00:00— Exactement. Et pour en discuter, justement, nous avons avec nous, vous l'avez dit, donc l'adjoint Omer de
00:06Mayoc.
00:06Merci d'être avec nous sur place, sur la zone, justement, des recherches.
00:11Tout d'abord, quand vous avez appris que cette zone de recherche et l'endroit où les ossements ont été
00:17trouvés se situent sur votre commune,
00:19comment vous avez réagi personnellement ?
00:21— On a tous été choqués d'apprendre ces tristes nouvelles de cette histoire de Jubilard.
00:30On a été tous surpris, surtout le lieu à proximité d'une route assez fréquentée sur la Décissan et sur
00:38notre petite commune de Mayoc.
00:40— On a rencontré beaucoup d'habitants ici, de connaisseurs, d'agriculteurs, de chasseurs qui nous disent quand même,
00:46pour venir enterrer un corps ici. Il faut avoir fait plusieurs repérages, connaître un minimum la zone.
00:51C'est aussi un constat que vous partagez, vous ?
00:53— Oui. Je pense qu'aujourd'hui, si on veut dissimuler un corps, il faut quand même qu'on ait
00:58des lieux en tête pour venir déposer un corps ici.
01:01Après, le mode opératoire de M. Jubilard, l'enquête le déterminera comment il a fait et ainsi de suite pour
01:06trouver ce lieu.
01:07Est-ce qu'il travaille à proximité ou sur la commune ? Ça, je n'ai pas de réponse à
01:12vous fournir.
01:13Je n'ai pas de connaissance qu'il y avait des chantiers sur la commune.
01:16Voilà. Donc du coup, nous, on est tous surpris que ce lieu, étant donné que moi-même, je suis chasseur,
01:22on a déjà chassé sur ces terrains. Ici, on y est passé plusieurs fois.
01:25Et aujourd'hui, d'apprendre cette nouvelle, cette triste nouvelle, que des ossements soient des fines jubilards, on est tous
01:33choqués, oui.
01:33— Parce que ça vous surprend que jusqu'ici, personne ne soit tombé, justement, sur ce corps, puis ces ossements
01:39?
01:39— Oui, oui. Bon, nous, on est une commune limitrophe de Cagné-Rimines. Au début de l'enquête sur la
01:45disparition en décembre 2020, le lac de Fourrogue avait été inspecté par la gendarmerie nationale ainsi que les plongeurs.
01:53Après, ici, on avait rencontré des battus, mais pas officiels. C'étaient les amis proches de Delphine qui étaient venus
02:00prospecter ces bois-là.
02:02Et nous, pendant les chasses de battus, on les avait rencontrés.
02:05Ils nous avaient posé des questions si on avait vu quelque chose qui avait été modifié par rapport au relief
02:10ou autre.
02:11On n'avait aucune réponse à leur donner. Mais on est vraiment surpris, aussi proches surtout de cette départementale.
02:16— Vous qui connaissez très bien ce secteur, qu'est-ce qui s'y passe ? Qu'est-ce qu
02:19'on y fait très concrètement sur ce champ chaque année ?
02:22— Alors sur ce champ, l'agriculteur, il varie les cultures. Donc du coup, c'est un champ, on va
02:29dire, cultivé, comme vous voyez pour le moment, avec un champ de blé.
02:32— Il était entretenu ? C'est un champ qui est entretenu ?
02:35— Oui, c'est un champ qui est cultivé. Donc après, moi, je n'en sais pas plus que ça.
02:39Après, oui, il était entretenu, il était cultivé.
02:43J'ai appris qu'il y avait, soi-disant, un dépôt de fumière ou de compost et que les ossements
02:49auraient été mis dans cette fumière ou ce compostage.
02:53— C'est dans la zone-là qu'on voit là, juste derrière ?
02:55— Oui, oui, oui. Il y avait des tas de fumiers ou de compostières, qu'on appelle, qui ont été
02:59déposées, justement, où les fouilles ont été prospectées aujourd'hui.
03:05Mais après, on est vraiment surpris que ces ossements ont été retrouvés ici, quoi.
03:09— Ici, il y a souvent des promeneurs. C'est quoi ? C'est des chasseurs ? C'est des
03:12promeneurs qui viennent ici ?
03:13— On a beaucoup de chemins qui traversent de terre, qui sont sous le sous-bois. Ici, c'est une
03:20route qui est peu fréquentée, qui est certes juste un petit amour de Mayoc.
03:26Donc il y a beaucoup de promeneurs avec leurs chiens et ainsi de suite. Mais c'est vrai qu'on
03:31est vraiment surpris et choqués.
03:32Après, ma pensée va toujours à la famille, qu'on puisse faire ce deuil de Delphine, ses proches, ses enfants,
03:39une pensée pour ses enfants, qui vont vivre une heure dure vie.
03:46Et j'espère pour eux qu'ils arriveront à remonter cet obstacle.
