00:00Ce supporter français suit sa 11e Coupe du Monde sur place, voici ce qu'il pense de celle-ci.
00:04Alors depuis 1982, Dominique Garnier suit les bleus à chaque édition,
00:08ce qui lui a permis de vivre des choses assez extraordinaires.
00:10Maradona à côté de moi, qui vient regarder le match France-Italie.
00:14Il s'assoit comme ça par hasard ?
00:15Ah oui, par hasard ?
00:16Ouais.
00:16Il s'assoit à côté de moi comme ça, et il y a un mec qui me dit
00:19« Tu vois, je te prenne en photo avec Maradona ? »
00:21Je lui ai dit « Bah ouais, à l'époque, il n'y avait pas des selfies, il n'y
00:23avait pas de caméra. »
00:25J'ai donné mon adresse en France, deux mois après je reçois la photo.
00:27C'est quoi ça ? Incroyable !
00:28Alors cette année, pour suivre l'ensemble de la compétition, son budget est autour de 10 000 euros.
00:32C'est plus que du business, ils annulent même les trains réguliers
00:36pour faire des navettes à 98 dollars la navette.
00:40Mais moi j'ai quand même payé ce matin que 4 dollars.
00:43Je suis venu plus tôt, j'ai pris un train normal.
00:46Dominique regrette aussi cette année l'absence d'atmosphère dans les villes autour du Mondial.
00:50Donc sur les Etats-Unis, que ce soit New York, Philadelphie, Boston,
00:54là où j'ai suivi l'équipe de France, il n'y a aucune atmosphère de football.
00:58Tu vois les mecs, quand je suis habillé comme ça, ils disent « mais qu'est-ce que tu fais
01:01là ? »
01:02Je dis « c'est le plus gros événement mondial avec les Jeux Olympiques, les mecs ne savent même pas.
01:06»
01:07Je me comprends, on venait aux Etats-Unis, j'ai été là à la parade des Knicks, c'était extraordinaire.
01:12Donc ce sont basketball, football américain, tout ça, mais ils ne sont pas du tout sans cœur.
01:15Avec les années, il a vu aussi l'accès aux joueurs complètement changer ?
01:18J'ai complètement changé. Moi je me souviens, ma première Coupe du Monde, même la deuxième au Mexique.
01:23Je me souviens avoir visité à Guanarato, un musée avec l'équipe de France.
01:27Après le match de la troisième place, je suis allé dans le bus de l'équipe de France
01:32pour demander à Joel Batts son maillot.
01:34On ne peut plus approcher les joueurs.
01:35Maintenant, on a un périmètre de sécurité, mais il faut comprendre que ce sont des superstars,
01:41ce sont des gens que tout le monde va approcher.
01:44Je comprends que la sécurité soit sur les dents et je les comprends les gars.
01:47Même si cette année, il a pu rentrer une fois dans l'Hôtel des Bleus
01:49pour prendre une photo avec quelques joueurs.
01:51J'ai tissé un lien avec cette équipe, ce qui me permet aussi de connaître du monde.
01:55Je le fais une seule fois par Coupe du Monde pour pouvoir faire mon selfie avec mes joueurs préférés.
02:00Et alors si la Coupe du Monde a beaucoup changé, sa tenue, elle reste la même depuis le début.
02:04C'était une blanche blanche, j'ai pris de la peinture, j'ai fait bleu blanc rouge comme ça,
02:08parce que j'ai dit que si plus accompagne l'équipe de France, il faut montrer les couleurs.
02:14Et puis après, un déplacement en entraînant un autre,
02:17et après les aiguilles sont arrivées.
02:20Et maintenant, on ne voit pratiquement pas tout ce que bleu blanc rouge.
02:22Elle a été lavée deux fois.
02:24Elle a été lavée une fois à la finale à Moscou,
02:27quand on a pris une saucée après le match.
02:32Et à Philadelphie, on a passé deux heures sur la flotte,
02:34parce qu'il y a des joueurs qui ont signé, et malheureusement, ils ne sont plus là.
02:38Donc je ne voudrais pas que leur signature s'efface.
02:40Donc c'est pour ça que je ne lave pas.
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