup, beaucoup de leurs infrastructures,
10:15beaucoup de leur capacité de production
10:16et beaucoup de leurs dépôts de missiles et drones et bombes.
10:20Général Gomart, on sait que ces deux morts américains
10:23interviennent dans une phase d'escalade, de montée des tensions.
10:27Est-ce que vous pensez que ça peut être un tournant
10:29dans l'accélération de cette guerre ?
10:32Alors, je ne pense pas que ce soit un tournant.
10:33Malheureusement, comme ça a été dit sur votre plateau,
10:36une guerre sans morts, ça n'existe presque pas.
10:42Le SONCOM s'attendait sans doute à avoir des soldats tués
10:44par l'effet des missiles ou des drones qui atteignent leur site,
10:48parce qu'en termes de protection anti-missiles ou anti-drones,
10:51malheureusement, on est capable de défendre à 80, voire 90 %,
10:54mais il reste 10 à 20 % de missiles ou de drones
10:56qui sont capables de franchir les barrières anti-missiles ou anti-drones.
10:59Donc, je ne pense pas que ça changera le cours de la guerre.
11:01Ça ne fait que, j'allais dire, convaincre Donald Trump
11:06qu'il doit continuer et qu'il va continuer à frapper l'Iran
11:10tant que l'Iran n'aura pas libéré des droits d'armouze,
11:12tant que l'Iran ne retournera pas à la thème de négociation
11:15pour signer « nous n'aurons pas d'armes nucléaires ».
11:18Et c'est ce qui compte, ce sont les seules choses qui comptent pour Donald Trump.
11:21– Général Gomart, restez avec nous.
11:25On connaît le caractère, comment dire, assez versatile de Donald Trump.
11:31Est-ce que vous pensez, Philippe Garcenti,
11:33que la mort de ses deux soldats américains
11:35pourrait l'encourager à taper encore plus fort l'Iran ?
11:38– Oui, alors, il est versatile dans ses propos,
11:41mais pas dans sa stratégie, pas dans ses actes.
11:44Ça, c'est ma première chose.
11:45Maintenant, oui, je pense qu'en tout cas, même politiquement,
11:48il ne peut pas ne pas frapper très très fort ce soir,
11:52cette nuit et dans les jours qui viennent.
11:54Quand je vous parlais tout à l'heure,
11:56je vous parlais des prochaines cibles iraniennes de haut niveau,
12:01je pense que les Américains vont être obligés d'y aller.
12:03Et n'oubliez pas que le renseignement américain
12:05et le renseignement israélien sont très présents
12:07sur les territoires iraniens, et donc c'est là où ça va agir.
12:11Contrairement à ce que vient de dire Christophe Gomart,
12:13je pense qu'on a un tournant qui peut entraîner
12:16un basculement vers un déferlement qu'on appelle Epic Fury.
12:20Je crois que ça va être super Epic Fury.
12:22– Et vous n'avez pas peur de la riposte ?
12:24Des représailles ?
12:25– De toute façon, il faut se...
12:26– On voit bien que là, ils font des morts.
12:28– J'entends ce que vous dites, et tout le monde doit avoir peur.
12:30Comme je vous le dis encore une fois,
12:31hier, ils ont annoncé qu'ils étaient prêts à bombarder l'Europe.
12:34Donc, ce régime est un danger mortel pour notre civilisation.
12:39Comme vous le disiez, ils veulent aussi convertir les monarchies du Golfe,
12:44ils veulent convertir la tierre entière.
12:45Ces gens-là doivent être...
12:46Ce régime doit être éradiqué pour libérer le peuple iranien en premier,
12:50et ensuite, les pays du monde entier.
12:53Ce sera un immense soulagement.
12:54Je pense encore une fois, je parle au Liban.
12:56Le Liban vit sous cette menace terroriste depuis 40 ans,
12:59avec le Hezbollah qui a entraîné, par exemple,
13:01le Liban dans cette guerre,
13:03au début des hostilités et à la reprise d'hostilités.
13:07Très clairement, ce régime doit être stoppé définitivement.
13:11Il y aura probablement des morts.
13:12On va peut-être aussi subir du terrorisme ici,
13:14mais c'est quelque chose...
13:16Et on parlera aussi du prix à la pompe.
13:18Il faut quand même se dire une chose.
13:19On a payé l'essence seulement 20% plus cher en France.
13:22Donc, ce n'est pas quelque chose qui est exorbitant
13:24par rapport à l'enjeu aux États-Unis.
13:27Pour le portefeuille des Français.
13:29Non, mais je veux dire, compte tenu des taxes,
13:31aux États-Unis, le prix du baril,
13:33enfin, le prix à la pompe a doublé.
