00:00Ça semble plutôt un pansement sur une jambe de bois pour deux raisons particulières.
00:04La première, 20 tonnes d'eau qui peuvent être dispersées sur un kilomètre,
00:07je vous laisse faire le calcul pour savoir combien d'eau va arriver au sol par mètre carré,
00:11comparé à un Canadair qui largue par exemple 6 000 litres d'eau en même pas un quart de seconde.
00:15Donc ce n'est pas du tout la même puissance qui va arriver au sol, je parle de puissance de
00:19produit,
00:20et je parle de pénétration dans le végétal.
00:22Donc il y a des chances que ce produit qui va être largué reste sur le couvert très haut du
00:26végétal,
00:26ne rentre pas du tout ni dans les forêts ni dans la partie basse de la partie arbustive et ne
00:31soit pas super efficace.
00:32Le deuxième problème qui se pose à cette utilisation,
00:37les pilotes de Canadair et les pilotes de Dash mettent entre 3 et 5 ans à être formés à la
00:42lutte contre les feux de forêt.
00:433 à 5 ans de formation pour être efficace, pour avoir une vraie maîtrise de ce qui se passe sur
00:47un feu,
00:48un vrai dialogue avec les pompiers et faire une mission qui n'est pas que de la lutte,
00:52mais qui est également de la reconnaissance, de l'anticipation sur ces feux de forêt.
00:55On va prendre des pilotes militaires ou des pilotes d'essai,
00:58et en 15 jours, ils vont se transformer en pilotes de bombardier d'eau.
01:01C'est quand même ahurissant de laisser dire ce genre de choses,
01:05et c'est manquer de respect profond aux pilotes qui, eux,
01:08prennent des risques tous les jours pour lutter contre les feux,
01:11et on mesure également complètement les enjeux.
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