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  • il y a 15 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va venir maintenant sur le Moyen-Orient.
00:02La guerre a repris sur place ses hostilités.
00:05Washington a visé des cibles militaires.
00:06Téhéran a tiré sur une base en Jordanie.
00:09Les missiles ont été interceptés.
00:11On va faire le point avec Axel Monnier qui est à Washington pour BFM TV.
00:15Alors que dit Washington des frappes, des intentions de la nuit dernière,
00:19alors des deux dernières nuits ?
00:24Alors officiellement l'idée c'est clairement de reprendre la main sur le détroit d'Hormuz
00:28et d'éviter que les Iraniens puissent empêcher la circulation maritime.
00:33Mais on a vu aussi à travers d'autres cibles, par exemple la centrale de Bachour là-bas,
00:40les Iraniens estiment que les Américains ont voulu frapper volontairement cette centrale.
00:47Les Américains estiment qu'ils ont visé une infrastructure militaire qui était proche de là.
00:52Mais il y a aussi ce pont ferroviaire qui a été visé
00:55et qui permet notamment le transport de marchandises vers l'Asie centrale.
00:59Bref, il y a un message qui a voulu être envoyé par les Américains.
01:03Donald Trump avait d'ailleurs menacé de toucher des infrastructures civiles.
01:07Il l'avait fait à de nombreuses reprises.
01:08Mais peut-être pourrait-il mettre à exécution cette fois ces menaces
01:12pour montrer que les Américains veulent mettre la pression,
01:15ne veulent pas se relancer dans une guerre,
01:17qu'ils veulent revenir à la table de négociation.
01:19Et ce, à leurs conditions.
01:22Donald Trump ne s'est pas exprimé de ces dernières heures.
01:24Il est revenu à Washington dans la nuit, très tard, depuis le sommet de l'OTAN.
01:29Il n'a pas de rendez-vous à son agenda aujourd'hui.
01:31Mais on attend évidemment ses prochaines déclarations
01:33et ses prochaines prises de parole avec impatience
01:37pour voir quelle est la suite qu'il entend donner
01:40à ce qu'il refuse de nommer comme un retour de la guerre.
01:44Axel Meunier, Washington, pour BFM TV.
01:46Alors, ce n'est peut-être pas un retour de la guerre,
01:47mais en tout cas, ça devient dangereux
01:50parce que, selon un média iranien,
01:52alors bien sûr prudence, mais avec cette source,
01:55mais quand même, il y a une frappe américaine
01:56qui aurait visé le périmètre d'une centrale nucléaire iranienne.
01:59Celle de Boucher.
02:01Alors, ceux qui doivent faire attention,
02:02ce sont les Russes qui sont à l'intérieur.
02:04Parce qu'après être partis,
02:06il y a un certain nombre de fonctionnaires
02:08et de spécialistes du nucléaire russes qui sont à l'intérieur.
02:11Les mots sont importants.
02:12Les faits, on va le voir aussi.
02:14Ce n'est pas une guerre, mais ça y ressemble.
02:15Mais dans les mots, pour l'instant,
02:17les Iraniens parlent simplement d'attaque américaine.
02:20Ils ne parlent pas,
02:21ils parlent de violation du cessez-le-feu,
02:23mais ils ne disent pas, voilà,
02:24les Américains ont décidé de reprendre la guerre,
02:27nous nous défendrons.
02:28Et c'est la même chose du côté des Américains.
02:30Il y a juste un petit glissement sémantique,
02:32notamment de la part du Senkom,
02:34le commandement vraiment de la région par les États-Unis,
02:37qui ne parle plus de frappe défensive,
02:39mais bien de frappe ciblée contre les infrastructures
02:41afin de rétablir la libre circulation dans le détroit d'Hormuz.
02:45Donc là encore, vous voyez bien qu'on joue un petit peu sur les mots.
02:48Il y a les faits qui me font,
02:50qui me laissent penser qu'on n'est toujours pas revenu dans la guerre.
