- hace 5 semanas
Categoría
🗞
NoticiasTranscripción
00:03Comment tu te sens avant ton dernier match en équipe de France après 14 ans ?
00:07Est-ce que le match de mardi a entêté nuit jusqu'à maintenant ?
00:14Je me sens dans ma responsabilité par rapport au match qu'on a.
00:20Ce n'est pas un match amical, ce n'est pas celui qu'on aurait préféré, mais il est là.
00:24Il y a une troisième place.
00:27J'ai le devoir avec mon staff, et les joueurs l'ont aussi, de tout faire pour atteindre ce dernier
00:34objectif,
00:35qui est peut-être certainement moins important, mais je le répète, on est là.
00:39Les Anglais n'aient pas envie de le jouer et que nous, pas plus, mais il est là, il est
00:45prévu, il y a un objectif.
00:46Donc voilà, c'est ce qui occupe mon esprit après mes nuits.
00:56Évidemment, quand il y a victoire et des sourires et de la joie, c'est des moments merveilleux.
01:04Quand ce n'est pas le cas, c'est moins agréable, mais il faut l'accepter.
01:12Et je ne sais pas, au cas où, je préfère vous le redire.
01:15Après, peut-être j'aurai des questions sur le match, le dernier match.
01:19L'équipe d'Espagne a été meilleure que nous.
01:25Voilà, avec, paradoxalement, des datas sur le plan athlétique de notre côté, en termes de distance et d'intensité de
01:34course, qui sont bonnes.
01:37Donc, c'est un autre domaine.
01:39C'est certainement une partie de notre faute, c'est-à-dire le domaine technique.
01:44Et c'est sans doute aussi la faute, pas la faute, mais due à la qualité de cette équipe espagnole
01:52qui a hissé le curseur.
01:54Et l'un dans l'autre a fait que, voilà, l'Espagne s'est qualifiée et pas nous.
02:01Et la déception, elle est à la hauteur des ambitions qu'on pouvait, qu'on avait légitimement.
02:09Voilà, mais voilà, il faut l'accepter, il y a ce match-là qui nous attend.
02:16Et puis après, vacances, ils en ont besoin.
02:20Moi aussi.
02:22Bonjour Didier, Jean-Louis Tour, RNC Sport.
02:24Est-ce que sur ce match de l'Espagne, vous avez des regrets, des choses qui auraient pu être faites
02:28différemment ?
02:31Regrets, c'est-à-dire, sur les choix, j'ai des décisions à prendre, j'en ai prises.
02:36Notamment, je peux peut-être y revenir, parce que derrière cette question, je vous connais, donc je sais qu'il
02:41y a d'autres questions.
02:44Adrien Rabiot, déjà un, la blessure de William Saliba.
02:48Évidemment, elle est problématique.
02:52Déjà là aussi, il y a des examens qui ont été faits, sa blessure ne s'est pas aggravée.
03:00Il a ça depuis, malheureusement pour lui, le mois de mars.
03:04Donc il a géré, il a serré les dents.
03:07Et à un moment, c'est la capacité à supporter la douleur.
03:10Et là, la douleur, malheureusement pour lui et pour nous, elle était un degré qui n'était pas supportable.
03:17Puis vient Adrien.
03:20Alors, je vais faire peut-être un peu long.
03:23J'aime bien faire long.
03:26Déjà, la relation que j'ai avec les joueurs, Adrien et les autres, à la première pause fraîcheur, il vient
03:37me voir et me dit, coach, je ne peux plus jouer normalement.
03:41Je ne peux plus faire mon jeu.
03:45Excusez-moi de pouvoir comprendre parce que j'étais joueur et je me suis retrouvé dans deux situations, deux demi
03:53-finales avec un carton jaune sur la tête.
03:56Aujourd'hui, ce n'est pas le cas parce que c'est nettoyé.
04:01Et je m'en rappelle, même si ça date, de par mon poste, quand vous êtes milieu de terrain, le
04:08jeu, il est à 360 degrés.
04:10Ça peut venir de partout.
04:12Attaque, défense, voilà.
04:14Adrien a eu, je lui ai dit, gère, évite de laisser traîner le pied parce que ça peut amener.
