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  • il y a 2 jours
Transcription
00:09C'est avec un énorme plaisir que je vous retrouve sur Médien TV pour notre escale culture du jour.
00:16Et comme à notre habitude bien sûr, nous ferons un tour complet de l'actualité artistique de notre continent.
00:22Et tout y passera bien sûr. Nous parlerons art, nous parlerons cinéma, nous parlerons littérature.
00:28Et avant toute chose, honneur à notre invité du jour.
00:38Aujourd'hui, nous avons un immense plaisir de recevoir une cinéaste, Rachida Al-Gharani.
00:46Elle est habitée par une œuvre qui nous parle d'identité, question migratoire, de mémoire, d'humanité, de soucis de
00:56justice.
00:57Into Darkness ou encore Rachida. Elle est avec nous aujourd'hui. Bonjour Rachida.
01:04Bonjour, bonjour Amna. C'est un vrai plaisir d'être avec vous aujourd'hui.
01:08Je vous remercie chaleureusement de votre émission et pour cette invitation.
01:13Avec grand plaisir. Merci à vous d'être avec nous aujourd'hui dans l'Afrique en culture.
01:18Et avant de parler concrètement, de rentrer dans le vif du sujet, le cinéma, votre cinéma.
01:25Finalement, qu'est-ce qui vous a donné envie de faire du cinéma ?
01:31Et est-ce que cela vous a permis de vous réconcilier avec votre histoire, qui vous êtes ?
01:41À vrai dire, moi, j'ai un parcours assez atypique. Je suis en Belgique dans une famille marocaine originaire de
01:48Thaludent.
01:49Et depuis jeune âge, je voulais faire cinéma.
01:53Mais avec grandir et l'œuvre de mon père de ne pas rester en Belgique, de rêver de retourner au
02:00Maroc,
02:00que ça a influencé en fait mes choix de faire des études.
02:06Et mes études de cinéma, j'ai fait quand j'avais 36 ans.
02:10Donc, il y a juste 15 ans, j'ai obtenu mon master.
02:14Pardon, 10 ans. Il y a 10 ans, j'ai obtenu mon master et j'ai commencé ma carrière de
02:17cinéaste.
02:19Et ce qui m'a influencée et permis de prendre possession de cet art et aussi de rencontrer ma propre
02:28histoire,
02:29parce que j'ai décidé de faire un film de ma propre histoire.
02:33Si en fait, oui, ce que j'ai vécu dans la vie en fait,
02:42l'impression que certaines décisions importantes de ma vie avaient été prises par des autres.
02:47Donc, la famille, les parents, la culture, les attentes sociales, mais aussi les influences religieuses.
02:54Et ils regardent les autres.
02:56Ça, c'est quelque chose qui était très difficile, grandir avec cette société en Belgique.
03:01Je ne suis ni marocaine ni belge.
03:04Et toujours cette phrase, que vont dire les gens, a toujours influencé ma vie.
03:10Et à un certain moment, je me disais, voilà, je vais utiliser cet art de cinéma, rencontrer des histoires.
03:15Et ça m'a permis de prendre la parole et de devenir en fait l'autrice de ma propre histoire.
03:23Et ce n'est pas le cas pour faire un règlement de compte.
03:27Non, c'est pour comprendre en fait ce qu'on a vécu.
03:31Et je parle ici de traumatisme transgénérationnel en fait.
03:34Et à travers la caméra, j'ai trouvé une liberté pour poser ces questions difficiles.
03:42Parce que je travaille aussi comme journaliste pour la télévision flamande.
03:46Et ça me permet de poser ces questions difficiles.
03:50Et je fais la même chose dans mon film.
03:52Et explorer surtout les silences.
03:54On a beaucoup de silences dans notre culture.
03:56Et transmettre aussi ses émotions et donner sens à mon parcours personnel en fait.
04:04Et je dis souvent que le cinéma n'a pas seulement donné un métier, mais il a aussi donné un
04:10voie.
04:11Et je suis, alhamdoulilah, contente que je suis devenue cinéaste.