13:34Le gallon a doublé.
13:35Donc, ce n'est-à-dire, nous, en France,
13:36avec, on va dire, le coussin des taxes,
13:39on n'a eu que 20% d'augmentation.
13:41Le varinage, vous vois, français.
13:43Oui, parce qu'en fait, il y a plusieurs choses
13:44dans ce qui a été dit.
13:45Je ne me prononcerai pas,
13:46parce que je pense que les populations,
13:50finalement, globales,
13:51qui ont été impactées par le détroit d'Hormuz,
13:53on parle, vous parlez des Français,
13:55il y a aussi d'autres populations en Europe,
13:57mais aussi l'Asie.
13:58On a des sensations,
13:59enfin, des ressentis différents sur l'acceptation.
14:02Moi, je ne spéculerai pas sur, effectivement,
14:04est-ce que sur 20%, 10%, c'est acceptable ou pas.
14:07Par contre, sur la question du danger
14:08que représente, effectivement, le régime actuel,
14:12il y a deux volets.
14:13Il y a ce qui a été acté, ce qu'on voit,
14:14et je pense que ce qui a été dit tout à l'heure a raison,
14:17c'est sur l'évolution du régime
14:18depuis sa naissance,
14:19où il cache assez peu, en fait, son idéologie,
14:23puisque des choses qui ont été étudiées,
14:24travaillées, écrites,
14:25donc il n'y a pas de surprise.
14:26Par contre, c'est l'étendue,
14:29sa force de frappe et sa réalité de menace,
14:31déjà, dans la région et en dehors de la région.
14:34Moi, ce que je dis,
14:34c'est que ces images qu'on voit là,
14:36envoient un message, au final,
14:38d'un enracinement à perpétuer
14:40cette menace régionale,
14:42mais au-delà.
14:43Et c'est effectivement, à mon sens,
14:44ce dont il faut, vous dites,
14:46il y aura peut-être des attaques terroristes,
14:48moi, ce peut-être, je ne l'accepte pas,
14:50ce n'est pas un détail dans un rapport de force.
14:52Et, en tout cas,
14:53ce qu'il faut, à mon sens,
14:55vous vous dites qu'effectivement,
14:56dans quatre mois,
14:57je prends vos mots,
14:58le régime tombe.
15:00Eh bien, écoutez, on verra.
15:01Et s'il ne tombe pas,
15:02ça veut dire que la menace va durer.
15:04Et donc, il y aura effectivement
15:05des réflexions diplomatiques,
15:07militaires,
15:08stratégiques à avoir,
15:09qui est né de ce conflit
15:10qui n'a pas été,
15:11on va dire,
15:12décidé par la communauté internationale.
15:15Donc, en fait,
15:15on a les Israéliens,
15:16les Américains,
15:17qui ont décidé seuls
15:18de mettre,
15:19ce que vous dites,
15:20finalement,
15:21la population mondiale
15:22en otage,
15:23de décisions qu'ils ont prises
15:24de manière assez...
15:25Alors,
15:25on va essayer,
15:27on va essayer de faire,
15:28de distribuer aussi la parole.
15:30Ce que dit très clairement
15:31le Varinal,
15:32d'un mot, alors ?
15:33En un mot,
15:34non,
15:34c'est l'Iran qui mène la guerre
15:36au monde entier
15:36depuis 47 ans.
15:38Mais j'ai une seule question
15:38pour tous les intervenants.
15:40Quelle est l'alternative
15:41à la chute du régime ?
15:42Garder ce pays
15:43avec ses armes
15:44et ses méthodes terroristes
15:45dans le monde entier
15:46et nous mettre la revolver sur la temple ?
15:48J'attends juste
15:48quelle est l'alternative.
15:49Excusez-moi,
15:50je ne vais pas faire
15:51de politique fiction,
15:52mais l'histoire
15:53des grandes puissances
15:53ont montré
15:54qu'elles étaient aussi capables
15:55d'appuyer
15:56des mouvements d'opposition.
15:58On a mis en lumière
15:59le fait qu'on ne voit pas,
16:01effectivement,
16:01le guide suprême.
16:02J'entends ?
16:03Moi, j'étudie,
16:04effectivement,
16:04depuis le début du conflit,
16:05l'opposition iranienne
16:06a aussi du mal
16:07à se structurer,
16:08à s'entendre.
16:09Ça ne peut pas sortir
16:10des Iraniens eux-mêmes.
16:12Donc,
16:12tant qu'on n'aura pas
16:13une identification
16:14des opposants
16:15de l'alternative politique
16:16de manière claire,
16:16je ne dis pas que c'est facile,
16:18je ne dis pas que ça va arriver demain,
16:19on ne peut pas faire
16:19sans les Iraniens.