04:22Il y a eu une action où ce n'est pas passé loin.
04:26Et pour revenir à ce que je venais de vous dire, je les ai faits, ces match-là, mais j
04:30'étais l'ombre de moi-même.
04:34Parce que tout le temps avec le frein en main, l'épée de Damoclès sur la tête, je vais me
04:40priver d'un des joueurs qui était le plus en forme sur ce match-là.
04:44Après, il y a l'évaluation des risques qu'il y a aussi, les fenêtres de changement.
04:50À la mi-temps, ça ne compte pas.
04:52Être à 10, voilà, j'aurais pu faire les choses différemment, oui.
04:56Je ne sais pas comment ça se serait passé, mais il y a bien longtemps que je ne me pose
04:59pas la question de savoir si, ah, si j'avais, j'ai fait, j'ai choisi avec ce que je
05:04pensais sur le moment, avec les éléments, mon vécu aussi, en tenant compte de tout ce que j'ai, que
05:12vous ne pouvez pas tout avoir non plus.
05:15Après, ça laisse de la place à de l'interprétation, voilà, c'est comme quand j'ai posé la question,
05:21je vais sortir, je parle beaucoup, sur l'arbitrage, mais pas encore, je dis juste, je pose une question, mais
05:28ce n'est pas l'arbitre qui nous a fait perdre.
05:30Après, qu'il y ait des décisions, chacun aura sa propre analyse, interprétation, je ne vais pas dire que c
05:35'est l'arbitre qui nous a éliminés contre l'Espagne.
05:38Je n'ai jamais ça en tête, mais il y a des décisions qui auraient pu être différentes, et en
05:43étant joueur, et je l'ai été, je sais très bien les conséquences que ça peut avoir, c'est tout.
05:48Mais la première analyse, c'est, ils ont été meilleurs, ils méritent, l'Argentine, oui, les deux équipes, les deux
05:55équipes méritent d'être en finale.
05:57Pourquoi ? Parce qu'ils ont battu tous leurs adversaires, comme nous, pour en arriver là, on mérite, on mérite,
06:05parce qu'on a battu ce qui était à face de nous.
06:08Et là, on a un dernier rêve d'Arsère, l'Angleterre, demain.
06:13J'ai fait long, pardon.
06:16Bonjour Didier. Bonjour De Gaulle, l'équipe.
06:19Tu dis que demain, c'est donc le dernier objectif à atteindre.
06:22Ibrahima Konaté, juste avant toi, semblait s'inquiéter un petit peu de la composition d'équipe.
06:26Est-ce que tu vas faire tourner ?
06:27Non, il ne s'inquiète pas, il ne faut.
06:28Est-ce que tu vas faire tourner massivement, ou est-ce que tu vas laisser des titulaires ?
06:34Écoutez, je ne vais pas rentrer dans le détail, je sais que c'est toujours...
06:37Ce qui vous intéresse à la veille du match, de toute façon, au bout de 17 minutes d'entraînement,
06:44vous saurez qui commencera ou pas, de l'entraînement de cet après-midi.
06:51J'ai des discussions avec tous les joueurs, entre ceux, voilà, ils n'ont jamais...
06:56La seule chose qui est importante pour moi, c'est qu'il n'y a personne qui va jouer par
07:02défaut.
07:02Ces 26 joueurs-là, je les ai choisis, et j'aurais pu en choisir d'autres.
07:07Alors, s'ils ont peu joué ou pas joué, moi, je me mets ce devoir-là, en tant que sélectionneur
07:14et avec mon staff,
07:15de tout faire pour atteindre l'objectif.
07:18J'espère qu'on y arrivera, mais l'important, c'est de tout faire.
07:21Et les joueurs, c'est pareil.
07:23Alors, après, je sais, il y a le mot qui date depuis des...
07:26Je ne sais pas quand, il a été créé, là, les fameux...
07:29Les coiffeurs, il n'y a pas de coiffeurs, c'est un match.
07:31Voilà.
07:32Et donc, avec les éléments que j'ai, il y a certains qui ne peuvent pas.
