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  • il y a 2 jours
Mardi 30 juin, la commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi de protection des enfants auditionne les ministres de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, et de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist. Le texte a été présenté en Conseil des ministres le 27 mai dernier, avant d'être enrichi de plusieurs mesures après le drame de l'affaire Lyhanna. Examiné en commission à compter du 1er juillet, le texte doit ensuite être examiné dans l'hémicycle à partir du 15 juillet.

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Transcription
00:00:08Bonjour à tous, bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:12Dans ce numéro, je vous propose de suivre les travaux de la commission spéciale
00:00:15chargée d'examiner le projet de loi de protection des enfants.
00:00:19Les députés ont auditionné deux ministres,
00:00:22Edouard Geffray pour l'éducation nationale et Stéphanie Riste pour la santé.
00:00:26Monsieur le ministre, chaque jour les écoles accueillent,
00:00:29ce que nous avons de plus cher pour de longues heures.
00:00:31Il est important que les parents soient rassurés,
00:00:33que les adultes encadrant leurs enfants.
00:00:35Aussi, pourriez-vous nous expliciter l'articulation des mesures
00:00:38qui concernent votre ministère sur l'attestation d'honorabilité,
00:00:42mais également votre choix concernant les sorties scolaires ?
00:00:45Madame la ministre, vous avez dans votre portefeuille la protection de l'enfance,
00:00:49même si, je le rappelle, ceux qui sont en responsabilité sur le terrain,
00:00:52ce sont les départements.
00:00:53Aussi, j'aimerais vous entendre plus particulièrement sur l'article 2,
00:00:56qui suscitent des débats dans cette commission pour en comprendre le sens,
00:01:00ce que vous avez souhaité en faire et ce que cela pourrait apporter aux enfants.
00:01:05Je rappelle que les temps de parole alloués au cours de cette audition
00:01:08ont été communiqués la semaine dernière.
00:01:10Après, les ministres interviendront, mesdames les rapporteurs,
00:01:13pour quatre minutes chacune,
00:01:14puis les orateurs de groupe pour trois minutes,
00:01:17puisqu'il y a deux ministres,
00:01:18et enfin, les députés qui voudraient s'inscrire pour une minute chacun.
00:01:23En tant que présidente, je serai la garante d'un débat respectueux
00:01:27où toutes les sensibilités pourront s'exprimer
00:01:28dans le but qui nous rassemble tous,
00:01:30celui de la protection de nos enfants.
00:01:32Madame et Monsieur le ministre,
00:01:34les enfants attendent des décisions plus que des constats.
00:01:37C'est avec la volonté résolue de changer les choses
00:01:39que nous allons vous entendre.
00:01:40Nous comptons sur vous pour éclairer les choix,
00:01:43expliquer les trajectoires et présenter les alternatives.
00:01:45Vous avez la parole.
00:01:49Merci, Madame la Présidente,
00:01:51Mesdames les rapporteurs,
00:01:53Mesdames et Messieurs les députés.
00:01:55Alors, merci de m'accueillir dans votre commission spéciale
00:01:57pour le début du marathon parlementaire du projet de loi
00:02:00relatif à la protection des enfants.
00:02:02Je sais combien la mobilisation des parlementaires
00:02:05et la richesse de vos travaux a été décisive
00:02:08pour la remise à l'agenda de la question de la protection des enfants.
00:02:12C'est donc à la fois avec reconnaissance et humilité
00:02:15que je me présente devant vous ce soir
00:02:17pour répondre aux questions qui concernent mon ministère.
00:02:20Vous le savez, la protection de l'enfance
00:02:22est largement devenue une politique de crise,
00:02:25une politique en crise et une politique de réponse aux crises.
00:02:29Avec vous, je souhaite qu'elle puisse demain être refondée
00:02:31pour devenir davantage une politique de prévention,
00:02:34de parcours et de stabilité pour les enfants.
00:02:37C'est l'ambition des priorités que je porte
00:02:39en interministériel, au-delà de ce projet de loi
00:02:42et dans la continuité des engagements de ma prédécesseure,
00:02:45Catherine Vautrin.
00:02:46Avant d'en venir au texte lui-même,
00:02:48je veux redire deux mots de contexte.
00:02:50Vous le savez, ce sont 400 000 enfants et jeunes majeurs
00:02:54qui relèvent aujourd'hui de la protection de l'enfance.
00:02:57Ce sont autant d'enfants avec une espérance de vie
00:03:00en moins bonne santé, inférieure de 20 ans
00:03:03à celle de la population générale,
00:03:05avec des perspectives d'avenir souvent entravées.
00:03:08Je rappelle simplement que 12% obtiennent le baccalauréat.
00:03:11En parallèle, notre système de protection de l'enfance
00:03:14souffre d'un triple mouvement.
00:03:17Une augmentation des mesures de protection
00:03:19qui sont plus nombreuses et plus précoces,
00:03:21une judiciarisation croissante
00:03:23avec un réflexe institutionnel de sécurisation
00:03:26et des placements au foyer toujours plus nombreux.
00:03:29De fait, un système conçu comme protecteur
00:03:32est en réalité souvent défaillant,
00:03:34avec des parcours instables,
00:03:35une augmentation de rupture affective
00:03:37et la perte du cadre familial comme norme.
00:03:40Dans ce contexte, il nous appartient de réduire l'écart
00:03:43entre ce qui devrait être la protection de l'enfance
00:03:46et les réalités vécues par les enfants confiés,
00:03:49leurs parents et les professionnels.
00:03:51Pour cela, deux principes sur la méthode.
00:03:53Le premier principe, c'est de toujours partir
00:03:55des besoins de l'enfant.
00:03:57Non pas des dispositifs,
00:03:59des arrangements institutionnels potentiels,
00:04:01mais de ce dont un enfant a besoin pour grandir.
00:04:03Le deuxième principe, c'est de respecter
00:04:06la nature partenariale de cette politique.
00:04:08Vous le savez, le projet de loi s'inscrit dans un ensemble
00:04:11plus vaste de priorités menées depuis un an.
00:04:14Elles engagent l'État et les départements
00:04:16sur l'accès aux soins, la scolarité, le handicap,
00:04:20l'insertion des jeunes sortant de l'ASE.
00:04:22Elles engagent plus globalement les professionnels,
00:04:26les associations, le GIP Enfance Protégée,
00:04:28le CNPE, le CNA, les magistrats, les représentants des usagers
00:04:32et bien sûr les parlementaires.
00:04:34Ce texte, il est important de le rappeler,
00:04:36s'est construit avec l'ensemble des acteurs
00:04:39depuis plus d'un an.
00:04:40En ce sens, les compétences de chacun sont respectées,
00:04:43mais chacun doit aussi assumer ses responsabilités
00:04:46et en premier lieu l'État.
00:04:48J'en viens sans plus tarder aux dispositions du texte lui-même
00:04:52avec six orientations.
00:04:54Première orientation, stabiliser le projet de vie de l'enfant.
00:04:57Une question doit redevenir centrale,
00:05:00celle du projet de vie pour l'enfant.
00:05:02C'est pourquoi le projet de loi prévoit de réaffirmer
00:05:05le caractère exceptionnel et transitoire du placement.
00:05:09Il sera d'une durée maximale d'un an pour les enfants
00:05:13de moins de trois ans et de deux ans pour les autres enfants.
00:05:16A l'issue de ce délai, le projet de vie et les alternatives
00:05:20au renouvellement du placement devront être réexaminées.
00:05:24Il pourra s'agir d'un retour en famille,
00:05:26de l'accueil par un proche ou un tiers digne de confiance,
00:05:29d'une procédure de délaissement, d'une adoption
00:05:32ou d'un placement non sécurisé si aucune autre solution n'est possible.
00:05:36Au-delà du seul projet de loi, ce sont des pratiques professionnelles
00:05:39qui doivent évoluer.
00:05:41Elles feront notamment l'objet de référentiels d'évaluation
00:05:44et de bonnes pratiques.
00:05:45La deuxième orientation, c'est de mieux prévenir et de renforcer
00:05:49le milieu ouvert.
00:05:51Le placement ne doit plus être le seul réflexe.
00:05:54Et quand cela est possible, nous devons mieux accompagner
00:05:56avant la rupture.
00:05:58Le projet de loi vise à faciliter le recours aux mesures administratives,
00:06:02notamment en permettant leur ouverture à la demande d'un seul parent.
00:06:08Il refont également l'action éducative en milieu ouvert
00:06:11pour la rendre plus souple, modulable et réactive.
00:06:14Cela s'inscrit là aussi dans des mesures qui ne figurent pas strictement
00:06:17au projet de loi avec une transition de l'offre d'accueil des départements
00:06:21vers davantage de prévention et d'accompagnement en milieu ouvert.
00:06:25La troisième orientation, c'est de redonner toute sa place
00:06:28à l'accueil familial.
00:06:29Il s'agit de l'une des conditions pour préserver la construction
00:06:33des liens affectifs pour l'enfant.
00:06:36C'est pourquoi le texte impose de rechercher davantage
00:06:40les tiers dignes de confiance et les proches de l'enfant.
00:06:42Par ailleurs, il vise à renforcer l'attractivité
00:06:45et le soutien aux accueillants familiaux
00:06:48en généralisant l'indemnisation des accueillants durables et bénévoles
00:06:52et en réformant l'agrément des assistants familiaux.
00:06:56La quatrième orientation, c'est de garantir aux enfants confiés
00:06:59une vie d'enfants comme les autres.
00:07:01Être protégé ne doit plus signifier vivre moins bien que les autres.
00:07:05Être protégé, cela doit au contraire garantir un accès
00:07:08plus sûr aux droits fondamentaux.
00:07:10Se soigner, apprendre, être accompagné.
00:07:12En cela, le projet de loi clarifie les actes du quotidien
00:07:16que le tiers gardien ou le service de la ZEU peut accomplir
00:07:19sans avoir à solliciter les parents.
00:07:21Il facilite certains actes essentiels, notamment en matière de santé
00:07:25et d'orientation scolaire, en permettant un dépassement des blocages.
00:07:29Vous le savez, le gouvernement s'est par ailleurs engagé
00:07:32dans l'accès à la santé des enfants protégés, avec en particulier
00:07:35le déploiement du parcours coordonné renforcé,
00:07:38enfance protégée dès cette année.
00:07:40La cinquième orientation, c'est le dépassement des silos
00:07:43grâce à la coordination des systèmes d'information.
00:07:46Le projet de loi pose les jalons d'échange d'informations
00:07:49plus structurés entre départements, justice, santé et école.
00:07:53C'est une condition absolument nécessaire d'une meilleure coordination
00:07:56entre les différents acteurs de la protection de l'enfance.
00:08:00J'en termine avec la sixième orientation, qui n'est pas des moindres.
00:08:04Sécuriser tous les lieux où évoluent les enfants.
00:08:06Je ne reviens pas sur les scandales qui ont fait l'actualité.
00:08:09Partout où évoluent les enfants, les exigences doivent être les mêmes.
00:08:14C'est pourquoi ce projet de loi élargit le contrôle des antécédents judiciaires
00:08:18aux personnes accueillant ou intervenant auprès des enfants.
00:08:21Mesdames et Messieurs les députés, ce projet de loi doit changer les choses
00:08:24concrètement, dans la vie des enfants d'abord, en leur permettant d'évoluer
00:08:28dans un cadre plus stable, avec plus de solutions à dimension familiale,
00:08:32en renforçant leur sécurité partout, avec la généralisation du contrôle
00:08:36des antécédents judiciaires, avec moins de blocages absurdes
00:08:41concernant les actes de leur vie quotidienne.
00:08:43Il doit changer concrètement la vie des familles, avec un accompagnement
00:08:47éducatif facilité pour éviter l'aggravation des situations,
00:08:51avec une clarification des situations par des décisions plus rapides.
00:08:55Pour les professionnels, enfin, en leur donnant une plus grande capacité
00:08:59d'agir et soutenant l'attractivité des assistants familiaux.
00:09:03Ce texte n'est évidemment pas une fin en soi, je l'ai déjà dit.
00:09:06Il accompagne l'action du gouvernement depuis plus d'un an,
00:09:09qui a vocation à se poursuivre cet automne, avec la présentation
00:09:13d'une nouvelle stratégie nationale de protection de l'enfance.
00:09:16Je me tiens désormais à votre disposition pour répondre aux questions
00:09:19qui relèvent de mon périmètre. Je vous remercie.
00:09:26Merci, madame la présidente, mesdames les rapporteurs,
00:09:29mesdames et messieurs les députés.
00:09:31Simplement un petit zoom sur le sujet école,
00:09:36dont on a eu d'ailleurs l'occasion d'échanger dans le cadre de la proposition de loi
00:09:41qui a été porté par madame Spilbou, puisqu'il y avait déjà des articles
00:09:46qui étaient consacrés à la même question.
00:09:48En deux mots, l'école, c'est à la fois, aujourd'hui, le premier signaleur
00:09:55et c'est un lieu où il faut, en même temps, assurer une sécurité absolue
00:10:01des enfants vis-à-vis d'adultes qui auraient des comportements
00:10:04ou des agissements violents ou prédateurs.
00:10:09Le premier point est important parce que l'école émet aujourd'hui
00:10:1280 000 informations préoccupantes ou signalements
00:10:16sur le format de 40 codes de procédure pénale par an.
00:10:20Donc elle est un lieu de confiance pour beaucoup d'enfants
00:10:23et de détection arrêtée des difficultés, des violences
00:10:27dont ils sont malheureusement l'objet.
00:10:30Elle a aussi vocation, précisément pour rester sur le lieu de confiance,
00:10:34d'être un lieu où la sécurité des mineurs est garantie de manière absolue.
00:10:40Et je dis bien un lieu indépendamment des compétences juridiques
00:10:49des uns et des autres.
00:10:50C'est le lieu-école qui doit être un lieu de protection
00:10:53que les acteurs soient scolaires ou périscolaires.
00:10:58Alors, avant d'en arriver à ce projet de loi,
00:11:00vous savez qu'on a été amené à travailler d'abord
00:11:04sur un guide de signalement en cas de violence sexiste et sexuelle
00:11:09qui a été envoyé à tous les écoles, tous les collèges
00:11:11et tous les lycées de France.
00:11:13Ça, c'était au mois de mars.
00:11:15Parce qu'en fait, je me suis perçu que quand on faisait
00:11:1780 000 informations préoccupantes et signalements par an,
00:11:19on n'avait pour autant aucun cadre commun de signalement.
00:11:22Donc on a outillé, si je puis dire, le ministère avec ça.
00:11:27Y compris d'ailleurs lorsqu'il s'agit de dénoncer
00:11:29des agissements d'un supérieur hiérarchique.
00:11:32Qu'est-ce que je fais si mon chef d'établissement,
00:11:34si en tant que professeur, je découvre que mon chef d'établissement
00:11:35a des agissements délictuels ou criminels, etc.
00:11:40Et puis on a également créé, comme vous le savez,
00:11:43le poste de délégué à la protection des enfants à l'école
00:11:46auprès de la médiatrice qui est saisie par les parents
00:11:50qui considèrent que la prise en charge de leur situation
00:11:53n'est pas satisfaisante, que celle-ci ait lieu sur du périscolaire
00:11:56ou que celle-ci ait lieu sur du scolaire.
00:11:59Mais ce que nous ne savons pas faire aujourd'hui juridiquement,
00:12:04c'est empêcher une personne, j'allais dire,
00:12:10dont le comportement avec les mineurs aurait été constaté
00:12:14par l'administration et qui aurait été révoqué pour ce motif,
00:12:18nous ne savons pas l'empêcher de re-rentrer dans les murs de l'école.
00:12:21Nous avons besoin de la loi pour ça.
00:12:23Du coup, donc, la disposition qui vous est soumise,
00:12:26les dispositions qui vous sont soumises
00:12:27et sur lesquelles, évidemment, je suis ouvert à toute discussion
00:12:31et toute amélioration, elles poursuivent plusieurs objets.
