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00:13L'Afrique est un continent de talent, de vision et d'énergie.
00:17L'Afrique est un continent de leader.
00:20Bienvenue sur Destin d'entrepreneur, le nouveau magazine de 7info
00:24qui met en lumière les bâtisseurs de l'Afrique d'aujourd'hui et de demain.
00:28Mon invité d'aujourd'hui est Ibrahim Dosso, il est directeur commercial et stratégie de Omoa Group.
00:34Il est l'un des architectes discrets de la transformation digitale dans le secteur financier en Afrique.
00:4111 pays, des milliers de transactions quotidiennes et la conviction que la transformation digitale doit se faire avec des talents
00:49africains.
00:51Il aurait pu rester en Europe, mais il a choisi de rentrer dans sa terre natale, la Côte d'Ivoire.
00:56Bonjour Ibrahim, bienvenue.
00:58Bonjour Elohim.
00:59Je voudrais qu'on parle de votre enfance.
01:01Je sais que vous êtes l'un de... Vous avez grandi dans une grande famille.
01:05Vous étiez neuf enfants à Abidjan.
01:08Racontez-nous un peu cette vie familiale de ce clan Dosso.
01:11Qu'est-ce qu'on vous a appris comme valeur ? Où est-ce que vous avez grandi ?
01:16D'accord. Bon, j'ai déjà 48 ans, bientôt 49, donc...
01:21Vous ne les faites pas, hein ?
01:23Ah, merci.
01:25Merci. Donc, effectivement, je suis ici d'une famille, d'une grande famille, donc neuf enfants.
01:31Nous sommes sept maintenant, j'ai perdu un frère et une sœur récemment.
01:38Donc, j'ai grandi à Youpougon, donc à l'époque, avant effectivement d'être au primaire, donc au Nîle de
01:48Kokodi.
01:49Donc, un parcours, je dirais, un peu plus traditionnel pour les enfants de l'époque, puisque mon père était à
01:55la caisse stable.
01:55Donc, nous avons pu effectivement bénéficier d'un parcours classique, donc Nîle de Kokodi, ensuite Mermoz, donc j'ai la
02:04troisième, où j'ai pu avoir mon VEPC avant d'aller en Europe, en 92, exactement.
02:13Alors, pourquoi vous êtes parti en Europe ?
02:15Je suis parti en Europe parce que, déjà dès la cinquième, mon père envisageait que je parte, et les événements
02:24sociaux et politiques de l'époque, donc, ont incité effectivement à franchir le parc,
02:31donc à motoriser, je dirais, quelque part, à quitter un peu le cocon familial et à aller vers un système
02:38scolaire un peu plus stable,
02:40puisque en 90 et 92 de Némoire, il y a eu des grèves, donc qui ont un peu perturbé, effectivement,
02:46le cursus scolaire.
02:48D'accord. Alors, ce départ en France, comment est-ce qu'il vous a été annoncé ? Comment vous avez
02:54pris l'annonce ?
02:56Donc, sortir de ce cocon familial avec tous ses frères et soeurs et être envoyé dans un pays que vous
03:02ne connaissiez pas ?
03:03Comment est-ce que votre père vous a annoncé ça ? Et comment vous avez accepté cette nouvelle ?
03:12En toute transparence, ça a été un choc, très clairement, puisque l'annonce de mémoire a dû se faire, je
03:18pense, un dimanche.
03:19Et on était en partance pour le zoo, donc sur la route du zoo.
03:24Pour ceux qui le connaissent, c'est là où on passait le permis de conduire à l'époque.
03:29Et donc, j'ai appris incidemment dans la voiture que le passeport que je venais de faire,
03:34il devait me permettre justement de pouvoir partir en Europe et en particulier en France pour y poursuivre mes études.
03:43L'éducation qu'on a reçue, puisqu'on parlait effectivement de valeur, de respect, d'honnêteté et de franchise,
03:51ne m'ont pas permis, en tout cas, de contester la décision qui a été prise par mon père,
03:56qui aujourd'hui, je le remercie infiniment pour cette prise de décision,
04:00qui aujourd'hui me permet justement d'être à ce niveau aujourd'hui de responsabilité.
04:06Mais en toute transparence, c'était vraiment un choc.
04:09Parce que j'ai quitté le cocon familial, moi qui n'ai jamais quitté la maison,
04:13qui ai quasiment fait tout mon parcours en étant à la maison, ensuite à l'école,
04:18naturellement, donc je prenais le quart pour rentrer à la maison,
04:22je rentrais avec ma mère, et je découvrais, j'allais découvrir en fait un nouveau pays.
04:27Être en vacances, c'est bien, mais y vivre, c'est totalement différent.
04:31Et y vivre seul.
04:32Voilà, et y vivre seul.
04:33À un jeune âge.
04:34Tout à fait.
04:35Et j'étais donc à l'internat, donc première expérience aussi à l'internat,
04:40donc vraiment quelque chose de très particulier.
04:42Donc vous étiez où ? Vous étiez dans le sud de la France,
04:45c'est ça, Sophia Antipolis, comment l'intégration s'est passée ?
04:51D'accord.
04:51Je vais peut-être revenir sur comment j'ai atterri à Sophia Antipolis.
04:54Donc je devais d'abord à Maison Lafitte,
04:56donc un externat dans la banlieue ouest parisienne.
05:02Et je pense que mon tuteur de l'époque, donc un nigérian,
05:06a bien senti que le froid, j'allais pas m'acomoter à la température parisienne.
05:13Et il a eu la gentillesse de contacter son frère qui était à Lyon,
05:17dont les fils étaient à Sophia Antipolis.
05:18Donc je suis arrivé deux jours avant la rentrée à Sophia Antipolis.
05:22Et donc j'ai découvert en même temps un cadre magnifique,
05:26puisque c'est dans la bouillite, donc dans la verdure,
05:28quelque chose que je ne connaissais pas ici à Abidjan.
05:30Et aussi j'ai découvert une communauté ivoirienne, une communauté africaine,
05:35notamment de personnes qui ont vécu à Abidjan
05:39et qui connaissaient déjà effectivement la vie en internat,
05:42en particulier à Balboa.