07:35Il y en a d'autres, de par leur citation particulière aussi.
07:39Mais je ne veux pas rentrer là-dedans, parce que je ne veux pas trahir les discussions que je veux
07:44avoir avec les joueurs.
07:45Donc, je vais faire tourner massivement, c'est à partir de combien.
07:49Je n'ai pas encore tous les éléments, mais oui, je serai amené.
07:53Déjà, parce qu'il y en a qui ne peuvent pas, et après, pour d'autres raisons que je comprends
08:01aussi,
08:02et qui m'amèneront à faire des choix de départ.
08:08Bonjour Didier.
08:09Philippe Sanfranche pour RTL.
08:11Je vais revenir sur le match de l'Espagne.
08:15Avec le recul, la réflexion, est-ce que c'est la théorie du jour 100 qui prédomine ?
08:23Ou est-ce que nous tous, beaucoup de gens, depuis des semaines, des mois, se disaient
08:29que cette équipe est très emballante, avec ses quatre offensifs.
08:33Elle peut battre la terre entière, mais peut-être pas l'Espagne.
08:35Est-ce qu'avec le recul, on se dit que ce match devait être joué contre l'Espagne ?
08:40Est-ce que ce serait toujours avec quatre offensifs ?
08:44Vous avez le droit de vous poser toutes les questions, d'avoir des théories que je respecte.
08:50C'est important de respecter.
08:53Après, le problème n'est pas là, puisque les Espagnols, ils ont bien joué avec quatre offensifs aussi,
08:59les Argentais, ils jouent.
09:00Après, c'est une question d'équilibre.
09:05Est-ce qu'on a mal défendu ?
09:06On aurait pu mieux défendre, mais est-ce qu'on a bien attaqué ?
09:10Non, on n'a pas pu.
09:11Parce qu'on a eu du déchet, parce que l'adversaire a fait en sorte qu'on ait plus de
09:16déchets.
09:17Donc là-dessus, pour moi, il n'y a pas de...
09:20Mais libre à tout un chacun de pouvoir avoir une analyse qui est différente.
09:28Parce que je le répète encore, mais des fois, on a du mal peut-être à m'entendre.
09:34À Doha, on fait la finale, on avait quatre joueurs offensifs.
09:38Voilà.
09:38Est-ce que ça nous a empêchés d'aller en finale ?
09:40Non.
09:41Est-ce qu'on l'a gagné ?
09:42Non.
09:44Voilà.
09:44C'est un choix que je fais.
09:47J'ai choisi aussi, par rapport à ce choix initial, même s'il peut avoir en cours de match des
09:57options.
09:59Je ne le fais pas par rapport à moi de dire, oui, maintenant, d'un seul coup, je vais être
10:04un entraîneur offensif.
10:06Non, parce que je pense que c'était le bon choix, qu'on n'y soit pas arrivé, certes, mais
10:13ça ne remet pas en cause tout ce qui a été fait avant.
10:17Mais là, ce n'est pas passé.
10:19Alors, jour sans, peut-être, parce qu'aussi, il y a un adversaire qui a été à un niveau largement
10:25supérieur de ce qu'il avait fait avant.
10:27Et les deux amènent, malheureusement, à une défaite pour nous.
10:36Bonjour Didier, Martin Moussnier, Eurosport.
10:39Les critiques ont été parfois très dures à votre égard depuis la défaite face à l'Espagne ?
10:43Je ne les écoute pas et je ne les lis pas.
10:45Merci de me le dire quand même.
10:47J'imagine bien.
10:49Il y a Christophe Dugueri, notamment.
10:51Alors, la zapper tout de suite, c'est plus simple.
10:53Non, mais il n'y a pas de non, mais.
10:56Next.
10:57Ceux qui vous disent que vous avez gagné une compétition sur six, qu'est-ce que vous avez à leur
11:00répondre aujourd'hui au moment où, justement, votre votement d'internet...
11:03Je ne vais pas répondre.
11:03Est-ce que vous voulez que je réponde à ça, sincèrement ?
11:06Je me mets, sans me prendre pour un autre, si vous allez chercher...