03:51— Vous êtes particulièrement ému. On a vu tout à l'heure une mini-pelle qui aurait servi à ces
03:57recherches.
03:58Vous, les gendarmes, ils vous ont dit que, justement, ils ne reviendraient plus, que c'était terminé ?
04:01— Alors non. Aujourd'hui, je n'ai pas d'infos sur le groupement de gendarmerie, sur le lieu, qu
04:06'ils vont revenir ou pas.
04:08Je doute qu'ils reviennent, autant donné que ça a été ouvert au public et qu'on est sur la
04:12zone aujourd'hui où je vous parle.
04:14Non, parce qu'après, je ne pense pas qu'ils reviennent. Je pense que les aveux ont été faits par
04:17M. Jubilard.
04:18Et je ne pense pas que ça va revenir prospecter sur ce terrain-là.
04:23Après, comme vous voyez, la topographie de ce terrain, c'est des terrains à truffes qu'on appelle, nous, ici,
04:27dans le jargon, sur le plateau Cordé.
04:28On a 10, 15 centimètres maximum de terre. Après, dessous, c'est du rocher avec des pierres bleiches, comme on
04:34peut voir au sol.
04:35— Ça vous paraît difficile que quelqu'un puisse être enterré là ? Donc ce serait plus en dessous d
04:40'un tas ?
04:40— Oui, oui. Enfin, enterré, je ne sais pas. Mais l'enquête le déterminera. Mais je pense que c'est
04:48très difficile, aujourd'hui, de creuser sur ce terrain aussi dur et sur la topographie et la consistance de ce
04:55terrain.
04:56— Il y a deux fémurs, vous l'avez dit, qui ont été retrouvés. Il y a d'autres éléments
05:00qui ont été retrouvés concernant Delphine Jubilard ?
05:03— Alors nous, je vous donne sur les fémurs, parce que c'est par rapport à la presse. Moi, je
05:06n'ai aucun communiqué de presse ou contact avec la gendarmerie et la section de recherche.
05:12Je vous dis de fémurs, parce que c'est ce qui a été divulgué sur les réseaux et sur la
05:16presse. Moi, je n'ai aucune information à vous communiquer.
05:19Si c'est vraiment de fémurs, je répète juste, je relève juste les infos que vous avez relayées, tout simplement.
05:24Je n'ai aucune info là-dessus.
05:25— Les habitants sont particulièrement touchés par cette histoire ? Par ce dénouement, surtout ?
05:31— Oui, oui. C'est sûr qu'aujourd'hui, la commune, nous, on a 300 âmes sur notre territoire. Tout
05:36le monde se connaît, connaît le territoire.
05:39À peu près, c'est quand même un village où il y a beaucoup d'agriculteurs sur notre territoire. Et
05:44c'est vrai qu'on est vraiment choqués.
05:46— Dernière question. On a pu nous entretenir avec les propriétaires de ce champ, de cette culture. Ils nous ont
05:51dit être extrêmement surpris,
05:53puisqu'ils nous ont dit qu'ils n'avaient jamais rien vu pendant toutes ces années. Ils se disent également
05:58très tristes, presque désolés
05:59d'être les propriétaires de cet endroit. Vous avez pu échanger avec eux ?
06:03— Alors non, je n'ai pas échangé parce qu'ils étaient déjà pris par l'enquête. Je présume qu
06:07'ils étaient sur les lieux,
06:08étant donné qu'ils soient les propriétaires du terrain. Non, je n'ai pas échangé. Après, nous, on est tous
06:12surpris.
06:13Oui, oui, c'est sûr que... Je répète, à proximité de cette départementale des 600, sans vis-à-vis, à
06:20part cette petite maison au milieu de ce champ.
06:22Mais après, on a... Si vous regardez autour de vous, on a du visu partout. On était en période de
06:27confinement, certes.
06:29Mais j'ai vraiment un doute comment il a pu... Qu'il a pu retrouver cet endroit.
06:34— Justement, pardon, je pense à cette question. Vous parlez. Cette cabane, c'est quoi ? Cette maison, elle est
06:38abandonnée depuis combien de temps ?
06:39— Alors moi, j'ai toujours connu abandonné cette maison. — Depuis combien de temps ?
06:43— Moi, ça fait trois mandats que je suis sur la commune. Alors ça, à l'époque... Alors je ne
06:48pourrais pas vous dire à l'époque,
06:48ça s'appelait... On avait des petites cabanes comme ça, de vignes, en fait, parce que c'était un terrain
06:52assez dur.
06:53Et il y avait de la vigne, à l'époque, sur nos communes. Et puis voilà.
06:56— Merci. Merci, monsieur, d'avoir été avec nous. Vous l'aurez compris, donc on est toujours sur cette zone,
07:01avec donc toutes ces précisions de l'adjoint au maire de Mayoc,
07:05avec donc les recherches qui se sont effectuées juste derrière nous, ici, sur ces images de Morgane Dumont.
07:09— Merci.
07:10— Merci.
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