02:55Pourtant, on tape...
02:5590 cibles militaires visées par l'Américaine,
02:58des systèmes de défense antiaérienne,
03:00des installations de surveillance côtière,
03:02des sites de stockage de missiles, de drones,
03:04c'est pas rien quand même.
03:04Qui sont tous le long des côtes iraniennes,
03:07du côté du détroit d'Hormuz.
03:09Le long du détroit d'Hormuz.
03:10Sachant qu'en plus de survoler pour bombarder,
03:12ils survolent les Américains pour voir ce qui s'y passe.
03:15Vous savez combien de millions de barils l'Iran a sorti en 24 heures ?
03:1811 millions de barils.
03:20Ils font tout pour absolument sortir en préparant un possible blocus.
03:24Mais les Iraniens continuent de sortir du pétrole.
03:27Il y en a d'autres qui essayent d'en sortir
03:28ou de rentrer dans le détroit via les côtes Omanaises,
03:32malgré les risques.
03:33Ça existe toujours.
03:34Donc, on est dans cette situation très difficile,
03:36sauf qu'on a déjà dépassé un cran par rapport hier à hier.
03:40Et évidemment, la nuit prochaine pourrait apporter encore plus de violence.
03:43Ça pourrait monter d'un cran encore alors ?
03:45Pourquoi pas ?
03:46Il n'y a aucun signe qui démontre l'inverse.
03:47Marie-Laure Buisson.
03:49Bonjour.
03:49Quelles seraient les raisons d'une désescalade ?
03:54Alors, une désescalade, je ne sais pas.
03:57Pour l'instant, j'ai l'impression que Trump a l'intention
03:59de taper du poing sur la table.
04:01On se souvient très bien qu'à partir du 17 juin,
04:04lorsqu'il y a eu la signature à Versailles
04:06du Memorandum of Understanding,
04:09on a vu les Iraniens tout d'un coup faire preuve
04:12d'un hubris invraisemblable
04:14et montrer à la Terre entière qu'ils avaient terrassé le grand Satan.
04:17Donc, il fallait s'attendre à ce qu'à un moment donné,
04:19ce genre de choses arrivent.
04:20Parce que tout le monde leur avait dit
04:21« Attention, Trump a quand même l'épiderme un peu sensible.
04:26Si vous l'humiliez trop et que vous n'arrêtez pas de dire
04:28« Nous avons eu sa tête et nous l'avons terrassé »,
04:30ça va se terminer comme ça. »
04:31Même dans son propre camp, c'est ce qu'on entendait.
04:33Absolument, oui, mais tout le monde leur a dit
04:35« Faites très attention, ça risque de mal se terminer. »
04:38On donne trop à l'Iran.
04:39Par ailleurs, ils ont vu que certains bateaux
04:42commençaient à métanier qatari,
04:46un pétrolier saoudien plus un troisième bateau commercial
04:49commençaient à prendre une route
04:50qui n'était pas celle qu'ils ont préconisée.
04:53Donc, ils se sont dit « Il faut absolument arrêter ça tout de suite
04:55avant qu'une jurisprudence de route commerciale alternative se crée. »
05:00Et donc, nous allons les attaquer.
05:02Et les Américains ont dit « C'est la goutte de trop et on va taper. »
05:05Sauf que là, l'Iran joue un jeu extrêmement dangereux.
05:07Pourquoi ?
05:08Parce que, comme vous le savez,
05:11dans le Memorandum of Understanding,
05:14les Iraniens avaient le droit
05:16de reprendre la commercialisation de leur pétrole.
05:18Ce que vient de dire Patrick Sos.
05:20Le problème, c'est qu'ils ont un mal fou à le vendre,
05:23ce fameux pétrole.
05:23Personne ne le dit.
05:24Mais c'est vrai.
05:25Pourquoi ?
05:25Les Chinois ont réorienté leur achat de pétrole.
05:30Ils en demandent moins maintenant aux Iraniens.