11:10Je suis désolé, je n'ai pas forcément les mêmes références que vous, même si, comme je le dis, tout
11:15à chacun, que ce soit un journaliste, un ancien joueur...
11:18Ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
11:20Ça ne me pose pas de problème.
11:22Mais ne faites pas le service à la prévente.
11:24Je ne suis pas là pour ça.
11:25C'est tout.
11:29Aujourd'hui, Dominique, c'est vrai que le parisien, parmi les joueurs disponibles ou pas, est-ce qu'il en
11:33est Mbappé ? Demain, il sera titulaire.
11:35Il est disponible.
11:38C'est plus court.
11:43Pourquoi vous n'avez pas cherché des personnes qui disent des choses bien ? Vous prenez toujours la personne qui
11:49dit des choses males.
11:50Ah, ma réaction.
11:52Oh, magnifique.
11:53Oui, vous trouvez ?
11:55Ça va intéresser beaucoup de monde de savoir que la relation est parfaite.
12:04Germain Dobarro, de la cadena COPE, para España.
12:06Le queria faire deux questions.
12:08Se a parlé, ces jours, surtout en medios français, sobre un presunto problème avec Ousmane Dembélé,
12:13en le décanse du parti contre l'Espagne, qui a semblant avait questioné táctiquement ses plans.
12:19Je voulais savoir si il y a quelque chose de la vérité.
12:21Non, non, non.
12:22Non, non.
12:22Non, non.
12:24Il y a parlé, après le premier temps, sur le fait de faire le pressing,
12:34que non l'on a fait bien, rien de táctique ou ainsi.
12:41C'est normal que les joueurs puissent avouer, après le premier temps,
12:48quand il y a la pausa de la hydratation.
12:55Et je voulais preguntarle aussi,
12:56se dit beaucoup que le troisième et quarto poste est un problème,
13:00que personne ne veut jouer ce match.
13:01Vous, comment le enfoquent ?
13:04Ça.
13:05Nous devons jouer et respecter le match.
13:09Sans doute, si non n'y a ce match où il y a jouer,
13:13va bien pour l'Ingleterre, pour nous.
13:16Mais c'est la Copa du Monde,
13:18et il y a comme objectif un troisième poste.
13:23Et nous allons faire tout pour atteindre à ce dernier objectif.
13:31Bonjour Didier, Jean-Prançois Pérasse GDD.
13:34Évidemment, vous êtes dedans, nous, on est dehors.
13:36Donc vous avez peut-être des choses à nous dire
13:37sur le mondial de Michael au lycée.
13:40Nous, on a vu un joueur qui était extraordinaire
13:42lors des premières rencontres,
13:43et qui a eu tendance à baisser de niveau.
13:45Alors, je ne sais pas si c'était l'adversité ou pas,
13:47vous allez peut-être nous le dire.
13:48Mais pourquoi Michael au lycée a débuté aussi bien
13:49en enchantant le monde entier du football,
13:52et puis a terminé la Coupe du Monde
13:53de façon beaucoup plus difficile ?
13:54Merci.
13:57Alors, Michael,
14:00je vous trouve un peu sévère.
14:02Après, sur le match contre l'Espagne,
14:04qu'il n'ait pas été à son meilleur niveau,
14:07oui, comme d'autres joueurs.
14:08Les trois matchs avant,
14:10il peut toujours faire des choses moins bien,
14:14mais vous imaginez aussi,
14:17là, aujourd'hui, tout le monde le connaît.
14:19Il y en a beaucoup qui le connaissaient.
14:20Déjà, il y avait la saison qu'il a faite
14:23avec le Bayern de Munich.
14:26J'en ai parlé longuement avec lui,
14:28sans rentrer dans les secrets.
14:30Il a fait des très bons Jeux olympiques.
14:34Les cinq, six premiers matchs avec nous,
14:37vous n'avez pas été tendre avec lui, hein ?
14:39Et ça met du temps, des fois.
14:40Et il est encore, malgré tout,
14:42dans une marge de progression.
14:44Ce qu'il est capable de faire aujourd'hui
14:45par rapport à ce qu'il faisait,
14:46est-ce qu'il sera meilleur ?
14:47Bien sûr qu'il sera encore meilleur.
