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  • il y a 11 heures
Chaque année, les diasporas africaines envoient des milliards de dollars vers leurs pays d’origine. Elles investissent, entreprennent, transmettent… et jouent aujourd’hui un rôle de plus en plus stratégique dans le développement du continent.

Mais leur influence ne s’arrête pas à l’économie.

À l’heure de la Coupe du monde, les joueurs binationaux sont devenus un véritable atout pour de nombreuses sélections africaines. Le Maroc, la RDC ou encore le Cap-Vert en sont l’illustration.

L’Afrique est-elle en train d’écrire une nouvelle page de son histoire sportive grâce à ses diasporas ?

Un sujet analysé dans cet épisode de Ça dit quoi dans la presse africaine, avec :

Zineb Hatim, présidente de Maroc Entrepreneurs
Saïd El Abadi, journaliste et auteur de L’Histoire du football africain

Ça dit quoi dans la presse africaine, chaque jeudi à 14h30 sur Medi1TV.
Transcription
00:03Générique
00:14Bienvenue dans Sadiqwa, votre rendez-vous hebdomadaire où l'on décrypte l'actualité du continent à travers la presse africaine.
00:20Et ensemble pendant 26 minutes, on va lire entre lignes, croiser les regards et analyser les grands événements de notre
00:26quotidien à travers un regard bien africain.
00:28Alors cette semaine, Sadiqwa, ils sont des millions à vivre loin de leur pays d'origine.
00:33Et pourtant, chaque année, les diasporas africaines envoient des milliards de dollars à leurs familles, investissent, entreprennent et participent au
00:39développement de leur pays.
00:40Mais leur rôle va aujourd'hui bien au-delà de l'économie. Alors comment mieux mobiliser cette force au service
00:45du continent ?
00:46On va en parler avec Zineb Hatim, président de Maroc Entrepreneur, qui sera avec nous depuis Paris.
00:52Des diasporas qui ont aussi une place dans la stratégie de cette fameuse Coupe du Monde.
00:57De plus en plus de joueurs binationaux choisissent de représenter leur pays d'origine.
01:01Et ils contribuent au parcours historique de plusieurs sélections.
01:05Alors est-ce qu'en partie grâce à eux, l'Afrique pourra bientôt soulever une Coupe du Monde ?
01:10Nous poserons la question au journaliste Aïd Labedi, auteur de l'histoire du football africain, qui nous rejoindra lui aussi
01:16depuis Paris.
01:17Alors c'est parti pour Sadiqwa dans la presse africaine pour analyser toute cette actualité.
01:2950 milliards de dirhams, c'est le montant des transferts envoyés par les MRE, indique les échos.
01:35Chiffre arrêté à fin mai, soit une augmentation de plus de 8,8% en seulement un an sur la
01:41même période.
01:41Chiffre qui fait des transferts des MRE l'un des piliers de l'économie marocaine.
01:46Le Maroc, qui n'est d'ailleurs pas le seul pays de ce type, qui compte sur ses financements en
01:51Côte d'Ivoire, partage Afrique 24.
01:53Ses transferts a-t-elle les 1 000 milliards de francs CFO, soit environ 1,6 milliard de dollars.
02:00Alors pour mieux comprendre l'impact des MRE dans l'économie, mais aussi au-delà, avec nous, notre première invitée,
02:07Zineb Hatim, qui est présidente de Maroc Entrepreneurs,
02:09une association qui regroupe le plus grand réseau d'entrepreneurs, de cadres supérieurs et d'étudiants marocains dans le monde.
02:16Bienvenue, Zineb.
02:17Merci beaucoup, Amélie. Merci pour l'invitation.
02:20Alors, Zineb, évidemment, vous savez à quel point la contribution des MRE sur l'économie marocaine est importante.
02:25Ça atteint même plus de 8% du PIB.
02:28Mais on aimerait aussi savoir comment est-ce qu'on peut passer uniquement d'une logique de soutien aux familles,
02:33parce que principalement ces transferts servent à cela, à une logique vraiment d'entrepreneuriat
02:40avec des fonds qui permettent de stimuler une économie qui aurait une réelle valeur ajoutée au niveau local, voire plus.
02:47Et si cela se fait, parce que je sais aussi que vous avez sous votre giron associatif
02:52beaucoup d'entrepreneurs binationaux qui investissent aussi au Maroc,
02:56qu'est-ce qui les pousse à le faire et aussi parfois qu'est-ce qui les freine ?
03:00Alors, quand on parle d'investissement et l'investissement des MDM,
03:05c'est vrai que c'est un levier économique qui est très important pour le Royaume.
03:10Il y a beaucoup d'avancées qui ont été faites, il faut le dire aussi.
03:13Il y a beaucoup de, notamment à travers la charte d'investissement,
03:16les processus aussi au niveau des séries sont beaucoup plus clairs, beaucoup plus fluides.
03:20L'implication aussi des institutions marocaines pour orienter au mieux l'investissement des Marocains du monde
03:28et surtout la vision. Il faut dire ce qu'on a au Maroc et on a la chance d'avoir
03:33une vision de sa majesté
03:34qui est très claire, des visions sur des secteurs stratégiques qui sont très clairs,
03:40des régions aussi qui sont très ciblées.