05:44Donc il y avait des racines communes dans cette communauté-là.
05:47Oui, il y avait des racines communes avec d'une part des Ivoiriens,
05:50mais aussi des Africains dont les parents travaillaient dans des institutions basées à Abidjan.
05:56Type la BAD, d'accord. Ok. D'accord.
05:59Et donc là, ça se passe bien, vous vous intégrez bien, vous vous faites de bons amis.
06:03Ce sont des années qui vous ramènent à de...
06:07Ce sont de bons souvenirs pour vous ou ça a été quand même compliqué d'être loin ?
06:12La première semaine, horrible, très clairement.
06:16Horrible parce qu'on n'est pas habitué justement à vivre avec des gens qu'on ne connaît pas.
06:20Je ne suis pas habitué parce que j'étais avec mes frères et mes soeurs, mes cousins.
06:23Donc je n'avais pas cette habitude, par exemple, de partager le même réfectoire
06:28avec des jeunes que je ne connaissais pas.
06:31Éventuellement de m'aller prendre une douche et autres avec des personnes que je ne connaissais pas.
06:35Donc j'ai calculé mon timing pour être le plus seul.
06:38Un peu seul.
06:38Voilà, tout à fait.
06:39Retrouver un peu mon intimité, c'est quand même relativement important.
06:43Mais j'ai eu au bout d'une semaine, j'ai un ami, Issouf, Issouf Conné,
06:49qui a dit « Mais tu n'es à Ivoirien ? Pourquoi tu te caches ? »
06:51Je dis « Parce que je ne connais personne. »
06:53Et c'est la première fois que je suis à l'internat.
06:55Et cette expérience de trois ans sont aujourd'hui pour moi les plus belles expériences de ma vie scolaire.
07:04Puisque j'y ai noué de très, très belles relations.
07:08Perdure d'ailleurs aujourd'hui.
07:09Vous avez gardé le contact.
07:10On a gardé le contact.
07:11On a naturellement un groupe WhatsApp, comme d'habitude.
07:13Et on essaie de se voir.
07:15Parfois ils sont de passage à Abidjan ou dans le cadre des déplacements que je fais dans la sous-région.
07:20Super.
07:20On arrive à se rencontrer.
07:22Super, ok.
07:24Donc, vous avez votre bac.
07:26Et là, qu'est-ce qui se passe ?
07:29Donc j'ai…
07:30Vous êtes fort en maths, ça je sais.
07:31Voilà.
07:32Donc j'ai eu un bac S avec une orientation en classe préparatoire.
07:37Donc, en maths sup.
07:39Mon père, ingénieur à Grenoble, s'attendait à ce que…
07:43Tu seras ingénieur, mon fils.
07:44Ingénieur, mon fils.
07:46Et j'ai pris le contre-pied de tout ça parce que je ne voulais plus faire de maths.
07:50Donc, j'en avais assez des maths.
07:51Et j'ai souhaité faire autre chose.
07:54Et je me suis dit, pourquoi pas une école de commerce ?
07:57Donc là, ça a été acceptable de dire non à votre père ?
08:00Ayant décliné l'orientation en maths sup, je pense qu'on n'avait pas trop le choix.
08:04Voilà.
08:05Donc, j'ai un peu forcé la main.
08:07Et ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est qu'il a compris ma démarche.
08:11Et il m'a surtout accompagné dans le choix même de l'école
08:15puisque j'ai pu intégrer l'EDEC immédiatement
08:18où j'ai passé un diplôme en finance d'entreprise.
08:22Il m'a vraiment accompagné dans cette démarche d'autosatisfaction quelque part
08:28en termes d'orientation de carrière.
08:30Là, vous vous sentiez épanoui.
08:31Pour vous, c'était le bon choix d'études.
08:33Vous étiez à votre place.
08:35Oui, pourquoi ce choix d'école de commerce ?
08:38Parce que ça m'a permis justement d'ouvrir un peu, comme on dit, les chakras.
08:42Donc, j'ai un peu la vision de ne pas être uniquement orienté scientifique
08:48puisqu'en école de commerce, vous avez toute la partie informatique,
08:51vous avez du marketing, vous avez de l'expression orale, de l'expression écrite.
08:55Voilà.
08:55Quand même, vous balayez quand même pas mal de sujets.
08:58Mais j'ai quand même gardé un peu une orientation scientifique
09:01avec une base scolaire finance d'entreprise
09:06que j'ai complétée ensuite par un diplôme en finance de marché,
09:10toujours dans le sud de la France,
09:12à cause de la température qui est hyper agréable.
09:15Il faut savoir se préserver.
09:17Exactement.
09:18Donc, j'ai passé en fait un master en finance de marché et innovation
09:22donc au CERAM, toujours à Sofie Antipolis,
09:26avant effectivement d'embrasser la carrière qu'on va certainement parcourir.
09:30Voilà.
09:30Donc, Sofie Antipolis, c'est votre village en France ?
09:32C'est mon village.
09:34Valbonne également, c'est mon village
09:35parce que j'ai dans l'équipe de foot du village qui s'appelle Valbonne.
09:40Voilà.
09:40Et on a joué jusqu'en régional.
09:43D'accord, très bien.
09:45Alors, on attaque le parcours professionnel.
09:47Donc, vous finissez votre seconde, votre diplôme.
09:51vous rentrez chez Andersen en 2000.
09:54Oui.
09:55Là, c'est à Paris ?
09:57Andersen Paris, oui.
09:57Andersen Paris.
09:58Andersen Paris, donc juste avant l'affaire Enron.
10:01Ah oui, la fameuse.
10:03Voilà, donc j'ai intégré d'abord en stage,
10:06mon stage de fin de master pour valider mon master
10:09et à priori, j'ai été performant.
10:12Voilà, puisqu'ils m'ont gardé en septembre 2000 exactement.
10:18Et ensuite, j'ai intégré la division FSI.