14:49Est-ce que Désiré Doué,
14:50qui est un formidable joueur,
14:51qui a 21 ans,
14:53qui fait sa première Coupe du Monde,
14:54ça va lui servir ?
14:55Bien sûr.
14:56Bien sûr, parce que, bon,
14:58après, vous vous foutez de moi.
14:59Enfin, non.
15:00Personne ne se fout de moi.
15:01Mais le fait de dire
15:03« Oh, il y a l'événement,
15:05le côté émotionnel aussi,
15:07qui a son impact.
15:08Tout dépend des caractères
15:11et des personnalités aussi.
15:14Mais s'il y a bien un joueur,
15:17parce que les autres,
15:18ils étaient déjà mis en lumière.
15:21Mais lui, ce mondial,
15:23et tant mieux, il le mérite.
15:25En plus, humainement,
15:26c'est tellement une bonne personne.
15:30Et il sera.
15:31Je l'ai vu, sans vouloir...
15:33Voilà.
15:34Je vais vous donner un exemple
15:38entre son match allé
15:39contre le Paris 16-Germain
15:40et le match retour.
15:42Oui, d'accord.
15:44Mais ça va lui servir aussi.
15:46Et ce qu'il a fait avec nous,
15:48il est censé aller encore...
15:51Déjà, ce qu'il a fait beaucoup.
15:53Après, des fois, ça coince.
15:55Parce qu'il y a l'adversaire aussi.
15:57Et je sais trop bien ce que c'est.
15:59Et des fois, ça met plus de temps.
16:01Je vais vous reprendre un exemple.
16:02Oupame Nkano, aujourd'hui,
16:05c'est le monstre.
16:06Je l'appelle le petit monstre.
16:09Mais...
16:09Il a fallu du...
16:11Des fois, ça prend un peu de temps.
16:13C'est pas comme ça.
16:14On dit le poids du maillot.
16:17Il faut...
16:18Quand vous le...
16:18Si un jour, c'est tout le malheur
16:20que je vous souhaite,
16:21vous avez le privilège
16:23et la fierté de pouvoir le porter.
16:25Vous verrez ce que c'est
16:26entre vouloir le porter
16:27et y être
16:28et avoir un environnement aussi
16:30avec...
16:31Évidemment, je le répète,
16:33un côté émotionnel.
16:35C'est une demi-finale
16:36de Coupe du Monde.
16:40Bonjour.
16:40Anthony Clément de l'équipe.
16:41Oui.
16:42Vous avez dit que Kian Mbappé
16:43était disponible.
16:44Est-ce que c'est un levier
16:45de motivation pour vous
16:46de pouvoir le mettre
16:47dans les meilleures conditions
16:48pour qu'il devienne
16:48le meilleur buteur de la compétition ?
16:50Est-ce que c'est quelque chose
16:50qu'on peut activer
16:51alors que justement, par ailleurs,
16:52il n'y a pas d'énormes leviers
16:54de motivation pour certains joueurs ?
16:55Il y a toujours des leviers
16:57de motivation.
16:58Pour toujours,
16:58parce que vous ferez une analyse
17:00par rapport à ce qu'ils feront,
17:04ceux qui seront sur le terrain.
17:05Même si moi,
17:06j'entraînerai par contre,
17:07puisque ça ne me concernera pas.
17:10Mais Kylian,
17:11il n'a pas besoin de levier.
17:12Après,
17:12qu'il ait cet objectif individuel,
17:17il me semble légitime aussi.
17:20il peut y avoir aussi
17:22d'autres choses dans la tête,
17:25mais qui amènent
17:26à prendre des décisions.
17:29Mais de par ce qui a été fait,
17:32voilà,
17:33ça sera la fin,
17:34c'est le clap de fin,
17:35mais ce n'est pas un match
17:37anonyme.
17:38Ça ne changera pas leur vie,
17:39bien évidemment,
17:40mais c'est un match,
17:41voilà,
17:42et je ne vous en prends rien,
17:43il vaut mieux finir
17:44troisième que quatrième.