00:12:35Le premier objet, c'est de transformer le contrôle d'honorabilité
00:12:38de nos agents, qui est un contrôle à l'entrée,
00:12:41en contrôle périodique.
00:12:43Parce qu'aujourd'hui, en fait, on contrôle à l'entrée.
00:12:44Après, tout repose sur la communication
00:12:46entre les référents éducation auprès des parquets
00:12:48et les référents justice auprès des recteurs.
00:12:51Il y a, en principe, une information qui est systématique
00:12:53lorsque l'un de nos agents est condamné par la justice.
00:12:57En principe, on est automatiquement informé.
00:12:59Je dis en principe parce que ça reste dépendant
00:13:03d'une information individuelle d'une personne à une autre.
00:13:07Et donc l'idée, c'est qu'on puisse désormais rentrer
00:13:10en complément de cette information qui, objectivement,
00:13:13est quand même quasi systématique,
00:13:16mais n'étant pas en mesure de le garantir à 100%,
00:13:19je souhaite qu'on ait un contrôle rotatif, permanent,
00:13:23de passage au fichier de nos agents.
00:13:25Donc ça veut dire une périodicité entre 3 et 5 ans, probablement.
00:13:28Enfin, en tout cas, une périodicité régulière.
00:13:30La deuxième chose, c'est le contrôle systématique
00:13:34des intervenants occasionnels
00:13:36à titre associatif ou professionnel.
00:13:41Je suis artiste en résidence.
00:13:44Je viens passer 6 après-midi dans une école
00:13:46pour aider les enfants à faire un spectacle.
00:13:48Je produis une attestation d'honorabilité
00:13:50pour certifier que je ne suis inscrit dans aucun fichier.
00:13:52Voilà.
00:13:54Troisième chose, c'est quelque chose qui, évidemment,
00:13:56existe pour l'équation nationale,
00:13:57mais qu'on étend.
00:13:57Et très concrètement, pour que tout le monde visualise ce que c'est,
00:14:00ce sera un QR code généré en ligne
00:14:03à partir de la consultation des fichiers
00:14:05Fijaïs, Fijaït et B2 du casier judiciaire.
00:14:09Et l'administration pourra constater,
00:14:11à l'aide du QR code produit par l'intéressé,
00:14:13qu'il est effectivement, si je puis dire,
00:14:15inconnu de ces fichiers.
00:14:17La troisième chose, donc, c'est pour moi
00:14:19le cœur du réacteur,
00:14:22c'est la liste noire
00:14:23de ce que j'appelle les interdits d'école.
00:14:26C'est-à-dire des gens qui n'ont pas fait l'objet
00:14:29de coordonnations pénales,
00:14:30donc ils ne sont pas au Fijaïs, au Fijaït ou au B2,
00:14:34parce qu'il y a eu éventuellement
00:14:35classement sans suite, etc.
00:14:37Mais qui ont été écartés
00:14:39par l'autorité administrative.
00:14:41Ils ont été, donc, au terme d'une procédure disciplinaire,
00:14:43ils ont été licenciés, ils ont été révoqués,
00:14:46en raison de leur comportement
00:14:48avec les mineurs.
00:14:50Et donc là, l'idée,
00:14:51c'est d'avoir, en fait,
00:14:53une continuité entre le scolaire,
00:14:56le fichier du Pays scolaire,
00:14:58donc les fichiers des cadres interdits du Pays scolaire,
00:14:59et les fichiers des cadres interdits des sports,
00:15:01pour faire en sorte qu'à partir du moment
00:15:03où j'ai été évincé
00:15:06au titre de l'une
00:15:08de ces qualités initiales,
00:15:10agent du Pays scolaire, agent du scolaire
00:15:13ou animateur sportif,
00:15:16je ne puisse plus
00:15:18mettre les pieds dans les murs de l'école.
00:15:21Là où, aujourd'hui,
00:15:22une personne qui a été évincée pour des administratives
00:15:24peut parfaitement repasser un concours,
00:15:26être prise comme contractuelle,
00:15:27en changeant d'académie, etc., etc.,
00:15:29ou se faire embaucher par une collectivité locale
00:15:31au titre du Pays scolaire.
00:15:32Et donc,
00:15:33l'idée, c'est qu'on harmonise, par conséquent,
00:15:36totalement le cadre juridique
00:15:37sur tout ce qui touche aux murs de l'école,
00:15:40et on interdit à toute personne
00:15:42qui a été révoquée,
00:15:44dit re-rentrée.
00:15:45Voilà, en quelques mots,
00:15:47l'ambition qui est portée
00:15:48par le grand 5 de l'article 5
00:15:51de ce projet de loi.
00:15:54Merci beaucoup,
00:15:55M. le ministre.
00:15:56Je vais donner la parole au rapporteur
00:15:58et pour changer
00:15:59et pour être respectueuse du rapporteur,
00:16:01je vais commencer par Mme Maximi.
00:16:04Merci, Mme la présidente,
00:16:06Mme la ministre, M. le ministre.
00:16:09Je vais peut-être particulièrement
00:16:11m'adresser à Mme la ministre
00:16:12parce que c'est ma co-rapporteure
00:16:13qui est plutôt sur l'article
00:16:14concernant le ministre de l'Éducation.
00:16:16Je vous avais alerté, Mme la ministre,
00:16:18en tant que députée,
00:16:19lors d'une audition sur les avis
00:16:23qui étaient rendus au fur et à mesure
00:16:24par le secteur de la protection de l'enfance.
00:16:26Je fais référence,
00:16:27que ce soit les magistrats,
00:16:28mais aussi les salariés,
00:16:30les agents qui travaillent
00:16:31dans la fonction publique,
00:16:32mais aussi les employeurs,
00:16:35toutes celles et ceux
00:16:36qui alertent depuis longtemps
00:16:38sur la situation d'effondrement
00:16:39que vivent les services
00:16:41de protection de l'enfance
00:16:41dans tous les départements.
00:16:42Je vous avais alerté sur le fait
00:16:44qu'ils ne retrouvaient pas
00:16:45les mesures, les préconisations.
00:16:47Et je vous entends dire
00:16:48que les travaux de l'Assemblée nationale
00:16:50ont enrichi ce texte.
00:16:51Je me permets de vous dire
00:16:53qu'on n'y retrouve pas
00:16:53nos travaux de parlementaires,
00:16:56ni les préconisations
00:16:57de la commission d'enquête,
00:16:58ni même les préconisations,
00:16:59comme je disais,
00:17:00par exemple,
00:17:01des employeurs et de l'UNICEF.
00:17:03Et donc, je me permets
00:17:04de vous ré-alerter,
00:17:05en tant que co-rapporteur de ce texte,
00:17:07sur l'inquiétude de ce secteur
00:17:09qui attend des réponses structurelles
00:17:12qu'on ne retrouve pas dans ce PJL.
00:17:14Et les mesures que vous proposez
00:17:16pourraient être discutées
00:17:17si nous avions les moyens
00:17:18de les appliquer correctement.
00:17:19Je fais référence notamment
00:17:21à l'article 2
00:17:21sur les questions
00:17:22de délaissement parental
00:17:23et aussi d'adoption simple
00:17:24qui, en l'état
00:17:26de la protection de l'enfance,
00:17:27peuvent particulièrement inquiéter
00:17:28celles et ceux
00:17:29qui auront à appliquer
00:17:30justement ces mesures-là.
00:17:33Le délaissement,
00:17:34c'est quelque chose
00:17:34de complexe.
00:17:36C'est, d'un point de vue éthique,
00:17:37ça nécessite beaucoup
00:17:38de précautions,
00:17:39beaucoup de formations.
00:17:40Et malheureusement,
00:17:41aujourd'hui,
00:17:42les professionnels
00:17:43qui ont à mesurer
00:17:44le délaissement en un an
00:17:44n'y arrivent pas.
00:17:45Donc, en six mois,
00:17:46je ne vois pas
00:17:46comment cela sera possible.
00:17:48De la même manière,
00:17:49l'adoption simple
00:17:51qui vise quand même
00:17:52à maintenir des liens
00:17:52avec la famille,
00:17:53vous le proposez
00:17:54de le faire
00:17:55sans le consentement
00:17:55des parents
00:17:56par voie de justice
00:17:57qui permet,
00:17:58permettez-moi d'en douter,
00:17:59en tout cas,
00:18:00qui ne permettra pas
00:18:00de permettre justement
00:18:01aux enfants
00:18:03de pouvoir s'épanouir
00:18:04ni de maintenir des liens.
00:18:06Enfin,
00:18:06c'est des situations
00:18:07qui sont particulièrement compliquées
00:18:08et qui arrivent dans ce PJL
00:18:10sans le consentement
00:18:11de celles et ceux
00:18:12qui vont devoir les appliquer.
00:18:13Et donc,
00:18:14je suis particulièrement inquiète
00:18:15de la mise en œuvre
00:18:17s'il n'était pas modifié
00:18:18par notre commission
00:18:19et par la séance
00:18:21de ces mesures-là.
00:18:23J'insiste sur celle-ci.
00:18:24Il y a aussi l'article 7
00:18:25qui inquiète particulièrement
00:18:27les lieux de vie
00:18:27sur l'intégration
00:18:28dans les schémas départementaux.
00:18:30Et je peux vous dire
00:18:31qu'il m'inquiète aussi.
00:18:32On a besoin de contrôle
00:18:34et je crois que
00:18:35sans être dans les schémas départementaux,
00:18:36on peut contrôler.
00:18:37Ils le sont déjà
00:18:38et on peut renforcer les contrôles.
00:18:39Moi, j'y suis totalement favorable.
00:18:41Et je continue
00:18:42sur la question des moyens
00:18:44parce que je crois aujourd'hui
00:18:45que la crise que nous traversons
00:18:47concerne le manque
00:18:48d'investissement budgétaire
00:18:49des départements
00:18:50mais aussi de l'État
00:18:51qui n'est pas compétent
00:18:53en premier lieu
00:18:54mais qui a quand même
00:18:55une responsabilité
00:18:56de prendre soin
00:18:57et de protéger ses enfants.
00:18:58Et aujourd'hui,
00:19:00l'inexistence
00:19:01de mesures budgétaires
00:19:02dans une situation
00:19:04d'effondrement,
00:19:04comme je vous le disais,
00:19:05aggrave les inquiétudes
00:19:06sur ce PJL.
00:19:07Et enfin,
00:19:08je vais juste vous poser une question.
00:19:10C'est qu'on a fait des auditions
00:19:11des directions
00:19:13et on nous parlait de prévention.
00:19:15Et moi, je dois dire
00:19:15dans ce texte,
00:19:16nous avons...
00:19:16Je ne comprends pas
00:19:17où est la prévention.
00:19:18Et je crois que la meilleure solution
00:19:21pour aider la protection de l'enfance,
00:19:23c'est de renforcer
00:19:23les dispositifs de prévention
00:19:25très tôt,
00:19:25d'ailleurs en périnatalité,
00:19:27en petite enfance
00:19:28mais aussi d'accompagnement
00:19:29au niveau de l'adolescence.
00:19:31Et c'est clairement
00:19:32ce qui manque aujourd'hui
00:19:33pour permettre d'aller plus loin
00:19:35dans des changements
00:19:36qui sont nécessaires.
00:19:37On a longtemps été un pays
00:19:39qui garantissait
00:19:40les droits des parents
00:19:41au détriment des fois
00:19:42des droits des enfants
00:19:43et je crois qu'il faut
00:19:43effectivement travailler là-dessus.
00:19:45Mais on ne peut pas le faire
00:19:46dans n'importe quelle condition
00:19:47et aujourd'hui,
00:19:48je crois que les conditions
00:19:49ne sont pas forcément réunies,
00:19:51en tout cas,
00:19:52telles que le PJL nous est proposé.
00:19:53Donc la commission va travailler
00:19:54et beaucoup d'amendements
00:19:55sont déposés.
00:19:56Et je le dis
00:19:57parce que ces amendements
00:19:57rejoignent aussi
00:19:58l'intervention que je fais
00:19:59quand je vois,
00:20:01quand j'ai étudié
00:20:02notamment l'article 1 et 2
00:20:03sur ce que proposent
00:20:05les différents groupes
00:20:05et qui convergent quand même
00:20:06sur les inquiétudes
00:20:07dont je vous fais part
00:20:08ce soir.
00:20:11Merci beaucoup
00:20:12Madame la rapporteure
00:20:13d'Atelier Collin-Sterley.
00:20:15Merci Madame la Présidente,
00:20:16Monsieur le ministre
00:20:16de l'Éducation nationale,
00:20:18Madame la ministre de la Santé.
00:20:19Alors si vous êtes
00:20:19l'un et l'autre
00:20:21devant notre commission ce soir,
00:20:22c'est qu'une réalité
00:20:23trop longtemps nous a échappées.
00:20:25Un enfant ne peut pas être protégé
00:20:27dans un seul lieu
00:20:28ni par un seul ministère.
00:20:29Il doit être protégé
00:20:30là où il grandit,
00:20:31à l'école,
00:20:32au centre de loisirs,
00:20:33chez le médecin,
00:20:34dans sa famille
00:20:35et c'est souvent dans ces lieux
00:20:36qu'un enfant en danger
00:20:37peut être vu,
00:20:38entendu et parfois sauvé.
00:20:40Alors que vous veniez
00:20:40ensemble devant nous,
00:20:41je veux y voir le signe
00:20:42de ce nécessaire décloisonnement.
00:20:44Sur l'article 5 d'abord,
00:20:46le contrôle des antécédents
00:20:47s'est trop longtemps arrêté
00:20:48au seuil de l'école
00:20:49et de l'hôpital
00:20:50et les affaires
00:20:50qui nous ont tous bouleversés
00:20:52ont montré le prix
00:20:53de cet aveuglement.
00:20:54Vous l'étendez aux bénévoles,
00:20:55aux périscolaires,
00:20:56aux professionnels de santé
00:20:58et vous vous donnez,
00:20:59Monsieur le ministre,
00:21:00le pouvoir d'écarter
00:21:00à une personne dangereuse
00:21:01sans attendre sa condamnation.
00:21:03C'était nécessaire
00:21:04et je le soutiens.
00:21:05Mais le Conseil d'État
00:21:06qui avait consacré
00:21:07dès juillet 2025
00:21:09une étude entière
00:21:09à l'unification
00:21:11de ces contrôles
00:21:12adresse une critique de fond.
00:21:14Ce dispositif,
00:21:15dit-il,
00:21:15reste disparate
00:21:16et encore incomplet
00:21:18et il appelle
00:21:18à une refonte plus globale.
00:21:20Car aujourd'hui,
00:21:21les règles de contrôle
00:21:22ne sont pas les mêmes
00:21:22selon que l'enfant
00:21:23est à l'école,
00:21:24au club sportif,
00:21:25à l'hôpital
00:21:25ou en accueil social.
00:21:26Alors pourquoi
00:21:27ne pas saisir ce texte
00:21:29pour unifier
00:21:30et simplifier
00:21:31ces régimes éparses
00:21:32et bâtir enfin
00:21:33un cadre de contrôle
00:21:34cohérent
00:21:34et surtout lisible ?
00:21:36Pourquoi finalement
00:21:36ne pas partir
00:21:37de l'enfant,
00:21:38lequel,
00:21:39quel que soit
00:21:40le lieu où il se trouve,
00:21:41doit être protégé
00:21:42de la même manière
00:21:43et selon les mêmes procédures ?
00:21:46Par ailleurs,
00:21:47ce contrôle à lui seul
00:21:48ne suffit pas.
00:21:49Il écarte le prédateur
00:21:50déjà connu,
00:21:51mais il ne repère pas
00:21:52l'enfant
00:21:52qui souffre en silence.