16:20Dans votre solution,
16:21elle se fera sans les Iraniens.
16:22Ça me dérange un peu.
16:23Alors,
16:24on va essayer
16:25de faire circuler la parole,
16:26M. Kersanti.
16:28Antoine Bassebouze,
16:29ce que dit clairement
16:30l'Ovarinelle,
16:31c'est peut-être que Donald Trump
16:32s'est mis lui-même
16:33dans un propre piège.
16:35Je vous donnerai la parole
16:36après,
16:36Philippe Kersanti,
16:37parce que je vois déjà
16:38que le mot piège
16:38vous agace,
16:39mais est-ce que
16:40ce n'est pas la réalité ?
16:44Sans fin,
16:45qui fait des morts américains,
16:46deux soldats tués encore aujourd'hui,
16:48un disparu.
16:49Est-ce que Donald Trump
16:50est en train de s'enliser
16:51dans un conflit ?
16:52On ne sait pas
16:53jusqu'où il va aller.
16:54Je crois que Trump
16:55a été enchanté
16:58par ce qui est arrivé
16:59au Venezuela.
17:01Il pensait
17:01qu'il suffisait
17:03d'éliminer le guide
17:04pour que le régime tombe.
17:05Donc,
17:06il n'a pas peut-être
17:07laissé les militaires
17:08planifier la guerre,
17:09parce que le chef de guerre,
17:11c'est celui qui communique,
17:12qui ordonne,
17:13et c'est lui
17:14le chef de guerre,
17:15ce n'est pas un professionnel,
17:17il est autre chose
17:18qu'un chef de guerre.
17:20Donc là,
17:20l'Iran a connu
17:23plusieurs hémorragies
17:24et ces hémorragies,
17:25malgré la résilience,
17:27la faiblissent,
17:28au point qu'à un moment donné,
17:30quand il voit
17:30que le pays est divisé,
17:32que le front militaire,
17:33il y a le front politique,
17:34il y a le front économique,
17:35il y a également
17:36le démantèlement
17:38de son réseau,
17:38de son influence régionale.
17:40Donc ce pays,
17:42ce régime s'affaiblit,
17:43à un moment donné,
17:44il va tomber.
17:46Et donc,
17:47à quel moment,
17:47je ne sais pas,
17:48quelle sera la méthode,
17:51je l'ignore,
17:52est-ce qu'il va y avoir
17:52une combinaison de frappes,
17:55mais aussi de minorités
17:57qui vont se soulever ?
17:58Est-ce qu'il y aura
17:59un commando
18:00qui va surgir
18:01à un endroit précis
18:02de Téhéran
18:03pour prendre
18:04un commando
18:06iranien
18:06préparé,
18:08entraîné
18:08par les Etats-Unis
18:09ou Israël ?
18:10Donc,
18:11il ne suffit pas
18:12de parler
18:12à la télévision américaine
18:14pour que le régime tombe.
18:15Il faut coordonner,
18:17il faut faire
18:18une combinaison
18:19entre plusieurs
18:21matières
18:22pour que ce régime tombe.
18:24Mais tout ça
18:24peut mettre
18:24des jours,
18:26des semaines,
18:27des mois.
18:27Thierry Arnaud,
18:28je vous vois
18:28au chef de la tête,
18:29effectivement,
18:29on a l'impression
18:30que là,
18:31on rentre dans quelque chose
18:33d'assez vertigineux.
18:34Oui,
18:34parce que c'est vraiment
18:35le sujet typiquement
18:36sur lequel Donald Trump
18:37a dit tout et son contraire,
18:38le régime iranien.
18:41J'ai en tête,
18:42je retrouvais la citation
18:44de ce qu'il disait
18:44le 17 juin
18:46au sommet d'Evion
18:46alors qu'il s'apprêtait
18:48à signer le mémorandum,
18:50l'accord avec les Iraniens.
18:51Il disait à propos
18:51des dirigeants iraniens,
18:53on traite avec des gens
18:54qui sont rationnels,
18:55c'est agréable
18:56de traiter avec eux,
18:57ils sont intelligents,
18:59ils sont plus intelligents
19:00que ceux qui ont précédé,
19:01ils ne sont pas radicalisés,
19:03ils cherchent
19:04à aider leur pays.
19:05Les mêmes,
19:06dix jours plus tard,
19:06ils les traitent de malades
19:08et parce qu'ils ont
19:09dénoncé l'accord.