04:15Et ça fait maintenant dix ans que je travaille dans le cinéma.
04:18Magnifique.
04:19Et vous parlez de transgénérationnel.
04:21C'est une thématique qui me parle beaucoup.
04:23Et c'est vrai qu'on la voit beaucoup être évoquée.
04:28Chez la nouvelle génération de cinéastes africains, maghrébins.
04:33Beaucoup parlent de transgénérationnel.
04:35On a l'impression que tout le monde se réveille et qu'il veut se réconcilier.
04:39Voilà, comme vous avez dit, pas régler ses comptes.
04:41Mais vraiment, c'est comme un élan de réconciliation.
04:44Et je voulais savoir, vous parlez de mémoire.
04:47Et c'est vrai que le séisme d'Agadir a une résonance particulière dans votre histoire familiale.
04:57Et est-ce que la mémoire, c'est difficile de parler de mémoire sans la figer, en quelque sorte ?
05:07Dans mon famille, c'était une difficulté.
05:11Moi, j'ai un père qui est un rencontreur.
05:14Moi, je trouve aussi que mon père, c'est un cinéaste parce que l'amour du cinéma, j'ai reçu
05:18de mon père.
05:19Mon père a joué un joué rôle, un petit rôle dans le film Ali Baba et les 40 voleurs.
05:24Ce film est sorti en 1954, réalisé par le réalisateur français Jacques Becker.
05:32Joué par Fernandelle et Samia Gamel.
05:35Et ce petit rôle que mon père a joué a toujours influencé son amour pour le cinéma.
05:40Et quand il émigrait en Europe en 1961, donc juste après le séisme d'Agadir,
05:47il a trouvé cette passion d'acheter cette caméra et en fait de documenter sa propre famille.
05:53Et moi, j'ai des images de moi-même.
05:54J'ai eu une grande richesse des images, quand nous étions petits, des hommes vidéo.
06:03Et mon père était quelqu'un qui rencontrait toujours les histoires.
06:06Et le séisme d'Agadir était une des histoires parce que le séisme, c'est ce qui a décidé en
06:10fait son futur,
06:11son destin de quitter le Maroc parce qu'il y avait beaucoup de pauvreté, il y avait beaucoup de souffrance.
06:16Et je pense aussi à cette passion que j'ai reçue de lui, de rencontrer les histoires,
06:25de transmettre la mémoire avec une sans-humanité.
06:30Oui, mon père, il parlait qu'il regardait beaucoup de films dans le cinéma à Talburcht, à Agadir.
06:37Il a vécu le séisme.
06:39Le moment où il était dans le cinéma, il regardait le film.
06:42J'ai oublié le nom du film, c'était avec Clark Gable.
06:48Le nom m'échappe du film.
06:50Mais il était dans le moment où le séisme en Agadir a commencé.
06:55Et cette génération a influencé ma parcours migratoire.
07:00C'est grâce à mon père que je suis une deuxième génération qui habite en Belgique.
07:03Mais ce qui m'intéresse aussi, ce n'est pas tellement l'évendement historique,
07:07parce qu'on ne parle pas souvent de ce séisme.
07:10Ce sont aussi les traces qu'il a laissées dans les générations suivantes,
07:14moi et en particulier mes enfants aussi.
07:17Comment les peurs, les traumatismes, les séances et les rêves
07:21de transmettre les choses aux enfants et aux petits-enfants aussi.
07:29Pour moi, transmettre la mémoire, ça signifie ne pas rester prisonnier dans le passé,
07:32mais plutôt ça signifie comprendre d'où on vient et afin de mieux savoir d'où on va aller.
07:42Exactement. Il y a aussi un film en développement qui fait son petit bonhomme de chemin dans les règles de
07:51l'art.
07:52Vous avez notamment eu le prix TV5 Monde pour le pitch.
07:58Vous avez été à la Berlinale parce que le Maroc était le pays à l'honneur,
08:03notamment dans le marché du film.
08:07Et qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce nouveau projet ?
08:09Est-ce qu'il est dans la continuité des thématiques abordées auparavant ?
