00:00Anthony Dabila, jusqu'à présent on disait qu'il y a la guerre des mots qui se joue et en
00:04sous-main, ça continue, certains canaux continuent de négocier.
00:08Mais là, on voit bien un côté américain qu'on a décidé de ne pas aller négocier au vu des
00:13menaces présentées contre les États-Unis et le président Trump.
00:17Oui, alors ces menaces, elles sont présentes depuis 2020, depuis l'élimination de Soleimani par Trump en janvier 2020, lors
00:27de son premier mandat.
00:28Mais elles ont été réactivées après cette guerre parce que l'Iran, une partie de l'appareil de force, en
00:37tout cas de l'Iran, se sent en position de force, pense avoir remporté la guerre et donc veut montrer
00:45qu'il n'a pas peur même de menacer la vie du président Trump.
00:49De l'autre côté, Trump en a besoin aussi, ça a été dit dans le cadre des midterms, et donc
00:56fait monter un peu la sauce avec ces menaces qui sont finalement assez peu exceptionnelles, même si elles se renforcent.
01:06Il y en a déjà eu beaucoup auparavant.
01:08Maintenant, sur le plan militaire, il y a une véritable escalade.
01:12On est passé à des frappes purement côtières au début, qui ressemblaient beaucoup aux petites tapes amicales que Trump avait
01:18données depuis presque trois mois de cesser le feu sur les installations vraiment militaires, maritimes, côtières de l'Iran.
01:27Et on touchait par exemple des voies de chemin de fer.
01:31On avait beaucoup parlé du chemin de fer pour remplacer l'exportation du pétrole pour l'Iran, même s'il
01:37fallait plus de 50 trains pour remplacer un seul pétrolier.
01:40Et là, Trump est allé un peu plus loin déjà dans la stratégie d'attrition géoéconomique en privant l'Iran
01:48d'une de ses voies de communication avec l'extérieur.
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