19:11Donc,
19:12voilà,
19:13le cap,
19:14le moins qu'on puisse dire,
19:15c'est qu'il a été
19:15sur ce sujet précis
19:17de est-ce que les États-Unis
19:18veulent renverser
19:19le régime iranien
19:20ou est-ce qu'ils sont prêts
19:21à traiter
19:21avec le régime iranien,
19:23c'est vraiment typiquement
19:24le sujet sur lequel
19:25Donald Trump a dit
19:26tout et son contraire.
19:27Ce n'est pas la préoccupation
19:28majeure aujourd'hui.
19:29Ce qu'il répète
19:30comme étant l'objectif majeur
19:31pour les États-Unis,
19:32c'est obtenir
19:34l'abandon
19:35par l'Iran
19:36de toute possibilité
19:37d'obtenir l'arme nucléaire.
19:38Une fois qu'il a obtenu ça,
19:40le fait que ce soit toujours
19:40un ayatollah au pouvoir
19:41ou pas,
19:42c'est de son point de vue
19:43un sujet secondaire.
19:45Si vous nous rejoignez,
19:46il est 19h30 sur BFM TV,
19:48on vient de l'apprendre,
19:49il y a deux soldats américains
19:50qui ont été tués
19:51dans des frappes iraniennes
19:52en Jordanie.
19:53Il y a un soldat
19:54qui est disparu
19:54et quatre blessés.
19:55On prend tout de suite
19:56la direction de Washington
19:57retrouver Laurence Haïm.
19:59Bonsoir, rebonsoir Laurence.
20:01Est-ce que vous avez
20:01des informations supplémentaires
20:03sur ce soldat américain
20:06disparu sur le sol jordanien ?
20:11Écoutez, il n'y a pas d'informations
20:12sur ce soldat précis
20:13mais ce qu'on sait,
20:14c'est que depuis 48 ans,
20:15il y avait quand même
20:16dans cette guerre de communication
20:18des communiqués un peu étonnants
20:21du SYNCOM
20:22lorsque vous regardiez
20:23très précisément
20:24les mots employés
20:25dans les communiqués.
20:26Hier, mes collègues et moi
20:27ici à Washington,
20:29on a été surpris de voir
20:30que le SYNCOM
20:32mentionnait le fait
20:33qu'un soldat américain
20:34ait été capturé en Syrie
20:36en disant
20:37c'est une fausse information
20:38et vous savez,
20:39le SYNCOM fait extrêmement attention
20:41à la manière dont il communique
20:43et donc le fait hier
20:44qu'ils aient évoqué
20:45dans un tweet,
20:46dans leur communiqué,
20:47la capture d'un soldat américain
20:49nous a mis tous la puce à l'oreille.
20:51Et puis ce matin,
20:51lors de cet entretien téléphonique
20:54qu'un militaire sous couvert d'anonymat
20:55a fait avec quelques journalistes,
20:57il disait
20:57« attention, il y a eu beaucoup de blessés
20:59sur la base militaire en Jordanie,
21:02beaucoup de soldats américains ont été blessés,
21:04on n'en sait pas trop,
21:05le contact militaire parlait
21:07de 13 soldats américains blessés,
21:09le SYNCOM est resté très silencieux
21:11jusqu'à ce qu'on apprenne
21:12il y a quelques instants
21:13les deux soldats américains tués
21:16et un qui a disparu,
21:18alors ça n'est pas capturé,
21:19il faut là aussi faire très attention
21:21au vocabulaire,
21:22mais en tout cas disparu
21:23dans le vocabulaire
21:24de communication du SYNCOM,
21:26c'est pas mort et c'est pas tué
21:28et donc on va voir
21:29dans les heures qui viennent
21:31non seulement l'évolution
21:32de cette situation
21:33par rapport à ce soldat américain
21:35officiellement disparu,
21:37mais bien évidemment
21:37c'est un tournant important
21:39sans doute dans cette guerre
21:41avec Donald Trump
21:42qui je vous le rappelle
21:43reste totalement silencieux.
21:45Merci Laurence Haïm
21:47en direct de Washington
21:48aux Etats-Unis.
21:49David Rigolero,
21:50on sait qu'il y a 50 000 soldats américains
21:53actuellement déployés
21:54au Moyen-Orient,
21:55est-ce qu'ils sont en sécurité ?
21:56Est-ce que Donald Trump
21:57pourrait choisir
21:58de les rapatrier ?
21:59C'est un vrai problème,
22:00on le voit déjà
22:01avec les bases
22:02et notamment le fait
22:03que les KC-135
22:07ont été prépositionnés
22:09en Israël massivement
22:10et non plus sur les bases
22:12justement où ils étaient
22:14potentiellement exposés.
22:15Les personnels ont été déplacés
22:16également pour éviter
22:17qu'ils soient justement
22:18exposés aux frappes.