00:21:54Or,
00:21:54ce texte est silencieux
00:21:55sur la formation
00:21:56de vos personnels
00:21:57au repérage
00:21:58des signaux faibles,
00:21:59sur la rédaction
00:22:00des informations
00:22:00préoccupantes
00:22:01sur un service social
00:22:02ou une médecine scolaire
00:22:03aujourd'hui exsangue.
00:22:05Ferez-vous
00:22:06de l'éducation nationale
00:22:07un partenaire structurel
00:22:08de la protection
00:22:09de l'enfance ?
00:22:10Madame la Ministre,
00:22:12sur l'article 9,
00:22:13la moitié des jeunes
00:22:14de l'aide sociale
00:22:15à l'enfance
00:22:15souffrent de troubles
00:22:16psychiques,
00:22:18quatre fois plus
00:22:18que les autres
00:22:19et l'on attend
00:22:2012 à 18 mois,
00:22:21vous le savez,
00:22:22une place en centre
00:22:23médico-psychologique
00:22:24actuellement.
00:22:25Permettre aux médecins,
00:22:26à l'infirmier,
00:22:27à la sage-femme
00:22:27de répondre aux besoins
00:22:28de l'enfant
00:22:28sans buter
00:22:29sur le silence
00:22:30des parents
00:22:30mettra fin
00:22:31à des ruptures
00:22:31de soins indignes
00:22:32et je m'en réjouis.
00:22:34Mais un droit d'accès
00:22:35aux soins
00:22:35ne vaut que s'il se trouve
00:22:37un soignant
00:22:37pour le dispenser.
00:22:39Comment ce droit nouveau
00:22:39s'articulera-t-il
00:22:40avec une pédopsychiatrie
00:22:42en souffrance
00:22:42et n'est-il pas temps
00:22:44de généraliser
00:22:45les conventions
00:22:45entre l'aide sociale
00:22:47à l'enfance
00:22:48et le secteur
00:22:49pédopsychiatrique ?
00:22:50Je vous remercie.
00:22:53Merci beaucoup.
00:22:54Je vais vous laisser
00:22:54répondre aux rapporteurs
00:22:56avant de passer
00:22:56aux orateurs de groupe
00:22:57si ça vous convient.
00:23:01Alors,
00:23:02je vais répondre aussi
00:23:04à votre question,
00:23:05Madame la Présidente,
00:23:06parce que
00:23:07il me semble que
00:23:07je n'ai pas répondu
00:23:09sur l'article 2.
00:23:10Donc l'article 2,
00:23:11parce que vous avez demandé
00:23:12quels étaient les objectifs
00:23:14puisque ça entraînait
00:23:15des débats
00:23:16et nous verrons
00:23:16les débats
00:23:17évidemment
00:23:18dans la commission
00:23:19et puis
00:23:20en séance.
00:23:22L'article 2
00:23:23concerne
00:23:23la facilitation
00:23:25pour avoir
00:23:27un projet de vie
00:23:28stabilisé
00:23:29pour les enfants.
00:23:31Vous savez que
00:23:31les délais administratifs
00:23:32et judiciaires
00:23:33sont en fait
00:23:34incompatibles finalement
00:23:35avec les besoins
00:23:36de sécurité affective
00:23:38et à la création
00:23:39de ce lien
00:23:41d'attachement.
00:23:42C'est une vraie perte
00:23:42de chance
00:23:43pour les enfants,
00:23:44notamment les plus petits
00:23:45qui sont confiés.
00:23:47Et donc la procédure
00:23:49de délaissement
00:23:49parental est tardive
00:23:51puisqu'elle est
00:23:51d'un an minimum
00:23:53avant que la saisie
00:23:54ne puisse se faire.
00:23:56Et d'autre part,
00:23:59du coup,
00:24:00ça ne permet pas
00:24:00de confier rapidement
00:24:01ces enfants
00:24:02à une famille
00:24:04qui est susceptible
00:24:05de les adopter
00:24:06et donc d'avoir
00:24:07finalement
00:24:07un projet de vie
00:24:08beaucoup plus stable
00:24:09avec beaucoup
00:24:10moins de ruptures.
00:24:11Et donc cet article 2
00:24:12accélère,
00:24:13c'est vrai,
00:24:13la procédure
00:24:14de délaissement
00:24:15parental,
00:24:16crée un dispositif
00:24:18de suppléance
00:24:19parentale,
00:24:20ça ne veut pas dire
00:24:20l'abandon
00:24:21de la responsabilité
00:24:24parentale,
00:24:25mais ça va permettre
00:24:27pendant l'accompagnement
00:24:28parental
00:24:29d'avoir
00:24:30quand même
00:24:30un lien
00:24:31d'attachement
00:24:32et éviter
00:24:33qu'en 2-3 ans
00:24:34les enfants
00:24:35aient pu faire
00:24:364-5 foyers
00:24:39d'accueil
00:24:40différents.
00:24:41Et enfin,
00:24:42cet article 2
00:24:43va permettre
00:24:44de faciliter
00:24:46du coup
00:24:46cette adoption
00:24:47simple
00:24:48au travers
00:24:48de cette suppléance
00:24:49à la condition
00:24:50que la garde
00:24:53parentale
00:24:54ne puisse pas
00:24:54se faire.
00:24:55Donc c'est
00:24:56un équilibre
00:24:57qui permet
00:24:58à l'enfant
00:24:58de lui redonner
00:24:59tout un projet
00:25:01de vie
00:25:01stabilisé
00:25:02tout en accompagnant
00:25:03les parents.
00:25:05Ensuite,
00:25:06Madame Maximi,
00:25:08vous dites
00:25:08on ne retrouve pas
00:25:08les travaux du Parlement.
00:25:09Je voudrais le redire
00:25:10et je vais le redire
00:25:11beaucoup de fois
00:25:12au long de ce texte.
00:25:13Il y a eu un choix
00:25:15qui a été fait
00:25:15dans ce texte
00:25:16qui était
00:25:17beaucoup plus volumineux
00:25:19en nombre d'articles
00:25:20quand nous l'avons
00:25:22travaillé.
00:25:22Il y a eu un choix
00:25:23que ce texte
00:25:24lève des blocages
00:25:25de façon très urgente
00:25:27et donc
00:25:28de pouvoir
00:25:29le passer
00:25:30dans un temps
00:25:31parlementaire
00:25:32tel qu'il est
00:25:33devant nous
00:25:34et donc
00:25:34il y a eu
00:25:35un choix de fait
00:25:36pour des mesures
00:25:36qui nous semblaient
00:25:37et le débat
00:25:38le montrera ou pas
00:25:40mais qui nous semblaient
00:25:41les plus urgentes
00:25:43et les plus
00:25:43à même
00:25:44d'entraîner un vote
00:25:46dans une assemblée
00:25:47que vous connaissez bien.
00:25:49Je voudrais dire
00:25:49que dans les travaux
00:25:50du Parlement
00:25:50nous avons mis en place
00:25:52déjà
00:25:52des mesures
00:25:53je pense
00:25:54par exemple
00:25:55à la commission
00:25:56d'enquête
00:25:57nous avons
00:25:58une stratégie nationale
00:25:59vous savez
00:26:00qui est en train
00:26:00de se construire
00:26:01et qui sera
00:26:02à l'automne
00:26:03et qui se construit
00:26:04avec un comité
00:26:06interministériel
00:26:07que nous avons relancé
00:26:08un comité stratégique
00:26:09interministériel
00:26:10qui a été relancé
00:26:11en janvier
00:26:12ou début février
00:26:13et aussi appuyé
00:26:15sur un comité
00:26:17scientifique
00:26:17présidé
00:26:18par Céline Gréco
00:26:20sur les jeunes majeurs
00:26:22qui étaient aussi
00:26:22des recommandations
00:26:23de beaucoup
00:26:24de travaux parlementaires
00:26:25nous avons
00:26:26la feuille de route
00:26:26qui est en train
00:26:27d'être portée
00:26:28et qui fera
00:26:31à l'automne
00:26:32aussi
00:26:34que je pourrais présenter
00:26:36quand les travaux
00:26:37seront terminés
00:26:38je pense vers l'automne
00:26:39et puis on a mis en place
00:26:41on va y revenir
00:26:42à plusieurs reprises
00:26:43il y a eu déjà
00:26:44des questions dessus
00:26:45mais sur le parcours
00:26:46coordonné renforcé
00:26:47pour les enfants
00:26:48l'article 7
00:26:49il me paraît
00:26:51être un article
00:26:52effectivement
00:26:52beaucoup plus
00:26:54contraignant
00:26:54pour les lieux
00:26:55de vie et d'accueil
00:26:55puisqu'on passe
00:26:56d'un mode
00:26:57de déclaration
00:26:58à un mode
00:26:59d'autorisation
00:27:01par les départements
00:27:02c'est un moyen
00:27:03de renforcer
00:27:04une forme
00:27:05de sécurité
00:27:06le débat
00:27:06là aussi
00:27:07je crois
00:27:08pourra avoir lieu
00:27:09alors je sais
00:27:10que tout au long
00:27:10on va revenir
00:27:11les discussions
00:27:12sur les mesures
00:27:13budgétaires
00:27:14je rappelle que
00:27:15les mesures budgétaires
00:27:16seront portées
00:27:16dans le PLFSS
00:27:17et dans le PLF
00:27:18que le Premier ministre
00:27:19a demandé
00:27:20à ce qu'il y ait
00:27:23une couleur
00:27:25protection des enfants
00:27:26dans ces textes
00:27:28budgétaires
00:27:28et qu'ici
00:27:29c'est un texte
00:27:30vraiment
00:27:30qui est très
00:27:32pragmatique
00:27:33concret
00:27:33et qui répond
00:27:34à des blocages
00:27:36et je ne fais pas
00:27:36je ne veux pas dire
00:27:38qu'avec ce texte
00:27:39tout sera résolu
00:27:41il y aura encore
00:27:41des débats
00:27:42il y aura des débats
00:27:44sur le budget
00:27:45évidemment
00:27:46mais il y aura aussi
00:27:46des mesures réglementaires
00:27:48qui seront prises
00:27:49on a beaucoup de mesures
00:27:50qui peuvent être prises
00:27:51en réglementaire
00:27:52on aura l'occasion
00:27:53je suis sûre
00:27:54d'y revenir
00:27:57et pardon
00:27:58Madame Collin
00:27:59sur les troubles
00:28:01vous avez raison
00:28:02ces enfants
00:28:03sont en fait
00:28:05des enfants
00:28:06avec toutes les vulnérabilités
00:28:07et notamment
00:28:09les troubles
00:28:09de santé mentale
00:28:10bon
00:28:12il était urgent
00:28:13de généraliser
00:28:13le parcours
00:28:14coordonné
00:28:15renforcé
00:28:15il y a eu
00:28:16un travail de fait
00:28:17et un financement
00:28:18apporté
00:28:19pour notamment
00:28:20qu'il y ait cette coordination
00:28:21pour permettre
00:28:22d'être sûr
00:28:23que les enfants
00:28:24confiés à la ZEU
00:28:25puissent avoir
00:28:26ce parcours de soins
00:28:28qui leur est individuel
00:28:29et répondre à leurs besoins
00:28:30de façon individuelle
00:28:32et ceux qui
00:28:33évidemment
00:28:34beaucoup ont besoin
00:28:36de suivi
00:28:37soit psychologique
00:28:38soit psychiatrique
00:28:39et cette coordination
00:28:40va permettre
00:28:41d'avoir
00:28:41les rendez-vous
00:28:43je n'ignore pas
00:28:45les délais de rendez-vous
00:28:46cependant
00:28:47on a aussi
00:28:48en parallèle
00:28:48porté des mesures
00:28:49sur la santé mentale
00:28:51que je ne vais pas
00:28:51vous détailler ici
00:28:52mais les deux
00:28:53la coordination
00:28:55territoriale
00:28:56plus
00:28:57ces mesures
00:28:58sur la santé mentale
00:28:59devraient permettre
00:29:00que ces enfants
00:29:01qui ne sont pas si nombreux
00:29:02finalement
00:29:03puissent avoir
00:29:06les soins
00:29:07qui leur sont
00:29:08nécessaires
00:29:12Merci
00:29:13Juste pour répondre
00:29:15précisément
00:29:16à votre question
00:29:18l'objet même
00:29:19du texte
00:29:20on a deux sujets
00:29:21on a un socle pénal
00:29:22qui est lui commun
00:29:23c'est à dire
00:29:24qu'aucun agent
00:29:25public
00:29:26enfin aucune personne
00:29:27ne peut être
00:29:28recrutée
00:29:29comme agent public
00:29:30lorsqu'elle fait l'objet
00:29:31de certains
00:29:31nombre de condamnations
00:29:32qui sont mentionnées
00:29:33au B2
00:29:34et ou au Fijaïs
00:29:36et ou au Fijaït
00:29:37donc ça là dessus
00:29:38le socle
00:29:38qui est universel
00:29:39ce que nous proposons
00:29:41de créer par la loi
00:29:42c'est justement
00:29:43une harmonisation
00:29:44des dispositifs
00:29:44sur la partie
00:29:45sanctions administratives
00:29:46donc des gens
00:29:46qui ont été révoqués
00:29:47sans condamnation pénale
00:29:49entre le scolaire
00:29:51le périscolaire
00:29:52et les sports
00:29:52donc justement
00:29:53il y a bien une harmonisation
00:29:55du cadre juridique
00:29:56entre les trois
00:29:57et avec
00:29:59dans un premier temps
00:30:00pour être très concret
00:30:01on sera sur une
00:30:02interconnexion de fichiers
00:30:04parce que les sports
00:30:06ont un fichier
00:30:06des interdits
00:30:07le périscolaire
00:30:07a son fichier
00:30:08voilà
00:30:08donc on sera sur
00:30:09une interconnexion
00:30:10au début
00:30:10on a pas eu technique
00:30:11en gros
00:30:11des ponts
00:30:12entre les trois
00:30:13et on a missionné
00:30:15par ailleurs
00:30:15une mission d'inspection générale
00:30:16avec l'aide de l'EDITP
00:30:18pour voir
00:30:18à quel horizon
00:30:19et dans quel délai
00:30:20on pourra
00:30:21au bout d'un moment
00:30:21avoir un fichier
00:30:22interministériel unique
00:30:23mais ça pour le coup
00:30:23sera un second temps
00:30:24donc pour l'instant
00:30:24on sera sur une interconnexion
00:30:25on sera sur une interconnexion
00:30:25de fichiers
00:30:26en pratique
00:30:27c'est
00:30:29le résultat
00:30:30le même
00:30:30c'est un peu plus lourd
00:30:31mais le résultat
00:30:31le même
00:30:32c'est-à-dire qu'à la fin
00:30:33l'employeur potentiel
00:30:35entrera un nom
00:30:36sur un ordinateur
00:30:37et verra s'il a
00:30:38un feu rouge
00:30:39ou un feu vert
00:30:39pour embaucher
00:30:40l'intéressé
00:30:44Merci beaucoup
00:30:44on va passer aux orateurs
00:30:45de groupe
00:30:46et comme on l'avait indiqué
00:30:47c'est donc 3 minutes
00:30:48par orateur de groupe
00:30:49puisqu'il y a 2 ministres
00:30:50on va commencer par
00:30:51madame Christine Loire
00:30:51du Rassemblement National
00:30:54Merci madame la présidente
00:30:55madame la ministre
00:30:56monsieur le ministre
00:30:57ce projet de loi
00:30:58était attendu
00:30:59attendu par
00:31:01405 500 enfants
00:31:03et jeunes majeurs
00:31:04suivis au titre
00:31:05de la protection
00:31:05de l'enfance
00:31:06attendu par des familles
00:31:07et par tous les professionnels
00:31:09qui les accompagnent
00:31:09chaque jour
00:31:10je veux d'abord
00:31:11saluer plusieurs avancées
00:31:13je pense à la recherche
00:31:14d'un tiers digne de confiance
00:31:15au renforcement
00:31:15des contrôles
00:31:16des antécédents judiciaires
00:31:17ou encore aux mesures
00:31:18destinées à faciliter
00:31:19l'accès aux soins
00:31:20mais ce texte
00:31:22arrive après
00:31:22des années d'alerte
00:31:23les drames récents
00:31:25nous rappellent