05:33Deuxièmement, tout d'un coup,
05:34les Saoudiens, les Émiratis
05:36ont mis sur le marché des flots d'or noir
05:39à des prix bradés.
05:41Ce qui fait que le pétrole iranien est moins attractif.
05:45Et donc, ils pensaient faire beaucoup, beaucoup d'argent
05:47ces jours-ci depuis le 17 juin.
05:51Et en fait, ils s'aperçoivent que l'argent ne rentre pas dans les caisses.
05:53Donc, c'est très mauvais pour les régimes.
05:55Qui est déjà, comme vous le savez, exsangue.
05:57Et qui est encore plus en possibilité de s'effondrer d'un jour ou l'autre.
06:03En attendant, le régime, il est focalisé aussi sur les obsèques de l'Ayatollah Khamenei
06:07qui avaient été tués lors des frappes en février dernier.
06:10Les obsèques ont lieu en ce moment même.
06:12Alors, tout est organisé.
06:14Tout est au cordeau.
06:15Foule de centaines de milliers de personnes.
06:17Ça se passe du côté de Machad.
06:19Ça a commencé tôt ce matin.
06:21Ça va durer toute la journée.
06:22On est dans une période de deuil dans le pays.
06:25Donc, il y a à la fois la démonstration de nouveau des Américains pour dire
06:28« On tape parce que vous n'avez pas votre parole »
06:31et puis les Iraniens qui font une espèce de démonstration de force
06:34à la fois religieuse, à la fois solennelle et politique.
06:37Voilà, c'est ça.
06:38Mais l'Iran a toujours une tradition, si vous voulez, du deuil.
06:41Le chiisme, c'est vraiment une culture du deuil.
06:43Donc, ces traditions populaires, c'est autour des funérailles des uns et des autres,
06:49c'est toujours à masse beaucoup de monde.
06:50Et c'est vrai qu'il faut quand même reconnaître que c'est des marées humaines
06:53qui se sont déplacées, même si c'était largement organisé, orchestré,
06:57financé par les bazars, par les milieux marchands de l'Iran
07:01qui soutiennent souvent le régime.
07:03C'est quand même des marées humaines qui se sont déplacées.
07:06Donc, les funérailles ont eu lieu à Téhéran, à Najaf et Kerbala, du côté irakien.
07:11Et puis maintenant, c'est à Machad où la dépouille mortelle de Khamenei sera inhumée.
07:17Là où il y a, c'est un lieu saint extrêmement important dans l'islam chiite
07:20puisque c'est le lieu où c'est le tombeau du huitième imam, l'imam Reza.
07:25Et c'est d'ailleurs l'imam Reza qui fait le lien entre l'Iran
07:29et le monde arabo-musulman dans cette région-là.
07:34Et Donald Trump avait donné une semaine pour ces funérailles.
07:37Il n'a pas réussi à tenir sa semaine.
07:40Il y a eu une escalade militaire.
07:43Mais pour revenir à votre question tout à l'heure,
07:45on est toujours en situation de guerre.
07:46C'est le feu, juridiquement, tant qu'il n'y a pas d'accord de paix,
07:49on est en guerre.
07:51C'est le feu, les armes se taisent pendant quelques temps.
07:54Là, on voit qu'elles ont du mal à se taire
07:56et puis elles ont repris de plus belles.
07:58Mais on est toujours dans une situation de guerre
08:00et tant qu'il n'y aura pas d'accord de paix,
08:02on sera dans une situation de guerre.
08:04Et le juge de paix de cette situation de guerre,
08:07c'est le cours du baril de pétrole.
08:08Parce que depuis qu'il y a eu cette relance des escarmouches
08:13hier et hier,
08:15le baril a tout de suite pris 10 dollars.
08:17Donc ça va très vite, si vous voulez.
08:18Les marchés financiers,
08:20le Dow Jones a chuté,
08:21le CAC 40 a chuté.