10:21Financial Services Industries,
10:24où j'avais en charge en fait l'audit de certaines activités de marché,
10:28donc de la société générale,
10:30notamment tout ce qui tournait autour des options et des soins.
10:34Donc là, ça vous a permis d'avoir une vue vraiment de l'intérieur.
10:37Donc, faire de l'audit financière,
10:40ça vous a vraiment...
10:41Vous avez démarré votre carrière
10:43et ça, je pense que ça va être important
10:44pour ce qui s'est passé par la suite,
10:46c'est de vraiment examiner les institutions à l'intérieur.
10:49C'est ça ?
10:50Exactement.
10:51Ça a été un avantage, effectivement,
10:54d'auditer ces structures, ces grandes banques,
10:57puisque j'avais effectivement Société Générale dans mon portefeuille,
11:01l'ex-CCF, notamment sur l'audit des fonds,
11:06de grandes familles qui étaient gérées au niveau du crédit foncier de France.
11:14Et ça m'a permis justement de découvrir
11:16qu'est-ce que c'est qu'une banque,
11:18quels sont les métiers, effectivement, qu'on peut y trouver
11:21et surtout, quelles sont les vocations des banques.
11:24D'un côté, effectivement, j'avais une salle de marché,
11:29là où on gagne de l'argent, on brasse de l'argent,
11:31on génère du cash.
11:32Et de l'autre côté, j'avais comment on utilisait finalement ce cash
11:34pour également en reverser une partie, en fait,
11:38à une certaine frange de la réagence.
11:40Très bien. D'accord.
11:42Et ensuite, vous rentrez au crédit mutuel
11:44et là, vous prenez la tête de l'équipe sécurité
11:49et lutte contre la fraude.
11:51Alors...
11:52J'ai sauté une étape.
11:53Voilà, j'ai sauté une étape.
11:55Donc, je rentre au crédit mutuel en 2002.
11:57En fait, le crédit mutuel a profité de l'affaire Enron,
12:00en fait, pour un peu chasser, voilà, dans les cabinets d'audit
12:03pour constituer son équipe d'audit
12:05au sein de l'inspection générale.
12:06Et j'avais pour mission, donc j'avais été recruté pour cela,
12:09pour monter une équipe capable d'auditer
12:10les activités de marché du crédit mutuel
12:12qui étaient exercées, qui sont exercées d'ailleurs aujourd'hui,
12:16par le CIC, puisque le CIC est une filière du crédit mutuel.
12:19Donc, ça m'a permis effectivement de structurer
12:23une équipe pluridisciplinaire, parce qu'au-delà des activités
12:26de marché du crédit mutuel, on avait deux autres casquettes.
12:30Une casquette de certification des comptes comptables
12:33de certaines fédérations, puisqu'en dessous de 4,5 milliards d'euros,
12:37la certification des comptes comptables est réalisée
12:40par les inspecteurs de l'organe central, donc la Confédération.
12:44Et aussi, de faire la revue générale des activités de la banque.
12:50Donc, pendant tout ce parcours au sein de l'inspection
12:52qui a duré à peu près huit ans, j'ai gravi tous les échelons,
12:57donc inspecteur senior, à devenir inspecteur principal,
13:03entre guillemets, l'adjoint de l'inspecteur général.
13:07Quand vous parlez de structurer une équipe,
13:10est-ce que c'est quelque chose avec lequel vous êtes à l'aise ?
13:12Parce que vous étiez jeune, à ce moment-là,
13:15est-ce que c'était quelque chose qui était…
13:16Est-ce que vous aviez un naturel pour le management ?
13:20Ou est-ce que c'est quelque chose que vous avez vraiment dû apprendre ?
13:24J'y avais goûté déjà chez Andersen,
13:27puisque dès la deuxième année d'audit,
13:30nous vous encadrons avec les juniors, les juniors 1,
13:33donc première année d'audit.
13:34Donc, on vous amène quelque part à coacher,
13:38à donner des objectifs, à pouvoir les évaluer
13:41et aussi à pouvoir rendre compte quelque part à votre supérieur hiérarchique,
13:45voire même au client,
13:45puisque vous participez aux restitutions,
13:48aux dirigeants des différentes banques
13:50et vous êtes amené effectivement à pouvoir prendre du recul
13:53par rapport aux constats que vous faites
13:54et à pouvoir les restituer.
13:56Donc, c'est cette expérience-là que j'ai mise en profit
13:58pour pouvoir justement identifier les talents
14:01qui pouvaient faire partie de cette équipe d'audit.
14:04Et pour cause, j'avais pu recruter justement
14:06un ancien de la salle des marchés
14:08qui souhaitait sortir des activités de marché
14:11et découvrir un nouvel environnement professionnel.
14:16Donc, c'était un malgache, très bon d'ailleurs,
14:20et surtout assez humble pour comprendre effectivement
14:22que le salaire qu'il avait en salle des marchés,
14:24il n'y aurait pas.
14:25Il n'aurait plus, oui.
14:28Et en 2016, vous basculez vers les grands comptes.
14:32Donc là, vous avez des clients comme Carrefour,
14:35Auchan, Air France, LVMH.
14:37Donc, ce changement, ça vous a apporté quoi ?
14:39C'est un autre métier.
14:41Donc, comment vous êtes ajusté à tout ça ?
14:43Expliquez-nous.
14:46Alors, avant ce changement,
14:48j'ai eu, on va dire, un sas de décompression
14:49entre l'audit et la vraie vie,
14:52la vraie réalité dans une banque,
14:54une banque opérationnelle,
14:54le service aux clients.
14:56Donc, j'ai fait à peu près six ans
14:58en tant que directeur de la sécurité lutte contre la fraude
15:02pour le crédit mutuel CIC.
15:04Et pendant ces six années,
15:06ça m'a permis effectivement
15:07d'enlever complètement ma casquette d'auditeur,
15:11c'est-à-dire je fais des recommandations,
15:12de passer de l'autre côté vers une casquette
15:14et de, au-delà des recommandations,
15:16comment je mets en œuvre ?
15:17Comment je mets en œuvre pour que les clients,
15:19effectivement, soient satisfaits ?
