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Sourito nous raconte son parcours, les défis qu’il rencontre sur le terrain et sa vision d’un Lomé plus propre. Entre engagement, critiques et espoir, découvrez l’histoire de celui qui inspire de nombreux jeunes à passer à l’action.

#ActuLomé #Lomé #Environnement #Togo #Interview

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Transcription
00:00Il y a des gens qui viennent dormir ici.
00:01Non, non, non, il y a des gens qui viennent détecter aussi.
00:04Je suis Esso là-bas, bienvenue.
00:06Sourito sur les réseaux.
00:08Je suis sur Actu Lomé.
00:09Je viens de séquencer, j'ai grandi à séquencer
00:12et je suis coursier.
00:17Actu Lomé.
00:22Je dirais Sourito, c'est un nom qu'on m'a attribué depuis les bancs
00:25parce que j'étais petit quand j'étais sur les bancs.
00:29Donc je ne grandissais pas.
00:31Donc c'est ce qui a fait qu'on m'appelait Petit Souris, Petit Souris.
00:36En vrai, c'est Petit Souris et ils ont abrégé,
00:38ils ont abrégé ces Sourito.
00:42Par rapport à la propriété, je dirais que ma maman était vraiment rigoureuse.
00:47La preuve, quand ma grande soeur ne balaie pas la cour,
00:50quand elle arrive, elle est toujours nerveuse.
00:51Même après avoir balayé, la maman peut bouder toute la journée.
00:54Donc c'est ce qui a fait qu'on a grandi dans ça
00:57et on est dans cette lignée.
01:02Ce qui m'a poussé vraiment, surtout concernant la passerelle,
01:05c'est le désastre que j'ai vu sur la passerelle.
01:09C'était vraiment un truc qui n'était pas joli à voir,
01:11qui était vraiment nos jambons.
01:13Après ma vidéo d'interdiction disant aux gens d'arrêter de déféquer sur la passerelle,
01:18que j'ai remarqué dans les commentaires, les gens disaient « Mais l'État fait quoi ? L'État fait
01:23quoi ? »
01:23Donc pour prouver aux gens que l'État en vrai c'est nous,
01:27c'est là que j'ai fait, j'ai organisé une séance d'entretien.
01:29D'une part l'État a sa part de responsabilité, mais l'État en vrai c'est nous.
01:35C'est nous avant l'hierarchie.
01:37Si nous on ne le fait pas, c'est pas l'État qui est en train d'inhaler les odeurs
01:41là-bas.
01:41C'est nous on est en train d'inhaler les odeurs sur ceux.
01:44L'État c'est nous d'abord.
01:45C'est nous on doit prendre soin avant que l'État ne passe aussi faire sa part.
01:55En voyant cela, je dirais, c'est un truc, même les images m'ont hanté toute la journée.
02:02Je n'ai pas pu résister aux images que j'ai vues sur la passerelle vraiment.
02:06C'était un peu, c'est choquant.
02:13Je dirais quatre endroits, tout d'abord la passerelle d'Asigame,
02:16ensuite la passerelle de Colombe de la Paix,
02:20celle de Démakwé et j'ai fait une petite séance d'entretien aussi à la plage.
02:25Effort physique, je dirais au niveau de la passerelle de Démakwé.
02:29Mais vraiment, le stress hôte, c'est au niveau de la passerelle d'Asigame
02:33parce que les gens, c'était vraiment, c'était pas joli à voir
02:36et quand tu finis de travailler même toute la journée,
02:40tu peux avoir, les images vont te rever, vont te hanter toute la journée.
02:44Si tu ne sais pas faire, tu auras même la nausée toute la journée,
02:46mais tu ne pourras même pas manger.
02:51Bon, je dirais, certaines personnes,
02:54oui, il y a eu quelques têtes qui sont venues nous aider.
02:57Mais tout d'abord, moi, après ma vidéo,
03:00quelqu'un est rentré en contact avec moi,
03:02il a demandé si j'étais vraiment partant,
03:05il pouvait venir m'accompagner et il est venu m'accompagner.
03:08Au premier abord, on était deux.
03:10C'est pas la suite, quand on est parti,
03:11au niveau de la passerelle, qu'on a reçu aussi trois visites.
03:18Je dirais oui, la passerelle d'Asigame.
03:22Après trois jours d'entretien, je suis parti pour l'inspection
03:26et à ma grande surprise, j'ai remarqué que
03:28quelqu'un est venu encore déféquer encore
03:31et j'ai trouvé une solution passagère à ce problème.
03:34C'était au moins écrire un mot sur la passerelle
03:40interdisant les gens de venir déféquer là-dessus.
03:43Et ça, je pense que ça a au moins freiné,
03:46ralentit au moins les gens à ne pas déféquer sur la passerelle.
03:53Je dirais, oui, je ne pose souvent ces questions,
03:56mais je dirais aussi que ça a vraiment un impact.
04:00Parce que du moment où tu es en train de nettoyer,
04:03un petit frère vient dire,
04:04« Sourito, je jetais les ordures sur la passerelle,
04:08mais grâce à toi, aujourd'hui,
04:09je ne jette plus les ordures sur la passerelle. »
04:12Ça, déjà, c'est un impact durable.
04:17Je prendrai juste mon mal en patience
04:20et je vais l'aborder gentiment et lui dire,
04:23« Il est venu voir que c'est propre. »
04:25Maintenant, ça lui coûte combien de mettre
04:27ce qu'il a jeté à la poubelle.
04:32Pour l'entretien, j'utilise fréquemment
04:35les pics déchets, les pelles, les brouettes aussi,
04:39si nécessaire, surtout quand une zone est couverte
04:42de sable.
04:43Quand un caniveau est couvert de sable,
04:45il faut les pelles et la brouettes
04:47pour dégager le sable sur le caniveau.
04:54Oui, je dirais, oui,
04:55ça me coûte en matière de finance,
04:57mais avec l'aide des autres,
05:00les aides qui viennent de part et d'autres,
05:02je pense que ça peut aller.
05:10Dans cinq ans, je dirais que je veux que l'Omé soit la ville
05:14où l'on n'a pas honte de présenter ça à un étranger,
05:18les carnivaux qui respirent correctement,
05:20les jeunes qui sont fiers de dire que oui,
05:22ça, c'est mon quartier.
05:24Je dirais, dans cinq ans, en parabole,
05:26je dirais juste que je veux être le jeune
05:29qui a allumé l'étincelle.
05:31Et tant que quelqu'un qui me suit
05:33ou un abonné ou un frère,
05:34je lui dirais,
05:35n'avez pas l'habitude de dire que c'est sale.
05:39Non, soyez juste des personnes
05:41qui rendent propre.
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