08:23Toutes les places boursières sont extrêmement pointilleuses
08:27sur ce qui se passe dans cette région.
08:29Car c'est évidemment,
08:30s'il y a une escalade,
08:31et si cette escalade se poursuit,
08:33ça va revenir à une pénalisation
08:35de l'ensemble de l'économie mondiale.
08:37Et on va revoir ce qu'on a connu
08:39il y a un mois au plus fort de la guerre,
08:42au moment où vraiment la tension était forte.
08:46Et on peut avoir un baril à 100 dollars très vite.
08:49On voit la vitesse, si vous voulez,
08:51de réaction des marchés financiers
08:54dès qu'il y a des tensions sur ce golfe.
08:56Mais quand même,
08:57j'imagine Donald Trump,
08:58qui avait promis de renverser le régime.
09:01Alors il a tué l'ayatollah Khamenei.
09:03Là, une partie des Iraniens
09:06enterrent le guide suprême.
09:08Le nouveau, on ne l'a pas vu, son fils.
09:09On ne l'a jamais vu.
09:10Mais le régime, ça prouve aussi
09:12que le régime est toujours là.
09:13Il est toujours debout,
09:14et même en démonstration de force, Patrick.
09:15Et même radicalisé.
09:16Et même radicalisé.
09:17Il est radicalisé.
09:18Puis si on vous parle de reprise de la guerre,
09:20mais pour faire quoi ?
09:22Moi, je distingue la stratégie
09:25de ce qui se passe en ce moment.
09:26C'est-à-dire,
09:27on a un souci sur le détroit d'Hormuz,
09:29on bombarde pour faire en sorte
09:30que les navires puissent naviguer,
09:32puisqu'on a promis,
09:33du côté de l'administration Trump,
09:35qu'il y aurait une liberté totale.
09:37Il ne faut pas l'oublier,
09:38en ce moment même,
09:39juste devant Hormuz.
09:40Vous avez deux chasseurs de mines
09:42avec un pavillon français.
09:43Vous avez des Belges qui sont là,
09:44des Italiens, des Anglais,
09:46qui attendent d'avoir la possibilité
09:48de déminer.
09:49Sauf que ça fait une promesse tenue
09:51qui n'est toujours pas tenue
09:52par Donald Trump,
09:53celle du détroit d'Hormuz.
09:54Donc du coup, la stratégie,
09:55je la comprends bien là-dessus.
09:56Mais pour le reste,
09:57c'est-à-dire une reprise de la guerre.
09:58C'est pour ça que j'hésite encore,
10:00parce qu'on est simplement
10:01sur taper un bout de côte
10:03et une riposte de l'autre côté.
10:04Des escarmouches.
10:05Si on revient à escarmouches,
10:06je suis toujours un peu léger,
10:08forcément, de le dire,
10:09mais moi-même,
10:09j'utilise ce mot-là, Alain,
10:10sans problème.
10:11Mais reprise de la guerre,
10:12c'est pour aller jusqu'où ?
10:13On l'a vu que taper très fort,
10:15ça ne servait qu'à radicaliser
10:17encore plus le régime.
10:18Donc moi, je repense
10:21à ces mots de Pitexette.
10:22Il y a quelques semaines,
10:23alors les gars parlent beaucoup,
10:25c'est certain,
10:25mais le secrétaire à la guerre
10:26a dit,
10:27je suis tellement fier
10:28de ce blocus naval
10:28qui a même mieux fonctionné
10:30que la compagne de bombardements.
10:32à vœux de faiblesse
10:33et en même temps,
10:34ça montre quand même,
10:35parce que Marie-Laure Buisson
10:36l'expliquait,
10:37sur l'étranglement financier
10:40des Iraniens,
10:41ça se passera peut-être
10:42quand même par là,
10:43l'or noir qui ne sort plus
10:45et les dollars qui n'ont plus.
10:45On peut imaginer
10:45un nouveau blocus
10:47pour faire plier les deux.
