La France, dans son ensemble, a fait une énorme erreur. De celle qui différencie le vrai connaisseur de football du "Footix" cher à Depé (traduisez : l'autoproclamé expert du ballon rond qui ne s'intéresse à ce sport qu'au moment des coupes du mondes, des phases finales de Ligue des champions, voire du Clasico). Le pays entier a cru que ces Bleus-là étaient imbattables. Trop beaux. Trop forts. Trop puissants. Mais c'était oublier qu'un match peut très vite basculer et que l'OM, par exemple, a chuté contre l'Étoile Rouge de Belgrade, en 1991, en étant largement supérieur aux Serbes (encore Yougoslaves à l'époque).
On aurait aimé s'enlacer, chanter "I Will Survive" ou "Magic in the air" en faisant la fête jusqu'au bout de la nuit et en refaisant ce match sur le Vieux-Port à Marseille, le Cours Mirabeau à Aix, la place du Terreau à Manosque ou la place Pie à Avignon. On se serait alors souvenu qu'Adrien Rabiot, taulier de l'entrejeu, portait le maillot de l'OM dans une autre vie pas si lointaine avant d'être foutu dehors pour manque de respect d'une institution qui se retrouve, moins d'un an après, à vendre Mason Greenwood en urgence à Fenerbahçe pour faire entrer de l'argent frais dans ses caisses. Mais c'est une autre histoire, tout aussi frustrante... Et elle est finalement revenue rappeler, en pleine demi-finale de la coupe du monde, que le foot a ce chic pour faire passer les supporters d'une émotion à l'autre en un temps record.
Revenons à la boulette initiale. Celle qui a fait penser à tout le monde que les Bleus de Mbappé, Dembele et Olise balayeraient l'Espagne tranquillement et se qualifieraient pour l'ultime round. Avouez le : vous aussi, aviez déjà prévu où et comment vous alliez suivre cette suivre cette 3e finale consécutive des Tricolores. On le voyait déjà Didier Deschamps, porté en triomphe, soulevant le trophée, couronnant une carrière légendaire, aussi bien en tant que joueur qu'entraîneur puis sélectionneur.
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