17:45Donc, je vous le répète,
17:47moi le premier,
17:47avec mon staff,
17:48on va tout faire
17:49pour faire en sorte
17:50d'atteindre cet objectif
17:51et Kylian en tant que capitaine aussi.
17:57Bonjour Didier,
17:58Xavier Montferrand de Radio France.
17:59Malgré la déception
18:00et indépendamment de vos choix
18:02et de la composition
18:03pour ce match,
18:04pour prolonger un petit peu
18:05la question de mon confrère,
18:06comment on motive ces joueurs
18:10pour un match
18:10qu'ils n'imaginaient pas jouer
18:12et le groupe
18:13et sur quoi on appuie
18:15ou qu'est-ce qu'on leur dit ?
18:16Alors, évidemment,
18:17vous aurez votre discours
18:17et c'est dans l'intimité du vestiaire,
18:19mais...
18:20Je parle beaucoup
18:20avec eux aussi,
18:22individuellement et collectivement.
18:23Qu'est-ce qu'on leur dit en fait ?
18:24Moi, je pars du principe,
18:25ok,
18:26c'est difficile,
18:28on ne va pas se plaindre,
18:29il y en a combien
18:29qui sont rentrés ?
18:31Il y en a 44
18:32avant la demi-finale,
18:33donc on est là,
18:34on n'a pas le match
18:35qu'on voulait avoir,
18:37on espérait avoir,
18:38mais on en a un.
18:39Voilà,
18:39et il y a un devoir
18:40quand on porte ce maillot-là,
18:42je l'ai dit,
18:43ça remonte,
18:45à août certainement 2012,
18:48on a des devoirs,
18:49quand on vient en équipe de France,
18:50ce n'est pas pour recevoir,
18:52on a des devoirs.
18:53Moi, je me le mets,
18:54je le mets à mon staff
18:55et les joueurs doivent l'avoir.
18:58Ce n'est pas parce que,
18:59je ne vais pas anticiper,
19:00je ne sais pas,
19:00on va tout faire
19:01pour que ça se bien.
19:02Et ce devoir-là,
19:03il est là,
19:04parce qu'il y a une responsabilité
19:06de porter ce maillot-là
19:08par rapport
19:10à tous les millions
19:11de Français,
19:12de Françaises
19:13qui sont derrière nous,
19:15qui ont vibré,
19:16qui ont été déçus aussi
19:18pour la jeune génération.
19:20Voilà,
19:20ce n'est pas une question d'exemple,
19:22mais moi,
19:23j'ai toujours considéré
19:24que quand on vient là,
19:26je suis venu pendant 25 ans,
19:29c'est des devoirs d'abord.
19:31Et là,
19:31on a ce devoir-là,
19:32comme à chaque fois,
19:34même si c'est un match en bois,
19:37pas celui-là,
19:38mais un match amical
19:39ou quoi que ce soit,
19:40on a ce devoir-là
19:41et cette responsabilité-là.
19:46est en train de se faire.
19:46bonjour.
19:49Juan Carlos Ibarraán,
19:50de Tigo Sports.
19:52En tous les années
19:53que lleva,
19:54le professeur
19:55qu'il est comme un joueur,
19:57aujourd'hui comme un técnico,
19:58un des meilleurs ténicaux
20:00à niveau mondial,
20:02monsieur,
20:02Vous pensez que, à partir de ne pas jouer la finale et tout cela, jouer un troisième place,
20:09est-ce que Mbappé est aujourd'hui le meilleur joueur en la histoire de France ?
20:17Merci.
20:18Merci de la question.
20:20Il y a une chose que je n'aime pas, c'est comparer.
20:25Sobretot, aux moments différents, aux générations différentes, et beaucoup plus, comme se dit, opposés ?
20:43Opusés.
20:47Pour les jeunes aujourd'hui, qui ont 15 ou 20 ans, les joueurs les plus importants sont les joueurs de
20:57cette Coupe du Monde.
20:59Pour les anciens, comme moi, préférons le 98.
21:06Et on a été le 2018, qui a été un moment important, c'est une situation de génération.
21:21Mais va tout bien.
21:22Pour moi, une victoire n'est pas comparé avec une autre.