00:31:26l'urgence d'agir
00:31:27mais ils nous rappellent
00:31:28aussi que la protection
00:31:29de l'enfance
00:31:29mérite une réponse durable
00:31:31et pleinement appliquée
00:31:32la loi Taquet
00:31:33les travaux sur la civise
00:31:35notre commission
00:31:36d'enquête parlementaire
00:31:37tous dressent
00:31:38le même constat
00:31:39les ruptures de parcours
00:31:40les difficultés
00:31:41d'accès aux soins
00:31:41les troubles
00:31:42de la santé mentale
00:31:43des situations
00:31:44de handicap
00:31:44et une coordination
00:31:46encore insuffisante
00:31:47entre les institutions
00:31:49le véritable enjeu
00:31:50n'est pas une nouvelle loi
00:31:52il est de faire appliquer
00:31:53celle qui existe déjà
00:31:55depuis 2016
00:31:56la loi prévoit
00:31:57un bilan de santé
00:31:58pour chaque enfant
00:31:59et à son entrée
00:32:00dans la protection
00:32:01de l'enfance
00:32:02pourtant
00:32:02nos auditions montrent
00:32:03que ce bilan reste
00:32:04trop souvent incomplet
00:32:06et qu'il ne débouche pas
00:32:07toujours sur un véritable
00:32:08parcours de soins
00:32:10votre texte apporte
00:32:11une réponse
00:32:11lorsqu'un titulaire
00:32:12de l'autorité parentale
00:32:14ne répond pas
00:32:14pour autoriser les soins
00:32:16mais cela ne suffit pas
00:32:17un enfant confié
00:32:19a besoin
00:32:19d'un bilan de santé
00:32:20complet
00:32:20il lui faut aussi
00:32:22un véritable parcours
00:32:23de soins
00:32:23un accès
00:32:24à la pédopsychiatrie
00:32:25et à une prise en charge
00:32:27adaptée lorsqu'il est
00:32:28en situation
00:32:28de handicap
00:32:29surtout
00:32:30il faut que l'ASE
00:32:31les ARS
00:32:32la MDPH
00:32:33l'éducation nationale
00:32:34et la justice
00:32:34travaillent enfin ensemble
00:32:36dans mon département
00:32:37de l'heure
00:32:38plus de 3800 enfants
00:32:39et jeunes majeurs
00:32:40étaient suivis
00:32:41par l'aide sociale
00:32:41à l'enfance
00:32:42en 2022
00:32:43fin 2023
00:32:4562 enfants
00:32:46étaient toujours
00:32:47en solution
00:32:48sans solution
00:32:49de placement
00:32:50faute de place
00:32:50disponible
00:32:51ce chiffre
00:32:52résume
00:32:53à lui seul
00:32:54les difficultés
00:32:55que rencontrent
00:32:56les départements
00:32:57des capacités
00:32:58d'accueil
00:32:58insuffisantes
00:32:59des difficultés
00:33:01pour recruter
00:33:01les éducateurs
00:33:02spécialisés
00:33:03et des assistants
00:33:04familiaux
00:33:04ainsi qu'un accès
00:33:05aux soins
00:33:06toujours trop difficile
00:33:07notamment en pédopsychiatrie
00:33:09enfin
00:33:09je regrette
00:33:10que nous disposions
00:33:11que de 33 heures
00:33:12en commission spéciale
00:33:13pour examiner un texte
00:33:14qui mérite
00:33:15une politique cohérente
00:33:16durable
00:33:17et des moyens
00:33:18à la hauteur
00:33:19Madame la Ministre
00:33:20quel engagement
00:33:21concret le gouvernement
00:33:22est-il prêt à prendre
00:33:23pour faire appliquer
00:33:24les lois déjà votées
00:33:25soutenir les départements
00:33:27confrontés à la saturation
00:33:28des dispositifs
00:33:29et garantir enfin
00:33:30à chaque enfant
00:33:31confié
00:33:32un véritable parcours
00:33:33de santé
00:33:33et un accompagnement
00:33:34coordonné
00:33:35je vous remercie
00:33:36merci beaucoup
00:33:37Madame Pauline Sestrière
00:33:39pour Ensemble en République
00:33:40Merci Madame la Présidente
00:33:42Madame la Ministre
00:33:43Monsieur le Ministre
00:33:44en complément de l'audition
00:33:45du garde des Sceaux
00:33:46en début d'après-midi
00:33:47il était important
00:33:48que nous vous recevions
00:33:49ce soir pour affiner
00:33:50notre compréhension du texte
00:33:52que le gouvernement
00:33:53nous propose
00:33:53en réponse à l'actualité
00:33:55et préparée avec rigueur
00:33:56depuis de nombreux mois
00:33:57par vos ministères
00:33:58notre groupe partage
00:34:00les objectifs
00:34:01de ce projet
00:34:01de loi
00:34:02tout en souhaitant
00:34:03aller plus loin
00:34:04sur certains points
00:34:05la place des assistants
00:34:07familiaux est essentielle
00:34:08dans le dispositif
00:34:09de prise en charge
00:34:10des enfants placés
00:34:11les trois formes d'accueil
00:34:13pourront permettre
00:34:15de répondre
00:34:15aux différentes attentes
00:34:16des professionnels
00:34:17sans qui rien ne peut se faire
00:34:20aussi notre groupe
00:34:21s'interroge
00:34:22sur les formations dispensées
00:34:24à ces derniers
00:34:24seront-elles suffisantes
00:34:26notamment
00:34:26sur les accueils relais
00:34:27les solutions de répit
00:34:29sont-elles assez nombreuses
00:34:31et déployées
00:34:32dans l'ensemble des territoires
00:34:33pour recevoir
00:34:33l'ensemble des demandeurs
00:34:35enfin pouvez-vous nous confirmer
00:34:37qu'un décret
00:34:38sera prochainement
00:34:39pris
00:34:39afin d'ouvrir
00:34:40aux agents publics
00:34:41la possibilité
00:34:41de devenir
00:34:42assistant familial
00:34:44s'agissant du renforcement
00:34:46des contrôles
00:34:46des antécédents judiciaires
00:34:47j'ai interrogé
00:34:48tout à l'heure
00:34:49le ministre de la justice
00:34:50sur les capacités
00:34:51des services de l'état
00:34:52à faire face
00:34:52aux nombreuses vérifications
00:34:54j'aimerais désormais
00:34:55monsieur le ministre
00:34:56de l'éducation nationale
00:34:57vous interroger
00:34:58sur l'extension
00:34:59de ces contrôles
00:35:00aux parents
00:35:00qui accompagnent
00:35:01les enfants
00:35:02en sortie scolaire
00:35:03êtes-vous favorable
00:35:04à l'étendre
00:35:05aux parents
00:35:05qui participent
00:35:06à certaines sorties
00:35:07comme celle
00:35:08à la piscine
00:35:09ou lorsqu'un séjour
00:35:10comprend une nuitée
00:35:12voyez-vous des difficultés
00:35:14à cette extension
00:35:15et serait-il envisageable
00:35:16que le chef d'établissement
00:35:17ait accès aux attestations
00:35:18d'honorabilité
00:35:19des parents accompagnateurs
00:35:21afin de faciliter
00:35:22afin de faciliter les démarches
00:35:23enfin
00:35:24madame et monsieur
00:35:25les ministres
00:35:26je souhaiterais avoir
00:35:27votre avis
00:35:27sur la création possible
00:35:29d'un dossier numérique
00:35:30pour chaque mineur
00:35:31bénéficiant
00:35:31d'une mesure de protection
00:35:32une telle disposition
00:35:34vous semble-t-elle
00:35:35de nature
00:35:36à répondre aux besoins
00:35:37de vos services respectifs
00:35:38cette vision transversale
00:35:40permettrait
00:35:41de mieux suivre
00:35:42les situations individuelles
00:35:43et d'avoir connaissance
00:35:44des décisions de justice
00:35:46concernant les enfants
00:35:47et leurs parents
00:35:48enfin
00:35:48monsieur le ministre
00:35:49de l'éducation nationale
00:35:51j'ai deux dernières questions
00:35:52pour vous
00:35:52les départements
00:35:54nous alertent
00:35:54sur une difficulté
00:35:55qui dépasse
00:35:56le seul accompagnement
00:35:57éducatif et administratif
00:35:59prévu à l'article 8
00:36:00notamment dans les situations
00:36:02
00:36:02en cas de silence
00:36:04des parents
00:36:05le choix d'une simple spécialité
00:36:07ou d'une option
00:36:08est entravé
00:36:09estimez-vous possible
00:36:10de ne plus recourir
00:36:11au juge des enfants
00:36:12et de permettre
00:36:13au service du département
00:36:14de prendre cette décision
00:36:16enfin
00:36:16une disposition
00:36:17présente
00:36:18à la linéa 103
00:36:19de l'article 5
00:36:20vous permet de relever
00:36:22les personnes frappées
00:36:23d'incapacité
00:36:24les modalités
00:36:26en seraient définies
00:36:26par décret
00:36:27en conseil d'état
00:36:28mais nous aimerions
00:36:29d'ores et déjà
00:36:30savoir si les éléments
00:36:31d'expertise médicale
00:36:32notamment psychiatrique
00:36:33seraient envisagés
00:36:35avant toute décision
00:36:36je vous remercie
00:36:38pour les réponses
00:36:39qui nous sont apportées
00:36:39pour ces interrogations
00:36:41merci
00:36:43merci beaucoup
00:36:44madame Élise Leboucher
00:36:45pour la France Insoumise
00:36:46oui merci madame
00:36:48la présidente
00:36:49madame monsieur
00:36:49les ministres
00:36:50alors ce texte
00:36:51tant attendu
00:36:52déçoit déjà
00:36:52rien sur les mineurs
00:36:54isolés
00:36:54rien sur les jeunes
00:36:55qui sont prostitués
00:36:56rien sur les jeunes
00:36:56majeurs
00:36:57rien sur la crise
00:36:58de la pédopsie
00:36:58rien sur le manque
00:37:00d'infirmières scolaires
00:37:00de médecins scolaires
00:37:01d'assistantes sociales
00:37:02de psychologues
00:37:03à l'éducation nationale
00:37:04et surtout
00:37:04quel budget
00:37:05alors monsieur le ministre
00:37:06de l'éducation
00:37:07comment allez-vous former
00:37:08les enseignants
00:37:09et les personnels scolaires
00:37:10à repérer
00:37:10et signaler
00:37:11les situations
00:37:11de danger
00:37:12pour les enfants
00:37:12quels protocoles
00:37:13seront mis en place
00:37:15pour éviter
00:37:15de nouveaux drames
00:37:16comme l'affaire Liana
00:37:17la loi dite Bétarame
00:37:18a été adoptée
00:37:19quelles mesures
00:37:20vont être prises
00:37:20pour la mettre en oeuvre
00:37:22madame la ministre
00:37:22de la santé
00:37:23le projet de loi
00:37:24mentionne la nécessité
00:37:25de mieux prendre en charge
00:37:26les mineurs victimes
00:37:26de violences
00:37:27notamment intrafamiliales
00:37:28ou sexuelles
00:37:29pourtant aujourd'hui
00:37:30de nombreux enfants
00:37:31en danger
00:37:31ne bénéficient pas
00:37:32d'un accès rapide
00:37:33et systématique
00:37:33à un parcours de soins
00:37:35psychologiques
00:37:35et médicaux adaptés
00:37:36est-ce qu'il y a
00:37:37des mesures concrètes
00:37:38prises en prévu
00:37:39pour un accès immédiat
00:37:40à une prise en charge
00:37:41de psychotrauma
00:37:42pour les mineurs victimes
00:37:43sans délai d'attente
00:37:44la question d'information
00:37:45obligatoire
00:37:46des professionnels de santé
00:37:47à la détection
00:37:47des signes de violence
00:37:48et surtout
00:37:49un financement pérenne
00:37:50des centres spécialisés
00:37:51comme les UAPED
00:37:52ou les unités
00:37:53médico-judiciaires
00:37:55madame la ministre
00:37:56ce projet de loi
00:37:57doit aussi impérativement
00:37:58prendre en compte
00:37:58la vulnérabilité accrue
00:37:59des enfants
00:38:00en situation de handicap
00:38:01qui subissent des violences
00:38:02physiques, psychologiques,
00:38:03sexuelles
00:38:04à un taux bien supérieur
00:38:05à la moyenne
00:38:06et dont les signaux
00:38:06de détresse
00:38:07sont trop souvent
00:38:07ignorés ou minimisés
00:38:09pareil
00:38:09est-il prévu
00:38:10de renforcer
00:38:11la détection précoce
00:38:12de ces violences
00:38:12envers les enfants
00:38:13en situation de handicap
00:38:14de garantir
00:38:15un accès prioritaire
00:38:16à des parcours
00:38:16de soins adaptés
00:38:17en tenant compte
00:38:18de leurs besoins spécifiques
00:38:20langage des signes
00:38:21troubles du spectre autistique
00:38:24de sécuriser
00:38:25leur prise en charge
00:38:25dans les institutions
00:38:26en imposant
00:38:27des contrôles indépendants
00:38:28et réguliers
00:38:29pour prévenir les abus
00:38:30et en créant
00:38:30un dispositif
00:38:31de signalement
00:38:32simplifié
00:38:32et accessible
00:38:33pour les enfants
00:38:33et évidemment
00:38:34financer ces mesures
00:38:35de manière pérenne
00:38:36alors que les associations
00:38:37alertent depuis des années
00:38:38sur le manque
00:38:39créant de place
00:38:39et de professionnels formés
00:38:42quelles mesures
00:38:43donc là je m'adresse
00:38:44du coup à vous deux
00:38:45madame et monsieur le ministre
00:38:46quelles mesures
00:38:46sont reprises
00:38:47pour améliorer
00:38:47la coordination
00:38:48et la coopération
00:38:49entre les lieux de vie
00:38:49des enfants
00:38:50l'éducation nationale
00:38:51et la pédopsychiatrie
00:38:52c'était mon quotidien
00:38:54avant d'être élu
00:38:54en tant qu'éducatrice
00:38:55spécialisée en pédopsychiatrie
00:38:56et trop de situations complexes
00:38:58d'enfants en souffrance
00:38:59avec une prise en charge
00:39:00morcelée
00:39:01qui ne fait qu'accentuer
00:39:02les difficultés de l'enfant
00:39:03à qui on renvoie
00:39:03qu'il n'a sa place nulle part
00:39:05et ça ce n'est plus possible
00:39:06ce qui provoque aussi
00:39:07du mal-être
00:39:08pour les professionnels
00:39:08que ce soit à l'école
00:39:09les travailleurs sociaux
00:39:10ou encore les professionnels
00:39:11de la pédopsy
00:39:12qui ne supportent plus
00:39:13de ne pas être
00:39:13à la hauteur collectivement
00:39:15de devoir répondre
00:39:16à des ordres
00:39:16à l'encontre
00:39:17du bien-être des enfants
00:39:19et pour terminer
00:39:20madame la ministre
00:39:20je profite de votre présence
00:39:22je vous ai envoyé
00:39:23le rapport
00:39:23que j'ai réalisé
00:39:24avec mon collègue
00:39:24Sébastien Pétavi
00:39:25sur la réforme
00:39:26du financement
00:39:26de la psy
00:39:27et de la pédopsychiatrie
00:39:28qui nous concerne
00:39:29du coup aussi
00:39:29dans ce texte
00:39:30j'ai sollicité
00:39:31un rendez-vous
00:39:32pour en échanger
00:39:32donc j'attends
00:39:33votre retour
00:39:34merci à vous
00:39:36merci beaucoup
00:39:37madame Florence
00:39:38Herroin-Léauté