22:20Ça montre quand même
22:21la situation de fragilité,
22:22de ces bases,
22:23effectivement.
22:24Et puis,
22:24le paradoxe pour Israël,
22:27c'est que pour l'instant,
22:27Israël est en dehors,
22:28mais la concentration
22:29de tout ce nombre d'avions
22:31qui servent à l'opération,
22:33justement,
22:33on sait qu'il y a une quinzaine
22:34encore de KC-135
22:38ravitailleurs
22:38qui vont arriver
22:39alors qu'il y en a
22:40une soixantaine déjà,
22:40ce qui est énorme.
22:41C'est un risque
22:42parce que quand vous avez
22:44une concentration comme ça,
22:46les Iraniens pourraient
22:47tenter de taper
22:48pour faire un...
22:49Effectivement,
22:50et là,
22:51ce n'est pas du tout
22:52à négliger.
22:52C'est exactement
22:53ce qu'attendent
22:54les Israéliens.
22:54Les Israéliens ne demandent
22:55que cela.
22:56Ce n'est pas forcément
22:56ce qu'attendent
22:57les Américains.
22:57Non,
22:58mais les Américains
22:59sont contents
23:00quand les Israéliens
23:01vont frapper
23:01parce qu'ils ont
23:01la banque de cibles.
23:02Et pour revenir
23:03juste par rapport
23:03à ce que disait,
23:04je suis tout à fait
23:04d'accord avec vous,
23:05vous avez entièrement raison,
23:06sans le peuple iranien,
23:07il n'y aura pas de libération
23:09de l'Iran des Mollahs.
23:11Ça,
23:11c'est clair et net.
23:12Donc là-dessus,
23:13et encore une fois,
23:14j'insiste,
23:16civilisationnel
23:16et apocalyptique
23:17de se débarrasser
23:18de ce régime.
23:19Et c'est pour ça
23:19que je vous dis,
23:20les Israéliens
23:21l'ont bien compris eux-mêmes.
23:21Mais nous,
23:22Européens,
23:23qui sommes aussi ciblés
23:24par leurs menaces,
23:25on doit aussi
23:26prendre ça en compte.
23:27Et moi,
23:27je serais ravi.
23:28Vous avez l'impression
23:28que vous faites le boulot
23:29pour le reste de la planète,
23:30que les États-Unis
23:31font le boulot ?
23:31Je fais l'impression
23:32que les États-Unis,
23:33Israël et bientôt
23:34les pays du Golfe
23:35font le très beau boulot,
23:37pas le sale boulot,
23:38le très beau boulot
23:39pour le reste de la planète
23:39pour nous débarrasser
23:40de ce régime apocalyptique.
23:41David Rigoleros,
23:42vous disiez effectivement
23:43de plus en plus d'avions ravitailleurs
23:45actuellement
23:45à l'aéroport Ben Gurion
23:47d'Israël,
23:48de Tel Aviv.
23:50Alors,
23:50ce qui est intéressant,
23:51c'est qu'est-ce qui va se passer ?
23:52C'est-à-dire que ça peut être
23:53une cible pour l'Iran,
23:54vous venez de le dire,
23:55mais est-ce que ces ravitailleurs
23:57au contraire
23:57ne vont pas décoller
23:59pour une campagne
24:00de frappe plus massive ?
24:01De toute façon,
24:01la campagne,
24:02c'est programmé sur des semaines,
24:03ce n'est pas des jours.
24:08C'est pour que des avions
24:10puissent tourner en permanence
24:11et être ravitaillés en permanence.
24:13Pour qu'il y ait autant
24:14de ravitailleurs en voie.
24:15Ce sont des pompes à essence.
24:17Donc,
24:17à partir du moment
24:18où on concentre
24:19un nombre de pompes à essence aériennes,
24:21c'est pour qu'elles soient utilisées.
24:22Donc,
24:22c'est comme une voiture.
24:23Quand un avion a besoin d'essence,
24:25il va à la pompe à essence
24:27pour poursuivre
24:28ses missions de frappe.
24:30Donc,
24:30effectivement,
24:31on est vraisemblablement
24:31sur une programmation
24:32qui se compte en semaine.
24:34C'est vraisemblable.
24:35Antoine Basbourg.
24:36Moi,
24:36je voudrais revenir
24:37sur le soldat
24:37disparu.
24:38Si jamais ce soldat
24:39est disparu en Syrie,
24:41ça veut dire que c'est Daesh
24:42qui l'a capturé.
24:44Et à vrai dire,
24:45un soldat disparu,
24:46ça pèse beaucoup plus lourd
24:48que deux soldats
24:49qui sont morts.
24:50Parce que le disparu
24:51va apparaître un jour.
