00:00On en parle avec le colonel Jean-Michel Audiberg, vous êtes sur le terrain avec vos hommes.
00:06Quelles sont les actions importantes à mener aujourd'hui pour pouvoir arriver à l'extinction de cet incendie ?
00:12Bonjour, aujourd'hui on a encore à peu près un peu plus de 200 militaires de la sécurité civile
00:16qui sont présents aux côtés de leurs camarades sapeurs-pompiers de l'Essonne et de toute la France
00:22pour continuer à traiter ce feu.
00:24Parce que fixer ne veut pas dire éteint, fixer veut dire que le feu ne progresse plus
00:29mais peut redémarrer parce qu'on fait face à un terrain qui est très particulier ici.
00:34Donc il y a à nouveau du vent, 40-45 km heure et un terrain qui est composé de tourbes.
00:40Donc la tourbe ça permet aux flammes de progresser sans qu'on les voit parce qu'elles passent sous terre
00:44et elles vont ressortir dans un endroit un peu plus favorable pour elles, 200, 300, 400 mètres
00:51et ça peut être près d'habitation et là le feu peut se réactiver.
00:54Donc en fait on va continuer à travailler là-dessus avec les moyens aériens et le reste des sapeurs-pompiers.
00:59C'est-à-dire que vos hommes peuvent finalement se faire surprendre, penser que dans leur zone il n'y
01:03a rien de spécial
01:04et puis d'un coup une reprise en souterrain ?
01:06Alors ça ne va pas être des reprises massives mais effectivement le feu peut rejaillir quelques dizaines
01:15ou centaines de mètres un peu plus loin.
01:17Donc c'est pour ça que vous voyez il y a des dispositifs mobiles avec beaucoup de véhicules,
01:21des liaisons radio permanentes et toujours cette capacité à réagir et à aller traiter les reprises.
01:28Mais surtout maintenant c'est le travail de fond qu'il faut faire et ce travail de fond est un
01:32petit peu long,
01:32un petit peu pénible. Donc là on tape beaucoup sur la patience et l'endurance des militaires
01:38qui vont commencer à creuser, gratter de façon à pouvoir noyer cette tourbe
01:45où il faut creuser entre 30 et 50 centimètres.
01:47C'est le travail le plus délicat, difficile, peut-être ingrat pour vos collègues ?
01:51Alors ce n'est pas le plus délicat, c'est un petit peu le plus pénible en termes de temps
01:57et de consommation d'énergie.
01:59Il y en a pour combien de temps encore vous pensez ?
02:00Je pense qu'il y en a encore pour plusieurs jours mais là-dessus je ne veux pas m'avancer
02:04sur cette question.
02:07Merci beaucoup Colonel pour ce point.
02:09Vous avez compris les actions qui continuent ici sur le terrain avec les pompiers.
02:13Près de 500 pompiers mobilisés.
Commentaires