10:49Un nouveau blocus
10:50comme la dernière fois.
10:51Américain.
10:51Américain, absolument,
10:52ce qu'on avait appelé
10:53le blocus du blocus.
10:54Le blocus du blocus,
10:55absolument,
10:56le blocus au carré,
10:57absolument,
10:57pour étrangler
10:59le régime iranien,
11:00sachant qu'il faut également,
11:02il y a un paramètre
11:03qui rentre en ligne de compte,
11:04c'est que de plus en plus,
11:06on a le sentiment quand même
11:07qu'il y a une scission
11:08au sein des Iraniens
11:10avec des durs de durs
11:11et des moins durs
11:13incarnés par Khalil Baf.
11:14Alors, moins durs
11:14incarnés par Khalil Baf,
11:16c'est déjà...
11:16Président du Parlement, c'est ça ?
11:17Absolument,
11:17président du Parlement
11:18qui était à la manœuvre
11:19pour les négociations.
11:20Et on a le sentiment quand même
11:21que tous ces gens-là
11:23ont de plus en plus de mal
11:24à se mettre d'accord.
11:25Oui, on a vu
11:26le ministre des Affaires étrangères
11:28iraniens chahutés
11:29pendant les funérailles
11:30de Khamenei
11:31par ceux,
11:31les détenteurs d'une ligne dure.
11:33C'est-à-dire que ceux
11:33qui négocient en ce moment
11:34avec les États-Unis
11:35sont vus par ceux
11:36qui sont tenuants
11:37d'une ligne dure
11:37comme des traîtres.
11:39Et en fait,
11:39cette guerre,
11:40elle a radicalisé,
11:41elle a polarisé les situations.
11:42Pour l'instant,
11:43c'est les pragmatiques
11:44qui ont les mains
11:45à l'intérieur
11:45de la République islamique,
11:47c'est-à-dire
11:47ceux qui veulent sortir
11:49le pays de la guerre
11:51et essayer de trouver
11:52un motus de lundi
11:53avec les États-Unis,
11:54une espèce de conciliation
11:55qui permettra
11:56de régler les problèmes.
11:57Mais il y a toute une frange radicale
11:58qui considère
11:59que leur chef d'État
12:00a été tué
12:01par l'ennemi américain
12:03et qu'ils doivent
12:04appliquer la vengeance ultime,
12:06c'est-à-dire essayer
12:07de retourner
12:09dans une situation de guerre.
12:10Et il faut quand même,
12:11parce que ce n'est pas neutre,
12:12il faut quand même
12:13bien visualiser
12:13ce qui s'est passé hier,
12:15c'est-à-dire que
12:16à Machad,
12:16lors des obsèques
12:17de Khamenei,
12:19on a vu quand même
12:20une banderole
12:22avec marqué
12:22« Nous offrons 100 millions »
12:24dans l'officiel,
12:25naturellement.
12:25– Oui, nous allons
12:26tuer Trump.
12:27– Nous allons tuer Trump
12:28et offrons 100 millions de dollars
12:29à celui qui arriverait
12:31à le tuer.
12:32Je veux dire,
12:32vous imaginez
12:33s'il y en avait
12:34des obsèques nationales
12:35en France
12:35et qu'on mettait des...
12:36C'est quand même
12:38extraordinairement agressif
12:39de surcroît...
12:40– C'est un défi
12:41lancé à Donald Trump.
12:42– C'est un défi
12:43lancé à Donald Trump
12:44et sur une personnalité
12:45extrêmement narcissique
12:47comme Donald Trump,
12:48il ne faut pas
12:48s'attendre à autre chose
12:49qu'il les a insultés hier.
12:51– Ah bien sûr,
12:52il y avait des scumbags
12:52contre le...
12:53– C'est des ordures.
12:55– C'est des vicieux,
12:55des ordures.
12:56– Il ne faut pas
12:57s'attendre à autre chose
12:58qu'une montée en tension.
