- il y a 3 semaines
Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre de l'Économie, était l'invité de BFM Politique ce dimanche 5 juillet sur BFMTV et RMC. Il a été interrogé sur la présidentielle, les programmes des candidats pour 2027, les canicules ou encore la guerre en Ukraine.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Notre invité aujourd'hui, Thierry Breton.
00:05Bonjour Thierry Breton, merci d'être avec nous, ancien commissaire européen, ancien ministre aussi de l'économie et des finances.
00:11On a beaucoup de dossiers à voir avec vous. On voit cette campagne présidentielle qui s'engage.
00:15Tout le monde veut faire des économies. Oui, mais comment ?
00:18Et puis bien sûr, la dimension internationale entre la guerre, entre l'Ukraine et la Russie.
00:23On voit qu'on est probablement à un point de bascule. Dans un instant, votre analyse à mes côtés.
00:27Et Anne Seurat-du-Bas, bonjour Anne. Et Jules Pécnard de La Tribune Dimanche.
00:31Bonjour Guillaume. Jules, merci d'être avec nous et à mes côtés ce matin pour interroger Thierry Breton.
00:37Alors Thierry Breton, on le voit très clairement, cette semaine va marquer le coup d'envoi de cette campagne présidentielle.
00:43Mardi, on saura qui du Rassemblement national, au Rassemblement national peut se présenter.
00:48Marine Le Pen ou non, est-ce que ce sera Jordan Bardella ?
00:51Quand vous voyez les prémices de cette campagne présidentielle,
00:54cet après-midi, Edouard Philippe qui ferait un grand meeting, bien sûr, à soirée à suivre sur BFM TV,
00:58Gabriel Attal qui met ses propositions sur la table,
01:02comment vous percevez les prémices de ce combat présidentiel ?
01:05Vous qui avez été ministre proche de Jacques Chirac, vous en avez vu des campagnes présidentielles ?
01:08Je crois, Guillaume Daré, que vous avez raison de le dire.
01:11Ce sont les prémices.
01:13Parce qu'au fond, et encore une fois, c'est injure à faire à personne que de dire ce que
01:18je vais dire,
01:19les Français ne sont pas du tout encore dans la campagne présidentielle.
01:22Les Français, ils sont dans leurs préoccupations quotidiennes.
01:25Et les préoccupations quotidiennes, c'est on sort de la canicule, on s'apprête à rentrer dans une autre,
01:29on a des soucis de pouvoir d'achat, on réduit un peu ses vacances.
01:33Ça, c'est les préoccupations des Français.
01:35Et les préoccupations des Français, je vais vous le dire comme je le sens,
01:40ce n'est pas encore du tout les programmes, les multiprogrammes que les uns et les autres vont agréder.
01:45Et encore une fois, je comprends très bien qu'ils le fassent.
01:47Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une déconnexion aujourd'hui, me semble-t-il,
01:51entre précisément ces programmes.
01:53Parce que vous savez, les Français, vous faisiez allusion à l'instant,
01:55peut-être qu'on en a vu un certain nombre,
01:57les Français, je crois qu'ils sont un peu lassés.
01:59Je reviens de la Creuse, j'étais une semaine en Creuse.
02:01quand vous leur parlez de ça, ils disent, attendez, les promesses,
02:04on a vécu pendant 20 ans avec des promesses qui n'ont jamais été tenues.
02:09Alors toutes les promesses qu'on va agréner, je dirais c'est normal,
02:11il faut commencer à se mettre en jambes, il faut commencer à dire ce qu'on va faire.
02:15Mais je crois qu'aujourd'hui, ça leur passe, qu'on va être pas dessus ou dessous, comme vous voulez.
02:20Maintenant, vous avez effectivement cette semaine un élément très important qui va se passer.
02:24C'est effectivement la décision qui sera connue ce mardi de la Cour d'appel,
02:31concernant évidemment la condamnation de Mme Le Pen.
02:34Bon, ça évidemment, c'est peut-être, puisqu'on saura à ce moment-là,
02:37c'est quand même pas rien, puisque qu'on les aime ou qu'on les aime pas,
02:40vous savez où je me situe, je suis plutôt au centre, c'est un secret pour personne.
02:45Donc, il y a évidemment des ennemis politiques, mais quand on est à 32 ou 35 ou 36% dans
02:52les sondages,
02:53c'est peut-être ça qui risque d'être effectivement vécu comme le vrai démarrage, disons,
02:59de la campagne présidentielle qui va se mettre en jambes progressivement,
03:03avec une accélération à l'automne et surtout juste avant le mois de décembre.
03:08Alors justement, ça va être un moment clé, Mardi, Anne.
03:09Oui, parce que Marine Le Pen a dit hier que, sur le sujet de savoir si oui ou non
03:14elle pourrait se présenter à l'élection présidentielle,
03:17elle dit que ça contrecarrerait le fonctionnement démocratique de la France
03:20si elle ne pouvait pas se présenter.
03:21Vous êtes d'accord ? Vous approuvez ?
03:23Écoutez, j'ai pris connaissance de son discours, il y a eu le discours de...
03:27Ce n'est pas la première fois qu'elle l'a dit ?
03:29J'ai trouvé, celui de Mme Le Pen, j'ai trouvé qu'elle était assez prudente, peut-être nuancée.
03:35C'est vrai qu'elle a été là un peu claire.
03:39Bon, elle dit ce qu'elle a à dire.
03:41Sur ce sujet, ce n'est pas une forme de pression qui est mise aussi sur la justice en disant
03:44la démocratie sera en danger si je ne peux pas me présenter.
03:47Je crois que personne ne considère que la démocratie sera en danger.
03:49Tout le monde maintenant, les choses ont été plutôt bien préparées.
03:53Et j'allais dire, je le dis avec beaucoup de recul,
03:55encore une fois, je ne suis suspect de rien.
03:57Mais ça a été bien programmé.
03:58Voilà, hier soir, il y a eu ce meeting, tous les deux, à Liévin.
04:03Donc on voit quelque part qu'on organise une passation de pouvoir.
04:05Ça a été plutôt réussi dans ce sens.
04:08Voilà, on dit ça.
04:09Pour vous, c'était une passation de pouvoir ?
04:10Oui, enfin, potentiellement.
04:12Maintenant, les juges feront ce qu'il y a à faire.
04:15Moi, personnellement, j'ai le sentiment que cette affaire a été traitée
04:19avec un immense sérieux, beaucoup de recul.
04:22Alors voilà, la première décision a apporté effectivement
04:28un certain nombre de questions, notamment sur le fait de savoir
04:32si on devait appliquer immédiatement la sanction.
04:35Là, il y avait une question légitime.
04:36À l'époque, la réaction du Rassemblement national n'était pas la même.
04:38Là, il y avait une question qui n'était pas la même.
04:40Bon, maintenant, on est dans la continuité de la justice.
04:42J'ai compris également qu'elle avait dit, ce qui est très important,
04:45qu'elle accepterait évidemment la sanction.
04:48Six sanctions, il y a.
04:49Et donc, on verra bien.
04:50On rentre dans une sorte de normalité, je dirais,
04:54de ce que la justice de notre pays doit faire.
04:56Et puis derrière, en revanche, c'est clair que c'est l'ouverture d'une séquence politique.
05:01Autre déclaration de Marine Le Pen.
05:02Avec des mots forts dans la tribune dimanche.
05:04Avec des mots forts dans la tribune dimanche.
05:05Donc, elle s'est, comment dire, confiée auprès de notre confrère Guillaume Durand.
05:10À qui elle déclare,
05:11« Nos adversaires me tueront peut-être la balle matant depuis des années.
05:14Mais un autre se lèvera avec nos idées. »
05:17Au fond, ce qu'elle dit en creux, c'est que le Rassemblement national,
05:20que ce soit Jordan Bardella ou elle, le candidat à l'élection présidentielle,
05:25le RN a déjà gagné la bataille des idées.
05:27Est-ce que vous faites ?
05:28Je n'en sais rien.
05:29Je sais que tout ça.
05:29On est à la fois dans la politique, on est aussi dans la gestion.
05:32Parce que la politique, c'est la gestion humaine.
05:34– Mais vous parliez des sondages.
05:36– Elle dit une chose à laquelle moi, personnellement, j'étais sensible.
05:40Elle dit que, et elle n'a pas dit du reste à cette antenne,
05:42elle l'a dit au micro de Darius Rochemin,
05:44elle dit que quand on fait de la politique,
05:46quand on s'engage pour la politique,
05:48à quelque niveau que ce soit,
05:49c'est parce qu'on aime les Français.
05:51Et moi, je n'ai jamais mis en cause qu'elle aimait les Français.
05:55Mais je crois que c'est une phrase qui est une phrase qu'il faut retenir.
05:57Si on n'aime pas les Français,
05:59si on fait ça pour soi, pour sa carrière,
06:01alors il vaut mieux faire autre chose.
06:02Voilà, derrière, il y a toute cette gestion humaine.
06:05Est-ce que finalement, tout ça va bien se passer ?
06:07Est-ce que c'est facile, si on se projette,
06:09si jamais elle est empêchée ?
06:12Est-ce que c'est facile de passer le relais
06:14à un jeune aussi bruyant, souhaite-t-il, de 30 ans ?
06:16Est-ce qu'il va pas y avoir des réactions ?
06:17Tout ceci, on va le voir.
06:19C'est la nature humaine qui nous l'apprend.
06:21C'est l'histoire qui nous l'apprend.
06:22Les choses ne sont pas écrites.
06:23Ça, c'est mon intime conviction.
06:24Elles ne sont absolument pas écrites.
06:26Respectons maintenant le temps qui est le temps de la justice.
06:28Et puis de la gestion humaine qu'il y a derrière,
06:31parce qu'il ne faut pas la négliger.
06:32Elle est, à mon avis, très importante dans un cas ou dans l'autre.
06:34Vous évoquez la question de Jordan Bardella.
06:37Est-ce que vous estimez qu'il a la carure pour être chef d'État demain ?
06:40Non, mais je ne veux absolument pas me poser cette question.
06:43Les Français décideront.
06:44C'est importante quand même.
06:44Oui, elle est importante, mais elle ne se pousse pas encore aujourd'hui.
06:47Vous l'avez déjà rencontrée ?
06:48Bien sûr, oui, je l'ai rencontrée.
06:49J'ai rencontré pratiquement tous les chefs de parti,
06:51vous savez, pour parler de la règle d'or.
