00:00L'OTAN, ce n'est pas que les États-Unis.
00:01Et l'OTAN, ça doit être de moins en moins les États-Unis.
00:04L'OTAN, ça doit être de plus en plus...
00:05Vous changez notre regard sur l'OTAN.
00:07Bien sûr, un pilier européen de l'OTAN.
00:09Ce que je sais, c'est deux choses.
00:10C'est d'abord que vous avez l'article 42.7 du traité qui nous unit, nous, Européens,
00:14et qui concerne et la Lituanie si elle a été attaquée, et la Pologne si elle a été attaquée.
00:18Si l'un des pays européens est attaquée, alors ceux qui en ont la capacité ont l'obligation d'aller
00:22le défendre.
00:23Donc cet article-là, il sera immédiatement appliqué.
00:25Et sur l'OTAN, je pense que ça entraînera évidemment tous les autres.
00:28Je pense en particulier aux Anglais, je pense en particulier aux Calindiens,
00:31je pense à tous ceux qui se sentiront concernés.
00:34L'OTAN, ce n'est pas que les États-Unis, c'est ce que vous dites.
00:35On verra bien ce que feront les États-Unis si jamais il y avait une attaque.
00:38Mais encore une fois, une attaque, c'est quoi ?
00:39C'est certainement pas envahir la Pologne, me semble-t-il.
00:43C'est plutôt tester la réaction, parce que là, évidemment, ça permettrait à Vladimir Poutine de reprendre un peu la
00:48main.
00:49Si jamais, je dirais que, pardon cette expression triviale, on patauge un peu,
00:53ce sera un peu un succès pour Vladimir Poutine.
00:56On a donc intérêt à se préparer à notre réponse coordonnée.
01:01Si jamais l'un ou l'autre, et je parle encore une fois, ou de la Lituanie ou de la
01:05Pologne,
01:06se voyait, je dirais, pas attaqué au sens d'une attaque militaire structurée,
01:12mais de plus en plus titillé, chatouillé, pour voir nos réactions.
01:19Et à un moment, il faudra qu'on réagisse.
01:20Merci.
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