03:42Et c'est vrai que maintenant, les Marocains du monde, ils ne sont plus sur l'axe Rabat-Tonger
03:46ou Casa-Tonger ou Egedida-Tonger.
03:48Maintenant, ils sont intéressés aussi par les provinces du Sud, par l'Oriental.
03:52Et ça, c'est très, très important pour le Royaume et pour le développement de l'ensemble des régions du
03:57Royaume.
03:58Donc, il y a quand même beaucoup d'avancées qui ont été faites et notamment la charte d'investissement
04:02qui a beaucoup aidé l'implication des Marocains du monde et mieux guider cet investissement-là.
04:09Après, moi, je vais parler d'une autre forme d'investissement qui est très importante aussi pour le Maroc
04:16et qui est vraiment la vraie richesse des Marocains du monde et du Royaume.
04:19C'est surtout la mobilisation des compétences et des talents.
04:22Le transfert financier, c'est très bien, mais le transfert de compétences, c'est très, très bien aussi.
04:28Et ça, en fait, il y a des institutions qui oeuvrent aussi pour ça, notamment l'Université de la médecine
04:33polytechnique
04:34sur le plan académique qui fait un travail vraiment merveilleux, en fait, sur la mobilisation des compétences.
04:39Mais aussi, nous, des acteurs un peu aussi associatifs comme Maroc Entrepreneurs, mais pas que.
04:45Il y a aussi d'autres acteurs économiques qui oeuvrent pour pouvoir, en fait, guider, accompagner
04:51non seulement le transfert financier, mais aussi le transfert du savoir et des compétences.
04:56Donc, un double transfert, finalement.
04:59Mais si on veut aussi que les MRE aussi aient une vision à long terme de leur implication dans le
05:06pays,
05:06certes, il y a la question économique, il y a la question du transfert de compétences,
05:09mais il y a aussi la question politique.
05:11Et si on reste au Maroc, eh bien, on le sait, les MRE ont un poids dans l'économie,
05:17mais qu'en est-il aussi de leur implication dans la vie publique ?
05:20D'ailleurs, Blady.net questionne aussi sans filtre.
05:22Il nous dit, les MRE, bon, envoyer de l'argent, mais ils seraient oubliés des urnes.
05:26Et pourtant, selon plusieurs partis politiques, eh bien, certains dénonceraient justement ce paradoxe,
05:32car les MRE sont donc confrontés parfois à des obstacles administratifs
05:36pour, par exemple, voter.
05:37Et on le sait, bientôt, nous avons des élections législatives dans le pays.
05:42On voit aussi que c'est une diaspora qui doit aussi peser dans le débat interne.
05:46De plus, comme l'analyse, eh bien, l'exprès,
05:48cette diaspora marocaine jouerait un rôle essentiel
05:51dans la représentation du royaume au-delà des frontières.
05:54Une diaspora, à titre l'Arctique, qui serait même décrite
05:57comme le bras armé de la puissance marocaine.
05:59Une diaspora aussi qui a gardé un lien émotionnel, culturel et institutionnel fort avec le Maroc.
06:04Et dans certains pays, comme le Gabon, précise un faux Gabon,
06:07on a décidé, cette fois-ci, de faire une place politique de choix
06:11pour les ressortissants Gabonais à l'extérieur du pays.
06:16Désormais, eh bien, officiellement, deux sièges parlementaires leur sont réservés.
06:20Zineb, autre question.
06:21Donc, est-ce qu'on peut se demander si la diaspora peut soutenir le pays
06:26uniquement à travers le prisme économique,
06:28même à travers le prisme des compétences qui sont partagées, transférées,
06:32sans avoir une réelle place claire dans les décisions du pays ?
06:37Donc, c'est tout à fait la question politique.
06:39Et si d'ailleurs les MRE étaient davantage représentés,
06:42quelles seraient, on va dire, leurs principales attentes ?
06:46Moi, je pense qu'il faut...
06:47C'est une question qui est très pertinente.
06:51Je pense qu'il faut, en fait, y répondre à l'intérêt du Maroc qui prime.
06:56Si, dans l'intérêt du Royaume et d'impliquer les MDM et les Marocains du Monde
07:01dans la vie politique, c'est que la réponse, elle est là.
07:05Après, il faut rappeler, en fait, aussi l'histoire des Marocains du Monde avec le Royaume.
07:11Le Marocain du Monde a toujours été impliqué dans l'essor de son pays
07:17et notamment, en fait, on est les rares diasporains, en fait,
07:22qui bénéficient d'un accompagnement de notre mère patrie, en fait, depuis bien longtemps.
07:28Et ça, depuis la création même de la Fondation Hassan II en 1912.
07:32Donc, il y a déjà, en fait, une implication, en fait, qui est assez présente.