24:53Ils vont faire du chantage.
24:54Ils vont le montrer,
24:55le faire parler.
24:56Il va lancer des appels
24:58à sa famille,
24:58au président américain,
25:00au ministre de la Défense.
25:02Très concrètement,
25:03qu'est-ce qui peut se passer ?
25:03Si ce soldat
25:05est aux mains,
25:06donc vous dites,
25:07de Daesh,
25:08qu'est-ce qui peut se passer ?
25:09C'est-à-dire que ces mêmes images
25:10où on a vu des hommes
25:11cagoulés,
25:11il y aura un soldat américain
25:13potentiellement
25:14pour faire chanter
25:14Donald Trump.
25:15Si le soldat est capturé en Syrie,
25:18en Syrie,
25:18il y a plus Daesh
25:20que les puissances,
25:22que les forces,
25:23les milices pro-iraniennes.
25:25Alors,
25:26dans ce cas-là...
25:26Il y a aussi des Iraniennes.
25:27Oui,
25:28mais ils ne sont pas
25:28en situation...
25:30Bon,
25:30ils sont des restes.
25:31Donc,
25:32en tout cas,
25:33que ce soit Daesh
25:34ou les milices pro-iraniennes,
25:35ils vont l'exposer.
25:36Ils vont le faire parler.
25:37Et c'est un otage
25:39qui va apparaître
25:40régulièrement
25:41sur les écrans
25:42de télévision
25:42pour appeler à la fin de la guerre,
25:44pour condamner Israël
25:45et les Etats-Unis,
25:47et ainsi de suite.
25:47Et donc,
25:48il sera omniprésent
25:50sur les écrans.
25:51Nous avons connu ça
25:52en France
25:53à une certaine époque
25:54et les Américains
25:55seront pris à la gorge
25:56par cette...
25:58par cette virtuelle
26:01apparition
26:02sur les écrans
26:02de tous les jours.
26:03J'entends ce que dit Antoine,
26:04mais pour l'instant,
26:05on ne sait pas.
26:06Oui, Thierry Arnaud,
26:07il est peut-être aussi
26:08sous des décombres en journée.
26:09Donc, en fait,
26:09à la limite,
26:10on préférait
26:11qu'il soit en celui
26:12et qu'on arrive
26:12à le dégager vivant
26:14qu'une prise d'otage
26:15qui serait une catastrophe
26:16pour le monde entier.
26:18Encore une fois,
26:19c'est notre civilisation
26:21qui est attaquée
26:21par ces gens-là
26:22qui sont des gens
26:23apocalyptiques
26:23qui veulent nous,
26:25je dirais,
26:26nous conquérir.
26:28Moi,
26:29j'entends ce que vous dites
26:30et je serais...
26:32Je comprends tout à fait
26:34l'idée que
26:34la posture annoncée...
26:36D'ailleurs,
26:36les propos,
26:37ce n'est pas une posture,
26:37les propos annoncés
26:38par cette propagande
26:40dont on est ces hommes masqués
26:42en appelant effectivement
26:43des sanctions inoubliables
26:44qu'ils allaient soumettre
26:45aux Etats-Unis
26:46peut avoir des conséquences,
26:48une résonance effectivement
26:50auprès de l'Europe.
26:51Néanmoins,
26:51je ne suis pas sûre
26:52qu'une posture en disant
26:53parce que c'est une menace
26:56civilisationnelle,
26:56la seule solution,
26:57c'est d'agir de manière
26:58unilatérale
26:59en anéantissant un régime.
27:00on fait pardon
27:02de le dire comme ça.
27:03Finalement,
27:04on répond...
27:04Les Américains répondent
27:06de la même manière
27:07que les Iraniens.
27:09Excusez-moi,
27:10ce n'est pas arme contre arme.
27:11Il y a effectivement
27:12aujourd'hui
27:13une entrée,
27:15je ne vais pas dire mondiale,
27:17mais un minima régional
27:17dans un conflit
27:18qui a été décidé
27:19de manière unilatérale
27:21par deux pays.
27:22Le sujet,
27:23c'est comment on en sort,
27:24quelles solutions
27:24pour quelles conséquences.
27:26Plusieurs solutions,
27:27c'est qu'il faut effectivement
27:28que si le régime tombe,
27:30il ne tombera pas
27:30tout seul,
27:31il faut que je le maintiens,
27:32que les Iraniens
27:33soient partie prenante,
27:35acteurs,
27:35actrices
27:36de ce changement.
27:38À ce stade,
27:39c'est un vrai problème.
27:41Rien ne se passe
27:42malgré les mois
27:43et peut-être certainement
27:44causé persécution,
27:45des arrestations,
27:46mais ça ne veut pas dire
27:47que c'est une solution
27:48à mettre de côté.