21:28Une victoire, plus une victoire, ça fait deux victoires.
21:37Bonjour Didier, Léo Huisman de l'Agence France Presse.
21:41Au-delà du contexte très particulier de ce match, dans quel état d'esprit vous vous trouvez, vous, personnellement ?
21:48Dans ce qui peut être le dernier match ?
21:51Oui, oui, ça c'est clair.
21:53Merci.
21:55Non, non, après, dans ma tête, oui, mais je sais très bien que le clap de fin, c'est demain.
22:02Il y a besoin, sans faire pleurer personne, je ne pense pas qu'il y a personne qui pleurera ici.
22:08Je sais que l'équipe de France va me manquer, mais j'ai eu le privilège pendant 15 ans d
22:13'être là-haut avec ce maillot,
22:17à connaître des moments magnifiques, des moments plus difficiles.
22:23Et puis, voilà, le clap, il arrive, voilà, mais la vie continue.
22:31Et je ne sais pas de quoi elle sera faite, mais comme je suis d'une nature positive, je sais
22:38que ça sera bien aussi.
22:39Mais voilà, l'équipe de France, avec tout ce que ça peut comporter dans ma vie professionnelle, c'est la
22:48plus belle chose qui me soit arrivée.
22:51Elle a pris 25 ans de ma vie, 25 ans d'un vie d'un homme ou d'une femme.
22:57Ça marque, et ça marque encore plus parce qu'évidemment, il reste des souvenirs inoubliables.
23:06Mais l'important, c'est toujours devant soi.
23:12On prend une dernière question.
23:13Oui, Didier, tu parles souvent, tu viens d'en parler, de devoir.
23:17Ibrahima s'est présenté face à la presse.
23:19Kylian a beaucoup parlé pendant la Coupe du Monde.
23:21Là, depuis la défaite, on n'a pas vu les cadres.
23:24Il y a une absence d'explication.
23:27Comment tu l'expliques ?
23:28Une absence d'explication, comment je l'explique ?
23:31Après, il y a tellement d'obligations.
23:34Je fais en sorte qu'ils ont mené, même si c'est la partie…
23:41Ce n'est pas des contraintes de part…
23:44Je n'en peux pas…
23:46À la FIFA, bien évidemment.
23:48Mais voilà, ça amène à aussi, par moments, revenir, repartir.
23:56C'est compliqué que Kylian et les cadres, ils sont là, ils assument leur rôle.
24:04Après, par rapport à vous, je suis désolé.
24:07Est-ce qu'ils sont là pour donner des explications ?
24:11Je ne gère pas toutes les obligations après-match et quotidiennes qu'il y a, qui sont importantes, mais on
24:18fait en sorte d'y répondre.
24:23Ah bon, je ne sais pas.
24:23Kylian y était, alors peut-être pas avec vous.
24:26Je ne sais pas après.
24:26Et s'il doit avoir…
24:27Et s'il doit avoir…
24:28Ah oui.
24:29Et je ne sais pas après, il y en a…
24:35Alors là, c'est sur une question qui est un peu différente.
24:38Je ne sais pas.
24:39Je pourrais t'expliquer les 32 interviews qu'on doit faire avec les détenteurs de droit, qui ont la priorité
24:46pour demander des joueurs.
24:48Je ne sais pas.
24:49Un débat qui est un peu différent.
24:50Je suis désolé, j'ai du mal à répondre parce que je ne sais pas qui parle à qui et
24:54je ne sais pas qui dit quoi.
24:56Donc, mis à part ça, après, que vous n'ayez pas la personne que vous attendez, je peux comprendre comme
25:04la situation qui était plutôt gênante avant le match contre le Maroc.
25:11Ils n'ont pas eu assez de questions.
25:13Ce n'est pas votre cas, mais bon, il y a des situations.
25:15Après, c'est votre monde, même si c'est autour et c'est une place qui prend beaucoup, beaucoup de
25:24temps en sorte de pouvoir répondre aux demandes.
25:29Après, qu'elles ne soient pas à 100% pour chacun d'entre vous, je peux le comprendre aussi.
25:36Merci.
25:37Merci.
25:38Merci.
Comentarios