07:37Après, c'est vrai que peut-être que les conditions changent
07:42entre la diaspora d'aujourd'hui et d'il y a 30 ans,
07:46les moyens et notamment le digital permettent aussi d'être beaucoup plus impliqués, en fait,
07:51dans l'essor économique du Royaume, tout en étant, en fait, dans le pays d'accueil.
07:56Et c'est vrai qu'il y a le questionnement au niveau, en fait,
07:59du positionnement des Marocains du Monde au niveau de la vie politique.
08:02Moi, ce que je réponds très clairement, c'est l'intérêt du Maroc est prime.
08:06Et si l'intérêt du Maroc, en fait, demande une mobilisation
08:11et a besoin, en fait, de l'intégration de ces Marocains du Monde, en fait,
08:15dans la vie politique, la réponse, ça sera oui, bien sûr.
08:21Mais il faut vraiment que ça soit dans l'intérêt du Royaume.
08:23En tout cas, l'intérêt du Royaume est clair au-delà de la question politique.
08:26C'est que les Marocains du Monde, comme vous le dites,
08:29se sentent toujours proches de leur pays d'origine, de leur mère patrie, comme vous l'avez dit.
08:33L'Afrique aussi, en général, il n'y a pas que le Maroc.
08:36Il fait aussi d'énormes efforts pour mieux accueillir sa diaspora.
08:39On a l'exemple de la Guinée, par exemple, avec Guinée Matin,
08:41qui nous précise d'ailleurs que plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine,
08:45comme le Cameroun, les Comores, la Côte d'Ivoire, Madagascar, Sénégur,
08:49donc au-delà de la région ouest-africaine, même au niveau du continent,
08:52aujourd'hui, eh bien, décider de formaliser une feuille de route
08:55baptisée les Actes de Conakry, un programme pour soutenir les projets
08:58en co-développement porté par la diaspora et les acteurs locaux.
09:02Une diaspora que l'on peut aussi valoriser depuis le bas âge
09:06et intégrée dans cette grande famille des Africains
09:11qui vivent à l'extérieur de leurs frontières.
09:14D'ailleurs, on a l'exemple avec la Fondation Hassan II
09:16qui va lancer sa 27e édition du séjour culturel
09:20au profit de 960 enfants marocains du monde âgé
09:24entre 9 à 13 ans à ses jours pour découvrir le Maroc
09:27à travers, évidemment, sa culture.
09:29On parle beaucoup, Zineb, de la question économique,
09:33de la question politique, de la question, eh bien,
09:36du co-développement avec les diasporas.
09:38Mais il y a quelque chose quand même
09:40que l'on retrouve dans toutes ces communautés.
09:43C'est une sorte vraiment d'attachement au pays,
09:45un attachement durable, en particulier au Maroc.
09:47Qu'est-ce qui fait, d'après vous, cet attachement ?
09:51L'éducation, je pense.
09:53En fait, c'est aussi l'éducation,
09:55la transmission aussi de l'amour du Maroc
09:57qui est fait dans un premier temps par les parents
10:01au pays d'accueil,
10:02mais aussi par le Maroc et les Marocains.
10:05Quand les Marocains du monde reviennent
10:07tous les étés voir leur famille,
10:09en fait, c'est aussi ça, en fait,
10:12la puissance, on va dire,
10:14du lien qui est créé entre le Maroc
10:16et les Marocains du monde.
10:17Après, il y a des programmes
10:18qui sont aussi faits par des institutions,
10:21notamment celui que vous avez cité,
10:23de la fondation Hassan II,
10:25où j'ai eu la chance, en fait,
10:26de visiter le centre d'Oknetra
10:28et de voir les jeunes, en fait,
10:30les jeunes MDM découvrir le Maroc
10:32avec un autre regard,
10:34autre que familial.
10:35Mais aussi, il y a l'université de l'été
10:37qui est programmée,
10:38qui est portée par le département
10:40des Marocains résidents à l'étranger.
10:42Et l'aspect culturel est un aspect,
10:45en fait, qui est très important
10:46dans le lien qu'on veut garder
10:48et qu'on veut maintenir
10:50entre les Marocains du monde
10:52et le Maroc.
10:53Et ça a été aussi cité
10:54dans le discours de Sa Majesté
10:55du 6 novembre en 2024,
10:57et notamment à travers la création
11:00de la fondation Mohamedia,
11:01qui va venir encore accentuer
11:03ce rôle qui est déjà pris
11:05par des acteurs associatifs,
11:08des institutions,
11:09et surtout la famille et les parents.
11:11Donc, un sentiment
11:13qui se transmet, certes,
11:14par la famille,
11:14mais qui est aussi porté
11:16par une vision du pays,
11:17une vision, en particulier à Maroc,
11:19qui est développée
11:20et portée aussi
11:20par Sa Majesté,
11:22le roi Mohamed VI,
11:23précisons-le.
11:24Merci infiniment,
11:24Sinead Abhatim,
11:25pour tous vos éclairages.
11:27Je rappelle que vous êtes président
11:28de l'association Maroc Entrepreneurs,
11:30association qui regroupe
11:31le plus grand réseau d'entrepreneurs
11:33de cas supérieurs
11:33et d'étudiants de Marocains du monde.