00:39:39du groupe socialiste
00:39:41merci madame la présidente
00:39:42monsieur le ministre
00:39:43madame la ministre
00:39:44mes chers collègues
00:39:45les politiques publiques
00:39:46de l'enfance
00:39:47souffrent d'une logique
00:39:48en silo
00:39:48et celle relative
00:39:50à la protection des enfants
00:39:51n'y échappe pas
00:39:51le contrôle d'honorabilité
00:39:53en est une illustration
00:39:54code de l'éducation
00:39:56code de l'action sociale
00:39:57et des familles
00:39:57code du sport
00:39:58pour les uns
00:39:59vous l'avez dit
00:40:00une attestation
00:40:01d'honorabilité
00:40:02à fournir
00:40:02pour les autres
00:40:03un contrôle
00:40:03dans plusieurs
00:40:04fichiers
00:40:04par les services
00:40:05déconcentrés de l'état
00:40:06pour le compte des employeurs
00:40:08sans compter le manque
00:40:09de communication
00:40:10entre les services
00:40:10de l'état
00:40:11qui ne permettent
00:40:11parfois pas
00:40:12de mener
00:40:13les enquêtes administratives
00:40:14pouvant aboutir
00:40:15aux interdictions d'exercer
00:40:16si des progrès
00:40:17ont été faits
00:40:18pour croiser
00:40:18ces régimes entre eux
00:40:19je ne m'explique pas
00:40:21ces avancées par à coup
00:40:22au gré des textes
00:40:23en débat
00:40:23qui ne permettent pas
00:40:24la vision à 360 degrés
00:40:26qu'impose la protection
00:40:27des enfants
00:40:28le plus grand
00:40:29des angles morts
00:40:30aujourd'hui je crois
00:40:31est le vide juridique
00:40:32laissé autour
00:40:32des accueils
00:40:33de type
00:40:33garderie
00:40:34ces accueils
00:40:35périscolaires
00:40:36qui précèdent
00:40:36et poursuivent
00:40:37le temps scolaire
00:40:38non déclaré
00:40:39et qui concernent
00:40:40pourtant plus de 70%
00:40:42des collectivités
00:40:43pouvez-vous nous confirmer
00:40:45que la lettre
00:40:45rectificative
00:40:46corrigera ce manquement
00:40:48pouvez-vous
00:40:49également préciser
00:40:50ce qui est prévu
00:40:50pour apporter
00:40:51des garanties similaires
00:40:52dans les temps
00:40:53des enfants
00:40:54en dehors de l'école
00:40:55pour les conservatoires
00:40:56les écoles de musique
00:40:57les clubs de danse
00:40:58ou tous les autres
00:40:59ateliers culturels
00:41:00nous disposons
00:41:02aujourd'hui
00:41:02d'un régime
00:41:03éprouvé
00:41:03celui des accueils
00:41:05collectifs
00:41:05de mineurs
00:41:06le gouvernement
00:41:07envisage-t-il
00:41:08d'en doter
00:41:08les structures
00:41:09aujourd'hui
00:41:09dans l'angle mort
00:41:10ou d'y substituer
00:41:11un cadre équivalent
00:41:13j'insiste sur un point
00:41:14la déclaration
00:41:15en ACM
00:41:16ne se réduit pas
00:41:17à la sécurité
00:41:17des enfants
00:41:18elle suppose
00:41:19un encadrement
00:41:20renforcé
00:41:20des moyens dédiés
00:41:22un projet pédagogique
00:41:23tout élargissement
00:41:24de ce régime
00:41:25ou tout cadre équivalent
00:41:27pensé pour les garderies
00:41:28devra intégrer
00:41:29ces dimensions
00:41:29faute de quoi
00:41:30nous reproduirions
00:41:32les erreurs
00:41:33que nous cherchons
00:41:34précisément à corriger
00:41:35je vous rappelle
00:41:36que si la sécurité
00:41:37et le métabesoin
00:41:39des enfants
00:41:39les besoins fondamentaux
00:41:41des enfants
00:41:41ne peuvent se résumer
00:41:42à la sécurité
00:41:43enfin
00:41:44je voudrais revenir
00:41:45sur la liste noire
00:41:47pourriez-vous
00:41:48nous en expliciter
00:41:49le cadre
00:41:50les critères
00:41:51les motifs
00:41:52que vous avez identifiés
00:41:53qui permettront
00:41:54de l'abonder
00:41:55je vous remercie
00:41:57merci beaucoup
00:41:58madame Émilie Bonivard
00:41:59pour la droite républicaine
00:42:00merci
00:42:01madame la présidente
00:42:02les constats relatifs
00:42:02à la protection
00:42:03de l'enfant
00:42:03sont alarmants
00:42:04je ne redirai pas
00:42:05ici les chiffres
00:42:06de l'inceste
00:42:07continent enfoui
00:42:08caché
00:42:08les ténèbres
00:42:09comme le dit
00:42:09la civise
00:42:10qui remonte
00:42:10à la surface
00:42:11et qui contient
00:42:11le crise silencieux
00:42:12et déchirant
00:42:13de milliers d'enfants
00:42:14je ne parlerai pas
00:42:15des chiffres
00:42:16en augmentation
00:42:16de la violence
00:42:17entre mineurs
00:42:18dans les foyers
00:42:19avec le cas terrible
00:42:20du jeune Louis
00:42:21que nous avons tous
00:42:22en tête
00:42:22ni la prostitution
00:42:23des mineurs
00:42:24auxquels les enfants
00:42:24placés
00:42:25sont encore plus exposés
00:42:26madame la ministre
00:42:28j'aimerais vous interroger
00:42:28précisément
00:42:29sur plusieurs dispositifs
00:42:30de prévention
00:42:31et j'espère que
00:42:32nos amendements
00:42:32pourront être recevables
00:42:33dans le cadre de ce texte
00:42:35qu'entendez-vous
00:42:35mettre en oeuvre
00:42:36en urgence
00:42:36pour lutter contre
00:42:37la violence
00:42:38et les violences sexuelles
00:42:38au sein des établissements
00:42:39de placement
00:42:40il y a urgence
00:42:41et ce texte doit être
00:42:42une opportunité
00:42:43pour y répondre
00:42:44comment entendez-vous
00:42:45renforcer sur tout
00:42:46le territoire
00:42:47les dispositifs
00:42:47d'accompagnement
00:42:48des enfants victimes
00:42:49de violences sexuelles
00:42:50je pense aux UAPED
00:42:51ils méritent
00:42:52d'être renforcés
00:42:53tant sur le volet
00:42:54d'accompagnement psychologique
00:42:55que sur le volet
00:42:56médico-légal
00:42:57tous les médecins
00:42:58en UAPED
00:42:59ne sont pas formés
00:43:00aux actes médico-léco
00:43:01et cela peut diminuer
00:43:03les chances
00:43:04en matière d'enquête
00:43:05donc est-ce que
00:43:06vous seriez favorable
00:43:07à une obligation
00:43:08de suivre une FSE
00:43:09en soins médico-léco
00:43:11pour les médecins
00:43:11intervenant en UAPED
00:43:13nous porterons
00:43:14des amendements
00:43:14avec la droite républicaine
00:43:15sur un point central
00:43:16réclamé à corps et à cri
00:43:17par les médecins
00:43:18l'immunité disciplinaire
00:43:19en cas de signalement
00:43:20il est insupportable
00:43:21qu'un médecin
00:43:22qui signale des violences
00:43:23sexuelles à la justice
00:43:24puisse être sanctionné
00:43:25par son ordre
00:43:25par une interdiction
00:43:26d'exercice
00:43:26au nom du secret médical
00:43:28c'est autant de cas d'enfants
00:43:29que nous ne protégeons pas
00:43:30lorsque le médecin
00:43:31entre le marteau
00:43:32et l'enclume
00:43:32hésite à signaler
00:43:33puisqu'il s'expose
00:43:34à une sanction
00:43:35l'accompagnement psychologique
00:43:37des victimes
00:43:37reste aujourd'hui
00:43:38à la charge des victimes
00:43:40accompagnement de longue durée
00:43:41les consultations
00:43:42chez les psychologues
00:43:42ne sont pas remboursées
00:43:43pouvons-nous envisager
00:43:45la mise en place
00:43:45d'un protocole
00:43:46d'accompagnement psychologique
00:43:47adapté et pris en charge
00:43:48pour les victimes
00:43:49le taux de suicide
00:43:50est plus élevé
00:43:50chez les victimes
00:43:51de violences sexuelles
00:43:52il n'est pas concevable
00:43:53de les laisser plus longtemps
00:43:54sans soutien institutionnel
00:43:55adapté et construit
00:43:56autre point
00:43:57la lutte contre la récidive
00:43:58et la prévention primaire
00:43:59aujourd'hui en France
00:44:00il n'existe aucun centre
00:44:02ressource
00:44:02pour l'accompagnement
00:44:03des mineurs
00:44:03auteurs d'infractions sexuelles
00:44:05pour les adultes
00:44:06les criaves existent
00:44:07mais rien pour les mineurs
00:44:09or c'est un enjeu majeur
00:44:10de prévention de la récidive
00:44:11enfin que pensez-vous
00:44:13de l'obligation
00:44:13des traitements anti-hormonaux
00:44:15dit castration chimique
00:44:16de l'avis de psychiatre
00:44:17de criaves
00:44:18que j'ai pu auditionner
00:44:19ces traitements
00:44:20fantasmes et pulsions
00:44:21permettent de réduire
00:44:22le risque de passage à l'acte
00:44:24je sais que les médecins
00:44:25ne sont pas favorables
00:44:26à l'obligation
00:44:26mais dans ce cas
00:44:27pourrait-on envisager
00:44:28à minima
00:44:29une obligation
00:44:29de proposer le traitement
00:44:30par des professionnels
00:44:31de santé
00:44:32et le cas échéant
00:44:33une aggravation de la peine
00:44:34en cas de passage à l'acte
00:44:36ou de récidive
00:44:36en cas de refus
00:44:37du traitement
00:44:38pourtant préconisé
00:44:39je vous remercie
00:44:40merci beaucoup
00:44:41on va passer à monsieur
00:44:43Arnaud Bonnet
00:44:43pour le groupe
00:44:45écologiste et social
00:44:46merci madame la présidente
00:44:48mesdames les rapporteurs
00:44:49madame la ministre
00:44:50monsieur le ministre
00:44:51nous discutons enfin
00:44:52de ce projet de loi
00:44:52sur la protection
00:44:53de l'enfance
00:44:54ce ne sont pas
00:44:55nos premiers échanges
00:44:55sur ce texte
00:44:56mais au regard de celui-ci
00:44:57il me semble qu'il faille
00:44:58à nouveau rappeler
00:44:59les enjeux
00:44:59de la protection
00:45:00de l'enfance
00:45:01depuis le début
00:45:01de mon mandat
00:45:02j'ai pris part
00:45:02à trois commissions
00:45:03d'enquête
00:45:04une mission d'information
00:45:04sur les sujets
00:45:05des violences faites aux enfants
00:45:06des députés
00:45:07souvent les mêmes
00:45:08il faut bien le dire
00:45:08travailler continuellement
00:45:09avec les premiers concernés
00:45:10sur les sujets
00:45:11des violences sur les enfants
00:45:12un fait ressort
00:45:13à chaque fois
00:45:13le caractère systémique
00:45:15et massif
00:45:16de ces violences
00:45:16les actualités récentes
00:45:18malheureusement
00:45:19quotidiennes
00:45:19nous le montrent
00:45:20tout le temps
00:45:21les solutions
00:45:22pour protéger les enfants
00:45:23nous en connaissons
00:45:24un bon nombre
00:45:25et nos débats
00:45:25les enrichissent
00:45:26quotidiennement
00:45:27vous nous aviez promis
00:45:28que ce projet de loi
00:45:29refonderait la protection
00:45:30de l'enfance
00:45:31pour enfin nous permettre
00:45:32d'assumer pleinement
00:45:33notre responsabilité
00:45:34celle de protéger
00:45:35ces enfants
00:45:35et pourtant
00:45:37vous nous proposez
00:45:38un texte
00:45:38qui se trouve élargi
00:45:39dans une précipitation
00:45:40de rédaction
00:45:40qui n'aurait pas dû être
00:45:41au vu du travail de fond
00:45:42qui a déjà eu lieu ici
00:45:44il reste trop pauvre
00:45:45et très insuffisant
00:45:46face à l'ampleur du problème
00:45:47le nombre d'amendements
00:45:49d'ailleurs le montre
00:45:50il était à l'image
00:45:52du décalage
00:45:52entre le texte
00:45:53et la réalité
00:45:54vous nous obligez
00:45:55à essayer de trouver
00:45:56des solutions
00:45:56dans l'urgence
00:45:57pour tenter
00:45:57d'améliorer
00:45:58ce qui peut l'être
00:45:59nous sommes très loin
00:46:00de la refonte attendue
00:46:01que les professionnels
00:46:02les associations
00:46:03et les enfants eux-mêmes
00:46:04demandent visiblement en vain
00:46:06il n'y a rien
00:46:07pour renforcer les moyens
00:46:08parce qu'il faut des moyens
00:46:09rien pour améliorer
00:46:10concrètement
00:46:11les conditions de travail
00:46:12des professionnels
00:46:13parce qu'il faut
00:46:13de la disponibilité mentale
00:46:15pour s'occuper des enfants
00:46:16rien pour les jeunes majeurs
00:46:18une insuffisance
00:46:19je le pense
00:46:20pour encourager
00:46:21l'accès à la santé
00:46:22à la scolarisation
00:46:22des enfants
00:46:23de l'aide sociale
00:46:23en France
00:46:24en santé
00:46:25encore une fois
00:46:26j'alerte sur la pyramide
00:46:27des âges
00:46:27des pédopsychiatres
00:46:28au vu de la santé mentale
00:46:29de nos jeunes
00:46:30et plus encore
00:46:30lorsqu'ils et elles
00:46:31ont des fragilités
00:46:32pour l'éducation
00:46:34les chiffres parlent d'eux-mêmes
00:46:35monsieur le ministre
00:46:36et nos collègues l'ont dit
00:46:37notamment sur les infirmières scolaires
00:46:38mais pas que
00:46:3916% des enfants placés
00:46:40à l'aide sociale
00:46:41à l'enfance
00:46:42sont déscolarisés
00:46:43à 16 ans
00:46:44donc il faut quelque chose
00:46:45de percutant
00:46:46au niveau de l'éducation nationale
00:46:47contre 4% seulement
00:46:48pour la population générale
00:46:50même si c'est déjà trop élevé
00:46:51en l'état
00:46:53votre texte laisse transparaître
00:46:55une vision gestionnaire
00:46:56au moins coûtant
00:46:57si des éléments
00:46:58nous paraissent positifs
00:46:59par exemple
00:46:59nous avançons
00:47:00sur l'attestation
00:47:01d'honorabilité
00:47:02mais quid d'un fichier national
00:47:03pour tous les secteurs
00:47:04un dispositif simple
00:47:05homogène
00:47:06consultable
00:47:07par tous les domaines
00:47:09du quotidien
00:47:09au contact des enfants
00:47:11nous ne faisons plus
00:47:12de rustine
00:47:13en fait
00:47:13il faut que la protection
00:47:14des enfants
00:47:15devienne un fondement
00:47:16structurel de notre société
00:47:17et nous pouvons encore
00:47:18faire avancer ce texte
00:47:19pour nous en approcher
00:47:21un peu
00:47:23Merci beaucoup
00:47:24Madame Sabine Gervais
00:47:26pour le groupe
00:47:26Les Démocrates
00:47:27Merci Madame la Présidente
00:47:29Madame la Ministre
00:47:30Monsieur le Ministre
00:47:31je souhaite vous interroger