06:52Parce que je pense qu'il y a une nécessité absolue pour notre pays,
06:55c'est de reprendre une discipline.
06:57Faute de quoi, alors la France aura du mal.
06:59Il vous a renvoyé une image.
07:01Bien sûr, bien sûr.
07:03Mais je la garde pour moi.
07:04Je ne suis pas là pour donner des bons points aux uns et aux autres.
07:06Mais oui, j'ai une image, c'est clair.
07:10C'est un jeune homme d'une trentaine d'années.
07:12Mais voilà, il est visiblement bien structuré pour un jeune homme d'une trentaine d'années.
07:18C'est un jeune homme d'une trentaine d'années.
07:19Économiquement, est-ce que l'accession du RN au pouvoir est quelque chose qui vous effraye ou pas ?
07:23Mais je suis, encore une fois, je vous l'ai dit,
07:26je suis moi, clairement depuis toujours, je dirais, dans l'orbite de René Monnery.
07:31Ceux qui ne le connaissent pas ou qui l'ont oublié,
07:33c'était un ministre des Finances, c'était un centriste, c'est CDS,
07:38c'est ma famille politique,
07:40et de Jacques Chirac, qui était entre nous,
07:43voilà, il était à droite, mais il était quand même assez radical aussi.
07:46Donc, j'étais très à l'aise.
07:48Voilà, mes origines, ma filiation, mes racines,
07:51c'est René Monnery et Jacques Chirac.
07:53Et ni René Monnery, ni Jacques Chirac ne faisaient des œillades à gauche,
07:57ou à l'extrême gauche, ou à droite, à l'extrême droite.
08:00On voit qu'il y a certains qui vous poussent à être ministre de tout le monde.
08:03Ministre d'un gouvernement RN, jamais de l'avis ?
08:05Non, parce que moi, j'ai l'expérience qui est la mienne,
08:10j'ai l'âge qui est le mien, j'ai déjà donné, ce n'est pas pour recommencer.
08:12J'ai été ministre des Finances, de l'Industrie, du Commerce extérieur.
08:16Voilà, donc, je dirais, à chaque période de sa vie,
08:20là où on peut aider son pays.
08:21Alors, cette décision sera bien sûr à suivre mardi sur BFM TV,
08:26dans une édition spéciale à partir de la mi-journée.
08:28À suivre aussi, cet après-midi, ce premier grand meeting d'Edouard Philippe,
08:31qui va tenir son premier grand meeting de campagne.
08:34On voit que vous parliez du centre, au centre et à la droite.
08:36Il y en a trois, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Rotaillot.
08:38Est-ce qu'Edouard Philippe, qu'on va entendre cet après-midi sur BFM,
08:40est à vos yeux le mieux placé, le plus qualifié pour être président de la République demain ?
08:45On va rentrer dans les détails des propositions qu'ils commencent tous à mettre sur la table.
08:48Non, mais je n'ai pas la réponse à cette question.
08:49Il faut voir maintenant comment les choses vont se dérouler.
08:52Sincèrement...
08:52Vous avez vu leurs déclarations ?
08:53Oui, mais les déclarations, c'est les déclarations.
08:55Maintenant, on rentre dans une période qui va être extraordinairement difficile.
08:59Je crois que je ne veux pas non plus être quelqu'un qui est là pour agiter,
09:04je dirais, les défis qui sont devant nous.
09:07Mais les Français les connaissent bien.
09:08Moi, j'écoute les Français.
09:09Les Français, vous savez, ils écoutent les défis.
09:11Les défis, c'est le pouvoir d'achat.
09:12Les défis, c'est ma retraite.
09:16Savoir combien je vais avoir.
09:17Je peux juste savoir combien je vais avoir.
09:18Les défis, c'est la dette.
09:20C'est quand même le numéro 3.
09:21Les défis, c'est la sécurité.
09:22Les défis, c'est aussi qu'est-ce que mes enfants vont devenir ?
09:25Pourquoi mes enfants...
09:26Mais vous voyez ce que proposent les candidats ?
09:28Je vais vous dire, pourquoi mes enfants...
09:28Vous voyez ce que proposent les candidats ?
09:30Pourquoi mes enfants ne veulent pas avoir d'enfants ?
09:32Il y a plein de parents que je vois qui disent ça.
09:34Aujourd'hui, on a un taux de natalité qui est le plus bas qu'on ait jamais eu.
09:36Qu'est-ce que ça veut dire de notre pays ?
09:38Donc voilà, ça, c'est des questions.
09:39Et puis j'ajoute ensuite que la dimension internationale, excusez du peu, mais il va falloir gérer effectivement une situation
09:44de la France qui n'est pas celle qu'elle devrait être en Europe.
09:47Parce que précisément, on s'est déclassé, on y reviendra, y compris sur nos finances publiques.
09:51Une situation de la France avec des empires, parce qu'il faut les appeler comme ça.
09:55Il y a évidemment Donald Trump, il y a évidemment Xi Jinping, il y a évidemment Vladimir Poutine.
09:59Ben voilà, tout ça, les Français vont commencer à l'intégrer et ils vont ensuite se dire, voilà, il y
10:04a aujourd'hui les sondages, il y a ces jeux.
10:06Et je ne les critique pas, c'est normal.
10:08Mais je pense personnellement que ce n'est pas ça qui va, in fine, faire l'élection présidentielle.
10:14Parce qu'on est dans un moment singulier, on est vraiment dans un moment historique.
10:18C'est une élection présidentielle, alors le terme est peut-être un peu inédite de fait, historique à vos yeux,
10:23pourquoi ?
10:24Pour moi, c'est clair qu'elle est absolument inédite.
10:26Parce que je pense que la France est dans une situation, j'allais presque dire, existentielle aujourd'hui.
10:33Et je m'explique, la France c'est un grand pays, on a tout pour réussir.
10:37On est l'un des plus beaux pays du monde, on est l'un des plus visités avec l'Espagne.
10:40On se bat pour savoir qui nous dit, 75 millions de touristes par an.
10:44On est un pays qui est extraordinaire.
10:46On a une jeunesse extraordinaire et j'y reviendrai, c'est la jeunesse de l'intelligence artificielle.
10:49Par parenthèse, je constate que notre jeunesse à nous, c'est intéressant, sondage.
10:5565% des jeunes disent qu'ils n'ont pas du tout peur de l'intelligence artificielle.
10:5865% des plus de 50 ans en ont peur.
11:00Moi je m'appuie sur les jeunes.
11:0366% des jeunes aujourd'hui, de 18, enfin entre 18 et 20 ans, disent qu'ils vont utiliser l
11:07'intelligence artificielle pour se faire une opinion.
11:09Ça c'est le monde dans lequel on est.
11:10Donc élection.
11:11Mais par contre, on est aujourd'hui dans une situation où, par laxisme, c'est une constatation, j'ai écrit
11:19un livre qui s'appelait
11:20Les 10 renoncements qui ont fait la France, j'ai étudié quand on a renoncé.
11:23J'estime qu'on a renoncé vraiment en matière de finances publiques maintenant, depuis plus de 50 ans, et qu
11:28'on en paye le prix.
11:29On va y revenir.
11:30J'estime aujourd'hui qu'on a une ardente obligation, tout simplement, de se remettre dans une logique d'équilibre
11:37progressive de nos comptes,
11:38faute de quoi, on est étouffé par les taux d'intérêt, et j'y reviendrai, et par notre remboursement de
11:42la dette.
11:43Et c'est à l'aune de ça que j'ai regardé, moi, les candidats.
11:45C'est à l'aune de leur capacité à remettre la France sur les rails.
11:49Et si on ne la remet pas sur les rails, alors oui, je le dis très clairement, et on a
11:52maintenant 5 ans pour le faire,
11:54la France peut passer de pays formidables que nous sommes, et qui va devenir, et je suis convaincu qu'on
11:59va le continuer à l'être,
12:00et qu'on va progresser, ou alors un pays qui peut passer, je n'ai pas peur de le dire,
12:04en deuxième division.
12:05En deuxième division, c'est ce que vous dites.
12:06Et ça, c'est impossible pour la France. Pour moi, c'est impossible.
12:08Alors, des choses très concrètes qui nous concernent, et qui concernent tous ceux qui nous regardent,
12:12ces propositions, je vous le disais, qui commencent à être mises sur la table,
12:15il y a bien sûr des Français qui se disent, combien de temps on va travailler, jusqu'à quand on
12:18va travailler ?
12:19Edouard Philippe dit que la question des retraites sera au cœur de son projet.
12:23Est-ce que les Français, vous pensez, sont prêts à travailler jusqu'à 67 ans ?
12:27Parce que c'est lui qui a donné ce chiffre. Est-ce que c'est un bon étiage ?
12:30Les Français, je vais vous dire une chose, je ne peux pas parler au nom des Français,
12:33mais moi, avec toutes les interactions que j'ai, les Français, ils veulent y voir clair.
12:37Ils ne veulent pas que ça change tous les 15 jours.
12:40Les Français, ils veulent savoir, vous savez...
12:41Mais vous pensez que 67 ans, ils sont prêts à le faire ?
12:43Mais les Français, ils veulent savoir quand, comment, ils veulent savoir surtout une chose.
12:47Ils veulent savoir si aussi, s'ils vont travailler très tard.
12:49Ils veulent savoir aussi s'ils vont être payés.
12:51Ils veulent savoir si ces retraites, compromisées, vont être payées.
12:53Parce qu'aujourd'hui, qui paye les retraites ?
12:55C'est évidemment uniquement les actifs.
12:56Et comme il y a de moins en moins d'actifs au travail, c'est de plus en plus difficile.
13:0067 ans, les Français sont prêts à le faire ?
13:01Mais je ne sais pas, pas tous les Français.
13:03Pas tous les Français.
13:04Comment faudrait-il, justement ?
13:06Si vous voulez, bien, on va reprendre les questions, parce que c'est très important.
13:10Sur la question, effectivement, de la vie après 50 ans,
13:13et puis la vie après 60 ans, et puis la vie après 70 ans,
13:16il faut interroger les Français.
13:17Ils ont des préoccupations différentes.
13:18Mais tous, ils veulent une chose.
13:20Ils veulent de la clarté.
13:21Alors certains vous disent, mais moi, je suis tout à fait prêt à travailler plus.
13:24Il y en a un certain nombre qui disent ça.
13:25Il faut les écouter et leur donner la possibilité.