15:20Donc, ce sas de décompression,
15:22qui a duré à peu près six ans,
15:24m'a permis très facilement de prendre mon poste
15:27au niveau des projets monétiques
15:30pour les grands comptes
15:31et surtout d'avoir effectivement
15:34cette approche client,
15:35de plus en plus développer cette orientation client
15:37et rechercher en permanence la satisfaction
15:39et essayer de trouver des solutions
15:41pour que ces clients soient satisfaits.
15:44Est-ce qu'on a souvent l'impression
15:46que le monde bancaire,
15:48on se connaît un peu,
15:49il est vrai,
15:50mais je sais que vous avez beaucoup d'humour,
15:52mais on a souvent l'impression
15:53que le monde bancaire est très austère.
15:57C'est vraiment le cas
15:58ou c'est juste l'étiquette
16:00que l'on colle à ces métiers ?
16:03Est-ce que vous riez dans les années,
16:06dans vos années au crédit mutuel ?
16:10Alors, non, le monde bancaire n'est pas austère,
16:13c'est vraiment une étiquette.
16:15En revanche,
16:16on se doit quand même d'être rigoureux
16:17parce que la banque gère l'argent des autres.
16:21Donc, il y a une certaine rigueur
16:22qui peut laisser transparaître,
16:23effectivement,
16:24une certaine austérité,
16:26un clan fermé.
16:28Donc, la rigueur ne veut pas être des austérités.
16:31Il y a des fous rires,
16:32il y a des blagues.
16:34Ça, je peux vous rassurer.
16:35Ok, très bien.
16:36Ça se passe très bien.
16:37Ok.
16:38Et qu'est-ce qui se passe en 2018 ?
16:39Il y a quelque chose qui commence à tourner.
16:44Ça a commencé à tourner dès, je dirais,
16:46dès 2016, quand j'ai quitté la sécurité
16:48pour entrer au projet.
16:512017, j'avais la conviction
16:52que le temps était venu pour moi.
16:54Et là, vous aviez placé plus de temps
16:56en France qu'en Côte d'Ivoire.
16:57Exactement.
17:0024, 24, 25, 25 ans.
17:03Le temps était venu pour moi
17:04de rentrer au pays
17:05pour plusieurs raisons.
17:07D'abord, raison,
17:08j'ai l'air personnel
17:08parce que 24, 25 années à l'étranger
17:13sans avoir l'occasion
17:15de suivre l'évolution de ses frères,
17:17comment ils évoluent dans la vie,
17:19les parents qui vieillissent
17:20et autres.
17:21Et quand vous rentrez en vacances
17:23pour deux semaines,
17:23ce n'est pas suffisant.
17:25Et donc, j'ai décidé en 2018
17:28de franchir le pas.
17:29J'ai eu plusieurs opportunités
17:32qui se sont présentées
17:33et donc j'ai fait un choix
17:34qui était venu de servir dans le pays.
17:37D'accord.
17:38Alors, on va parler de ce service
17:42et de comment vous êtes rentré,
17:43mais je voudrais que vous expliquiez
17:44parce que ça montre vraiment
17:45votre caractère en fait.
17:49On vous a offert un...
17:50Vous avez fait une promesse
17:53et on vous a offert un autre job
17:54et vous êtes tenu à cette promesse-là.
17:56Vous pouvez nous expliquer ?
17:58Oui, donc, je suis parti en mission
18:02à Singapour
18:03et à mon retour de mission,
18:04j'ai eu plusieurs appels en absence
18:05d'un cabinet de recrutement.
18:07Donc, naturellement,
18:09voulant rentrer en Afrique,
18:11en particulier en Côte d'Ivoire.
18:13Donc, j'appelle et on me dit
18:14« Bon, ben, on a une proposition
18:15d'entretien à vous faire
18:17pour une structure,
18:19une entreprise luxembourgeoise
18:21qui a ses filles-là
18:21basée en Afrique. »
18:23J'ai dit « Très bien, ça me convient. »
18:24Donc, je passe tous les entretiens.
18:26Je passe les entretiens
18:28avec le DG,
18:29avec le patron du fonds d'investissement
18:32qui est propriétaire de l'entreprise.
18:36Ils m'y met.
18:38Ils me disent « Ok, on est satisfaits,
18:40on revient vers vous. »
18:41Donc, d'ici une semaine.
18:44Femmé, pas de nouvelles.
18:45Début juin, toujours pas de nouvelles.
18:48J'appelle à Maurice.
18:49J'appelle le DG, pas de nouvelles.
18:52Si, bon, ok, sois.
18:53Et comme j'avais des amis,
18:55j'ai des amis, en fait, ici,
18:56qui m'ont dit « Ben, nous,
18:57il y a une opportunité qui se présente
19:00dans une institution de présence sociale.
19:02Est-ce que cette opportunité t'intéresse ? »
19:04Donc, ça s'est passé en exactement trois jours.
19:07Le samedi, j'ai envoyé mon CV.
19:09Le dimanche, j'ai fait un entretien assez rapide.
19:11Et le lundi, j'ai eu l'opportunité de rencontrer le DG
19:14dans cette institution à Paris.
19:18Et mon entretien a duré, en tout et pour tout,
19:21une quinzaine de minutes.
19:22C'était plutôt un entretien orienté
19:25sur ma volonté vraiment de rentrer.
19:28Et surtout, est-ce que j'étais capable de m'intégrer ?
19:31Parce qu'avoir passé autant d'années en dehors de son pays,
19:35il y a quand même certaines réalités qu'on perd de vue et qu'on n'a pas.
19:39Une certaine sensibilité.
19:40Et le poste qui m'était proposé
19:43nécessitait d'avoir cette sensibilité,
19:45cette culture locale
19:47pour justement réussir
19:49les challenges qui me seraient confiés.
19:51Et le point que vous avez, effectivement,
19:53c'est le volet respect,
19:56respect de la parole de l'île.
19:58Puisque en juin,
19:59je m'en rappelle très bien de la date,
20:01le 18 juin,
20:02j'étais à Orly pour prendre mon avion
20:05pour entrer à Abidjan.