00:47:33sur un même enjeu
00:47:35celui de la continuité
00:47:36du parcours des enfants
00:47:37les plus vulnérables
00:47:39trop souvent
00:47:40les défaillances
00:47:41de nos politiques publiques
00:47:42se traduisent
00:47:43par des ruptures
00:47:43de prise en charge
00:47:44qui fragilisent
00:47:46encore davantage
00:47:47des enfants
00:47:47déjà confrontés
00:47:48à des situations
00:47:50extrêmement difficiles
00:47:51Je pense d'abord
00:47:53aux enfants
00:47:53qui cumulent
00:47:54une mesure de protection
00:47:55de l'enfance
00:47:56et une situation
00:47:57de handicap
00:47:58Parfois
00:47:59les établissements
00:48:00médico-sociaux
00:48:01auxquels ils ont été orientés
00:48:03ferment une partie
00:48:04de l'année
00:48:04et l'aide sociale
00:48:06à l'enfance
00:48:07devient
00:48:07une solution
00:48:09par défaut
00:48:10pour compenser
00:48:11l'absence
00:48:12de prise en charge
00:48:13continue
00:48:13en IME
00:48:14ou en ITEP
00:48:15alors même
00:48:16que ces enfants
00:48:17ont besoin
00:48:17d'accompagnement
00:48:19spécialisé
00:48:20assuré
00:48:21par des professionnels
00:48:22formés
00:48:22et compétents
00:48:23J'ai déposé
00:48:25un amendement
00:48:25qui s'inspire
00:48:26de l'article 1er
00:48:28Terre A
00:48:29de la proposition
00:48:30de loi
00:48:31visant à renforcer
00:48:32le parcours
00:48:33inclusif
00:48:33des élèves
00:48:34en situation
00:48:34de handicap
00:48:35Il vise
00:48:36à reconnaître
00:48:37le droit
00:48:37de ces enfants
00:48:38à un accueil
00:48:39continu
00:48:39365 jours
00:48:41par an
00:48:41lorsque leur retour
00:48:43à domicile
00:48:43n'est pas possible
00:48:44Il permet également
00:48:45aux juges
00:48:46des enfants
00:48:46de prononcer
00:48:47directement un placement
00:48:48dans un établissement
00:48:49médico-social
00:48:50lorsque l'enfant
00:48:52bénéficie déjà
00:48:53d'une notification
00:48:54de la MDPH
00:48:55sans passer
00:48:56systématiquement
00:48:57par l'aide sociale
00:48:58à l'enfance
00:48:58Par ailleurs
00:49:00les enfants confiés
00:49:01à la ZE
00:49:01connaissent encore
00:49:02trop souvent
00:49:03des ruptures
00:49:03de scolarisés
00:49:04faute d'affectation
00:49:06d'accompagnement
00:49:07ou de moyens
00:49:08suffisants
00:49:09certains restent
00:49:11plusieurs semaines
00:49:12parfois plusieurs mois
00:49:13sans école
00:49:14Là encore
00:49:15les départements
00:49:16se retrouvent
00:49:16à gérer
00:49:17les conséquences
00:49:18de difficultés
00:49:18qui relèvent
00:49:19pourtant
00:49:19des missions
00:49:20de l'Etat
00:49:21J'ai donc
00:49:22également déposé
00:49:23un amendement
00:49:24qui affirme
00:49:25un principe simple
00:49:26Une mesure
00:49:27de placement
00:49:28au titre
00:49:28de la protection
00:49:29de l'enfance
00:49:30ne peut avoir
00:49:31pour effet
00:49:32ni pour conséquence
00:49:34ni une interruption
00:49:35durable
00:49:36de la scolarité
00:49:37Le droit
00:49:38à l'éducation
00:49:39doit être garantie
00:49:40à tous les enfants
00:49:41quelles que soient
00:49:42les circonstances
00:49:43de leur prise en charge
00:49:44C'est pourquoi
00:49:45ma question est simple
00:49:46Madame la Ministre
00:49:48Monsieur le Ministre
00:49:49êtes-vous favorable
00:49:50à mes deux amendements
00:49:51qui au fond
00:49:53poursuivent
00:49:54un même objectif
00:49:55faire en sorte
00:49:56que les insuffisances
00:49:57de nos politiques publiques
00:49:58ne se traduisent plus
00:49:59par des ruptures
00:50:00de parcours
00:50:01pour les enfants
00:50:01les plus fragiles
00:50:02ni par un transfert
00:50:04de responsabilité
00:50:05vers les départements
00:50:06lorsque celles-ci
00:50:07relèvent de l'Etat
00:50:09Je vous remercie
00:50:10Merci beaucoup
00:50:12Madame Véronique Lundemann
00:50:13du groupe Horizon
00:50:15Madame la Présidente
00:50:16Mesdames les rapporteurs
00:50:18Madame la Ministre
00:50:19Monsieur le Ministre
00:50:19mes chers collègues
00:50:20Bien évidemment
00:50:22ce projet de loi
00:50:23renforce la protection
00:50:24des enfants
00:50:25et nous en sommes satisfaits
00:50:28on pourrait toujours
00:50:29aller plus loin
00:50:29bien évidemment
00:50:30et ce que je vais vous proposer
00:50:31aujourd'hui
00:50:32peut se mettre en place
00:50:32rapidement
00:50:33pour protéger
00:50:34nos enfants
00:50:35dans les structures scolaires
00:50:36périscolaires
00:50:37et activités de sport
00:50:39et de loisirs
00:50:39Avant d'être députée
00:50:41j'ai dirigé
00:50:42pendant des années
00:50:43un établissement scolaire
00:50:44je connais donc
00:50:45de l'intérieur
00:50:46un moment
00:50:47qui passe souvent
00:50:48sous les radars
00:50:49celui où l'enfant
00:50:50quitte la classe
00:50:51et passe
00:50:52parfois
00:50:53en quelques minutes
00:50:54sous la responsabilité
00:50:55d'un autre adulte
00:50:57qu'il s'agisse
00:50:58d'un animateur
00:50:58du périscolaire
00:50:59d'un agent communal
00:51:00ou de ses parents
00:51:01ces temps charnières
00:51:03l'accueil du matin
00:51:04l'interclasse
00:51:05la sortie vers la garderie
00:51:06ou l'étude
00:51:07sont juridiquement
00:51:09des zones grises
00:51:10la responsabilité
00:51:12bascule
00:51:12de l'état
00:51:13vers la commune
00:51:14parfois
00:51:15sans passation formelle
00:51:16et sans transmission
00:51:18d'informations
00:51:19un enfant
00:51:20peut s'y perdre
00:51:21au sens propre
00:51:22et un signe
00:51:23d'alerte
00:51:24repéré
00:51:25par un animateur
00:51:26peut ne jamais remonter
00:51:28c'est
00:51:29je crois
00:51:29un angle mort
00:51:30de la protection
00:51:31de l'enfance
00:51:32la continuité
00:51:33du regard adulte
00:51:34autour de l'enfant
00:51:35ne devrait jamais
00:51:37se rompre
00:51:37entre deux dispositifs
00:51:39et pourtant
00:51:40bien organisé
00:51:41ces moments
00:51:41de passation
00:51:42sont tout le contraire
00:51:45d'une faille
00:51:45ils sont des remparts
00:51:47car c'est précisément là
00:51:48au passage
00:51:49d'un adulte
00:51:50à l'autre
00:51:51que les regards
00:51:52se croisent
00:51:52que les informations
00:51:54se transmettent
00:51:55et qu'un enfant
00:51:56en difficulté
00:51:57peut être repéré
00:51:58une passation réussie
00:52:00c'est une chaîne
00:52:01de vigilance
00:52:02qui ne se brise pas
00:52:03c'est l'une
00:52:04des premières
00:52:05protections
00:52:05que nous puissions
00:52:06offrir à l'enfant
00:52:08mes questions
00:52:09sont donc très concrètes
00:52:10madame la ministre
00:52:12le comité stratégique
00:52:13pour la refondation
00:52:14de la protection
00:52:15de l'enfance
00:52:16que vous avez lancé
00:52:17prévoit-il de traiter
00:52:19ces temps de transition
00:52:20comme un maillon
00:52:21à part entière
00:52:22en particulier
00:52:23la transmission
00:52:24d'informations
00:52:25entre les adultes
00:52:26qui entourent l'enfant
00:52:27monsieur le ministre
00:52:29l'éducation nationale
00:52:31envisage-t-elle
00:52:32un référentiel
00:52:33national de passation
00:52:34clair et simple
00:52:36entre temps scolaire
00:52:37et périscolaire
00:52:38tout particulièrement
00:52:39pour les plus jeunes
00:52:40enfants en maternelle
00:52:42et dans les classes
00:52:43de cycle 2
00:52:43ces temps de transition
00:52:46sont aussi ceux
00:52:47où l'enfant
00:52:47accède à des activités
00:52:49sportives
00:52:49culturelles
00:52:50ou de loisirs
00:52:51qui contribuent
00:52:52à son équilibre
00:52:53et à son épanouissement
00:52:54comment garantir
00:52:56qu'il demeure partout
00:52:57des temps encadrés
00:52:58et attentifs
00:52:59où nul enfant
00:53:01ne passe inaperçu
00:53:02et parce qu'on ne protège
00:53:04jamais un enfant seul
00:53:05comment mieux
00:53:06associer les familles
00:53:08à ces moments
00:53:08dans un esprit
00:53:09de co-éducation
00:53:11pour que le lien
00:53:12entre l'école
00:53:13la commune
00:53:14et les parents
00:53:14ne se rompent
00:53:15jamais autour de l'enfant
00:53:16merci beaucoup
00:53:18madame Constance
00:53:19de Pénichy
00:53:20pour le groupe
00:53:21Liberté indépendant
00:53:21Outre-mer
00:53:22et Territoire
00:53:22merci madame la présidente
00:53:25madame la ministre
00:53:26monsieur le ministre
00:53:27chers collègues
00:53:27les drames et les violences
00:53:29se succèdent
00:53:30de même que les alertes
00:53:31des professionnels
00:53:32chargés de la protection
00:53:33de l'enfance
00:53:34qui répètent
00:53:35inlassablement
00:53:35la même réalité
00:53:37notre système
00:53:38de protection
00:53:38de l'enfance
00:53:39est à bout de souffle
00:53:40et n'a plus la capacité
00:53:41de garantir
00:53:42des conditions d'accueil
00:53:43dignes
00:53:43et conformes
00:53:44à l'intérêt supérieur
00:53:45de l'enfant
00:53:46permettez-moi
00:53:47d'illustrer ce constat
00:53:48par la situation
00:53:49de mon département
00:53:50le Loiret
00:53:50en 2025
00:53:52153 enfants
00:53:53âgés
00:53:53de moins de 2 ans
00:53:54y sont placés
00:53:55sur décision de justice
00:53:56un chiffre presque
00:53:58multiplié par 7
00:53:59depuis 2018
00:54:00l'été dernier encore
00:54:0215 nourrissons
00:54:03ont dû être pris
00:54:04en charge
00:54:04en urgence
00:54:05certains ayant fait
00:54:05l'objet d'un signe allemand
00:54:06avant même leur naissance
00:54:08et cela
00:54:09alors que le département
00:54:10ne dispose plus
00:54:11d'aucune pouponnière
00:54:12depuis 2008
00:54:12c'est la traduction
00:54:14concrète
00:54:14dans nos territoires
00:54:15de ce que vivent
00:54:16partout
00:54:17les services départementaux
00:54:18à ce titre
00:54:19les mesures proposées
00:54:20par ce projet de loi
00:54:21constituent pour beaucoup
00:54:22des réponses utiles
00:54:23comme les dispositions
00:54:25visant à développer
00:54:26le recours
00:54:26aux tiers dignes
00:54:27de confiance
00:54:27à celles sur l'élargissement
00:54:30du recrutement
00:54:30des assistants familiaux
00:54:32ou encore
00:54:32le contrôle systématique
00:54:34des antécédents judiciaires
00:54:35des personnels
00:54:36et bénévoles
00:54:36au contact des enfants
00:54:37à l'école
00:54:38comme dans les structures
00:54:39d'accueil
00:54:40mesure tant attendue
00:54:42mais ce projet de loi
00:54:45aussi attendu soit-il
00:54:46ne constitue pas
00:54:47le grand soir
00:54:47de la protection
00:54:48de l'enfance
00:54:48vous l'avez dit
00:54:50Madame la Ministre
00:54:51il ne fait que répondre
00:54:52à l'urgence
00:54:52il ne répond donc
00:54:54ni aux constats
00:54:54des rapports
00:54:55et commissions d'enquête
00:54:56ni aux alertes
00:54:57de la civise
00:54:58ni à celles
00:54:59de la défenseur
00:55:00des droits
00:55:00surtout il passe à côté
00:55:01de la question
00:55:02des moyens conférés
00:55:03au département
00:55:04pour la conduite
00:55:04de cette politique
00:55:05et la question
00:55:06de l'attractivité
00:55:07des métiers du social
00:55:08et de la protection
00:55:09de l'enfance
00:55:10et pourtant
00:55:10là nous sommes
00:55:12dans l'urgence
00:55:12sans cela
00:55:13aucune loi
00:55:14aussi bien rédigée
00:55:15soit-elle
00:55:15ne pourra réellement
00:55:16être mise en oeuvre
00:55:17je rejoins également
00:55:19la rapporteure Maximi
00:55:20sur la question
00:55:20de la prévention
00:55:21j'en profite
00:55:22Madame la Ministre
00:55:23pour vous interroger
00:55:24sur la pédopsychiatrie
00:55:25vous avez récemment
00:55:26mis en place
00:55:26le bilan de santé
00:55:27et de prévention
00:55:28et le parcours
00:55:28coordonné
00:55:29enfance protégée
00:55:30que nous saluons
00:55:31cependant nous craignons
00:55:33que ces dispositifs
00:55:33ne puissent être
00:55:34pleinement déployés
00:55:35faute de moyens
00:55:36le bilan de santé
00:55:37pourtant obligatoire
00:55:38depuis la loi TAC
00:55:39ne bénéficient qu'à
00:55:40un enfant sur trois
00:55:41la dimension psychique
00:55:43y est encore trop
00:55:43peu prise en compte
00:55:44tandis que les difficultés
00:55:45de recrutement
00:55:46des psychologues
00:55:47risquent de se reproduire
00:55:48vous avez dit
00:55:49que cela concernait
00:55:50finalement peu d'enfants
00:55:51pourtant ils sont
00:55:51au moins 20%
00:55:52chez les enfants confiés
00:55:54et sont les premiers
00:55:55concernés par la dégradation
00:55:56de la santé mentale
00:55:57des jeunes
00:55:57puisqu'ils représenteraient
00:55:58la moitié
00:55:59des jeunes hospitalisés
00:56:00en psychiatrie
00:56:01quelle garantie
00:56:03apportez-vous
00:56:03sur les moyens
00:56:04en pédopsychiatrie
00:56:05dans les départements
00:56:06le gouvernement
00:56:07est-il prêt
00:56:08à prévoir
00:56:08dès le prochain
00:56:09PLFSS
00:56:10des financements
00:56:11pérennes
00:56:12ou expérimentaux
00:56:13afin que l'accompagnement
00:56:14psychique
00:56:15des enfants de la ZE
00:56:16devienne une réalité
00:56:17je vous remercie
00:56:18merci beaucoup
00:56:19monsieur Yannick Monnet
00:56:20pour le groupe
00:56:21de la gauche
00:56:22démocrate et républicaine
00:56:23merci madame la présidente
00:56:25madame la ministre
00:56:26monsieur le ministre
00:56:27je dois dire
00:56:27que je suis toujours étonné
00:56:29de la position
00:56:29de ce gouvernement
00:56:30et de ceux
00:56:31qui l'ont précédé
00:56:32ces neuf dernières années
00:56:33dès lors qu'il s'agit