13:27D'autres vont vous dire, mais non, moi, j'estime que j'ai travaillé assez.
13:29Donc il faut évidemment ajouter...
13:31Donc pas un âge unique.
13:33Bien entendu, ça va être très compliqué.
13:34Mais en revanche, il faut évidemment inciter, je le dis vraiment,
13:38inciter les Français à travailler davantage,
13:40les encourager à travailler davantage,
13:42parce que c'est, un, la conséquence d'une très bonne nouvelle
13:45qui s'appelle l'allongement de la durée de vie.
13:47Et deux, c'est parce que quand on travaille,
13:49il faut bien qu'on comprenne une chose.
13:50Quand on travaille, quand on travaille et qu'on gagne 100,
13:54au total, on donne la moitié, pratiquement 50,
13:57pour financer les retraites des aînés et l'aide sociale.
14:01Ben voilà, les Français, ils veulent savoir la réalité.
14:04Peut-être qu'ils vont dire, moi, je ne veux faire que 75,
14:06et puis ne faire que 25.
14:07Il faut donc évidemment commencer à proposer des retraites par capitalisation en complément.
14:11Il faut le mettre le plus vite possible,
14:13comme le font tous les pays modernes.
14:14Donc voilà, c'est un chantier...
14:16Déjà, 64 ans, on avait la France bloquée des manifestations partout.
14:18Imaginez, 67 quand même.
14:19Elle a été bloquée, puis elle s'est débloquée,
14:20puis finalement, c'est passé.
14:21Et puis, c'est pour ça que je suis très, très...
14:23Voilà, de ceux qui ont vraiment vécu ça
14:26comme un renoncement absolument tragique.
14:28Quand on a renoncé, enfin,
14:29après avoir discuté pendant des années et des années,
14:32à renoncer à cette réforme,
14:33elle n'était pas parfaite.
14:34Mais on sait qu'à ce moment-là, on avance,
14:35et puis on redonnait de la clarté.
14:37Les Français, ils ont besoin de clarté et d'un cap.
14:40Maintenant, il y a une chose qui est très importante.
14:42C'est que précisément, les candidats, maintenant,
14:44commencent à dire, moi, par exemple,
14:46Édouard Philippe dit, moi, je veux finalement une règle d'or.
14:49Au début, il avait dit 1%.
14:50Je crois que maintenant, il est à 2% de déficit en 2032.
14:54Voilà.
14:55Donc, Gabriel Attal dit que lui, il est à 0 mai en 2037.
15:00Donc, lui, il se posait à 10 ans.
15:01Alors moi, si vous voulez, et parce que ce que j'ai fait...
15:04C'est crédible, tout ça, les Français qui nous entendent,
15:06vous parliez des promesses.
15:07J'ai fait exactement ce que tous les jeunes vont faire.
15:09Je vous ai dit tout à l'heure que vous avez 66% des jeunes
15:11qui vont comparer.
15:13Donc, vous, à ce moment-là, vous modélisez,
15:15et tout le monde peut le faire, c'est très facile,
15:16avec son agent IA, vous modélisez,
15:18et vous voyez ce que ça veut dire.
15:20Ils vont le faire, les jeunes.
15:21Et alors ?
15:21Ils vont dire, tiens, on modélise le programme.
15:23C'est crédible ou pas, Thierry Boutin ?
15:24Eh bien, je vais vous donner les chiffres.
15:26Je vais vous donner les chiffres, c'est très intéressant.
15:27Si jamais on est au plan de monsieur...
15:29Encore une fois, ce n'est pas une critique,
15:31c'est pour vous dire comment ça va se passer.
15:32L'observation.
15:32Si vous tenez le plan de monsieur Philippe,
15:36c'est-à-dire moins 2% à partir de 2032,
15:40et vous vous projetez sur 10 ans,
15:41puisqu'il se projette sur 10 ans,
15:42parce que c'est vrai que quand on est élu pour 5 ans,
15:44on a envie de faire 10 ans.
15:45Bon, très bien.
15:46Alors, on se projette sur 10 ans.
15:47Eh bien, ça veut dire que la dette, elle ne baisse pas.
15:49Elle sera toujours à l'entour de 115% dans 10 ans.
15:52Et en revanche, on aura à peu près 1 000 milliards,
15:54vous m'avez bien entendu, 1 000 milliards de dettes de plus.
15:56Si vous prenez le plan de monsieur Attal,
15:58la dette, elle augmente,
16:00et on aura à peu près 1 100 milliards de dettes de plus.
16:02Tout ça, ça ne sert à rien.
16:03Mais non, mais je vous donne les chiffres.
16:05Alors après ça, on peut réajuster.
16:06Donc ça veut dire que les 1 000 milliards qu'on a moqués de monsieur Macron,
16:10ça veut dire qu'avec ses plans, c'est pour vous montrer pourquoi.
16:12Parce que c'est une très...
16:13C'est pour vous montrer pourquoi, je dis que,
16:16sans être rigoureux, à l'excès,
16:19sans promettre des sang et des larmes,
16:21c'est qu'ensemble, il me semble,
16:23précisément, et là, c'est l'ancien ministre des Finances qui parle,
16:26j'ai vraiment beaucoup, beaucoup réfléchi à ces questions,
16:28que j'ai proposé, une règle d'or,
16:30ce n'est pas moi qui vais la mettre en œuvre,
16:31c'est évidemment l'ensemble des partis qui doivent la mettre en œuvre,
16:34une règle d'or, donc, à moins 1% en 2032,
16:37et si vous prolongez, je vais vous dire la différence,
16:40c'est que vous avez une augmentation sur 10 ans, malgré tout,
16:42encore de 600 milliards de dettes,
16:45mais une dette qui commence à baisser,
16:46qui sera à 104% au lieu des 116 milliards de dettes.
16:48Gabriel Attal fait une proposition très concrète,
16:50justement, pour baisser ses dépenses.
16:52Dans une interview qu'il a accordée aux Parisiens,
16:54il parle de réduire le nombre de postes de fonctionnaires,
16:58200 000, alors,
16:59ce n'est pas une proposition révolutionnaire,
17:00d'autres candidats dans le passé ont promis de réduire
17:02de 200 000, voire 500 000 pour M. Fillon,
17:04en 2017, postes de fonctionnaires,
17:07est-ce que c'est une solution
17:10audible, crédible,
17:11comment la mettre en œuvre ?
17:13Encore une fois, je les connais tous,
17:14et je les apprécie à titre personnel,
17:17et je ne suis pas là pour commenter,
17:19mais je vais vous dire comment on va raisonner là-dessus.
17:20– Vous avez une expertise, on a envie de vous entendre sur leur programme, évidemment.
17:23– Mon expertise, je vais vous la dire,
17:24moi, comment je raisonne là sur ces questions ?
17:26Évidemment qu'il faut qu'on commence à baisser progressivement
17:28le nombre de fonctionnaires,
17:28en tout cas, par exemple, dans l'administration territoriale,
17:31dans l'administration traditionnelle,
17:32il ne faut certainement pas les baisser dans la justice,
17:34certainement pas dans les forces régaliennes,
17:37certainement pas dans l'éducation,
17:38en tout cas, il faut la faire autrement.
17:39On sait tout ça.
17:40Mais maintenant, je vais vous dire deux choses.
17:41Moi, il me semble que quand il s'agit de,
17:45je dirais, de réduire un nombre de collaborateurs,
17:49c'est toujours dangereux de le brandir comme ça,
17:51parce que ça crispe, ça heurte,
17:53donc moi, je préfère faire les choses,
17:55mais en disant, voilà comment on va faire,
17:56on ne remplace pas, par exemple,
17:57les départs en retraite dans tel secteur et autre.
17:59Et puis, de quoi on parle ?
18:00100 000 fonctionnaires en moins, en année pleine,
18:03ça fait en gros 6 milliards d'économies par an.
18:05Bon, maintenant, je vais vous dire,
18:07les calculs que je vous ai faits tout à l'heure,
18:09je suis parti sur une croissance sur 10 ans,
18:11de 0,9 à 1%,
18:12c'est-à-dire celle qu'on fait depuis les 20 dernières années,
18:14et je suis parti sur les taux d'intérêt à 3%.
18:16Je rappelle qu'aujourd'hui, on est plutôt à 3,5, 3,6, 3,7.
18:20Si jamais, parce que précisément,
18:23l'engagement aussi européen,
18:25il n'est pas à moins 2%,
18:28parce que M. Attal, c'est moins 3% en 2032,
18:31et M. Philippe, c'est moins 2% en 2032.
18:34Il est à moins 1%, c'est celui que j'ai pris.
18:36C'est-à-dire que d'ores et déjà, si vous annoncez ça,
18:38vous mettez à nouveau, en dehors des clous
18:40que nous avons promis, nous,
18:41et la France abaisse sa capacité d'expression.
18:44Je rappelle que l'objectif, il a été pris en 2013.
18:46Ça veut dire qu'il faudra qu'on tienne l'objectif,
18:48non pas en 2013, mais en 2037.
18:50Ceux qui nous écoutent, Thierry Breton,
18:51ceux qui vous écoutent,
18:53ceux qui écoutent les premières propositions
18:54des candidats à la présidentielle,
18:55ils se disent, en final, c'est comme toujours,
18:57c'est à nous qu'on va demander à se serrer la ceinture,
18:59et au final, il faudra payer plus d'impôts.
19:00Vous me donnez la transition sur le deuxième volet
19:03de ce que je voulais dire, Guillaume Daré,
19:05c'est qu'au fond, si jamais on tient nos objectifs,
19:08c'est-à-dire qu'on se dit tout de suite,
19:09et c'est pour ça que je pense qu'il faut le mettre
19:10dans la Constitution ensemble,
19:12avec toutes les forces politiques.
19:13Chacun mettra, s'il veut, un peu plus d'impôts,
19:15un peu moins d'impôts, etc.
19:16Mais ce qu'ont fait les Allemands en 2009,
19:19pour se cadrer et donc avoir un programme
19:21qui est constitutionnel...
19:22Qu'est-ce que vous répondez donc aux Français ?
19:23Écoutez-moi bien, à ce moment-là,
19:25les marchés vont dire, c'est acquis,
19:27et donc on va baisser les taux d'intérêt de la France.
19:30Tenez-vous bien, 0,5 point de taux d'intérêt,
19:33c'est 50 milliards de plus sur la séquence.
19:37Donc ce n'est pas les Français qui vont payer ?