20:06Et je reçois justement un appel
20:08de cette société luxembourgeoise
20:10et qui me dit
20:10« On est à Paris,
20:11on est moins content
20:12de vos propositions financières. »
20:13Je disais « C'est trop tard. »
20:16Je suis en train de partir
20:16à l'aéroport,
20:17je pars à Abidjan.
20:18Donc, sur quoi, ils me disent
20:19« C'est pourquoi ? »
20:20Je dis « Non, on m'a fait une proposition
20:21et je ne l'accède pas. »
20:23Ils m'ont fait une proposition financière indécente.
20:25En gros, plus de 20%
20:26par rapport à tout ce que j'avais en France.
20:29Et je leur ai dit
20:29que non, malheureusement,
20:30j'avais donné ma parole
20:31et qu'il fallait que je la respecte.
20:33On va marquer une courte pause
20:34et nous serons de retour très bientôt.
20:37C'est un entrepreneur sur cette info
20:39et je suis aujourd'hui avec Ibrahim Dosso.
20:41Donc, Ibrahim,
20:42vous êtes de retour à Abidjan
20:44et là, on vous donne un projet
20:46d'une nature différente
20:48de ce que vous avez fait jusqu'à maintenant.
20:49Donc, on serait dans un régime de retraite
20:52complémentaire pour les fonctionnaires ivoiriens.
20:54Qu'est-ce qu'on ressent
20:55quand son nom est associé
20:56à quelque chose d'aussi durable
20:58et qui a impacté autant de gens ?
21:00Sachant qu'il y a eu un décret
21:02qui a été signé
21:02suite au projet que vous avez mis en place.
21:05Expliquez-nous le sentiment
21:07que vous avez ressenti ?
21:08D'accord.
21:09D'abord, un sentiment de fierté
21:11parce que j'ai quand même
21:14eu cette opportunité
21:15qui m'a été offerte
21:16par le directeur général
21:18de cette institution
21:19que je remercie d'ailleurs
21:20pour la confiance
21:23puisque prendre effectivement
21:25choisir une personne
21:26qui n'a pas passé toute son enfance
21:29à Abidjan
21:30qui n'a pas cette culture naturelle
21:34ou même qui ne sait pas lire entre les lignes
21:36dans un tel projet
21:38c'est vraiment un risque qu'il a pris
21:40finalement je pense
21:40qui a été payant.
21:42Ce sentiment de fierté
21:43je le partage aussi
21:44avec mes prédécesseurs
21:46puisque je n'ai pas été seul
21:47à faire ce projet
21:50j'ai des prédécesseurs
21:51j'ai simplement
21:52poursuivi effectivement
21:54la voie qu'ils avaient
21:55sur la voie qu'ils avaient tracée
21:58et c'est ce qui nous a permis
21:59en équipe
22:00avec l'appui
22:01donc des agressions générales
22:02du gouvernement
22:03de l'époque
22:04de pouvoir conclure
22:05et de construire
22:06et de mettre en place
22:07aujourd'hui
22:08ce socle
22:09au niveau
22:10donc de la protection sociale.
22:13Et là
22:14l'entreprise luxembourgeoise revient.
22:16Et là
22:17l'entreprise luxembourgeoise
22:18en fait
22:18n'était en réalité
22:18jamais partie.
22:20Donc vous avez gardé
22:21le contact avec eux
22:22puisque je partageais
22:23quand même
22:23mes convictions
22:25sur le digital
22:27donc voilà
22:28dans le cadre
22:28du déjeuner
22:29occasionnel
22:29qu'on avait
22:30donc voilà
22:31on avait un certain
22:31nombre d'échanges
22:32et ils trouvaient
22:33que c'était
22:33un talent gâché
22:34que d'aller effectivement
22:35dans la protection sociale
22:36mais je leur avais dit
22:37que pour moi
22:37c'était quand même
22:38quelque chose de très important
22:39de pouvoir redonner
22:41quand même à mon pays.
22:42Oui et ça a marqué
22:42votre retour.
22:44Exactement.
22:44Cette chance que j'ai eu
22:45moi de pouvoir partir
22:46tous les jeunes de l'époque
22:47n'ont pas eu
22:48cette même opportunité
22:49et moi je l'ai eue
22:50et il fallait effectivement
22:52que j'aie quand même
22:53que je marque
22:54de mon entraînement
22:55quand même
22:55mon retour à Abidjan
22:57en participant
22:58à ce projet-là.
22:59Ce projet terminé
23:00donc en 2000
23:02en 2002
23:042022
23:04en 2022
23:05pardon
23:05en 2022
23:07terminé en 2022
23:10l'amour de la monétique
23:11des paiements
23:12est vite revenu
23:14donc
23:14vous rejoignez
23:15Omoa
23:16Tout à fait
23:16en juin
23:17signature du décret
23:18et je crois
23:19une semaine
23:19ou un maximum
23:20deux semaines après
23:22je revenais
23:22dans les paiements
23:23et là cette fois-ci
23:24je rejoins
23:24le groupe Omoa
23:25le fameux groupe
23:27Luxembourgeois
23:28qui me vient
23:28depuis pas mal d'années.
23:30Donc Omoa
23:31est présent
23:31dans plusieurs pays africains
23:33en ce pays
23:35qu'est-ce qui selon vous
23:37rend le marché ivoirien
23:39un peu différent
23:39des autres ?