00:56:34de protéger
00:56:34les personnes
00:56:35dites vulnérables
00:56:36Emmanuel Macron
00:56:37nous avait promis
00:56:38une loi grand âge
00:56:38elle ne sera jamais venue
00:56:39mais nous aurons discuté
00:56:41quelques mesures épars
00:56:41sans prendre le temps
00:56:42de remettre à plat
00:56:43la cinquième branche
00:56:44de la sécurité sociale
00:56:45et son financement
00:56:45pérenne
00:56:46les personnes en situation
00:56:47de handicap
00:56:48figurent aussi
00:56:48au nombre
00:56:49de nos concitoyens
00:56:50grandement délaissés
00:56:51alors même que
00:56:52le récent bilan
00:56:52de la loi 2005
00:56:53nous indique clairement
00:56:54les défaillances
00:56:54de notre politique
00:56:55publique d'accompagnement
00:56:57quant aux enfants
00:56:58et en particulier
00:56:58quant à l'aide sociale
00:56:59à l'enfance
00:57:00on nous avait promis
00:57:01une refondation
00:57:02de la protection
00:57:02de l'enfance
00:57:03et en lieu et place
00:57:04nous nous retrouvons
00:57:05aujourd'hui avec un projet
00:57:06de loi dont l'ensemble
00:57:07des associations
00:57:08du champ de la protection
00:57:09de l'enfance
00:57:10soulignent unanimement
00:57:11à quel point
00:57:12il est inadapté
00:57:12et ne consiste
00:57:13qu'en un amas
00:57:14de petites mesures techniques
00:57:15qui ne répondent pas
00:57:16à la crise structurelle
00:57:17que traversent
00:57:18les enfants protégés
00:57:19les familles
00:57:19les professionnels
00:57:20et les associations
00:57:21qui les accompagnent
00:57:22dans ce contexte
00:57:23je suis également fort étonné
00:57:24madame la ministre
00:57:25que vous ayez pu déclarer
00:57:26que ce projet de loi
00:57:27ferait consensus
00:57:29à mon sens
00:57:30ce qui fait consensus
00:57:30parce qu'elles sont
00:57:31amplement documentées
00:57:32c'est la crise
00:57:33de la protection
00:57:34de l'enfance
00:57:34et ses causes
00:57:35les travaux
00:57:36de la commission
00:57:37d'enquête
00:57:37de l'assemblée nationale
00:57:38présidée par Isabelle Santiago
00:57:39comme les rapports
00:57:41du défenseur des droits
00:57:41de l'UNICEF
00:57:43du conseil national
00:57:43de la protection
00:57:44de l'enfance
00:57:44ou du conseil économique
00:57:46social et environnemental
00:57:47convergent vers un seul
00:57:48et même diagnostic
00:57:49la protection
00:57:51de l'enfance
00:57:51souffre autant
00:57:52d'un déficit de moyens
00:57:53que d'un déficit
00:57:54de gouvernance
00:57:55le rapport du sénateur
00:57:56Beaune en 2023
00:57:57appelait d'ailleurs
00:57:58en dehors de quelques
00:58:00points précis
00:58:00un moratoire législatif
00:58:02et pourtant
00:58:03ce projet de loi
00:58:04ne tient aucunement
00:58:05compte de ses avis
00:58:06d'une refondation
00:58:08nous voilà donc conduits
00:58:09à une simple adaptation
00:58:10des lois en vigueur
00:58:11mais sans jamais
00:58:12s'interroger
00:58:12sur les difficultés
00:58:13à rencontrer
00:58:13pour leur donner
00:58:14toutes leurs forces
00:58:15et leur portée
00:58:15en conséquence
00:58:17mes questions sont simples
00:58:19comment ce projet de loi
00:58:21pourrait-il être mis en oeuvre
00:58:22avec 30 000 postes vacants
00:58:23dans le secteur social
00:58:24et médico-social
00:58:25avec un secteur
00:58:26de pédopsychiatrie
00:58:27qui a subi en 10 ans
00:58:28une réduction
00:58:29de plus de la moitié
00:58:30de ses lits
00:58:30en établissement public
00:58:31avec une médecine scolaire
00:58:33qui est en première ligne
00:58:34des signalements
00:58:35et qui ne dispose
00:58:36que de 7500 infirmières
00:58:38pour 60 000 établissements scolaires
00:58:40avec une dégradation continue
00:58:42des PMI
00:58:43de la pédiatrie
00:58:44et de la prévention spécialisée
00:58:45en quoi ce projet de loi
00:58:47permettra-t-il enfin
00:58:48d'améliorer
00:58:49la gouvernance
00:58:49de la politique publique
00:58:50de l'enfance
00:58:51nous avons donc
00:58:52beaucoup de travail
00:58:55merci beaucoup
00:58:56monsieur Antoine Valentin
00:58:58pour l'union des droites
00:58:59pour la république
00:58:59merci madame la présidente
00:59:01madame la ministre de la santé
00:59:03monsieur le ministre
00:59:03de l'éducation nationale
00:59:04mes chers collègues
00:59:05on nous présente ce soir
00:59:07un texte de refondation
00:59:08c'est un texte de rattrapage
00:59:10il n'arrive pas
00:59:11après une réflexion
00:59:12de l'état
00:59:12il arrive après
00:59:14le drame de trop
00:59:15pour notre société
00:59:16celui du scandale
00:59:17des violences sexuelles
00:59:18dans le périscolaire parisien
00:59:20encore le terrible drame
00:59:21de la jeune Liana
00:59:22pourtant l'alerte
00:59:23ne date pas d'hier
00:59:24la cour des comptes
00:59:26des 2020
00:59:26pointait des ambitions
00:59:28législatives
00:59:28qui tardent à se réaliser
00:59:30et la commission d'enquête
00:59:31de notre assemblée
00:59:32parlait en avril 2025
00:59:34d'une politique
00:59:35profondément
00:59:36et structurellement
00:59:38dysfonctionnelle
00:59:38monsieur le ministre
00:59:40de l'éducation nationale
00:59:41madame la ministre
00:59:41de la santé
00:59:42chacun de vos ministères
00:59:44hérite dans ce texte
00:59:45d'une obligation
00:59:46de contrôle
00:59:47des antécédents judiciaires
00:59:49qui auraient dû exister
00:59:50de longue date
00:59:51à l'école
00:59:52comme dans le soin
00:59:53sa création tardive
00:59:54est en creux
00:59:56l'aveu d'une défaillance
00:59:57ancienne
00:59:58et nous nous interrogeons
00:59:59sur les moyens humains
01:00:01qui suivront
01:00:01dans les rectorats
01:00:03ou dans les structures
01:00:04de soins
01:00:04évidemment
01:00:05madame la ministre
01:00:06vous qui portez aussi
01:00:08la santé mentale
01:00:08vous savez que
01:00:10le suivi psychiatrique
01:00:11des auteurs
01:00:12identifiés
01:00:13de violences
01:00:13sur mineurs
01:00:14est une faille
01:00:15au moins aussi grave
01:00:16que celle des recrutements
01:00:17et ce texte
01:00:18n'en dit pas un mot
01:00:20mais le véritable angle mort
01:00:22de ce projet de loi
01:00:22dépasse vos deux ministères
01:00:24sur dix articles
01:00:25un seul
01:00:26l'article 5
01:00:27s'attaque frontalement
01:00:29à la présence
01:00:30des prédateurs
01:00:31auprès des enfants
01:00:32un seul article
01:00:33sur dix
01:00:33pour traiter
01:00:34la racine du problème
01:00:35que ce texte
01:00:37prétend résoudre
01:00:38pas une peine penchée
01:00:39pas un renforcement
01:00:41des sanctions
01:00:41pas une mesure
01:00:43contre la récidive
01:00:44mes chers collègues
01:00:45nous voulons
01:00:46protéger les enfants
01:00:47alors nous soutiendrons
01:00:48avec mon groupe UDR
01:00:50et notre président
01:00:50Éric Ciotti
01:00:51tout avancé
01:00:52qui le permettra
01:00:53mais notre exigence
01:00:55et notre devoir
01:00:56envers les enfants
01:00:57nous empêchent
01:00:57de nous satisfaire
01:00:58d'un texte
01:00:59qui traite les symptômes
01:01:00sans s'attaquer
01:01:01à la cause la plus grave
01:01:02ainsi nous poursuivrons
01:01:04le travail en commission
01:01:05pour améliorer
01:01:06ce projet de loi
01:01:07je vous remercie
01:01:08merci beaucoup
01:01:09je vais laisser la parole
01:01:10à madame et monsieur
01:01:12les ministres
01:01:12pour répondre
01:01:13à ces différentes interrogations
01:01:15je vous remercie
01:01:17et je vous laisse
01:01:17voir lequel d'entre vous
01:01:19veut commencer
01:01:24alors
01:01:25merci madame
01:01:26la présidente
01:01:30peut-être
01:01:31je vais commencer
01:01:32pour toutes les questions
01:01:33concernant
01:01:34l'accès aux soins
01:01:35et notamment
01:01:36la santé mentale
01:01:37mais pas que
01:01:38et le sujet
01:01:40d'un texte
01:01:41de refondation
01:01:41j'ai bien dit
01:01:42dans mon propos liminaire
01:01:44que la refondation
01:01:45de la protection
01:01:45de l'enfance
01:01:46ne concernait pas
01:01:47que ce texte
01:01:48ce texte est une brique
01:01:49qui lève des blocages
01:01:50et notamment juridiques
01:01:51qui permettent
01:01:52de rentrer dans un tout
01:01:53de refondation
01:01:54de l'enfant
01:01:55dans ce cadre
01:01:56de la refondation
01:01:58il y a la clarification
01:01:59des responsabilités
01:02:00notamment les responsabilités
01:02:02de l'état
01:02:02que sont
01:02:03l'éducation
01:02:04et la santé
01:02:05sur
01:02:06les
01:02:08sur ces sujets
01:02:10et notamment
01:02:11la partie
01:02:12accès aux soins
01:02:13parce que ça concerne
01:02:13beaucoup de questions
01:02:14qui ont été posées
01:02:16donc la première étape
01:02:17était évidemment
01:02:18de généraliser
01:02:19et de renforcer
01:02:20le parcours
01:02:21coordonné
01:02:22renforcé
01:02:22parce que
01:02:23cette décision
01:02:25et ce financement
01:02:26qui a été mis à côté
01:02:27je rappelle que c'est
01:02:2811 millions d'euros
01:02:30pour 2026
01:02:30qui va monter
01:02:32progressivement
01:02:33dans les 2-3 ans
01:02:34pour arriver
01:02:35à 34 millions
01:02:38cette mesure-là
01:02:39cette généralisation
01:02:41va permettre
01:02:41que tous les enfants
01:02:42qui sont confiés
01:02:43à l'ASE
01:02:43quand ils arriveront
01:02:45à l'ASE
01:02:46auront un bilan
01:02:47de santé
01:02:47et la prise en charge
01:02:49des soins
01:02:50dont ils ont besoin
01:02:53ergothérapeutes
01:02:53psychologues
01:02:54psychiatres
01:02:55etc.
01:02:56qui naît
01:02:57et donc
01:02:58de façon adaptée
01:02:59parce qu'il y avait
01:03:00des questions
01:03:00sur l'adaptation
01:03:02des enfants
01:03:02des enfants
01:03:04en difficulté
01:03:05particulière
01:03:07ce parcours
01:03:08coordonné
01:03:09renforcé
01:03:10est une avancée
01:03:12je le crois
01:03:12très très importante
01:03:13qu'il fallait absolument
01:03:14financer
01:03:16notamment dans sa part
01:03:17de coordination
01:03:17beaucoup de
01:03:18travaux
01:03:19avec les professionnels
01:03:21avec les acteurs
01:03:22sur ce point
01:03:23ensuite
01:03:24l'un dedans
01:03:24s'inscrit
01:03:25évidemment
01:03:25la santé mentale
01:03:26qui est une partie
01:03:26des soins
01:03:27sur la santé mentale
01:03:29je ne veux pas rappeler
01:03:30ici l'ensemble des mesures
01:03:31qui ont été mises en place
01:03:32et qui vont bénéficier
01:03:34à l'ensemble de la population
01:03:35mais aussi
01:03:36évidemment
01:03:37aux enfants confiés
01:03:38mais pour les enfants confiés
01:03:39nous
01:03:40nous
01:03:42finançons
01:03:43soutenons aussi
01:03:44les projets
01:03:45pour les plus
01:03:48les traumatismes
01:03:49les plus sévères
01:03:50qui sont
01:03:50les projets
01:03:51type
01:03:52Astéria
01:03:53qui sont
01:03:53une prise en charge
01:03:54dans des formes
01:03:55d'hôpital de jour
01:03:56qui permettent
01:03:57une prise en charge
01:03:58d'expertise
01:04:00sur ces
01:04:02polytraumatismes
01:04:03ces centres
01:04:04qui sont portés
01:04:04certains
01:04:05par Céline Greco
01:04:06et dont l'objectif
01:04:08est le financement
01:04:08qui est
01:04:09programmé
01:04:10et qu'il y en est
01:04:11au moins un
01:04:12par région
01:04:12vous savez
01:04:14qu'on est dans
01:04:15le développement
01:04:16de ces centres
01:04:18ça c'est pour
01:04:19parler
01:04:19de la brique
01:04:20santé
01:04:21mais qui n'est pas
01:04:21effectivement
01:04:22dans ce texte
01:04:24le parcours
01:04:25coordonné en français
01:04:26il a déjà
01:04:26je l'ai annoncé
01:04:28en janvier
01:04:29pour qu'il soit
01:04:30généralisé
01:04:31dès
01:04:322026
01:04:35sur les moyens
01:04:37donc il y a
01:04:37les moyens
01:04:38concernant
01:04:38ce parcours
01:04:39coordonné en français
01:04:40dont je vous ai parlé
01:04:41les moyens
01:04:42sur la psychiatrie
01:04:43qui sont
01:04:44dans le PLFSS
01:04:46notamment
01:04:46je rappelle
01:04:47quand même
01:04:48que sur ces moyens
01:04:49de psychiatrie
01:04:51nous avons
01:04:53avancé
01:04:53je rappelle
01:04:54que la psychiatrie
01:04:54est la deuxième spécialité
01:04:56choisie
01:04:56pour les internes
01:04:57nous sommes à 600 postes
01:04:59ouverts
01:04:59de psychiatres
01:05:00donc juste après
01:05:01le nombre de médecins
01:05:02généralistes
01:05:03c'est une augmentation
01:05:05budgétaire
01:05:06de 44%
01:05:07avec un
01:05:09financement
01:05:10de 13 milliards
01:05:10en 2025
01:05:12certes il y a eu
01:05:12des lits qui sont fermés
01:05:13mais je vous rappelle
01:05:14aussi que
01:05:15c'est par manque
01:05:16de professionnels
01:05:17que ces lits
01:05:18avaient été fermés
01:05:19et qu'on arrive
01:05:19au moment
01:05:20où dès
01:05:21en novembre
01:05:22nous allons avoir
01:05:2220% de plus
01:05:23d'internes
01:05:24qui nous permettent
01:05:25à la fin
01:05:25du numerus clausus
01:05:26de passer
01:05:26une étape
01:05:28donc nous devons
01:05:28continuer cet effort
01:05:29de formation
01:05:30de psychiatres
01:05:31de pédopsychiatres
01:05:33mais nous sommes
01:05:33sur une amélioration
01:05:35je rappelle que
01:05:36le nombre de psychologues
01:05:37a doublé aussi
01:05:38entre 2015
01:05:39et 2025
01:05:43sur
01:05:45alors
01:05:46pardon
01:05:50sur les questions
01:05:52des accueils
01:05:53relais
01:05:54je rappelle
01:05:55qu'il y a une formation
01:05:55prévue de 60 heures
01:05:57qui va permettre
01:05:58ces accueils relais