19:38Ça veut dire que d'un côté,
19:39et ça veut dire 15 milliards d'euros par an,
19:41ça veut dire que d'un côté,
19:42vous avez, c'est par 0,5 point,
19:430,5 point, c'est 15 milliards d'euros de plus d'intérêt.
19:46Je rappelle que là,
19:47on va être à 100 milliards par an
19:48de charge d'intérêt de la dette,
19:50100 milliards à partir de 2029.
19:51Ça veut donc dire que dans les 10 ans qui viennent,
19:54on va payer 1 000 milliards,
19:55on va travailler pour les autres.
19:56Et donc, le dernier point,
19:58c'est que si jamais vous dites,
19:59moi finalement, je ne suis pas à 1 comme on devrait le faire,
20:01mais à 2,
20:02les taux d'intérêt vont monter.
20:03Et s'il monte, encore une fois,
20:05passer de 3 à 3,5%,
20:08ça fait 15 milliards d'euros de plus par an,
20:11comparé aux 6 milliards d'économies.
20:13Donc il vaut mieux tenir son engagement
20:15pour que précisément les Français
20:16continuent à bénéficier du fruit de leur argent,
20:19plutôt que de dire,
20:20c'est de la faute d'un tel,
20:21parce que, pardon de le dire,
20:22si on dit que c'est 100 000 fonctionnaires,
20:24on désigne les fonctionnaires.
20:25Donc moi, je dis une chose,
20:26mettons-nous d'accord,
20:27pas par référendum,
20:28parce que je pense,
20:29encore une fois, je respecte ce que je dis.
20:30Ça, c'est ce que souhaite Edouard Philippe.
20:31Oui, mais moi, je pense qu'il faut mieux avoir le Congrès,
20:32c'est pour ça que,
20:33je ne sais pas si ça marchera,
20:34moi, je vois l'ensemble des chefs de parti,
20:36les uns après les autres,
20:37pour leur dire,
20:38mettons-nous juste d'accord
20:39sur des modalités de travail ensemble.
20:41Vous ne pensez pas que les Français ont besoin de référendum ?
20:41Pardon ?
20:42Vous ne pensez pas que les Français ont besoin de référendum ?
20:44Mais je pense que le vrai référendum,
20:45c'est l'élection présidentielle, madame.
20:46Oui, mais on voit que les élections présidentielles...
20:48Oui, mais une fois tous les 5 ans,
20:49je ne suffis pas.
20:50Connaissant les Français...
20:51Ils disent tous une fois tous les 5 ans,
20:52ce ne suffit pas tous les 5 ans.
21:01Est-ce que c'est absolument fondamental ?
21:02D'abord, c'est totalement faisable,
21:04et ce n'est pas du sang et des larmes,
21:05c'est juste un tout petit peu de discipline.
21:07Deuxièmement, pourquoi c'est important ?
21:09C'est important parce que, vous voyez,
21:11aujourd'hui, qu'est-ce que je viens de vous dire ?
21:13Je viens de vous dire qu'on est dans quelle main ?
21:15On va dépenser au moins,
21:17si je prends le programme,
21:18les deux programmes qu'on a évoqués tout à l'heure,
21:201 000 milliards d'euros de plus,
21:21et où ils vont aller ces 1 000 milliards ?
21:23Ils vont aller chez ceux qui prêtent à la France.
21:26Donc les Français travaillent non plus pour eux,
21:27mais pour les autres.
21:28Donc c'est évidemment totalement...
21:30On est arrivé là.
21:31Le deuxième élément, c'est qu'évidemment,
21:34à partir du moment où la France, je le répète,
21:36c'est en 2013 que la France a signé
21:38que désormais, elle ferait moins 1%,
21:41parce qu'on est à plus de 60% d'endettement,
21:43moins 1% tous les ans de déficit.
21:45Depuis, on est à 4 ou 5.
21:46Donc on perd la crédibilité à la parole de la France,
21:49et donc c'est une question de souveraineté,
21:51parce que du coup, à Bruxelles ou ailleurs,
21:52on dit écoutez, vous faites d'abord ce que tous les autres ont fait,
21:55et après vous parlez, la parole de la France
21:56est indispensable dans le monde qui vient.
21:59Nous sommes un immense pays,
22:00on a un siège au Conseil de sécurité de l'ONU,
22:03on a la dissuasion nucléaire,
22:04et bien il faut qu'on ait la discipline
22:06qui va avec la puissance que nous représentons légitimement.
22:09Il y a un autre débat qui monte dans le cadre de cette présidentielle,
22:11c'est la question aussi de la...
22:13comment dire...
22:14de notre société.
22:16Est-ce qu'en laissant filer la dette,
22:18on trahit les générations suivantes ?
22:20Mais c'est une évidence...
22:20Pourquoi les jeunes sont aujourd'hui aussi inquiets ?
22:23C'est une trahison, vous diriez ?
22:25Mais c'est une évidence que c'est une trahison,
22:27c'est une trahison absolue,
22:28parce qu'aujourd'hui, dans tout ce que je viens de vous dire,
22:31personne ne parle de rembourser la dette,
22:33je parle uniquement de la baisser,
22:34uniquement progressivement,
22:35par rapport aux produits intérieurs bruts,
22:37et de limiter les taux d'intérêt.
22:40Voilà, on en est réduit, madame.
22:41Donc, bien entendu, c'est une trahison.
22:43Mettons-nous une seconde à la place des jeunes que nous avons été.
22:46On leur dit, il y a une dette carbone,
22:48et il va falloir quand même l'éponger,
22:50elle est réelle,
22:51y compris par parenthèse aux Etats-Unis,
22:53pour ceux qui croiraient que le réchauffement climatique,
22:56c'est de la philosophie.
22:57Quand on voit ce qui se passe dans les stades aujourd'hui,
22:59je ferme la parenthèse sur la côte Est.
23:00Donc c'est partout sur la planète,
23:02et ça c'est eux qui vont avoir le géré,
23:03et on leur dit,
23:05parce qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord,
23:06parce qu'on n'arrive pas nous à se mettre d'accord,
23:08et bien, c'est vous qui allez payer.
23:11Et bien moi, je dis une seule chose,
23:12il faudrait que pour cette élection présidentielle,
23:14on se mette d'accord aujourd'hui,
23:16pour dire, voilà la trajectoire,
23:17et dans cette trajectoire,
23:19qui est une trajectoire où on augmente quand même tous les ans,
23:21de 80 milliards par rapport à l'année d'avant,
23:22donc on va avoir beaucoup à dépenser,
23:24mais on se limite, on se contraint,
23:25on se contraint,
23:26et puis, c'est la démocratie qui s'exprimera,
23:29si c'est un gouvernement de gauche,
23:30ou d'extrême-gauche,
23:31ou de ce que vous voulez,
23:32on mettra plus d'impôts pour les riches,
23:33pour les super-riches,
23:34pour tout ce que vous voulez,
23:35si c'est un gouvernement de centre,
23:36il sera équilibré,
23:37si c'est un gouvernement de droite,
23:38il en mettra peut-être un peu,
23:39enfin, mais vous serez encadré,
23:41vous serez encadré,
23:42comme les grandes démocraties,
23:44aujourd'hui, l'ont fait,
23:45parce que les grandes démocraties vivent aujourd'hui
23:47avec un environnement et un visage politique,
23:50un paysage politique,
23:51qui est totalement fracturé,
23:53donc les majorités à 100% identiques,
23:55je crois que ce que donne l'élection présidentielle,
23:58ça c'est du passé,
23:58donc il faut qu'on se prépare maintenant.
24:00Il y a quelqu'un qui dit,
24:00il n'exclut pas de quitter son poste
24:01pour faire entendre une voix européenne
24:03dans le débat présidentiel,
24:03c'est Christine Lagarde,
24:04la présidente de la BCE,
24:05elle l'a dit à nos confrères des Echos
24:07en début de semaine,
24:09Christine Lagarde,
24:10bonne candidate pour l'Elysée ?
24:11Mais, encore une fois,
24:12les voix européennes,
24:13elles s'expriment,
24:13aujourd'hui,
24:14je pense qu'on est beaucoup à s'exprimer,
24:16elle est une voix européenne,
24:20ça me semble important
24:21que les voix européennes s'expriment.
24:21– Une femme, il y en a pas beaucoup ?
24:22– Oui, mais ça c'est un autre sujet,
24:23évidemment, il faut des femmes,
24:24ça c'est clair,
24:25il faut des femmes,
24:25on en a quand même quelques-unes,
24:27Dieu soit loué,
24:27pas assez,
24:28je suis d'accord avec vous,
24:29voilà, est-ce que pour autant,
24:30je crois que d'abord,
24:31elle fait un bon travail à la BCE,
24:33je crois qu'il est extrêmement important
24:35et utile
24:35qu'on ait de la continuité,
24:37de la stabilité sur la BCE,
24:39mais maintenant, évidemment,
24:40chacun est libre
24:42de vouloir conquérir
24:43ou se présenter
24:44à l'élection présidentielle.
24:45– On évoquait il y a quelques instants,
24:46effectivement,
24:46les propositions mises sur la table
24:47par Édouard Philippe,
24:48son meeting,
24:49ce sera bien sûr
24:49à suivre en direct
24:50cet après-midi,
24:51et dans un instant avec vous,
24:52on va venir aussi
24:52sur ce moment de bascule
24:54au niveau international
24:55qui est en train de se jouer
24:56entre l'Ukraine et la Russie,
24:56puisque vous le disiez,
24:57évidemment, l'international,
24:58ça va être une question clé
24:59aussi de cette élection présidentielle.
25:02À tout de suite.
25:05Vous êtes bien sûr
25:06BFM Politique,
25:07notre invité,
25:08Thierry Breton,
25:08ancien commissaire européen,
25:09ancien ministre de l'économie.
25:11Avec vous,
25:12dans un instant,
25:12on va voir effectivement
25:13cette bascule au niveau international
25:15qui semble en train de se faire
25:16entre la Russie,
25:18l'Ukraine.
25:18On évoquera bien sûr aussi
25:19les propos de Donald Trump,
25:21cette question internationale
25:22qui va jouer un rôle
25:23de premier plan
25:24dans la campagne présidentielle,
25:26mais il y a aussi
25:26ces préoccupations du quotidien,
25:28on le disait,
25:28des Français.
25:29Ces derniers jours,
25:30ça a bien sûr été
25:30ces chaleurs extrêmes en France,
25:32cette canicule.