23:41Alors la place
23:42la place ivoirienne
23:44je dirais en général
23:44Afrique de l'Ouest
23:46c'est un marché
23:47qui est extrêmement dynamique
23:49déjà
23:50de ne pas
23:51je dirais
23:52la proposition même
23:53du paysage
23:55du paysage financier
23:56on a je pense
23:57plus d'une trentaine
23:57de banques
23:59beaucoup de banques
24:00oui
24:00pas mal de fintech
24:01des institutions
24:04internationales
24:04d'envergure
24:05qui sont installées
24:07une population
24:08friande
24:09de technologies
24:10on le voit aujourd'hui
24:11avec tout ce qui
24:12concerne
24:12le mobile monnaie
24:14c'est tout
24:15cet écosystème
24:17qui rend assez particulier
24:18la Côte d'Ivoire
24:19parce qu'on a cette chance
24:20chez Omoa
24:21d'être présent
24:22dans 11 pays
24:245 en Afrique de l'Ouest
24:26dans la Côte d'Ivoire
24:27et 6 en Afrique centrale
24:28et cette diversité
24:29de la population
24:30également
24:30nous permet
24:32effectivement
24:32de pouvoir
24:34dire qu'on est
24:35sur la bonne voie
24:36dans notre pays
24:37une bonne voie
24:38de la digitalisation
24:39et qu'aujourd'hui
24:40je pense que
24:41tous les piliers fondateurs
24:42de cette digitalisation
24:44sont aujourd'hui en place
24:45pour expliquer
24:46les actions
24:46le terreau est fertile
24:48ok
24:49donc Omoa
24:50vous êtes
24:52leader
24:52des services financiers
24:55on vous connait
24:56comme vendeur
24:57d'équipements
24:59comme vendeur
24:59de
25:01de
25:02de
25:02de
25:02de
25:04distributeur
25:04automatique
25:05et là vous êtes
25:05vraiment en train
25:06d'opérer un virage
25:07donc vous passez
25:09de cette image
25:10qui vous a un peu
25:11collé à la peau
25:12de vendeur d'équipement
25:13vers un opérateur
25:14de services financiers
25:16récurrent
25:16donc c'est un modèle
25:17qui
25:17qui change complètement
25:20vous passez
25:20d'un modèle
25:21d'un modèle
25:22CAPEX
25:22qui est acheté
25:23pour posséder les équipements
25:24à un modèle OPEX
25:25où on paye
25:26sous forme d'abonnement
25:27c'est un changement
25:29de paradigme important
25:30dans des sociétés
25:31qui sont quand même
25:32très traditionnelles
25:33comment
25:34comment vous expliquez
25:35ça à vos clients
25:35pourquoi c'est important
25:36de le faire
25:37quelle est la vision
25:38derrière de tout ça
25:41Omoa existe
25:41depuis 25 ans
25:43donc avec une expérience
25:45très très forte
25:45sur tout ce qui concerne
25:47la vente
25:47et la maintenance
25:48donc des guichets
25:50automatiques de vente
25:51donc on l'appelle
25:51communément
25:52le GAB
25:55dès 2020
25:56lorsque j'ai intégré
25:57la société
25:59ce changement
26:00on l'avait déjà
26:01on l'avait déjà
26:03entrevu
26:04mais il fallait mettre
26:05effectivement
26:06un certain nombre
26:06franchir un certain nombre
26:07de jalons
26:07avant de pouvoir
26:08aujourd'hui
26:09très clairement
26:10présenter cette orientation
26:12de
26:13qu'on poursuit aujourd'hui
26:17présenter cette orientation
26:17de dire
26:18est-ce qu'il est vraiment
26:19nécessaire
26:19pour les banques
26:20dans un contrat
26:22contexte économique
26:23aujourd'hui
26:23où les exigences
26:26réglementaires
26:27notamment
26:27en termes
26:28de fonds propres
26:30deviennent de plus en plus
26:31importantes
26:31de maîtrise des risques
26:32sont de plus en plus
26:33importantes
26:34où le régulateur
26:36met une pression
26:37quand même assez importante
26:38sur les banquiers
26:39pour avoir une meilleure
26:40maîtrise
26:40de leur écosystème
26:42est-ce qu'il est
26:42aujourd'hui
26:44intéressant pour les banques
26:45pertinent pour les banques
26:46de posséder
26:47un actif
26:48de ce type là
26:51je prends l'exemple
26:52en Europe
26:53on a eu
26:55plusieurs initiatives
26:56notamment
26:57la plus récente
26:58où trois banques
27:00hexagonales
27:01se sont réunies
27:01pour mutualiser
27:02leurs services
27:03leurs services
27:04monétiques
27:05donc on s'est dit
27:06pourquoi effectivement
27:07ne pas
27:08ne pas le faire
27:08ici
27:10donc nous avons pris
27:12nous avons fait le choix
27:13nous sommes aujourd'hui
27:13le seul acteur
27:15dans la zone
27:15sur nos territoires
27:16à avoir cette capacité
27:18parce qu'il faut avoir
27:19également une capacité
27:19technologique
27:20d'avoir cette capacité
27:21technologique
27:22mais également humaine
27:23pour pouvoir amorcer
27:24ce changement là
27:26accompagner les banques
27:27dans la réflexion
27:27parce que passer du mode
27:29je possède
27:30donc le mode CAPEX
27:31au mode OPEX
27:32où je paie simplement
27:33un loyer
27:34c'est quand même
27:35un exercice
27:35qu'il faut faire
27:38il faut accompagner
27:39les banques
27:39les décideurs des banques
27:40pour que
27:41ces derniers
27:42effectivement se disent
27:43moi mon métier
27:44en tant que banquier
27:45c'est d'accompagner
27:46le client
27:47c'est de gérer le cash
27:48c'est de faire de l'épargne
27:49c'est de contribuer
27:50finalement
27:50à l'inclusion financière
27:52c'est également
27:53de contribuer
27:54au développement économique
27:56le job que je ne maîtrise pas
27:57c'est tout ce qui concerne
27:58en fait les élus
27:59aujourd'hui
28:00les banques
28:01si vous regardez
28:02dans la majorité
28:03des actifs qu'ils ont
28:04c'est quasiment
28:05c'est que de l'OPEX
28:06il s'agit d'ordinateurs
28:07d'imprimantes
28:08voire même
28:09les immeubles
28:09les bâtiments
28:10c'est de la location
28:11voilà
28:11ils sont en mode location
28:12on n'avait pas encore compris