08:14Ou c'est un changement radical ?
08:19Oui, c'est un projet très sensible et très personnel de moi-même.
08:23Donc, je raconte mon propre histoire avec mon père aussi.
08:27Comme vous l'avez dit, le projet est actuellement en dernière phase de développement.
08:32J'étais tellement heureuse que j'ai gagné ce prix de TV5 Monde en novembre au Festival de Tanger
08:39parce que j'avais peur.
08:40C'était la première fois que j'ai pitché le film au Maroc.
08:43J'avais peur qu'on ne va pas comprendre de quelle façon que je vais raconter cette histoire.
08:48Mais j'avais tort parce que je parle.
08:51Les thèmes de mon film sont les mariages forcés, la violence conjugale
08:55et les traumatismes transgénérationnels parce que moi, j'ai vécu à un jeune âge.
09:01Mon père m'a forcé de marier quelqu'un que je ne connaissais pas.
09:04J'ai vécu deux ans de violences conjugales et la difficulté d'échapper de cette violence aussi.
09:10Et ce que j'ai vécu, ma mère a vécu la même histoire, ma grand-mère et mon arrière-grand
09:14-mère.
09:15Donc, j'ai quatre générations de femmes qui ont vécu ce même problème.
09:19Et en fait, c'est moi qui commence à dire, voilà, on arrête là, je vais briser cette afflée-là
09:25et je vais changer ma propre future et laisser ces traumatismes derrière moi
09:34et sauver aussi mes propres filles.
09:38C'est ça qui m'a donné la chance de raconter cette histoire.
09:43Et on va tourner, incha'Allah, le film 80% au Maroc.
09:47Il y a peut-être 21% en Belgique, le début du film, en fait.
09:53Mais principalement, je vais tourner à Agadir et Terudence.
09:57On recherche encore des financements parce que mon projet a été sélectionné aussi pour le Berlinale.
10:02Le Maroc était un pays en focus au Berlinale.
10:06Donc, j'espère, incha'Allah, de tourner ce film en automne, incha'Allah, bientôt.
10:14Mais oui, ce film est important pour m'en rencontrer parce que j'ai gagné le prix de TV5Monde.
10:21Mais il y a deux ans, j'ai gagné en Afrique du Sud aussi la meilleure pitch.
10:26Ça signifie que mon histoire, elle est universelle.
10:28Parce qu'en Afrique du Sud, j'ai appris que chaque sept minutes, une femme est vive de violences, de
10:36fémicides, de violences sexuelles aussi.
10:43Donc, chaque sept minutes, c'est beaucoup, c'est vraiment beaucoup.
10:46Et il n'y a pas beaucoup de films qui rencontrent de ce thème.
10:50Moi-même, j'ai vécu beaucoup.
10:53Et ce qui est unique dans mon propre projet, c'est que je suis réalisatrice et en même temps le
11:00rôle principal de ce film.
11:02Je rencontre mon propre histoire.
11:05Et de manière que je le fais, je fais un casque.
11:09Donc, je charge des acteurs pour trouver ma famille, mon père, ma mère, moi-même à jeune âge.
11:20Parce que j'ai compté en fait à faire l'interview avec ma famille, mais tout le monde m'a
11:24donné le temps de participer.
11:27Mais comme j'ai dit, le stress et la peur que vont les gens dire a en fait détruit tout.
11:34Et donc, ça a bloqué mon projet.
11:38Et puis, j'ai pris un an de temps grâce au Covid, parce que pendant le Covid, on a été
11:42bloqué.
11:43Donc, ça m'a donné le temps de réfléchir et de regarder les dernières années, de rencontrer l'histoire.
11:49J'ai créé cette situation de chercher ma deuxième famille, qui sont des acteurs.
11:55Ils ont joué les moments de traumatisme.
12:01Un de ces moments, c'est le moment de séisme à Gadir.
12:05Et comment mon père a décidé de venir en Belgique, de marier ma mère aussi, qui était son premier amour
12:11en fait.
12:11Et moi-même, il ne m'a pas donné cette chance.