25:33Et je ne sais pas
25:34si vous avez vu ces images
25:35qui ont fait le tour du monde.
25:36Elles ont été diffusées,
25:37y compris sur les télés asiatiques,
25:40avec notamment ces images,
25:41regardez,
25:42de Français qui se battent
25:43pour acheter des ventilateurs
25:44et des climatiseurs
25:45chez Lidl.
25:46C'était au cours de cette semaine.
25:48C'est devenu viral
25:49sur les réseaux sociaux.
25:50Des climatiseurs
25:51qui sont vendus
25:52le trip de leur prix
25:53après sur plusieurs sites internet.
25:55Au-delà de ces images,
25:57qu'est-ce que ça dit
25:57de notre pays
25:58et de la situation
25:59dans laquelle on se trouve,
26:00Thierry Breton ?
26:01On en revient à ce qu'on dit
26:02tout à l'heure.
26:03C'est sûr que
26:05ces incivilités
26:05sont à répétition.
26:07Parce qu'il faut bien dire
26:08que c'est à répétition.
26:09Là, on le voit effectivement
26:09dans un supermarché.
26:12On l'a vu à l'occasion
26:13de célébrations.
26:14On aurait dû célébrer
26:15de victoires,
26:17de matchs de football.
26:19Ces incivilités
26:20sont tout à fait
26:21non seulement inacceptables,
26:22mais révélatrices
26:23précisément le fait
26:24qu'il faut qu'on remette
26:25de la discipline
26:26dans notre pays.
26:28Et que chacun
26:28intègre la discipline,
26:30c'est pour tout le monde.
26:31Y compris pour les familles.
26:32Quand les enfants
26:34ne rentrent pas à l'heure,
26:35la discipline,
26:36c'est pour tout le monde.
26:37Ce n'est pas quelque chose
26:38qui va s'intermédier.
26:39Et ça, il faut le remettre
26:40vraiment dans l'esprit
26:42de notre pays,
26:43qui a toujours été
26:44quand même un pays,
26:45il faut le dire,
26:46qui a été un pays
26:47qui était discipliné.
26:49Mais là,
26:50c'est vrai qu'il faut
26:51reprendre tout ça.
26:51Et ça ne dit pas
26:52quelque chose
26:52de notre impréparation.
26:53C'est un autre question.
26:54Mais quand même,
26:55ça dit quelque chose
26:56de l'avenir.
26:56Alors sur l'impréparation,
26:57je parle des incivilités,
26:58mais sur l'impréparation
26:59elle est évidente.
27:00Et là encore,
27:01quand vous écoutez les jeunes,
27:02qu'est-ce qu'ils vous disent ?
27:03Ils vous disent,
27:03on est en train de devenir
27:05un pays qui est un pays
27:06d'Europe du Sud.
27:08Quand on voit
27:08les prévisions météorologiques,
27:1130, 35, 40 degrés,
27:13ben voilà,
27:13on est en train de devenir
27:14un petit peu maintenant
27:15et qu'on nous dit
27:16que ce sera désormais régulier,
27:18ça veut dire que la France
27:19est en train de devenir
27:20un pays d'Europe du Sud.
27:21Alors on regarde
27:21ce qui se passe
27:22dans les pays d'Europe du Sud
27:23et ils nous disent,
27:24ben attendez,
27:24il y a 40 à 50%
27:25de climatiseurs en Espagne,
27:27il y a 50 à 60% en Grèce
27:29et nous on est entre 20 et 25%.
27:31Mais il y a une deuxième dimension
27:32auquel les jeunes
27:33sont très très sensibles.
27:34C'est le fait que
27:35il faut qu'on s'adapte
27:36parce qu'on vit maintenant
27:37comme un pays d'Europe du Sud
27:38mais on est aussi très attaché
27:40à la préservation de l'environnement
27:41et aux conséquences
27:42sur l'environnement.
27:43Alors on ne va pas le faire
27:43comme les Américains
27:45ou comme les Japonais
27:46ou comme les Qataris.
27:48Je n'ai rien contre
27:49les uns et les autres,
27:49bien entendu.
27:50Mais on climatise tout.
27:51Et pourquoi pas ?
27:52Et bien parce que ça coûte trop cher,
27:53et bien parce que ça crée
27:54trop de pollution.
27:54Donc on va juste
27:55essayer de le faire,
27:56je dirais,
27:57en fonction de ce que nous ressentons
27:59comme important pour nous,
28:00pour notre environnement,
28:02pour la planète.
28:03Mais ça veut dire effectivement,
28:04moi j'ai travaillé sur un plan du coup,
28:05un plan sur trois volets.
28:07Qu'est-ce qu'il faudrait
28:08pour qu'en 2050,
28:08vous voyez,
28:09il faut se donner toujours
28:09des objectifs.
28:10En 2050,
28:12la France se soit équipée
28:13comme un pays d'Europe du Sud
28:14qu'elle est en train de devenir.
28:16On ne peut pas lutter contre ça.
28:17Pas trop tard, 2050 ?
28:18Mais non,
28:19parce qu'on le fait progressivement.
28:20Progressivement,
28:21ça veut dire effectivement,
28:22c'est un plan qui coûterait
28:23en gros 130 milliards,
28:25dont 100 milliards
28:26à la charge de l'État,
28:2730 milliards à la charge
28:28des particuliers,
28:28sur 25 ans.
28:29Donc c'est parfaitement gérable.
28:32Pour peu,
28:32qu'on gère bien
28:33nos finances publiques.
28:34Et ces trois piliers,
28:35c'est d'une part effectivement,
28:37autoriser le fait
28:38qu'on va pouvoir mettre
28:39peut-être un climatiseur
28:40par foyer là où il faut,
28:42pas pour climatiser
28:42toute la maison,
28:43mais les deux ou trois
28:44chambres nécessaires.
28:45Donc ça, c'est chiffré,
28:46c'est une trentaine de milliards.
28:47Ça veut dire effectivement,
28:49climatiser ou rafraîchir
28:52tous les EHPAD,
28:53je dis bien tous les EHPAD,
28:55toutes les crèches,
28:56je dis bien toutes les crèches,
28:58toutes les chambres d'hôpitaux,
28:59je dis bien toutes les chambres d'hôpitaux.
29:01Ça, c'est encore
29:02en gros 35 milliards.
29:03Et puis vous avez
29:04un troisième paquet
29:05qui est à peu près l'équivalent,
29:07c'est évidemment
29:07les transports en commun.
29:08On ne peut pas continuer
29:09à dire à nos compatriotes,
29:11écoutez, vous allez prendre
29:13le métro,
29:14il y en a pour certains
29:15c'est une heure,
29:15une heure et demie,
29:16ce n'est pas climatisé,
29:17on est serrés
29:18les uns contre les autres,
29:19donc il faut de la climatisation,
29:21il faut aussi que les caténaires
29:22supportent ces températures
29:24très élevées,
29:24il y a encore 35 milliards.
29:26Voilà, donc c'est un plan,
29:27il est là,
29:28il est chiffré,
29:29il faut maintenant
29:30le mettre en oeuvre.
29:30Mais pourquoi
29:31on ne peut pas le mettre en oeuvre
29:32aujourd'hui ?
29:32Parce qu'on n'a pas les moyens,
29:33d'où la proposition
29:35qui est la mienne,
29:36précisément à travers
29:37ce dont on a parlé
29:38tout à l'heure.
29:38Une proposition qui,
29:39si elle est bien mise en oeuvre,
29:40pourrait ne rien coûter
29:41et le gouvernement y réfléchit,
29:42c'est la journée fractionnée,
29:43comme en Grèce
29:44ou en Espagne,
29:45c'est-à-dire au milieu
29:46de la journée
29:46aux heures les plus chaudes,
29:47la vie économique aussi,
29:49la professionnelle s'arrête
29:51et on s'arrête
29:522-3 heures
29:53ou 3-4 heures.
29:54Mais madame,
29:54le droit du travail
29:55l'impose déjà,
29:56déjà aujourd'hui,
29:56il faut là encore une fois
29:57appliquer les lois.
29:58Le droit du travail
29:59impose que précisément
30:00pour toutes celles
30:01et tous ceux
30:01qui travaillent
30:02dans des conditions difficiles
30:03et les conditions difficiles,
30:04désormais,
30:05c'est bien entendu
30:06sur les chantiers
30:06et tout le monde
30:06a ça légitimement en tête.
30:08Mais c'est aussi ailleurs.
30:09C'est aussi ailleurs.
30:10Donc bien entendu,
30:11il faut là aussi
30:12que tout le monde,
30:13la responsabilité,
30:14la discipline...
30:15Vous êtes pour ?
30:15Bien sûr que je suis pour
30:17parce que je suis pour
30:18qu'on applique la loi.
30:19En revanche,
30:20reprendre des propositions
30:21qui ont été proposées
30:23par, je crois,
30:24madame Tondelier
30:25contre laquelle
30:27je n'ai absolument rien
30:28parce que je pense
30:29que la parole des écologistes
30:30est importante,
30:30y compris par rapport
30:31à ce que j'ai dit tout à l'heure
30:32et notamment chez les plus jeunes.
30:33Enfin, pardon,
30:34mais se dire
30:35on va donner 5 jours
30:36de congé...
30:37Là aussi,
30:37j'ai calculé,
30:385 jours,
30:39ça coûte 40 milliards
30:40à l'économie par an.
30:41Voilà, moi,
30:41je préfère les investir,
30:43continuer à travailler
30:44précisément en respectant la loi
30:45comme vous venez de le dire
30:46et puis derrière,
30:47se donner les moyens
30:48parce que c'est bien
30:485 jours de congé supplémentaire
30:50par an.
30:51Mais qui paye à la fin ?
30:52C'est évidemment
30:52les Français qui travaillent
30:53et l'économie.
30:54Alors,
30:55je suis sur le plan
30:57au plan des climatiseurs.
30:58Le Rassemblement National,
31:00lui,
31:00a proposé un plan
31:01qui coûterait
31:01à l'État
31:0340 milliards d'euros par an.
31:04Alors,
31:05la temporalité
31:05n'est pas tout à fait claire
31:07mais à travers un système
31:08de prêts
31:08dont les intérêts
31:09seraient pris en charge
31:10par l'État.
31:11Est-ce que vous avez
31:13regardé,
31:14jeter un oeil sur ce plan ?
31:15Je ne connais pas ce plan
31:16mais c'est sur quelle durée ?