28:14je pense que
28:15effectivement
28:15sur la partie
28:17automatique bancaire
28:18ou autre
28:18qu'on pouvait effectivement
28:19être en mode location
28:20avec l'appui
28:22pour ce faire
28:23d'un expert du métier
28:24comme je l'ai dit
28:25au moins
28:25c'est 25 ans de l'expérience
28:26en Afrique centrale
28:28en Afrique de l'Ouest
28:29et sur différents segments
28:30donc de la digitalisation
28:32donc ça permet vraiment
28:33aux banques
28:34de gagner en agilité
28:35et de réduire
28:38donc tout ce qui est
28:38la complexité opérationnelle
28:40qui leur colle un peu
28:41à la peau
28:42tout ça pour
28:43pouvoir du coup
28:44se concentrer
28:45comme vous dites
28:45sur ce que doit être
28:47leur coeur de métier
28:47à savoir le service client
28:48d'accord
28:51au niveau de la
28:54qu'est-ce que
28:55donc vous êtes
28:57vous êtes
28:57vous êtes commercial
28:59donc votre travail
29:00c'est d'expliquer
29:01tout ça aux banques
29:02comment c'est reçu
29:04alors au début
29:05vous savez
29:05ça dépend effectivement
29:06de l'interlocuteur
29:07que vous avez en face de vous
29:08gérer tout ce qui
29:10les directeurs
29:11des systèmes d'information
29:12qu'on appelle généralement
29:13les DSI
29:15connaissent un peu
29:15ce modèle
29:16ce modèle
29:17ce modèle locatif
29:18puisque
29:19les matériaux informatiques
29:21c'est eux qui les gèrent
29:21c'est généralement
29:22des loyers qui les payent
29:24voilà donc
29:24ils sont plus ou moins
29:25habitués
29:26là où effectivement
29:27il faut monter d'un cran
29:28c'est au niveau
29:30des directions stratégiques
29:32quand cela existe
29:33des directions monétiques
29:35éventuellement
29:35voire même
29:36de la direction générale
29:37pour vraiment
29:39essayer d'expliquer
29:40le modèle
29:41tous les avantages
29:41de ce modèle
29:42pour la banque
29:43parce que ça permet
29:44effectivement de faire
29:45une sacrée
29:47économie
29:47en termes
29:48d'exigences
29:49de fonds propres
29:49sur ces activités
29:50
29:50c'est un transfert
29:51du risque également
29:52pour les structures
29:53conformités
29:54qu'on va convaincre
29:55qu'on transfère
29:56finalement une partie
29:57du risque
29:59qui était géré
30:00à leur niveau
30:00vers un prestataire
30:01externe
30:01et tout ceci
30:02naturellement encadré
30:03par les exigences
30:05de la banque centrale
30:06et par la nécessité
30:07pour nous
30:08en tant qu'acteurs
30:09essentiels
30:10d'avoir un certain
30:11niveau
30:12de certification
30:14puisque pour pouvoir
30:15opérer
30:15ce changement
30:16il a fallu
30:17qu'on augmente
30:19significativement
30:19nos propres exigences
30:20en matière
30:21de maîtrise
30:22de R&D risque
30:22en matière
30:23donc de maîtrise
30:25de risque sécuritaire
30:25puisque nous sommes
30:26certifiés
30:27PCI DSS
30:28PCI SSF
30:29et PCI CPT
30:31donc ce sont
30:31trois normes
30:32d'un standard
30:33international
30:33je vais vous demander
30:34d'expliquer
30:34trois standards
30:35internationaux
30:36qui ont été
30:36un standard
30:36qui a été édicté
30:37par les grands
30:38players du marché
30:39les grands acteurs
30:40du marché
30:40que ce soit
30:41Mastercard
30:41ou autre
30:41aujourd'hui
30:42qui s'imposent
30:43dans le monde
30:44de la monétique
30:45et d'ailleurs
30:47si vous voulez
30:47travailler
30:48avec le J8 mois
30:49vous êtes obligés
30:50d'avoir
30:51à minima
30:52ces certifications
30:52
30:53pour qu'ils vous autorisent
30:54à travailler avec eux
30:55surtout que nous
30:56avons ces autorisations
30:57et ça facilite
30:58d'autant plus
30:59la discussion
30:59avec les décideurs
31:03Ibrahim
31:03vous dites
31:04que l'innovation
31:04n'a de valeur
31:05que lorsqu'elle
31:06simplifie réellement
31:07la vie des utilisateurs
31:08donc c'est presque
31:09une philosophie
31:11est-ce que c'est
31:11ce filtre là
31:12que vous appliquez
31:13chez Omoa
31:13c'est votre ligne
31:15de conduite
31:16et c'est pour ceci
31:17que vous
31:18c'est comme ceci
31:19que vous vous développez
31:20oui
31:21c'est l'orientation
31:23c'est l'orientation
31:23client
31:24une innovation
31:25qui ne bénéficie pas
31:26au client
31:27finalement
31:28n'est pas une innovation
31:29parce que
31:30finalement
31:30il n'y aura pas d'usage
31:31quels sont les cas d'usage
31:33effectivement
31:33qui sont développés
31:35voilà
31:36s'il n'y a pas d'adoption
31:36on regarde
31:38l'essor du mobile money
31:39le mobile money
31:40je dirais
31:41avant les événements
31:42de 2010
31:43vivotait
31:44et pendant les événements
31:45finalement
31:46ça a bénéficié
31:47effectivement
31:47pour faire du transfert
31:48pour faire des transactions
31:49pour faire du paiement
31:49et là ça a pris son envol
31:51donc effectivement
31:52c'est une phrase philosophique
31:53mais qui a tout son sens
31:54parce que derrière une innovation
31:56il faut toujours penser
31:57quel est le bénéfice
31:59pour le client
32:00et dans la transformation
32:01justement
32:01que nous faisons
32:02chez Omoa
32:03on cherche toujours
32:04à mettre en avant
32:04quel est le bénéfice
32:06pour nous
32:06et aux clients
32:06qui sont les banques
32:07mais aussi pour les consommateurs
32:09comme vous avez
32:10oui bien sûr
32:10la réponse aux besoins
32:11d'accord
32:13Ibrahim
32:14si vous deviez désigner
32:15un chantier
32:15donc un seul chantier
32:17sur lequel
32:17les dix prochaines années
32:18seront décisifs
32:19pour la souveraineté financière
32:21de l'Afrique de l'Ouest
32:21lequel serait-il ?