12:15Moi-même, il m'a forcée de choisir un partenaire.
12:19En fait, c'est beaucoup ma vie aussi.
12:22Jusqu'à maintenant, aujourd'hui, j'ai 50 ans.
12:25Ces douleurs restent toujours avec moi, même avec la thérapie que je suis, même avec beaucoup de choses.
12:31Si on ne fait pas, comment on dit ça en français, la confrontation avec soi-même et son partenaire.
12:38Avec soi-même, oui.
12:39On ne peut pas guérir de soi-même.
12:42Et c'est là que le…
12:43Et cette histoire…
12:45Et c'est là que le septième art est cet outil puissant d'introspection et de réconciliation avec soi, avec
12:53l'autre, avec la mémoire personnelle et la mémoire collective.
12:56Et c'est des histoires comme ça et des femmes de votre trempe qui font que le cinéma marocain évolue
13:05et se transforme et aborde des sujets très sensibles,
13:09comme la violence conjugale, comme ces lignées de femmes qui ont dû souffrir en silence toujours et encore,
13:16de peur des non-dits de la société et de son regard.
13:22En tout cas, c'est tout à votre honneur et on a hâte de voir la suite de ce film.
13:27On vous souhaite beaucoup de courage et félicitations et bon vent à vous.
13:31Merci vraiment, Rachida Al-Gharani, d'avoir été avec nous.
13:34Merci beaucoup.
13:36Merci beaucoup à vous.
13:37Merci.
13:38Merci.
13:38Bonne journée.
13:39Au revoir.
13:47Et tout de suite, nous parlons art avec Kamara Aguayé, qui puise son inspiration dans l'environnement.
13:52Urbain, Sénégalais et plus largement Ouest-Africain.
13:55Mobiliers, matériaux recyclés, objets manufacturés ou éléments issus de l'artisanat local deviennent finalement la matière première de ses œuvres.
14:03Et en les détournant de leur fonction initiale, il questionne également les notions de consommation, d'innovation et de transmission
14:09des savoir-faire.
14:11Son travail met en lumière l'ingéniosité du quotidien et la capacité des sociétés africaines finalement à inventer des solutions
14:18adaptées à leur propre réalité.
14:21Quand j'étais petit, donc j'aimais beaucoup griffonner avec du charbon de bois.
14:25Donc dans tous les murs de la maison, c'était dessiné.
14:30Voilà, donc, voilà, mes parents n'aimaient pas, donc c'est l'enfance.
14:36Donc j'ai dessiné beaucoup, beaucoup, beaucoup au charbon de bois et c'est comme si c'est ce trait
14:42qui me revient jusqu'à maintenant.
14:43Donc dans mes dessins aussi, je sens ce trait, cette vibration des lignes, voilà.
14:54Donc c'est ce qui fait le général de mon travail.
14:58Après cette envie de beaucoup dessiner avec le charbon d'ivoire, donc quand je suis arrivé à l'école des
15:06beaux-arts,
15:08disons, je prenais le papier craft, c'est comme ce papier qui est là en bas.
15:14Donc c'est un papier qui n'était pas cher, c'est pas de la toile où on hésite de
15:20faire des erreurs ou pas.
15:23Donc je me plaisais de couper de grands morceaux de papier sur lesquels je griffonnais tout ce qui me tombait
15:31à la main.
15:32Voilà, donc beaucoup de traits, beaucoup de crayons, beaucoup de dessins spontanés.
15:37Et c'était avec cette technique que j'avais fait ma mémoire de fin de sortie.
15:43À travers une esthétique épurée et contemporaine, l'artiste porte également un regard sur les mutations des grandes métropoles africaines
15:50puisqu'il observe les nouveaux usages, les circulations, les échanges et les tensions qui accompagnent la croissance urbaine.
15:56En tout cas, ses œuvres racontent l'Afrique en mouvement, loin des clichés, où tradition et modernité dialoguent en permanence.
16:03Ce qui rend son travail particulièrement intéressant, c'est d'ailleurs sa capacité à brouiller les frontières entre art et
16:09objet utilitaire.
