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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 2 jours
À la veille de la finale pour la troisième place de la Coupe du monde, samedi à Miami contre l’Angleterre (23 heures), le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps est revenu sur ses émotions au moment de vivre sa dernière rencontre sur le banc de l’équipe de France. 

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Sport
Transcription
00:00Je me sens dans ma responsabilité par rapport au match qu'on a, c'est pas un match amical,
00:08c'est pas celui qu'on aurait préféré, mais il est là, il y a une troisième place.
00:14J'ai le devoir avec mon staff, et les joueurs l'ont aussi, de tout faire pour atteindre ce dernier
00:21objectif,
00:22qui est peut-être certainement moins important, mais je le répète, on est là,
00:25que les Anglais n'aient pas envie de le jouer, et que nous, pas plus, mais il est là, il
00:31est prévu, il y a un objectif.
00:35Voilà, c'est ce qui occupe mon esprit.
00:38Après mes nuits, évidemment, quand il y a victoire, et des sourires, et de la joie,
00:49c'est des moments merveilleux, quand c'est pas le cas, c'est moins agréable,
00:55mais il faut l'accepter, et je ne sais pas, au cas où, je préfère vous le redire,
01:02après, peut-être j'aurai des questions sur le match, le dernier match.
01:06L'équipe d'Espagne a été meilleure que nous, voilà, avec paradoxalement des datas sur le pan athlétique,
01:17de notre côté, en termes de distance et d'intensité de course, qui sont bonnes.
01:23Donc c'est un autre domaine, c'est certainement une partie de notre faute,
01:28c'est-à-dire le domaine technique, et c'est sans doute aussi la faute, pas la faute,
01:35mais dû à la qualité de cette équipe espagnole qui a hissé le curseur.
01:41Et l'un dans l'autre a fait que, voilà, l'Espagne s'est qualifiée, et pas nous.
01:47Et la déception, elle est à la hauteur des ambitions qu'on pouvait, qu'on avait légitimement.
01:55Voilà, mais voilà, il faut l'accepter, il y a ce match-là qui nous attend.
02:03Et puis après, vacances, ils en ont besoin.
02:07Comment on motive ces joueurs pour un match qu'ils n'imaginaient pas jouer,
02:11le groupe, sur quoi on appuie, ou qu'est-ce qu'on leur dit ?
02:14Alors, évidemment, vous aurez votre discours, et c'est dans l'intimité du vestiaire, mais...
02:18Je parle beaucoup, avec eux aussi, individuellement et collectivement.
02:21Qu'est-ce qu'on leur dit, en fait ?
02:22Moi, je pars du principe, ok, c'est difficile, on ne va pas se plaindre.
02:27Il y en a combien qui sont rentrés ?
02:29Il y en a 44, avant la demi-finale.
02:32Donc on est là, on n'a pas le match qu'on voulait avoir, on espérait avoir, mais on en
02:36a un.
02:37Voilà, et il y a un devoir, quand on porte ce maillot-là, je l'ai dit, ça remonte,
02:43à août certainement, 2012.
02:46On a des devoirs, quand on vient en équipe de France, ce n'est pas pour recevoir, on a des
02:50devoirs.
02:52Moi, je me le mets, je le mets à mon staff, et les joueurs doivent l'avoir.
02:56Ce n'est pas parce que... et je ne vais pas anticiper, je ne sais pas, on va tout faire
03:00pour que ça se bien.
03:01Et ce devoir-là, il est là, parce qu'il y a une responsabilité de porter ce maillot-là,
03:06par rapport à tous les millions de Français, de Françaises qui sont derrière nous,
03:14qui ont vibré, qui ont été déçus aussi, pour la jeune génération.
03:18Voilà, ce n'est pas une question d'exemple.
03:20Mais moi, j'ai toujours considéré que, quand on vient là, je suis venu pendant 25 ans,
03:27c'est des devoirs d'abord.
03:29Et là, on a ce devoir-là, comme à chaque fois.
03:32Même si c'est un match en bois, pas celui-là, mais un match amical ou quoi que ce soit,
03:39on a ce devoir-là et cette responsabilité-là.
03:42Après, dans ma tête, oui, mais je sais très bien que le club de fin, c'est demain.
03:47J'ai besoin, sans faire pleurer personne, je ne pense pas qu'il n'y a personne qui pleurera ici.
03:54Je sais que l'équipe de France va me manquer, mais j'ai eu le privilège pendant 15 ans
03:59d'être là-haut avec ce maillot, à connaître des moments magnifiques,
04:07des moments plus difficiles.
04:10Voilà, le clap, il arrive.
04:16Mais la vie continue.
04:17Et je ne sais pas de quoi elle sera faite, mais je suis d'une nature positive.
04:24Je sais que ça sera bien aussi.
04:26Mais, voilà, l'équipe de France, avec tout ce que ça peut comporter,
04:32dans ma vie professionnelle, c'est la plus belle chose qui me soit arrivée.
04:38Elle a pris 25 ans de ma vie, 25 ans d'une vie d'un homme ou d'une femme.
04:43Ça marque.
04:44Et ça marque encore plus parce qu'évidemment, il reste des souvenirs inoubliables.
04:53Mais l'important, c'est toujours devant soi.
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