12:59– Néanmoins,
12:59Donald Trump,
13:00nous sommes toujours
13:00un peu quand même coincés
13:02parce que qu'est-ce
13:03qu'il peut faire de plus ?
13:04– Il n'a que des impasses
13:06face à lui
13:06ou des mauvaises routes
13:08revenir sur la route
13:09des discussions
13:10qui s'annoncent
13:11extrêmement longues
13:12et le chemin est tortueux.
13:13Il est voulu par...
13:14– Il s'était donné 60 jours.
13:15– Oui, ça sera beaucoup plus.
13:16– Ce sera beaucoup plus.
13:17– Ce sera plus.
13:18– Avec à chaque fois
13:19ce genre de séquences
13:20comme celles
13:21qu'on est en train
13:22de commenter.
13:23C'est le grand grand risque
13:24puisqu'on part de rien.
13:25Il faut vraiment imaginer
13:26un cadre
13:27avec simplement
13:28les baguettes
13:30du tableau
13:30qui lui est totalement blanc
13:32sans aucune signature.
13:33Donc on va partir...
13:34On était d'accord sur rien.
13:36On s'est juste mis d'accord
13:36sur le fait
13:37d'arrêter un petit peu
13:38les frais.
13:39– Oui, mais d'accord.
13:40Mais les pays de la région
13:41ils n'ont pas envie
13:41que ça recommence.
13:42– Et voilà.
13:42– Ils sont visés.
13:43– Ils sont visés aussi.
13:44Là, la Jordanie,
13:45il y a eu un tir de missiles
13:46qui a été intercepté.
13:47– Oui, sachant que vous avez remarqué
13:48mais la Jordanie
13:49c'est sur le chemin d'Israël.
13:50On ne sait pas jusqu'où
13:51allaient les missiles.
13:51– Donc les pays de la région
13:53qui ont quand même subi des dégâts
13:54qui ont vu leur économie
13:56prendre un sacré coup
13:57derrière la nuque.
13:57– Leur image aussi.
13:58Je pense notamment à Gubaï.
13:59– Leur image.
14:00Eux-mêmes,
14:01on avait promis de les protéger.
14:02On ne les a pas vraiment...
14:03Les Américains,
14:04ils n'ont pas vraiment protégés
14:04comme ils s'y attendaient.
14:06Donc personne n'a quand même
14:07en tiré à ce que ça reparte.
14:07– C'est le fonctionnement
14:15des missiles ou drones
14:17sur les pays du Golfe.
14:18Alors c'est le Bahreïn
14:19qui a pris la cinquième flotte américaine,
14:22l'une des plus grandes bases
14:22de la région et voire du monde.
14:25Le Qatar, le Koweït.
14:27Maintenant la Jordanie.
14:29Et on n'a pas parlé aussi
14:30d'un autre problème
14:32mais qui va se présenter.
14:33C'est évident dans les prochaines semaines.
14:35Là on va vraiment rentrer
14:35dans des zones de turbulence
14:37extrêmement fortes.
14:38C'est la question de la relation
14:39entre le Liban et Israël.
14:40Pour l'instant ça tient
14:41mais combien de temps ça va tenir
14:42sachant que ce qui a été signé
14:44franchement n'a aucune chance
14:46d'aboutir
14:46puisque en fait
14:47ce qui a été signé
14:48entre Israël et le Liban
14:49ce sera tôt ou tard
14:51une reprise de la guerre civile
14:53si ce plan de paix
14:53est appliqué.
14:55Donc vraiment
14:56on va arriver là
14:57pendant les vacances
14:58pendant les deux mois
14:59de vacances
14:59je vous le garantis
15:00à une situation
15:01extrêmement tendue
15:02sur les deux fronts
15:03autant sur le Golfe Persique
15:04que sur la relation
15:05Israël-Liban.
15:06– Merci de ces mises au point
15:08concernant le Moyen-Orient
15:10Patrick Sosmarie-Laure Buisson
15:12et Sébastien Regnaud.
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