16:10Chez Karamara Gueye, le design devient en fait un outil de réflexion sur la société même.
16:15Chaque création invite finalement à s'interroger sur notre rapport aux objets, à l'espace et à la manière dont
16:21nous habitons le monde.
16:23Dans mon atelier, ça ne reste maintenant qu'essayer d'équilibrer les supports, les techniques, les thèmes aussi sur lesquels
16:37travailler.
16:38Et c'est ce qui m'a amené jusque-là.
16:43Voilà, c'est ce qui représente mon travail maintenant.
16:46Moi, souvent les critiques d'art me voient comme un conteur de la rue, donc je raconte la rue.
16:58Donc les thèmes que j'ai abordés, j'ai abordé les thèmes de café, les Café Society à Dakar.
17:05J'ai aussi travaillé sur le thème érotique de Kamara Gueye, mais ce n'était pas des érotiques très exagérées,
17:16mais des érotiques de flirte sur les bancs publics.
17:21Voilà, les petites sorties en boîte, le bal par exemple.
17:27Ma peinture reflète mon environnement immédiat.
17:31Donc on est à Dakar, l'environnement c'est Dakar, mais quand j'étais par exemple au Maroc, j'ai
17:39peint des toiles qui reflètent à peu près l'environnement marocain.
17:45Donc les jeunes marocains avec les djalabas et leurs accoutrements sur les toiles réalisées au Maroc.
17:54Donc je suis interpellé par le milieu immédiat.
17:58À travers ces démarches, l'artiste participe à l'émergence d'une nouvelle génération de créateurs africains qui revendiquent une
18:05esthétique ancrée dans leur environnement tout en s'inscrivant pleinement dans les débats contemporains.
18:11En tout cas, son œuvre témoigne ainsi d'une artique créative, inventive et tournée vers la veille.
18:15Donc je travaille sans réfléchir sur la toile.
18:21Donc c'est des dessins très spontanés et des compositions, des aplats, des lignes, les vibrations du trait.
18:31Et voilà, donc c'est tout cet ensemble qui donne le travail.
18:37Cette toile, j'ai voulu montrer un personnage dans sa solitude.
18:44Dans sa solitude, c'est intitulé « Journée ensoleillée ».
18:49Donc « Journée ensoleillée » avec ce personnage qui est seul, dans une solitude.
18:56Mais le grand travail, c'est le travail du fond.
18:59Donc comment essayer de faire les petites nuances, les petites nuances jusqu'à avoir une...
19:08de ces profondeurs qu'on a dans le travail et qui accentuent même sur l'expression de cette solitude de
19:18la personne.
19:20Voilà, donc il est derrière tout un environnement.
19:23Mais lui, il est seul dans son univers.
19:34Et place au site au cinéma avec le film de Marie-Clémentine.
19:38Vous savez, Jean-Beau, Ben Imana, qui se déroule au Rwanda en 2012.
19:42Près de 20 ans après le génocide des Tutsis,
19:45Vénéranda, surviante du génocide, participe activement au processus de justice et de réconciliation
19:50mis en place dans le pays.
19:52Elle organise des rencontres entre victimes et familles des bourreaux
19:55afin de permettre le dialogue, mais également la reconstruction.
19:58Lorsque sa propre famille est confrontée à une crise inattendue,
20:02elle se retrouve face à ses propres blessures et aux limites de ses convictions.
20:05On regarde tout de suite un extrait de la Vontanos.
20:28Merci.
20:29C'est parti.
21:00C'est parti.
21:31C'est parti.
21:59C'est parti.
22:52C'est parti.
22:59C'est parti.
23:00C'est parti.
23:05C'est parti.
23:07C'est parti.
23:20C'est parti.
23:23C'est parti.
23:49C'est parti.
23:55C'est parti.
24:25C'est parti.
24:51C'est parti.
24:55C'est parti.
24:55C'est parti.
24:58C'est parti.
24:59C'est parti.
25:02C'est parti.
25:08C'est parti.
25:09C'est parti.
25:23C'est parti.
25:23C'est parti.
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