32:23le chantier
32:24lié aux infrastructures
32:25parce qu'aujourd'hui
32:27tout est piloté
32:28sur internet
32:29on parle
32:30d'intelligence artificielle
32:32ça consomme
32:32beaucoup d'énergie
32:33le volet infrastructurel
32:35est très très important
32:36parce qu'on peut avoir
32:37toutes les innovations
32:38toutes les belles idées
32:39sans électricité
32:41sans internet
32:42finalement
32:43on croit que
32:44c'est sûr
32:45ok
32:47je voudrais juste
32:49revenir un peu
32:50sur la partie personnelle
32:51parce que vous avez été
32:51un enfant de la diaspora
32:52pendant de nombreuses années
32:53on a dit plus de 20 ans
32:54on a cette conviction
32:58vous et moi
32:59que les enfants de la diaspora
33:00devraient revenir au pays
33:02qu'est-ce que
33:03vous souhaiteriez leur dire
33:04comment leur
33:06leur faire percevoir
33:08que notre continent
33:10est prêt
33:11pour eux
33:13quel est le message
33:15que vous souhaiteriez
33:15faire passer à l'espoir ?
33:17un message assez simple
33:18n'ayez pas peur
33:19parce qu'on souhaite tous
33:22avoir le même niveau de vie
33:23la même qualité de vie
33:24que celle qu'on a en Europe
33:27mais pour pouvoir rentrer
33:28il faut faire des sacrifices
33:29il faut accepter
33:30un certain nombre de choses
33:31mais on s'y retrouve
33:32et on gagne ailleurs
33:33et on gagne ailleurs
33:34on gagne en termes
33:35de qualité de vie
33:36on ne fait plus métro
33:38boulot dodo
33:39terminé
33:40on a une vie sociale
33:41après le travail
33:41et surtout
33:42on fait de belles rencontres
33:44de belles rencontres professionnelles
33:46de belles rencontres
33:47personnelles
33:47du développement personnel
33:48qu'on peut faire
33:49assez aisément
33:50donc moi je leur dirais simplement
33:52n'ayez pas peur
33:53vous allez peut-être perdre
33:54un salaire
33:54parce que finalement
33:55le nerf de la guerre
33:56c'est je veux garder
33:57mon niveau de rémunération
33:58vous allez peut-être perdre
33:59un salaire
33:59mais par contre
34:00ce que vous allez gagner
34:01par ailleurs
34:01je pense qu'on pensera
34:02largement
34:03selon le cadre
34:04d'accord
34:06Ibrahim
34:06on aime bien terminer
34:07en jouant
34:08je pense que vous aimez jouer
34:09non ?
34:10ouais c'est bien
34:12alors
34:13c'est un petit quiz
34:14c'est pas très compliqué
34:15d'accord
34:17Ibrahim
34:18EDEC ou CERAM ?
34:22CERAM
34:24audit ou commercial ?
34:28commercial
34:28plus fun
34:29plus fun
34:33Abidjan
34:34ou Sofia Antipolis ?
34:36c'est un piège
34:37ça c'est un piège
34:38alors Abidjan
34:42manager ou expert ?
34:45manager
34:48GAB
34:48ou DAP
34:50donc distributeur
34:51ou mobile money ?
34:55DAP-GAB
34:56dans le sens
34:56
34:57le DAP-GAB
34:58restera un canal
34:59sur lequel viendront
35:00effectivement
35:00s'interpasser
35:01les opérateurs
35:02de mobile money
35:03donc il faut toujours
35:03maîtriser
35:04effectivement
35:04le canal
35:06retraite par capitalisation
35:07retraite par répartition
35:08capitalisation
35:11qu'est-ce qui est plus compliqué
35:12convaincre un DG de banque
35:13ou convaincre un régulateur ?
35:16convaincre un régulateur
35:18parce que le régulateur a
35:20par essence vocation
35:22à limiter au maximum le risque
35:25le DG de banque
35:26le DG a pour essence
35:27le premier risque
35:29monsieur Dossot
35:30ou Ibrahim ?
35:31Ibrahim
35:35pour une négociation importante
35:37le maquis du coin
35:38ou le restaurant gastronomique ?
35:40tout dépend de la personne
35:41que j'ai en face
35:43mais je privilégierais
35:45un maquis plus plus
35:46un maquis plus plus
35:47plus qu'un restaurant
35:49et enfin une personne
35:50que vous admirez ?
35:51je dirais plutôt deux
35:52donc ce sont mes parents
35:53mon père et ma mère
35:54mon père parce que
35:56il m'a permis justement
35:57d'être là où je suis aujourd'hui
36:00m'inculquer un certain
36:01nombre de valeurs
36:01qui sont essentielles
36:02pour moi
36:03et que j'essaie de transmettre
36:04à mes enfants
36:05et aussi à mes collaborateurs
36:06et ma mère
36:07parce que depuis le départ
36:08de papa
36:09elle nous subit
36:11c'est la gouvernante
36:13donc on a des convocations
36:14assez régulières
36:15pour qu'on nous tire
36:15les oreilles
36:17pour vous garder
36:18dans le droit chemin
36:18exactement
36:19ok super
36:20ok
36:21Ibrahim
36:21un grand merci
36:23d'être venu aujourd'hui
36:25nous parler de votre vie
36:26de votre carrière professionnelle
36:27ça a été vraiment un plaisir
36:28merci infiniment
36:30d'avoir été présent
36:31je vous remercie tous
36:33pour votre participation
36:34à cette émission
36:35et pour votre fidélité
36:37c'était
36:38Destins d'entrepreneurs
36:39sur cette info
36:40merci d'avoir regardé cette vidéo
37:04merci d'avoir regardé cette vidéo
37:05merci d'avoir regardé cette vidéo
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