27:49Ce que je condamne
27:50ou plutôt ce qui m'étonne
27:51et ce qui m'interroge,
27:53c'est que toutes les mobilisations
27:55américaines et israéliennes
27:56ne vont pas dans ce sens-là.
27:58On peut faire du et-et,
27:59mais pour l'instant,
28:00c'est que où ?
28:01Vous avez entièrement raison
28:02que le peuple iranien,
28:03mais en revanche,
28:04là où je ne suis absolument
28:05pas d'accord,
28:06l'Iran a déclaré la guerre
28:08à la civilisation occidentale
28:09et même à ses voisins
28:10depuis 47 ans.
28:12Donc, ne dites pas
28:13que les Américains...
28:13En fait, les Américains
28:14arrivent au moment,
28:15à la limite,
28:16vraiment à minuit moins 5
28:17avant que les iraniennes...
28:18Non, mais vous avez dit
28:19à minuit moins 5,
28:20c'est ça le sujet.
28:21Monsieur Kersant,
28:22je n'ai pas d'ailleurs aussi,
28:23on va aller sur le terrain
28:24parce que nous attend
28:25Naoufel El-Kawafi
28:26en direct du Qatar,
28:27à Doha.
28:28Bonsoir Naoufel,
28:29vous êtes avec Benjamin Danan.
28:31Deux morts américains
28:34et un disparu.
28:36Est-ce que vous avez des échos ?
28:37Que disent les pays du Golfe
28:40justement de ces morts américains ?
28:43Alors, tout à l'heure,
28:44effectivement,
28:45je vous parlais de soldats
28:46américains blessés
28:46sur une base militaire
28:48en Jordanie.
28:49Le centre de commandement
28:50a communiqué à quelques instants
28:51et va plus loin.
28:52On parle de deux soldats
28:53qui ont perdu la vie
28:54à la suite de frappes
28:55en provenance d'Iran,
28:56des frappes de missiles
28:56et de drones.
28:58Un soldat qui est porté
28:59a disparu
28:59et quatre autres
29:00qui sont blessés
29:01et qui ont été transportés
29:02à l'hôpital
29:03à la suite de ces différentes frappes
29:05sur une base militaire
29:06américaine présente en Jordanie.
29:07Ce qu'il faut comprendre,
29:08c'est que ça fait
29:09plusieurs jours,
29:10presque une semaine maintenant,
29:12que l'Iran n'a de cesse
29:13de cibler ces pays du Golfe,
29:14ces pays du Proche-Orient,
29:16notamment les bases militaires
29:17américaines.
29:17C'était le cas ce matin encore
29:19du côté du Bahreïn,
29:20du Koweït,
29:20des sites militaires,
29:21mais pas seulement
29:22des infrastructures civiles,
29:23une centrale électrique,
29:26une usine de dessalement.
29:27Pour l'instant,
29:28pas de communication
29:28ni de la Jordanie
29:29ni des pays du Golfe
29:30sur cette mort,
29:32sur ces morts
29:33de deux soldats,
29:34la disparition de ces deux soldats.
29:35En revanche,
29:36les pays du Golfe
29:37ont tous unanimement
29:38condamné les différentes attaques
29:40dont ils sont victimes
29:40depuis plusieurs jours.
29:42Et la situation
29:42pourrait s'empirer
29:44parce que l'Iran
29:45menace ce soir
29:46de s'en prendre
29:46aux ports et aux aéroports
29:48des Émirats Arabes Unis.
29:49Situation donc extrêmement tendue
29:50avec un embrasement
29:52du conflit
29:52qui se poursuit.
29:54Merci à Anna Oafel,
29:55Al-Kawafi
29:55et merci à Benjamin Danan
29:56qui vous accompagne
29:57depuis Doha.
29:58Thierry Arnaud,
29:59vous avez retrouvé
30:00des déclarations
30:01de Donald Trump
30:02qui pourraient donc
30:03passer à l'offensive
30:04d'ici les prochains jours ?
30:05Oui, alors c'est un article
30:05qui avait été publié
30:06par le Wall Street Journal
30:07au début du mois de juin
30:09qui est généralement
30:09bien informé
30:10selon lequel
30:12le président américain
30:13avait dit à ses conseillers
30:15que la seule circonstance
30:16dans laquelle
30:17il envisageait
30:19à ce moment-là
30:19au début du mois de juin
30:20de revenir à un conflit
30:22à grande échelle
30:23généralisé avec l'Iran,
30:24c'est l'hypothèse
30:25où des soldats américains
30:26seraient tués.