31:18C'est les prêts
31:18à taux zéro
31:19pour les Français.
31:19Non, mais sur quelle durée le plan ?
31:20C'est sur 10 ans.
31:22Sur 10 ans,
31:22sur 10 ans.
31:23Vous voyez,
31:23le plan que j'ai calculé
31:25qui est vraiment très détaillé,
31:26il est sur 22 ans.
31:28Oui,
31:28sur 40 milliards sur 10 ans,
31:30on retrouve à peu près
31:30le montant similaire.
31:32Donc,
31:32je ne connais pas du tout ce plan
31:34mais je prends les grandes masses.
31:37Moi, je suis un ingénieur,
31:38on ne peut pas se refaire
31:38donc je prends les grandes masses financières.
31:40Si c'est 40 milliards,
31:41moi j'ai dit 130 milliards,
31:43on retrouve sur un tiers,
31:44on retrouve à peu près
31:44l'équivalent
31:45de ce qui me semble nécessaire
31:47pour amener la France en 2050
31:49à ce qu'elle doit être,
31:50c'est-à-dire également
31:51s'équiper
31:52comme un pays
31:53d'Europe du Sud.
31:54Qui dit équipement ?
31:55Il faut les construire,
31:56les climatiseurs.
31:56Il y a beaucoup de fabricants chinois
31:58qui ont subi
31:58une très rude concurrence
31:59dans beaucoup de domaines,
32:01y compris les climatiseurs.
32:02Est-ce que
32:03il faut que notre appareil industriel
32:05soit prêt
32:06à éventuellement
32:09faire nous-mêmes
32:09des climatiseurs
32:10ou est-ce que
32:10au contraire,
32:11vous pensez que
32:13ce n'est pas à nous
32:13de les fabriquer ?
32:14– Si on peut les faire,
32:15on peut les faire,
32:16mais voilà,
32:16les climatiseurs,
32:17alors là encore,
32:18ce n'est pas comme on dit
32:18dans mon jargon,
32:19je vais utiliser un anglicisme
32:21épouvantable
32:21et vous me pardonnerez,
32:22la roquette saillante,
32:23ce n'est pas non plus
32:25très sophistiqué
32:25de faire un climatiseur,
32:27donc si d'autres les font
32:29et peuvent les livrer,
32:30parce qu'il faut évidemment
32:31le faire…
32:31– Il n'y a aucune question
32:32d'indépendance
32:32sur ce plan-là ?
32:33– Non, il n'y a pas
32:34de question d'indépendance,
32:34on ne voit pas, non.
32:35– Non, non, mais…
32:36– Question d'indépendance
32:37sur les terres rares,
32:37peut-être,
32:37sur les semi-conducteurs
32:38en dessous de nanomètres,
32:40certainement,
32:40sur les climatiseurs,
32:41non, même si vous avez raison,
32:43on se souvient que
32:44sur les masques,
32:45– Sur les masques,
32:45– Ah oui.
32:46– Mais bon,
32:46ou les respirateurs,
32:48vous vous souvenez,
32:48les respirateurs,
32:49mais là, vraiment,
32:50on est vraiment dans un produit
32:52technologiquement,
32:53évidemment,
32:53on peut toujours l'avancer
32:55pour qu'il soit plus économe
32:56en énergie,
32:57pour qu'il soit moins polluant,
32:59il faut que les gaz…
32:59– La massification de la production.
33:00– La massification de la production,
33:01non, mais là,
33:02je pense que, voilà,
33:03alors il n'en demeure pas moins
33:03que si on sait faire,
33:05si on sait faire,
33:06ben, faisons-le,
33:07maintenant,
33:07la question que vous posez,
33:08elle est beaucoup plus fondamentale,
33:09il faut qu'on se dote
33:10précisément des moyens
33:11pour résister
33:13à cette vérité,
33:14j'allais dire,
33:14cet impérialisme chinois
33:15qui est d'utiliser
33:16des aides d'État
33:18qui sont illégales chez nous
33:20et donc pour pouvoir
33:21nous inonder de leurs produits
33:22et tuer notre appareil industriel.
33:23– Il faudra autoriser les aides d'État.
33:25– Mais bien entendu,
33:26il faut en tout cas
33:26qu'on ait la réciprocité,
33:27c'est un combat que j'ai mené
33:28lorsque j'étais commissaire
33:29que je continue à pousser
33:30de là où je suis.
33:31– Thierry Breton,
33:32on le disait,
33:32on le voit avec cette question de la Chine,
33:33cette question internationale
33:35va être centrale
33:35dans le débat présidentiel
33:37qui s'ouvre d'autant plus
33:38que des conflits se poursuivent
33:40et notamment celui
33:41entre l'Ukraine et la Russie.
33:42On a appris ce matin
33:44que successivement,
33:45Donald Trump a parlé
33:46à Vladimir Poutine au téléphone
33:48ainsi qu'ensuite
33:49au président ukrainien
33:50Volodymyr Zelensky.
33:52On voit des frappes
33:53à la fois symboliques
33:54et extrêmement importantes
33:56ces derniers jours
33:57avec des drones,
33:58des Ukrainiens
33:58qui vont toucher
33:59à proximité de Moscou
34:01ou de Saint-Pétersbourg.
34:02Vous qui avez un œil
34:05très acéré
34:06sur cette situation internationale,
34:07qu'est-ce qui est en train
34:08de se passer ?
34:09Est-ce qu'on vit un moment
34:09de bascule dans ce conflit ?
34:10– C'est incontestable.
34:11Le moment de bascule,
34:12d'abord,
34:13c'est que ce conflit,
34:13il était fait pour durer
34:14quelques jours.
34:15C'était cette fameuse
34:16opération spéciale
34:17où en quelques jours,
34:18Vladimir Poutine
34:19ferait tomber le régime
34:21ukrainien
34:22et placerait ses hommes,
34:23on est maintenant
34:24dans la cinquième année.
34:25Donc,
34:26une chose est certaine,
34:28on ne peut pas dire,
34:29je vois que certains le disent,
34:30que Vladimir Poutine
34:30a perdu la guerre.
34:32– On ne peut pas le dire aujourd'hui ?
34:32– Non,
34:33il a perdu la paix,
34:34ça c'est clair.
34:35Il a perdu aujourd'hui
34:36la temporalité,
34:37c'est absolument clair.
34:38Quand on voit effectivement,
34:41ça se traduit par quoi
34:42ce que je viens de vous dire
34:42là à l'instant ?
34:44Alors les chiffres,
34:44il faut les prendre
34:45avec précaution,
34:45mais à peu près
34:461,4 million soldats russes
34:48qui sont soit morts,
34:50soit invalides,
34:51c'est gigantesque,
34:52c'est plus que toutes les guerres
34:53depuis 1945
34:54que la Russie a connues.
34:55Ça veut dire
34:56des milliers
34:57et des milliers
34:58et des milliers
34:58de matériel militaire,
35:00chars,
35:01pièces d'artillerie,
35:02mais aussi
35:03plus de 380 hélicoptères,
35:05plus de 400 avions
35:06qui ont été détruits.
35:08La marine russe,
35:12notamment la marine
35:13de Mer Noire,
35:14entièrement détruite.
35:15Une économie affaiblie ?
35:18Totalement affaiblie.
35:19On a aujourd'hui
35:19une inflation
35:19qui est à plus de 20%.
35:2039 heures de queue
35:21parfois on a vu
35:22sur ces images
35:23pour faire le plein en Russie.
35:24Et alors donc maintenant,
35:25qu'est-ce qui s'est passé
35:25entre temps ?
35:26Eh bien, l'Ukraine,
35:27il faut dire qu'on a beaucoup aidé,
35:28mais c'était légitime.
35:29Encore une fois,
35:30là aussi,
35:30c'est une guerre
35:31qui est existentielle
35:32pour nous, Européens.
35:33Moi, je ne cesse
35:34de le dire.
35:35Bon, eh bien,
35:36qu'est-ce que l'Ukraine a fait ?
35:37L'Ukraine a réussi
35:38par ingéniosité,
35:39c'est extraordinaire,
35:40l'Ukraine est un pays
35:41aussi de scientifiques,
35:42c'est un pays d'ingénieurs,
35:43il ne faut jamais l'oublier.
35:44Ils ont réussi
35:45à rebâtir
35:46une base industrielle
35:47de défense,
35:48on appelle ça
35:48dans le jargon de BITD,
35:501 million de drones,
35:52vous m'avez bien entendu,
35:537 millions de drones,
35:54c'est-à-dire plus de 580 000
35:55par mois.
35:56Et donc,
35:57ils ont réussi à faire ça,
35:58ils mettent 16 jours
35:59aujourd'hui en moyenne
36:00pour faire un drone.
36:00Donc, ils ont réussi
36:01à se créer cette base.
36:03Ces drones,
36:06derrière, encore une fois,
36:07en profondeur,
36:08ils ont développé
36:09une industrie de missiles,
36:10notamment des missiles
36:11aujourd'hui
36:12qui sont des missiles
36:13comme par exemple
36:14le Flamenco
36:14qui est un missile
36:17qui est,
36:18alors toute chose
36:18est dans un gale par ailleurs,
36:19qui est un missile de croisière,
36:20donc il y a le Tomohawk
36:21évidemment,
36:22mais qui va lui
36:23à 3000 km,
36:24qui emporte une charge
36:25de plus d'une tonne,
36:26donc ils ont réussi
36:27à faire tout ça.
36:28Et donc derrière,
36:29qu'est-ce qui se passe ?
36:29Vous avez une réciprocité
36:31dans l'air,
36:32c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
36:33vous avez toutes les nuits,
36:34évidemment,
36:34on l'a vu notamment
36:35à travers l'attaque
36:36la plus meurtrière
36:37qu'il y a eu sur Kiev
36:38qui a été chez Kiev
36:38de la part des Russes.
36:39Il y a deux jours,
36:40mais derrière,
36:40vous avez la réciprocité
36:41et de façon assez tactique,
36:44stratégique,
36:45neuf,
36:45tournez-vous bien,
36:46neuf raffineries sur dix
36:47qui ont été détruites
36:48en Russie
36:49et qui mettent évidemment
36:50la Russie à mal
36:51et qui fait que cette guerre
36:52désormais,
36:53qui était quelque part
36:54intermédiée
36:54par des soldats
36:56qu'on allait chercher
36:57dans les grandes profondeurs
36:59des steppes sibériennes,
37:01voire en Corée du Nord,
37:02voire en Corée du Nord,
37:03voire maintenant,
37:04ils aimeraient bien
37:04les avoir aussi
37:05en Biélorussie.