11:36En somme, on l'a vu,
11:38les diasporas contribuent largement
11:39au développement de leur pays
11:41par leurs investissements,
11:42leurs compétences
11:43ou encore leur engagement personnel.
11:45Mais il existe aussi un autre domaine
11:46où leur impact est aujourd'hui spectaculaire.
11:49C'est le sport,
11:50et en particulier le football.
11:52Et oui, cette Coupe du Monde
11:53nous rappelle à quel point
11:54les diasporas sont devenus
11:55un véritable atout
11:56pour de nombreuses sélections africaines.
11:58On en parle dans la seconde partie
11:59de l'émission.
12:00Ça veut dire quoi ?
12:08Les diasporas,
12:09ce flux migratoire
12:12devenu clé du succès
12:13de beaucoup de pays du continent.
12:15Mais en ce moment,
12:16ils font surtout le succès
12:17de beaucoup d'équipes africaines
12:19durant cette Coupe du Monde.
12:21On l'a bien vu,
12:22un quart d'ailleurs des joueurs.
12:23Sélectionner nos précises
12:25de Conversation sont nés
12:26dans un autre pays
12:27que celui qu'ils représentent.
12:29Au Curaçao, par exemple,
12:30ça monte à 96%.
12:31En RDC à 85%.
12:33Et au Maroc,
12:34c'est 73% de l'effectif.
12:37Mais pourtant,
12:37Presse Afrique nuance.
12:39L'Afrique ne tire pas réellement
12:41d'après l'article de richesse
12:42de ses propres talents sportifs.
12:44Lors, par exemple,
12:44de la Coupe du Monde
12:45de la FIFA 2022,
12:47l'ensemble des 5 sélections africaines
12:49qui étaient qualifiés,
12:50n'ont perçu que 72 millions de dollars,
12:53ce qui représenterait
12:53à peine 1%
12:55des 7,57 milliards de dollars
12:57de recettes globales
12:58de la FIFA.
12:59D'après l'article,
13:00l'Afrique serait plus
13:01un fournisseur de talents
13:02pour les listes d'élites européennes.
13:05Pour essayer de comprendre
13:07en quoi les choses
13:08ont éventuellement changé,
13:10on voit aujourd'hui le résultat
13:11dans cette fameuse Coupe du Monde.
13:13Avec nous, Saïd Al-Abadi,
13:14journaliste et auteur
13:16de l'histoire du football africain,
13:19un livre édité
13:19aux éditions Face Cachée.
13:21Bienvenue.
13:22Bonjour, Meryem.
13:24Bonjour.
13:24Alors, bon,
13:25ce n'est pas un secret pour vous,
13:27cette question de la diaspora
13:28dans les équipes africaines.
13:29C'est vraiment un sujet,
13:30en particulier,
13:31pour cette Coupe du Monde.
13:32Alors, d'après vous,
13:33quels sont les avantages
13:34de cette diaspora
13:36aujourd'hui pour le football ?
13:38Est-ce qu'on peut le considérer
13:40comme étant devenue
13:41cette diaspora
13:42surtout un grand centre
13:43de formation du football
13:44du continent
13:45ou est-ce que l'Afrique
13:46ne capte pas réellement
13:48sa richesse,
13:48que ce soit sur le côté
13:49peut-être économique ou autre ?
13:51Donc, quels sont les avantages
13:52voire les limites
13:53aujourd'hui de ce modèle ?
13:55Les avantages sont simples.
13:57C'est qu'on se rend compte
13:57que déjà,
13:59on va à proprement parler
14:00du Maroc,
14:01eh bien,
14:02on a des Marocains
14:03du monde entier
14:04qui peuvent justement
14:05apporter à la sélection
14:07tous leurs bienfaits,
14:09le fait d'être formés
14:11dans des grandes nations
14:13qui aiment le football,
14:14qui forment les jeunes joueurs
14:16assez tôt,
14:17eh bien,
14:17c'est un apport
14:18plus que positif.
14:19Et puis,
14:19même globalement,
14:20on peut le voir
14:21sur les images
14:22que l'on voit
14:23avec la RDC,
14:24c'est le cas avec la RDC
14:25qui a pu compter
14:26sur de nombreux joueurs
14:28jouant en Angleterre,
14:30en France,
14:30en Belgique notamment.
14:31ça,
14:32c'est un apport positif.
14:33C'est la preuve
14:34que vous pouvez compter
14:34sur des joueurs
14:35qui évoluent à l'étranger
14:37et qui sont fiers
14:38de venir jouer
14:39dans le pays
14:41de leurs origines.
14:41Donc ça,
14:42c'est un plus.
14:43Ensuite,
14:43le côté qui peut être
14:45un peu négatif
14:45par la suite,
14:46c'est de ne compter
14:47que sur eux
14:48et d'oublier
14:48de former justement
14:49plus localement.
14:51Alors,
14:51le Maroc l'a très bien compris
14:53ces dernières années
14:54sous l'impulsion
14:55notamment de la création
14:56de l'Académie Mohamed Sediz
14:57dans les années 2000.
