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  • il y a 3 heures
Plus d'un tiers des Français seront dimanche soumis au niveau maximal d'alerte canicule de Météo-France, étendu à 37 départements de France métropolitaine. Une intensification de la vague de chaleur qui fait craindre une propagation des incendies qui touchent le pays. Pour Matthieu Langlois, porte-parole de la Société française de médecine de catastrophe, «on est face à un moment de rupture pour nos systèmes».

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Transcription
00:00De toute façon, on ne peut maintenant plus parler d'une période, d'un pic de période à risque.
00:07Ça fait déjà pratiquement plusieurs mois qu'on est sous une extrême chaleur.
00:12On est dans des conditions qui sont particulièrement difficiles,
00:15et en particulier pour les personnes les plus vulnérables.
00:18Donc, il y a eu tout un tas de plans qui se sont su succéder pour prévenir et anticiper ces
00:25risques.
00:25Les hôpitaux, et ça, c'est des choses qu'on a beaucoup appris, en particulier les canicules précédentes, celles de
00:322003.
00:34Les secours et les hôpitaux se sont aussi améliorés par rapport à ce qui avait été fait à cette période
00:41-là.
00:42Et donc, oui, maintenant, il faut pouvoir tenir dans la durée.
00:47Donc, ce week-end n'est pas particulièrement un week-end à risque,
00:50parce que malheureusement, on n'est plus face à un pic.
00:53qu'on est dans une situation qui est devenue presque du quotidien.
00:57Il ne faut probablement plus parler de situations de crise, ou de plans de crise,
01:04mais d'une réorganisation globale de notre société dans ces périodes-là.
01:09Et oui, les personnes vulnérables ou ultra-vulnérables sont évidemment à prendre particulièrement à être vigilants.
01:18Alors, Mathieu Langlois, justement, vous l'avez dit, il faut tenir dans la durée.
01:20Comment on fait ?
01:24Le problème, c'est que là, les plans ne suffisent pas.
01:27Il faut qu'on apprenne aussi et qu'on se réinvente en permanence.
01:30Je pense qu'on est tous conscients qu'il y a un changement qui est en train de s'opérer.
01:36Encore une fois, je l'ai dit, mais les plans ne suffisent pas.
01:41Les hôpitaux, évidemment, il y a eu toute une réorganisation, les secours, un changement de paradigme par rapport à ce
01:48qu'on avait vécu en 2003.
01:51Moi, je vois dans les hôpitaux, actuellement, l'attention, elle est aussi particulièrement sur les services techniques qui sont ultra
01:57sollicités et qui doivent répondre à une contrainte permanente et qui s'installent dans le temps.
02:02Et là, là-dessus, on n'a pas encore tout vu et on n'a peut-être pas encore toutes
02:08les solutions.
02:09Il va falloir être très inventif, en tout cas, se projeter aussi sur le futur parce que, malheureusement, c'est
02:19amené à se reproduire.
02:20Vous êtes inquiet pour les semaines à venir ?
02:25Moi, je ne suis pas de nature inquiète, mais évidemment, on est face à, encore une fois, je pense qu
02:31'on est face à un moment un peu de rupture pour nos systèmes
02:35où il va falloir, encore une fois, peut-être pas être juste dans le réajustement, dans le plan ou dans
02:41une stratégie un petit peu de réaction,
02:42mais travailler beaucoup sur l'anticipation, sur une réorganisation globale, sur une implication beaucoup plus forte peut-être des citoyens
02:50pour, encore une fois, mieux gérer des situations qui ne sont pas uniquement des petites crises, mais qui sont une
02:59évolution globale de la situation.
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