37:06Eh bien maintenant,
37:07c'est en train de revenir
37:08dans les villes
37:09et donc la guerre
37:11commence à rentrer
37:11dans le quotidien
37:12des Russes.
37:13D'abord pour évidemment
37:15l'essence,
37:16ça va être très difficile,
37:17sur l'inflation
37:18et également,
37:19quand on a quand même
37:201,4 million
37:22hommes,
37:22parce que c'est ça
37:23dont il s'agit,
37:24qui ont été victimes,
37:26450 000 peut-être
37:28décès,
37:28c'est absolument gigantesque.
37:30La Russie qui est contrainte
37:31aujourd'hui
37:31d'acheter du pétrole
37:32à l'étranger
37:33et puis ces images
37:34quand même incroyables,
37:36l'Ukraine qui a frappé
37:37un terminal pétrolier
37:38à Saint-Pétersbourg,
37:40on a les images
37:40justement spectaculaires.
37:42Est-ce que la Russie
37:43est en train de plier ?
37:44Est-ce qu'on a
37:45un point de bascule possible
37:46ces prochains jours,
37:47ces prochaines semaines ?
37:48Un affaiblissement ?
37:49Je suis très prudent
37:51parce que la Russie
37:52dispose encore
37:53de tout un arsenal
37:54qu'ils n'ont pas encore utilisé.
37:55Je ne parle pas du tout
37:55de l'arsenal nucléaire,
37:57personnellement je n'y crois pas
37:57parce que la Chine veille
37:59et la Chine jamais
38:00n'autorisera la Russie
38:01à lever le petit doigt,
38:03le mini petit doigt
38:04dans ce domaine.
38:04Jamais.
38:05En revanche,
38:06la Russie dispose encore
38:08d'armes balistiques
38:09qu'elle n'a pas encore utilisées
38:10donc il ne faut absolument pas
38:12enterrer ce qui se passe.
38:13Et puis on a quand même là
38:14un ours blessé.
38:16On a un ours blessé.
38:17On a un ours blessé.
38:19Donc plus dangereux.
38:19Et un ours blessé
38:20il est plus dangereux.
38:21Donc la Russie effectivement
38:22aujourd'hui elle ne gagne plus.
38:23Elle ne gagne plus de terrain.
38:25Donc on a cette ligne de front
38:26qui est quasiment figée.
38:28On a toutes les nuits maintenant
38:29une réciprocité
38:31parce que quand même
38:32ce qui se passe maintenant
38:32sur la Russie
38:33ça s'est passé pendant 4 ans
38:35sur le peuple ukrainien.
38:36Donc il y a cette réciprocité.
38:37Vous faisiez allusion
38:38à juste titre
38:39sur cette raffinerie
38:40à Saint-Pétersbourg
38:41qui là aussi est une ville symbolique
38:42c'est la ville évidemment
38:43de Vladimir Poutine.
38:45Mais je le disais
38:46sur les 10 premières raffineries
38:47il y en a 9
38:48qui sont détruites.
38:49Et vous savez
38:49pour reconstruire une raffinerie
38:51il faut quoi ?
38:51Il faut des pièces
38:52il faut des pièces sophistiquées.
38:54Bien souvent ces pièces
38:54elles viennent de l'étranger
38:56en particulier des Etats-Unis
38:57et aujourd'hui
38:58il y a désormais l'embargo
38:59il y a désormais le contrôle
39:00donc ça va mettre beaucoup de temps.
39:02Est-ce que Vladimir Poutine
39:03pouvait être poussé
39:03vers la sortie
39:06par des oligarques
39:07par des gens proches
39:08du pouvoir russe
39:09ou vous n'y croyez pas une seconde ?
39:10Mais c'est totalement inhérent
39:12ce que vous venez de dire
39:13est inhérent au régime.
39:15Regardez ce qui s'est passé
39:18avec les tentatives
39:19qu'il y a eu
39:20y compris
39:20entre guillemets
39:21de Putsch avec Wagner.
39:22Oui.
39:23Non mais c'est inhérent au système
39:24donc de toute façon
39:25le système russe
39:25C'est pas par un point démocratique
39:26qu'il quitterait le pouvoir.
39:27Mais le système russe
39:28qui est un système totalement autocrate
39:29s'il en est
39:30évidemment génère
39:31ce type de réaction
39:32et vous voyez bien
39:33du reste que
39:34Vladimir Poutine
39:35se protège
39:36comme jamais
39:36j'allais dire
39:37on dit qu'il a plusieurs sosies
39:39on dit qu'il a plusieurs bureaux
39:40dans des bunkers
39:41qui sont symétriques
39:42identiques
39:43pour pas qu'on puisse savoir
39:44où il est.
39:45On a vu ce qui s'est passé
39:46sur la place rouge
39:47à l'occasion
39:48des festivités
39:49en mai dernier
39:50où finalement
39:51ça a été réduit
39:52parce qu'il avait peur
39:52d'attaques de drones
39:54y compris
39:54contre sa vie.
39:55On voit des voitures
39:56qui sautent désormais
40:00dans les rues
40:00de Boscou
40:01donc bien sûr
40:03qu'il y a cette crainte.
40:05Maintenant
40:06je ne suis pas de ceux
40:07qui misent là-dessus
40:08je pense que
40:09on est maintenant
40:10dans un point de bascule
40:11pour reprendre votre expression
40:11Guillaume Daré
40:13qui fait que désormais
40:15je pense que
40:16Donald Trump
40:17ne dirait plus
40:18à Volodymyr Zelensky
40:19« you don't have the cards »
40:20vous n'avez pas les cartes
40:21parce que l'Ukraine
40:23il faut vraiment le dire
40:24y compris à la veille
40:25du sommet de l'OTAN
40:26qui aura lieu la semaine prochaine
40:27à Ankara
40:27à partir de mardi
40:28l'Ukraine a réussi
40:30en l'espace de 4 ans
40:31avec évidemment
40:32à résister
40:35et faire plier la Russie
40:36un peu comme
40:37toutes choses étant égales
40:39par ailleurs
40:39et comparaison n'est pas raison
40:40et bien l'Iran
40:41a réussi
40:42à faire plier
40:44les deux armées
40:46au monde
40:46les plus technologiques
40:47je parle de l'armée américaine
40:48et de l'armée israélienne
40:49comparaison n'est pas raison
40:51les Etats-Unis
40:51ressortent perdant
40:52de ce memorandum
40:53c'est une évidence
40:54aujourd'hui
40:55la puissance américaine
40:56telle qu'elle a été projetée
40:57aujourd'hui
40:58évidemment
40:58je note du reste
40:59puisqu'on célèbre
41:01on a célébré
41:02250 ans la nuit dernière
41:02des images impressionnantes
41:04à Washington
41:04de célébrations
41:05qu'est-ce qui s'est passé hier ?
41:06il y avait évidemment
41:06cette célébration
41:08qui nous concerne tous
41:09parce qu'on est évidemment
41:10l'histoire des Etats-Unis
41:11est une partie
41:12de l'histoire française
41:13et il ne faut jamais l'oublier
41:14et donc moi personnellement
41:15ça me touche toujours
41:16c'est 4 juillet
41:18parce que c'est aussi
41:18notre histoire à nous
41:20mais ce 4 juillet
41:21qui était la célébration américaine
41:22250 ans
41:23c'est pas rien
41:24le même jour
41:25vous avez en Iran
41:27l'Aïntan Arméné
41:28qu'on a gardé
41:30pardon mais enfin
41:31on l'a gardé
41:31pendant 6 semaines
41:32donc j'imagine
41:33pour précisément
41:36faire des funérailles nationales
41:38avec des millions de personnes
41:39dans les rues
41:39ça veut dire que le ciel
41:40était dégagé
41:41si vous voyez ce que je veux dire
41:43donc c'est exactement
41:44le 4 juillet aussi
41:46et puis le même 4 juillet
41:47on voyait des images
41:48radées en direct
41:48de Thérône
41:48qui va à Lampedusa
41:50pour dire ce qu'il a à dire
41:51sur l'immigration
41:52chacun utilise finalement
41:53cette date du 4 juillet
41:55pour envoyer son message
41:57ces grands empires du monde
41:58effectivement
41:58pour finir sur les américains
42:00et la Russie
42:00les autorités américaines
42:02se persuadent
42:03que la Russie
42:04pourrait préparer
42:05une attaque au sol
42:06en Pologne
42:09pour tester
42:10l'OTAN
42:11d'une certaine manière
42:12est-ce que
42:12c'est une hypothèse
42:13vous parliez des gardes fous
42:14de la Chine
42:15qui n'autorisera jamais
42:17je veux dire
42:17à Poutine
42:17à appuyer sur le bouton nucléaire
42:18en revanche
42:19est-ce qu'une attaque
42:19en Pologne
42:20est-ce que ça
42:20ça vous semble
42:22crédible ?