14:59Eh bien justement,
15:00c'était ça l'objectif,
15:00c'est de compter
15:01sur les meilleurs joueurs
15:03de Marocains
15:04résidents à l'étranger
15:05mais aussi
15:05de pouvoir former
15:07les meilleurs joueurs
15:08localement
15:09et on le voit aujourd'hui
15:10dans cette sélection
15:11de 2026,
15:12vous avez des joueurs
15:13comme Asdin Ounahi
15:14qui sont formés
15:15localement,
15:16vous avez des Sofiane Rahimi
15:18qui sont présents également.
15:19Donc c'est la preuve
15:20que l'on peut faire
15:21cohabiter des joueurs
15:22qui sont nés au Maroc
15:23dans le Royaume
15:24mais également des Marocains
15:25résidents à l'étranger
15:26et je pense
15:26que l'Afrique en général
15:28doit suivre cette voie
15:30à savoir former
15:31localement
15:31et utiliser également
15:33tous ces ressortissants
15:34à l'étranger.
15:35En effet,
15:36c'est une nuance
15:37à apporter
15:38mais cette année
15:39on le voit
15:40que grâce au diaspora
15:41et bien
15:42certains pays
15:43même surprennent,
15:44c'est le cas d'ailleurs
15:44du Cap Vert,
15:45on le voit avec cet article
15:46de Libération
15:47qui a d'ailleurs
15:48eu un score
15:49très intéressant,
15:50une avancée intéressante
15:51et d'ailleurs Libération
15:52nous dresse le porté
15:53de cette nation
15:54surprise du mondial
15:56dont les éléments
15:57du succès
15:58en plus du coach
15:59et du goal
16:00c'est surtout
16:01sa diaspora
16:01titre de l'article
16:02et d'ailleurs
16:03certains des joueurs
16:04qui font partie
16:05de ce mondial
16:07sont,
16:08le fait qu'ils ont
16:09choisi leur équipe nationale
16:11de leur pays d'origine
16:12ça a même créé
16:13une sorte de séisme
16:14et d'ailleurs
16:14on le voit
16:15avec cet article
16:16de Telquel
16:16avec les portraits
16:17de Ayoub Bouadji
16:19et de Nail Enaoui
16:20qui est donc
16:21leur choix
16:22a même été
16:23une sorte de séisme
16:24car tous les deux
16:25sont des binationaux
16:26tous les deux
16:27font partie
16:27de cette génération
16:29de binationaux
16:30qui sont nés
16:30et qui ont totalement
16:32été façonnés
16:33par le système d'élite
16:34du football français
16:35mais qui aujourd'hui
16:35portent le maillot
16:37des lions de l'Atlas
16:38alors comment mieux
16:39comprendre leur choix
16:40réponse avec
16:41les explications
16:42de Mohamed Ouabi
16:43entraîneur de l'équipe nationale
16:44lui-même binationale
16:50le fait que Brahim
16:51ait choisi le Maroc
16:52prouve que le pays
16:53a toutes les infrastructures
16:54les ressources
16:55et les joueurs
16:55nécessaires
16:56pour l'aider
16:56à bâtir
16:56une grande carrière
16:58footballistique
16:58c'est aussi le signe
17:00d'un amour
17:00envers son pays
17:02un amour très profond
17:03et je suis heureux
17:04de son choix
17:10chaque fois que je ferme
17:12les yeux
17:12et que j'entends
17:12l'hymne
17:13je ressens
17:13quelque chose
17:14de vraiment unique
17:19je pense qu'il existe
17:21vraiment un lien
17:21qui nous unit
17:22cela signifie
17:23que nous nous sentons
17:24profondément marocains
17:25même si nous appartenons
17:26à la quatrième
17:26ou à la cinquième génération
17:28c'est ce que je ressens
17:29chez les joueurs
17:29et c'est aussi
17:30ce qu'ils ressentent
17:31eux-mêmes
17:31lorsqu'ils représentent
17:32le pays
17:37Saïd Labadier
17:38quand on voit
17:39ce clip
17:41ces mots
17:42du coach
17:43comme
17:43de Brahim Diaz
17:45on sent qu'il y a
17:45beaucoup d'émotions
17:46de liens
17:46avec le pays d'origine
17:48qui dépasse
17:49même un tout autre intérêt
17:50mais si on regarde
17:51la réalité
17:52est-ce qu'on peut
17:53considérer
17:54que ces choix
17:55de ces joueurs
17:56aussi sont faits
17:57parce qu'aujourd'hui
17:57certaines sélections africaines
17:58sont devenues
17:59beaucoup plus crédibles
18:00et qu'elles permettent
18:01à ces joueurs
18:01d'avancer dans leur carrière
18:03et de briller
18:04comme on l'a vu
18:04avec l'équipe nationale
18:06Oui