30:27On n'imagine pas
30:29que le président
30:29puisse rester sans réaction
30:30après ce qui s'est passé
30:31aujourd'hui, bien sûr.
30:33Laurence Haim nous le disait
30:34depuis Washington
30:34et dans son golfe
30:35de Westminster
30:36dans le New Jersey
30:37aujourd'hui.
30:38À l'instant,
30:40le pool de la Maison Blanche
30:41et les journalistes
30:42qui accompagnent
30:42le président américain
30:43nous font savoir
30:44qu'il a décalé,
30:46il a reculé
30:46l'heure à partir
30:48de laquelle
30:49les journalistes
30:50sont convoqués,
30:51le pool est appelé,
30:52ce sera 16 heures
30:53heure locale
30:54sur la côte Est-Unis,
30:55c'est-à-dire 22 heures
30:57heure française,
30:59pas d'expression
31:00a priori,
31:00en tout cas face
31:01au journaliste
31:02du président américain
31:03avant 22 heures.
31:04Maintenant,
31:04on connaît
31:05Donald Trump,
31:06il est dans la communication
31:07spontanée,
31:08il est tout à fait
31:08susceptible de réagir
31:09avant cela.
31:10On surveillera
31:11ce qui peut se passer
31:12du côté de Westminster
31:14dans le New Jersey,
31:15on surveillera aussi
31:16l'expression
31:17que l'on sait fréquente
31:18pour le président américain
31:19sur son réseau social
31:20qui est souvent
31:21sa première façon
31:22de réagir.
31:23Thierry Arnaud,
31:24regardez ces images
31:24qui s'affichent sur l'écran
31:25à la date du 7 mars
31:272026,
31:28ce sont des cercueils
31:29des premiers soldats
31:30américains
31:30qui ont été tués
31:31dans ce conflit.
31:32Quel impact ?
31:33Est-ce que vous pouvez nous dire
31:34ce choc pour la population
31:36américaine
31:36et ses conséquences
31:37politiques directes
31:39pour Donald Trump ?
31:40Oui, alors elles sont multiples,
31:42évidemment c'est un problème
31:43pour lui
31:44et c'est évidemment
31:45pour cela qu'il avait fait
31:46cette déclaration
31:46que je vous relatais
31:47à l'instant.
31:48Il sait que c'est une difficulté
31:50pour lui,
31:51d'abord parce que ça montre
31:52que contrairement à ce qu'il affirme
31:54aux Américains
31:55depuis des semaines maintenant,
31:57militairement,
31:58l'Iran n'est pas anéanti,
31:59il est encore capable
32:01de faire partir des missiles,
32:02de faire partir des drones
32:03et de leur faire parcourir
32:05plusieurs centaines de kilomètres
32:07avant de s'abattre
32:08sur une base américaine
32:09et d'y provoquer des morts
32:11et des blessés.
32:12Donc c'est évidemment
32:13un revers pour lui
32:15d'un point de vue politique
32:17et évidemment il n'est pas concevable
32:19qu'il puisse laisser
32:19ce bilan s'alourdir.
32:21C'est une guerre
32:22qui est relativement impopulaire
32:24auprès des Américains
32:25qui se préoccupe du fait
32:27qu'elle est provoquée
32:28la montée des prix du pétrole,
32:32donc du prix à la pompe,
32:33donc de l'inflation aux États-Unis
32:34et donc, ça vaut au président américain,
32:37des critiques
32:38sur le fait
32:39qu'il ne se préoccupe pas assez
32:41de ce qui concerne
32:41la vie quotidienne
32:42des Américains
32:43pour aller faire la guerre
32:44au bout du monde.
32:45On rappelle que
32:47tout au long
32:47de sa campagne présidentielle,
32:49il avait dit
32:49qu'il serait le président
32:50de la paix,
32:51le président qui ne ferait pas
32:52la guerre,
32:53le président qui n'entraînerait pas
32:54les États-Unis
32:55dans de nouvelles guerres.
32:59Il a depuis parfaitement
33:00assumé le fait
33:01d'entrer dans ce conflit
33:02et encore une fois,
33:02il considère
33:03qu'on ne peut pas
33:04tolérer un monde
33:05dans lequel
33:05l'Iran disposerait
33:07de l'arme nucléaire.
33:08Pour autant,
33:09ce qui se passe aujourd'hui
33:10est la mort
33:11de ces deux soldats américains,
33:13le troisième
33:14qui est porté disparu,
33:15d'autres qui ont été blessés.
33:17C'est évidemment,
33:18dans ce contexte
33:18de reprise des frappes américaines
33:20depuis une semaine maintenant,
33:22un revers pour le président Trump,
33:23ça ne fait aucun doute.
33:23líquido...
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