42:22Alors deux choses
42:23dans votre question
42:24d'abord
42:26à la veille
42:26d'un sommet de l'OTAN
42:27qui sera important
42:28à Ankara
42:29où du reste
42:29Donald Trump
42:30va se rendre
42:31ainsi qu'Emmanuel Macron
42:34et une trentaine
42:36d'autres chefs d'État
42:36membres de l'OTAN
42:38je me méfie toujours
42:39mais ça c'est
42:40j'aime bien les États-Unis
42:40je les connais par cœur
42:41et j'aime bien ce pays
42:42même si
42:43aujourd'hui
42:44je n'y vais pas beaucoup
42:45comme vous le savez
42:46mais ça reviendra
42:47mais je me méfie toujours
42:49à la veille
42:50d'un sommet aussi important
42:51de ce que
42:52les services de renseignement
42:53américains peuvent dire
42:54donc il y a toujours
42:55une arrière-pensée
42:56enfin en tout cas
42:56c'est mon expérience
42:57donc quelle arrière-pensée
42:58c'est peut-être ça
42:58la question qu'on peut se poser
42:59l'arrière-pensée
43:00elle est double
43:00d'abord c'est que
43:02à l'occasion de ce sommet
43:04bon
43:05alors on va voir
43:05normalement
43:06on va réitérer
43:07le credo
43:09de tous les membres
43:10sur le respect
43:11de ce fameux article 5
43:12qui dit que
43:13si l'un des pays
43:13est attaqué
43:14tout le monde est attaqué
43:14je pense que même
43:16même Trump
43:16va sans doute le signer
43:18ça vous en êtes sûr
43:18vous êtes sûr
43:19si demain
43:19un des pays de l'OTAN
43:20est attaqué
43:20les États-Unis seront présents
43:22je n'en suis pas du tout sûr
43:23parce que le comportement
43:23aujourd'hui des États-Unis
43:24montre que c'est très difficile
43:25d'avoir confiance
43:26mais ce que je sais
43:28c'est que ceux-ci
43:29préparés
43:29vous savez il y a toujours
43:30des préparations
43:30par les chasseurs
43:31c'est dans le texte
43:31qui est préparatoire
43:32on verra s'il est signé
43:33après ça une fois
43:34qu'il est signé
43:34est-ce qu'il sera respecté
43:35c'est une autre question
43:36maintenant
43:36ce qui va se passer aussi
43:37c'est qu'on sait que
43:39les États-Unis
43:39veulent réduire
43:40la présence militaire
43:41en Europe
43:42bon très bien
43:44c'est leur responsabilité
43:46il faut les accompagner
43:47ils veulent faire quoi
43:47si on le souhaite
43:48en tout cas
43:49nous ça ne nous concerne pas
43:50français
43:50mais en tout cas
43:53ça concerne les Portugais
43:55ça concerne évidemment
43:55les Italiens
43:56et notamment
43:57ils voudraient réduire
43:57de 5000
43:58le nombre de troupes
43:59stationnées en Allemagne
44:00pour aller les mettre
44:01en Pologne
44:02donc ça c'est ce qui va
44:03être annoncé vraisemblablement
44:04donc vous voyez
44:05ça prépare le fait
44:05la Pologne peut être attaquée
44:06maintenant
44:07donc je pense qu'il faut
44:08le reprendre avec
44:09beaucoup de circonspections
44:10ce qu'il faut par contre
44:11prendre très au sérieux
44:13c'est le fait que
44:13il me semble que
44:14la Russie
44:15par rapport à ce qu'on a dit
44:16serait totalement incapable
44:17d'aller je dirais
44:19mobiliser des divisions nouvelles
44:20parce que tout simplement
44:21ils n'ont pas les hommes
44:22les hommes ils sont aujourd'hui
44:23tous bloqués
44:24donc sur la ligne
44:26de front du Donbass
44:27bon très bien
44:28donc là
44:29il ne va pas s'amuser
44:30à les dégarnir
44:31et je rappelle
44:32que l'armée polonaise
44:33c'est quand même
44:34340 000 hommes
44:35c'est pas une petite armée
44:36donc avant de l'attaquer
44:38je pense qu'ils y réfléchiront
44:39en deux fois
44:39ils ne le feront pas
44:40en tout cas certainement pas maintenant
44:41en revanche
44:43tester la réaction de l'OTAN
44:44avec des intrusions
44:45comme on les voit
44:46de drones
44:47soit en Pologne
44:48soit en Lituanie
44:49ça c'est pas impossible
44:50et précisément pour vous
44:51la question est volontairement
44:53très violente
44:54mais l'OTAN existe encore
44:55vous dites encore
44:56si jamais ça se produit
44:58qu'on est attaqué
44:58sur le territoire européen
44:59on est certain
45:00que Donald Trump
45:01va arriver
45:01avec son maillot étoilé
45:03nous sauver
45:04alors je le redis
45:05de façon très claire
45:06l'OTAN
45:07c'est pas que les Etats-Unis
45:08et l'OTAN
45:08ça doit être
45:09de moins en moins
45:10les Etats-Unis
45:10l'OTAN
45:11ça doit être de plus en plus
45:12un pilier européen
45:13bien sûr
45:14un pilier européen de l'OTAN
45:15ce que je sais
45:16c'est deux choses
45:17c'est d'abord
45:17que vous avez l'article 42.7
45:19du traité
45:19qui nous unit nous Européens
45:20et qui concerne
45:21et la Lituanie
45:22si elle a été attaquée
45:23et la Pologne
45:24si elle a été attaquée
45:24si l'un des pays européens
45:26est attaqué
45:26alors ceux qui en ont la capacité
45:27ont l'obligation
45:28d'aller le défendre
45:29donc cet article là
45:30il sera immédiatement appliqué
45:31sur l'OTAN
45:32je pense que ça entraînera
45:33évidemment tous les autres
45:34je pense en particulier
45:35aux Anglais
45:36je pense en particulier
45:37aux Calindiens
45:37je pense à tous ceux
45:39qui se sentiront concernés
45:40l'OTAN c'est pas que les Etats-Unis
45:41c'est ce que vous dites
45:41on verra bien
45:42ce que feront les Etats-Unis
45:43si jamais il y avait une attaque
45:44mais encore une fois
45:45une attaque c'est quoi ?
45:46c'est certainement pas
45:47envahir la Pologne
45:48me semble-t-il
45:49c'est plutôt tester
45:51la réaction
45:52parce que là évidemment
45:52ça permettrait à Vladimir Poutine
45:54de reprendre un peu la main
45:55si jamais
45:56je dirais que
45:57pardon cette expression triviale
45:59on patauge un peu
46:00ce sera un peu un succès
46:02pour Vladimir Poutine
46:03on a donc intérêt
46:04à se préparer
46:05à notre réponse
46:06coordonnée
46:07si jamais
46:08l'un ou l'autre
46:09et je parle encore une fois
46:10ou de la Lituanie
46:11ou de la Pologne
46:12se voyait je dirais
46:15pas attaquer
46:16au sens d'une attaque
46:17militaire structurée
46:19mais de plus en plus
46:21titiller
46:22chatouiller
46:24pour voir nos réactions
46:25et à un moment
46:26il faudra qu'on réagisse
46:27Chéri Breton
46:28on vous entend
46:29sur l'international
46:30on a entendu
46:30votre plan climatisation
46:32qui est chiffré
46:33on a entendu aussi
46:34vos propositions
46:35pour réduire la dette
46:37le canard enchaîné
46:38rapporte que
46:39François Bayrou
46:39fait de vous
46:40l'un des deux
46:41ou en tout cas
46:42le candidéal
46:42à ses yeux
46:43candidat idéal
46:44pour l'élection présidentielle
46:46vous avez été ministre
46:47commissaire européen
46:48vous avez connu
46:48le monde de l'entreprise
46:49est-ce que vous pourriez
46:50vous aussi vous lancer
46:51dans la course à l'Elysée
46:51alors ?
46:52j'ai vu effectivement
46:54ce petit article
46:55qu'elle vous fait référence
46:56où François Bayrou
46:57que je connais bien
46:58parce que c'est
46:59c'est quelqu'un
46:59qui se connaît
46:59c'est ma famille politique
47:00ça fait plus de 35 ans
47:02qu'on se connaît
47:04on se connaît
47:05depuis que
47:05depuis que j'étais en charge
47:06du Futuroscope
47:07avec René Monori
47:07ça n'a pas d'hier
47:09c'était en 1984
47:10mais est-ce que vous pourriez
47:11vous lancer
47:12dans la course à l'Elysée ?
47:13et François Bayrou
47:14a souvent parlé de ça
47:16y compris quand il était
47:17premier ministre
47:18mais voilà
47:18moi je suis là où je suis
47:19donc c'est pas la question
47:20du tout
47:21la question pour moi
47:22c'est
47:23les modalités
47:24l'exécution
47:25qu'est-ce qui intéresse
47:26les français
47:27c'est certainement pas
47:28de dire un candidat de plus
47:29mais en revanche
47:30vous savez que dans ces débuts
47:31présidentiels
47:31une non-candidature
47:32c'est plus un événement
47:33qu'une déclaration
47:34surtout en ce moment
47:35parce que ça
47:35c'est avec tout le nombre
47:36de candidats qui a
47:36et je ne le reproche pas
47:38ça vous a dissuadé
47:39à un moment
47:39si vous aviez pu y penser
47:40mais encore une fois
47:41c'est tellement pas la question
47:42que je ne la pose pas
47:43en revanche
47:44la question qui est posée
47:45à juste titre
47:46par François Bayrou
47:47c'est quel type de profil
47:48et du reste
47:49il ne me cite pas que moi
47:50je crois qu'il cite aussi
47:50un ancien premier ministre
47:52qui me semble aussi
47:53être une très bonne idée
47:54Jean Castex
47:55donc il cite des profils
47:56il cite des profils
47:57bon j'étais très
47:58évidemment sensible
47:59au fait qu'il me cite
48:00comme profil
48:00des profils
48:01qui précisément
48:03vont avoir à affronter
48:05parce que vous savez
48:05il y a une chose
48:06qui est certaine
48:06moi c'est ma conviction
48:09personne ne peut prévoir
48:10ce qui va se passer
48:10entre 2027 et 2032
48:14mais ça va être difficile
48:15alors on sait
48:16ce qu'il faut qu'on fasse nous
48:17on en a parlé notamment
48:18pour redonner la discipline
48:19dans notre pays
48:20mais toutes les propositions
48:21qui sont faites
48:23notamment les projets
48:24d'ici, de ça, etc
48:25c'est important
48:26mais ça ne se passera pas
48:27comme ça
48:28pour deux raisons
48:29d'abord parce qu'il faut
48:30commencer par établir
48:30nos finances publiques
48:31et ensuite parce que
48:32la vie m'a appris une chose
48:34et ça c'est l'ancien chef
48:35d'entreprise qui parle
48:36mais encore une fois
48:37comparaison n'est absolument
48:38pas raison
48:39quand on fait une projection
48:41et quand on est un chef
48:41d'entreprise
48:42on fait des budgets
48:42moi j'ai fait 35 budgets
48:44dans ma vie
48:44je les ai tous tenus
48:45et jamais
48:46un budget n'a été délivré
48:48comme je l'avais prévu
48:49jamais
48:50donc on en dit du quoi
48:51qu'il faut effectivement
48:53avoir des hommes
48:54ou des femmes
48:55pour la prochaine élection
48:56présidentielle
48:56parce que c'est ça
48:57le monde qui les attend
48:58qui auront cette capacité
48:59à faire
49:00à agir
49:01à réagir
49:02plutôt qu'à faire
49:03des propositions
49:04que les français
49:05ne croient plus
49:06justi
49:06pas
49:06d'un
49:06pour la vie
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