18:06complètement
18:07ce n'est plus un choix
18:08par défaut
18:08quand on choisit
18:09maintenant son pays d'origine
18:11avant ça pouvait
18:12malheureusement être le cas
18:13en se disant que
18:14par exemple
18:14quand on voulait jouer
18:16pour l'équipe de France
18:17on était peut-être
18:17le troisième, quatrième
18:18voire cinquième choix
18:19et donc on privilégiait
18:21parfois à 28-29 ans
18:22de se dire
18:23qu'on pouvait aller
18:23porter le maillot
18:24d'un pays africain
18:26parce qu'on a des origines
18:27à défaut
18:28mais là justement
18:28non
18:29c'est que désormais
18:30on se rend compte
18:30qu'il y a quelque chose
18:31d'intéressant
18:32qu'on se rend compte
18:33qu'on peut aller
18:34briller sous le maillot
18:35du Maroc
18:36ou de n'importe quelle
18:37autre sélection africaine
18:38et qu'on peut y aller
18:38très très tôt
18:39parce qu'on peut aller
18:40décrocher des titres
18:41décrocher des coupes du monde
18:42on n'a plus
18:44d'équipes
18:45qui ne sont pas
18:45très bien organisées
18:46comme auparavant
18:48désormais on voit
18:48qu'il y a de l'ambition
18:49et c'est ça le fin mot
18:51du football au Maroc
18:52justement
18:52c'est le terme ambition
18:54c'est ce qui a changé
18:54ces dernières années
18:56depuis maintenant
18:57une quinzaine
18:57une vingtaine d'années
18:58l'ambition
18:59c'est d'aller chercher
19:00les titres
19:00d'aller chercher
19:01des coupes d'Afrique
19:01des coupes du monde
19:02et en allant chercher
19:04les meilleurs joueurs
19:04et donc ces jeunes joueurs
19:05les meilleurs joueurs
19:06comme Ayoub Bouadi
19:07comme vous l'avez très bien dit
19:08dans votre reportage
19:09Ayoub Bouadi
19:1018 ans seulement
19:11n'a pas hésité
19:12et aurait pu être titulaire
19:14au niveau de l'équipe de France
19:16Didier Deschamps le voulait
19:17on parle de Zinedine Zidane
19:18comme futur entraîneur
19:19qui aurait parlé
19:20avec sa famille
19:21et lui-même
19:21et non
19:22il a décidé de choisir
19:23le Maroc
19:23c'est la preuve que
19:24désormais
19:25on n'hésite plus
19:26on va directement
19:28dans le pays
19:29de ses origines
19:30justement
19:30pour aller
19:32conquérir les titres
19:33et avec fierté
19:34rendre fière
19:35que ce soit la patrie
19:36ou la nation
19:37et même ses parents
19:38tout simplement
19:39dès le plus jeune âge
19:40Des choix bien réfléchis
19:41parce qu'on sait aussi
19:42que le football
19:43c'est clairement
19:44plus qu'un jeu
19:45c'est aussi une vitrine
19:46de sa carrière
19:46une vitrine du pays
19:48un objet aussi
19:48de soft power
19:49c'est ce qu'indiquait
19:50du moins
19:50Yusuf Lahamrani
19:51ambassadeur du Maroc
19:52aux Etats-Unis
19:53dans un entretien
19:54donné à Media24
19:55entretien
19:56dans lequel il affirmait
19:57que 90 minutes
19:58de football
19:59sont parfois plus importantes
20:00que 4 ans
20:01de diplomatie traditionnelle
20:03et on le voit
20:04aujourd'hui
20:04en particulier
20:05avec le Maroc
20:06le Maroc
20:07qui commence à voir
20:08le fruit de ses ambitions
20:09courrier international
20:10titre
20:10que l'équipe du Maroc
20:12est devenue même
20:13le symbole du sud global
20:14durant cette coupe du monde
20:15en particulier
20:16le Maroc
20:17qui a bousculé
20:18la hiérarchie traditionnelle
20:19dominée en général
20:20par l'Europe
20:21par l'Amérique du Sud
20:22et le parcours
20:23des Lyons de l'Atlas
20:24confirment aujourd'hui
20:25leur statut
20:26de compétiteur
20:27d'élite respectée
20:28et ils affirment aussi
20:29une identité plurielle
20:30à la fois panarabe
20:31panafricaine
20:32mais surtout postcoloniale
20:34Saïd El Abadi
20:35le football
20:36nous le savons
20:37ce n'est plus un jeu
20:39aujourd'hui
20:39c'est une stratégie
20:40le Maroc
20:41l'assume
20:41la porte
20:42est-ce qu'on peut
20:42considérer aujourd'hui
20:43que c'est devenu un modèle
20:45est-ce que le Maroc
20:45c'est devenu surtout
20:46un outil
20:47de puissance internationale ?
