00:00Non, en fait, ce qui est intéressant dans ce phénomène, c'est que, et vous l'avez bien souligné,
00:04on n'est plus dans un phénomène de grande ville.
00:06Avant, c'était essentiellement Marseille, Paris, Lyon, et puis la métropole, l'île bruxelloise.
00:12Aujourd'hui, ça touche des petites villes.
00:13Il y a aussi un point à signaler, c'est que derrière ces des mafias,
00:17ou du moins ce type d'organisation, on est face à des multinationales
00:21qui sont mais surarmées financièrement.
00:24Donc aujourd'hui, je pense que l'État n'est pas vraiment en capacité d'agir.
00:27On le voit bien d'ailleurs, c'est que, on peut parler de l'élection présidentielle,
00:31ça doit forcément être un enjeu de l'élection présidentielle.
00:33On a beaucoup parlé de la sévérité, de l'autorité,
00:36mais en fait, le cas de la sévérité et de l'autorité, ça fait très longtemps qu'on l'a
00:38dépassé.
00:39Aujourd'hui, on a des personnes qui se font tuer dans la rue, littéralement.
00:42Comme vous avez des gangs qui sont capables d'utiliser des armes de guerre
00:44et qui sont capables de se les fournir sur le territoire français,
00:47c'est plus un enjeu de territorialisation de la violence.
00:49On a largement dépassé ce stade-là.
00:50Ce sont des organisations qui sont en capacité de concurrencer l'État,
00:53aussi bien au niveau municipal qu'au niveau de ses moyens,
00:56même au niveau des moyens de renseignement.
00:58C'est pour ça que je parlais de pieuvre, en fait.
00:59C'est une pieuvre.
01:00Donc là, c'est toutes les fonctions de l'État qui sont mises en danger.
01:03C'est à la fois mettre en avant les services de sécurité, c'est les douanes.
01:06En fait, il y a vraiment, quand on parle de pieuvre, c'est vraiment le bon terme, de pieuvre.
01:11Et je pense qu'aujourd'hui, l'État n'a pas la réponse suffisante pour faire face à ça.
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