20:50Oui complètement
20:51on peut le voir
20:51d'abord sur son niveau de jeu
20:53on ne va parler que du terrain
20:54pour le moment
20:55mais au niveau du terrain
20:56déjà on voit qu'il y a
20:57une identité sportive
20:58désormais le Maroc
20:59est un acteur majeur
21:02du football
21:03c'est-à-dire que
21:03lorsqu'il affronte
21:04une équipe
21:06de grand format
21:06on l'a vu
21:07contre les Pays-Bas
21:07ce n'est plus
21:08le Maroc
21:09qui s'adapte aux Pays-Bas
21:10ce sont les Pays-Bas
21:10qui s'adaptent au Maroc
21:11donc déjà
21:12il y a un changement
21:13et le fait que le Maroc
21:14commence à imposer
21:15un style de jeu intéressant
21:17et qui va donner envie
21:18à d'autres écuries
21:19de vouloir reproduire
21:20ensuite
21:20quand on sort du terrain
21:22et bien évidemment
21:23on voit les supporters
21:24et dans les tribunes
21:25et que ce soit dans les tribunes
21:26ou même en dehors
21:27il y a une forme de soft power
21:28parce que
21:29quand on voit ces supporters
21:30faire la fête
21:31être dans la rue
21:33avec des scènes de joie
21:35mélangées avec les Américains
21:36les Canadiens
21:37les Mexicains
21:37et même d'autres supporters
21:39du monde entier
21:40et que ces images
21:42font le tour du monde
21:43justement
21:43que ce soit sur les réseaux sociaux
21:44ou sur les médias mondiaux
21:46et bien il y a cette forme
21:47de soft power
21:47parce que c'est une image
21:49positive
21:49qui est retransmise
21:50et justement
21:52c'est là où on voit
21:52que le football
21:53a une puissance très très forte
21:54en termes de soft power
21:55et de politique
21:55quand vous emmenez
21:57quand vous menez
21:57comment dire
21:58des images
21:59positives
22:00sur la scène mondiale
22:01et bien justement
22:02le positif
22:03est mis
22:04sur le royaume
22:06la lumière positive
22:07est mise sur le royaume
22:08et ça
22:08ce n'est que du plus
22:10donc le football
22:11apporte justement
22:12toute cette partie
22:13soft power
22:15moi ce que j'aime à dire
22:16c'est de la sportocratisation
22:18comme on peut dire
22:19en un peu plus de termes français
22:20si on veut francophone
22:21parce que c'est quelque chose
22:23qui est travaillé
22:24il y a le sport
22:25il y a la démocratie
22:26et en même temps
22:27de l'économie
22:27c'est tout ça
22:28qui est réuni
22:28dans ce qu'on appelle
22:29la sportocratie
22:30c'est un terme
22:31très intéressant
22:32qu'on notera
22:33merci beaucoup
22:35Saïd El Abadji
22:36mais restez avec nous
22:37pour la dernière partie
22:37on va aller plus loin
22:39on va surtout parler
22:40du reste des jeux à venir
22:41on le voit
22:42le football unit
22:42les peuples
22:43les diasporas
22:44mais il y a surtout
22:45un match qui est très attendu
22:46c'est aujourd'hui
22:48c'est le Maroc
22:48qui s'apprête
22:49à défier la France
22:50et la question
22:51qu'on se pose
22:52est-ce que ce sentiment
22:53d'appartenance
22:54aujourd'hui
22:54peut porter
22:55une équipe africaine
22:57jusqu'au bout
22:57de la compétition
22:58on en parle dans la dernière partie
23:00de l'émission
23:00ça fait réfléchir
23:09il y a un match
23:10que l'on attend tous
23:11le choc entre la France
23:13et le Maroc
23:14et quand on parle de diaspora
23:15on parle nécessairement
23:16de binationalité
23:17il y a beaucoup de franco-marocains
23:19dans le monde
23:19on le sait
23:20et il se reste par le 2
23:21comme étant partagés
23:22mais avec un cœur
23:23qui balance
23:24et qui pencherait même
23:25vers les lions de l'Atlas
23:26mais pourtant
23:27dans un entretien
23:28d'ailleurs
23:29que vous avez donné
23:30à France 24
23:30vous affirmiez même
23:32qu'une nation africaine
23:33pourrait très bientôt
23:35soulever la coupe
23:36on entend votre déclaration
23:38le football africain
23:39se développe
23:40devient de plus en plus fort
23:42de plus en plus puissant
23:43et on le voit maintenant
23:44on a eu 10 équipes africaines
23:45pour cette coupe du monde
23:46malheureusement
23:47la Tunisie
23:47a rapidement été éliminée
23:49mais ça arrive
23:50et l'avenir
23:52c'est qu'une équipe africaine
23:53va remporter une coupe du monde
23:54c'est le fil conducteur
23:56c'est ce qui va se passer
23:57un jour ou l'autre
23:58le continent espère
23:59l'emporter cette année
24:00pourquoi pas
24:01il y aura 2030
24:01avec notamment
24:02cette co-organisation
24:03Maroc-Espagne-Portugal
24:05donc à un moment
24:06ou à un autre
24:06une coupe du monde
24:07va revenir pour l'Afrique
24:08c'est sûr et certain
24:11Saïd Labadji
24:11je ne vais pas vous demander
24:12de commenter
24:13vos propres propos
24:14mais face à ce match
24:16que l'on connaît
24:17et qui va avoir lieu
24:18aujourd'hui
24:19est-ce que vous pensez
24:20que le moment est arrivé
24:22le Maroc est la dernière équipe
24:23en lice
24:24pour décrocher ce trophée
24:26est-ce qu'on y est ?
24:29Oui
24:29on y est
24:30et je ne vais pas paraphraser
24:32Mohamed Ouabi
24:32mais avant la compétition
24:34ce qu'il disait
24:35et moi je suis complètement
24:36d'accord avec lui
24:36c'est qu'on est entré
24:37justement dans une nouvelle ère
24:38à savoir que
24:39quand on dispute
24:40une coupe du monde
24:41on veut la remporter désormais
24:42et c'est l'objectif du Maroc
24:44c'est qu'on n'est plus
24:44dans l'exploit
24:45le terme exploit
24:46est banni désormais
24:47du vocabulaire
24:48du football marocain
24:49c'est qu'on veut
24:49une performance
24:50et aller chercher
24:51justement ce titre
24:52si le Maroc venait
24:53à être éliminé
24:54avant la finale
24:56avant le titre
24:57et bien il aura
24:57une énorme déception
24:58parce que justement
24:59le Maroc veut aller chercher
25:00ce titre
25:01et c'est fort logique
25:02il ne veut pas forcément
25:03attendre 2030
25:04parce qu'on parlait
25:05de 2030
25:06et de la co-organisation
25:07au Maroc
25:07mais si les Lyons de la Clappe
25:09peuvent aller remporter
25:09justement dès 2026
25:11un titre
25:12c'est le moment
25:12il faut y aller
25:13il ne faut même pas réfléchir
25:14et on voit
25:15qu'il y a justement
25:15une sorte de
25:16comment dire
25:17de récit
25:19qui est changé
25:20c'est-à-dire qu'en 2022
25:22lors du France-Maroc
25:23demi-finale
25:24on voyait qu'on prenait
25:25peut-être un peu de hausse
25:26ces Marocains
25:27du côté des Français
25:28en disant
25:28c'est bien
25:29ils sont arrivés là
25:30c'est super
25:30mais on voit justement
25:31qu'il y a de la méfiance
25:32désormais
25:33et qu'on commence un peu
25:34à avoir peur
25:34de cette équipe
25:35des Lyons de l'Atlas
25:36et qu'on justement
25:37on fera attention
25:37et je pense que
25:39la surprise est possible
25:40et que la performance
25:42peut être faite
25:45et par les hommes
25:45de Mohamed Wabi
25:46et pourquoi pas
25:46d'aller au bout
25:47c'est le moment
25:47oui
25:48Merci beaucoup
25:49Saïd Lala Abadji
25:50pour votre précision
25:51pour votre analyse
25:52et bien on attendra
25:53le résultat du match
25:55on attend
25:55on souhaite évidemment
25:56bon courage
25:57à toutes les équipes
25:58qui sont encore en compétition
25:59merci infiniment
26:00Merci à vous
26:01On parlait de récits
26:03alors pour conclure
26:04sur les diasporas du continent
26:06le premier président
26:07Tanzanien
26:08Julius Nyerere
26:08disait
26:09l'Afrique doit être en nous
26:10ou que nous soyons
26:12une phrase qui résonne
26:12particulièrement aujourd'hui
26:14alors que des millions
26:15d'Africains d'ici
26:16et d'ailleurs
26:17continuent d'écrire ensemble
26:18une même histoire
26:19et oui
26:19on peut vivre
26:20à des milliers de kilomètres
26:22de son pays
26:22sans jamais vraiment
26:23le quitter
26:24par leurs investissements
26:25leurs idées
26:26leurs engagements
26:26ou même
26:27leurs exploits sportifs
26:28les diasporas africaines
26:29continuent de faire vivre
26:30le continent
26:31bien au-delà
26:32de ses frontières
26:33notre invité
26:33Saïd Lala Abadji
26:34raconte cette histoire
26:35dans son ouvrage
26:36l'histoire du football africain
26:38un livre passionnant
26:39à la croisée
26:40de l'histoire
26:41du continent
26:41et de sa passion
26:42pour le football
26:43que je vous recommande
26:45je recommande
26:45à tous les amoureux
26:46du ballon rond
26:47mais aussi
26:48à ceux qui veulent
26:49mieux comprendre
26:49le continent africain
26:50et qui sait peut-être
26:51que les prochaines pages
26:52de ce livre
26:53raconteront enfin
26:54ce moment
26:55que tout un continent
26:56attend
26:56celui où une équipe africaine
26:58soulèvera pour la première fois
26:59la coupe du monde
27:00dans ça dit quoi
27:01certes
27:02on lit la presse
27:02mais surtout
27:03on lit l'Afrique
27:04à travers la plume
27:05de celles et ceux
27:06qui racontent
27:07la construisent
27:08construisent le continent
27:09et font surtout
27:10de l'Afrique
27:11un continent capable
27:12de défier
27:12tous les pronostics
27:13quant à moi
27:15je vous retrouve
27:15la semaine prochaine
27:16dans un nouvel épisode
27:17de ça dit quoi
27:18dans la presse africaine
27:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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