01:05:59de donner du temps
01:06:00de répit
01:06:00notamment
01:06:01face aux enfants
01:06:02qui sont de plus en plus
01:06:03quand on regarde
01:06:04le nombre
01:06:05en situation
01:06:06de handicap
01:06:06il y a besoin
01:06:08encore plus
01:06:09de répit
01:06:09pour ces familles
01:06:10et donc
01:06:11ces accueils relais
01:06:13vont permettre
01:06:14évidemment
01:06:15avec la formation
01:06:16d'augmenter
01:06:16on l'espère
01:06:17l'attractivité
01:06:18des métiers
01:06:19d'assistants familiaux
01:06:21parce que
01:06:22on peut se dire
01:06:23que si la qualité de vie
01:06:24des assistants familiaux
01:06:25en ayant un peu
01:06:26ce répit
01:06:28on va en avoir plus
01:06:29il y avait une question
01:06:31sur le décret
01:06:31de la fonction publique
01:06:32sur le cumul
01:06:33de l'activité
01:06:34d'assistants familiaux
01:06:35avec l'emploi
01:06:36des fonctionnaires
01:06:37il est prêt
01:06:39à rentrer
01:06:40en consultation
01:06:41et donc
01:06:41les consultations
01:06:42vont dire
01:06:42on rentre dans l'été
01:06:43mais à l'automne
01:06:45il pourra être pris
01:06:46on estime que début d'automne
01:06:47les consultations
01:06:48seront finies
01:06:49c'est pour
01:06:50permettre qu'un fonctionnaire
01:06:51public
01:06:52un fonctionnaire
01:06:53puisse être
01:06:54assistant
01:06:56familiaux
01:06:57en même temps
01:06:57sur le dossier numérique
01:06:59on y est plutôt
01:07:00favorable
01:07:02il y a d'ailleurs
01:07:03une expérimentation
01:07:04dans 4 départements
01:07:05et ça répond aussi
01:07:06aux questions
01:07:08de transition
01:07:09des moments
01:07:09de transition
01:07:11qui s'appelle
01:07:12le fil
01:07:13et c'est un sorte
01:07:14de carnet
01:07:15de vie
01:07:16de l'enfant
01:07:18confié
01:07:18qui permet
01:07:19cette transition
01:07:20plusieurs ont posé
01:07:21la question
01:07:22et donc
01:07:22ces expérimentations
01:07:24que j'ai pu aller voir
01:07:25je ne sais plus où c'était
01:07:25à Aix-en-Provence
01:07:27semblent vraiment
01:07:29appréciées
01:07:30et utiles
01:07:30et efficaces
01:07:31auprès des professionnels
01:07:32et donc il faudra
01:07:34les poursuivre
01:07:34et surtout
01:07:35les généraliser
01:07:36si leur évaluation
01:07:37montre effectivement
01:07:39cela
01:07:40j'avais une question
01:07:42de madame
01:07:42le boucher
01:07:44ah oui ça c'est pour
01:07:45le rendez-vous
01:07:45on a reçu
01:07:46votre demande de rendez-vous
01:07:47il y a 4 jours
01:07:48vous savez qu'à chaque fois
01:07:49qu'on demande un rendez-vous
01:07:50il est honoré
01:07:51donc il sera honoré
01:07:54il y avait des questions
01:07:56sur les UAPED
01:07:58alors plusieurs
01:07:59plusieurs personnes
01:08:00plusieurs députés
01:08:01ont posé des questions
01:08:02sur les UAPED
01:08:03donc les unités
01:08:04d'accueil pédiatrique
01:08:06mais que vous connaissez
01:08:07nous vous souhaitons
01:08:08renforcer
01:08:09renforcer
01:08:09celles qui existent
01:08:11parce que
01:08:12il y a un besoin
01:08:14de personnel
01:08:16vous l'avez dit
01:08:17je crois
01:08:17madame
01:08:18n'y va
01:08:18former
01:08:19notamment
01:08:20aux nouvelles
01:08:20enfin
01:08:21aux violences
01:08:24sexuelles
01:08:25qui manquent
01:08:25parfois
01:08:26et donc
01:08:27on veut renforcer
01:08:28celles qui existent
01:08:28et surtout
01:08:29on veut augmenter
01:08:29le nombre
01:08:30pour qu'il puisse
01:08:31il manque une dizaine
01:08:32pour qu'il puisse y en avoir
01:08:34pour qu'il puisse y en avoir
01:08:35une par tribunal
01:08:36on est à 154
01:08:37et à la fin 2027
01:08:39on sera à 164
01:08:42donc avec
01:08:43une
01:08:44une par tribunal
01:08:45ce qui est important
01:08:46c'est qu'il y en ait
01:08:47au moins une par département
01:08:48ce qui est le cas
01:08:49et de surtout
01:08:50renforcer celles
01:08:51qui existent déjà
01:08:52qu'on évite
01:08:53d'éparpiller
01:08:54mais l'objectif
01:08:55est bien
01:08:55qu'il y en ait une
01:08:57par tribunal
01:09:00donc ça c'était
01:09:01les UAPED
01:09:04pour le signalement
01:09:05des ordres
01:09:06des
01:09:07pardon
01:09:07pour le signalement
01:09:08par les médecins
01:09:09c'est un sujet
01:09:11important
01:09:11c'est un sujet
01:09:12pour lequel on a
01:09:13beaucoup de discussion
01:09:14il y a des travaux
01:09:15qui existent
01:09:16au niveau européen
01:09:17puisqu'il y a une directive
01:09:18européenne
01:09:19qui devrait arriver
01:09:20plus une obligation
01:09:22de signalement
01:09:24la directive européenne
01:09:25va donner l'obligation
01:09:27aux médecins
01:09:28de signaler
01:09:29on est
01:09:30c'est à mettre
01:09:32dans le pendant
01:09:33de l'immunité
01:09:35disciplinaire
01:09:35puisqu'il y a des médecins
01:09:37qui ont été
01:09:37attaqués
01:09:38pas en raison
01:09:40de
01:09:42de signalement
01:09:44sur des autres médecins
01:09:45par exemple
01:09:46donc ça
01:09:47il faut qu'on puisse
01:09:47avoir les deux
01:09:48et ça
01:09:49c'est un travail
01:09:49qu'on fait
01:09:50mais qu'on aura
01:09:51plutôt réussi
01:09:52au moment
01:09:53de la PPL intégrale
01:09:54à amener
01:09:56parce qu'en fait
01:09:57on va
01:09:57c'est actuellement
01:09:58en cours
01:10:00en Europe
01:10:03pardon
01:10:05ça je l'ai dit
01:10:06sur la refondation
01:10:08sur
01:10:11avant
01:10:12oui
01:10:12sur l'honorabilité
01:10:13mais je pense
01:10:14que ça a déjà
01:10:14été dit
01:10:16il faut qu'on puisse
01:10:18homogénéiser
01:10:18les différentes
01:10:19données des systèmes
01:10:20pour pouvoir avoir
01:10:21un système
01:10:22à compétence nationale
01:10:24mais je crois
01:10:24que c'est
01:10:25Edouard l'avait dit
01:10:26c'est bien
01:10:27l'objectif
01:10:30psychiatrie
01:10:30j'ai dit
01:10:31les temps de transidon
01:10:32c'est bon
01:10:37oui
01:10:38et puis comme ça
01:10:38je vais faire le tri
01:10:39pour ce que j'ai oublié
01:10:40sur le ministre
01:10:42merci
01:10:43merci beaucoup
01:10:43de vos questions
01:10:44monsieur le député
01:10:45peut-être pour essayer
01:10:47de vous répondre
01:10:47de manière
01:10:48groupée
01:10:49ce qui relève du texte
01:10:50et ce qui est
01:10:51peut-être de l'infra-législatif
01:10:52puisqu'il y a des questions
01:10:53qui étaient différentes
01:10:55d'abord sur
01:10:56donc je repars du texte
01:10:57et donc de la
01:10:58de la disposition
01:11:00globalement
01:11:00honorabilité
01:11:03interdite
01:11:03d'école
01:11:04etc
01:11:05juste d'abord
01:11:06pour rappeler
01:11:06pour monsieur Valentin
01:11:08que le contrôle
01:11:09des antécédents
01:11:10judiciaires
01:11:10était bien fait au stade
01:11:12du recrutement
01:11:12ça c'est depuis
01:11:142017
01:11:16et j'allais dire
01:11:17c'est quelque chose
01:11:17qui objectifiquement
01:11:18fonctionne bien
01:11:18il y a eu à l'époque
01:11:19il se trouve qu'à l'époque
01:11:20j'étais directeur général
01:11:21des ressources humaines
01:11:22du ministère
01:11:22qu'on a mis en place
01:11:23il y a eu à l'époque
01:11:241,2 millions de personnes
01:11:25passées au fichier
01:11:2660 licenciements
01:11:27etc
01:11:29donc cette partie-là
01:11:30a été prévalisée
01:11:30en revanche
01:11:31ce qui n'est pas balisé
01:11:32c'est tout ce qu'on est
01:11:32en train de faire
01:11:33aujourd'hui
01:11:34à la fois sur les intervenants
01:11:35et sur
01:11:36notamment
01:11:37la dimension
01:11:39administrative
01:11:39s'agissant du champ
01:11:41alors il y a plusieurs choses
01:11:43par rapport aux amendements
01:11:44que vous évoquez
01:11:45ou aux questions que vous posez
01:11:47d'abord moi je suis assez ouvert
01:11:48sur la question
01:11:49des sorties
01:11:51que je qualifierais
01:11:52de sensibles
01:11:53c'est-à-dire
01:11:54scelles avec nuitées
01:11:56et les sorties
01:11:56type piscine
01:11:57les sorties on va dire
01:11:58sportives
01:11:59qui impliquent
01:11:59que les enfants se changent
01:12:01et voilà
01:12:01je ne suis pas sûr
01:12:02que pour aller
01:12:03visiter un musée
01:12:04on ait besoin de demander
01:12:05aux 15 parents
01:12:06de produire tout
01:12:07sur les stations
01:12:07parce qu'il n'y avait pas
01:12:08de risques particuliers
01:12:08en revanche
01:12:09je ne suis pas persuadé
01:12:10mais en revanche
01:12:10pour tout ce qui est
01:12:11nuitée etc
01:12:11c'est à regarder
01:12:12mais en tout cas
01:12:12je suis assez ouvert
01:12:12sur le débat
01:12:13je pense que
01:12:14là nous on est parti
01:12:15au départ
01:12:15sur tout ce qui était
01:12:16intervenant dans l'école
01:12:17on a moins pensé
01:12:19objectivement
01:12:19le sujet de la sortie
01:12:20de l'école en groupe
01:12:22donc très ouvert
01:12:23pour regarder ça
01:12:24avec vous
01:12:25deuxième sujet
01:12:26par rapport
01:12:26à la question
01:12:27posée par madame
01:12:28Arouin-Léauté
01:12:29sauf erreur
01:12:30sur la question
01:12:31des garderies
01:12:33ça fait partie
01:12:34des questions
01:12:36dont nous avons
01:12:37séduit le conseil d'état
01:12:38en le cadre
01:12:38de la lettre de signes
01:12:39rectificative
01:12:41très concrètement
01:12:42pour pouvoir couvrir
01:12:43en termes de contrôle
01:12:43d'honorabilité
01:12:45le périmètre
01:12:45de ces structures
01:12:48qui ne sont pas
01:12:49officiellement des ACM
01:12:50mais qui sont
01:12:51non mais qui ne ralent pas
01:12:52de cette catégorie juridique
01:12:53mais qui néanmoins
01:12:54en accueille
01:12:55et on travaille aussi
01:12:56d'ailleurs avec
01:12:57au passage du ministère
01:12:57de la culture
01:12:58sur tout ce qui est
01:12:58club de musique
01:12:59club de danse etc
01:13:00on voit bien qu'en fait
01:13:01on a des régimes juridiques
01:13:02qui sont
01:13:02des structures
01:13:03qui sont juridiquement
01:13:03différentes
01:13:04et qui ont le droit
01:13:05de l'aide d'ailleurs
01:13:05mais en revanche
01:13:06ce qu'il faut
01:13:06c'est qu'il y ait
01:13:07une uniformité
01:13:08du contrôle
01:13:09à l'entrée
01:13:10de toute personne
01:13:11qui intervient
01:13:11donc ça on est en train
01:13:12de clarifier ça
01:13:13on aura l'occasion
01:13:14dans le cadre
01:13:15de la significative
01:13:17ou même d'ailleurs
01:13:18du débat parlementaire
01:13:18de renforcer ça
01:13:19mais en tout cas
01:13:19je crois qu'on est bien aligné
01:13:21le texte peut toujours
01:13:22être amendé
01:13:22pour le compléter
01:13:23mais je crois que là dessus
01:13:24on est très cohérent
01:13:26sur le relèvement
01:13:27des incapacités
01:13:28je sais
01:13:29voilà
01:13:30madame la députée
01:13:31pardonnez-moi
01:13:32donc ça
01:13:33on va regarder
01:13:33enfin oui
01:13:34l'expertise médicale
01:13:34peut en faire partie
01:13:35le principe en fait
01:13:36c'est que vous n'avez pas le droit
01:13:37d'avoir une incapacité administrative
01:13:39éternelle
01:13:39et non révocable
01:13:40c'est-à-dire qu'il doit y avoir
01:13:41la possibilité pour la personne
01:13:42de demander
01:13:43à un moment ou à un autre
01:13:44le relèvement
01:13:44donc à l'initiative
01:13:45de la personne concernée
01:13:46et à condition évidemment
01:13:47qu'elle amène
01:13:48tous les éléments
01:13:48de nature à démontrer
01:13:50qu'il n'y a plus de problème
01:13:50bon
01:13:51ce qui sur nos sujets
01:13:52honnêtement
01:13:53peut avoir une dimension
01:13:53un tout petit peu théorique
01:13:55mais voilà
01:13:57ça doit pouvoir rester un droit
01:13:58si elle fait apparaître
01:13:58un certain nombre de choses
01:14:00ensuite sur le fonctionnement
01:14:01et j'en ai fini après
01:14:02sur la partie législative
01:14:03sur le fonctionnement
01:14:04de la liste noire
01:14:05madame la députée
01:14:07Hermoine Léauté
01:14:08en fait
01:14:09donc très concrètement
01:14:11on est sur des personnes
01:14:14qui ont été
01:14:16écartées
01:14:16du service public
01:14:18dont elles relevaient
01:14:20en raison de leur comportement
01:14:21avec les mineurs
01:14:22ça veut dire qu'il y a eu
01:14:22une procédure disciplinaire
01:14:24contradictoire
01:14:25susceptible de recours
01:14:26devant le juge
01:14:26qui a abouti
01:14:27à leur révocation
01:14:31indépendamment
01:14:31si je puis dire
01:14:32de la procédure pénale
01:14:34l'objectif pour moi
01:14:35c'est que
01:14:36même quand il n'y a pas
01:14:37de condamnation pénale
01:14:39la personne
01:14:40ne doit pas pouvoir
01:14:41re-rentrer
01:14:41lorsque nous l'avons écartée
01:14:43en raison de son comportement
01:14:44avec les mineurs
01:14:46je distingue les sujets
01:14:49si vous avez aujourd'hui
01:14:50un fonctionnaire
01:14:50de l'éducation nationale
01:14:51qui insulte
01:14:52le ministre de l'éducation nationale
01:14:53par exemple
01:14:53il manque peut-être
01:14:54son devoir de réserve
01:14:55tout ça
01:14:55mais enfin
01:14:56ça ne l'empêche pas forcément
01:14:57d'être au contact
01:14:58de main de mineurs
01:14:58en périscolaire
01:14:59si vous avez quelqu'un
01:15:00qui en raison de son comportement
01:15:01avec les mineurs
01:15:02représentait un danger
01:15:04comme il n'aurait pas été
01:15:05condamné pénalement
01:15:05il faut pouvoir
01:15:06le révoquer
01:15:07pardon de prendre
01:15:08cet exemple
01:15:09un peu douloureux
01:15:11et qui actuellement
01:15:11fait l'objet d'un appel
01:15:12et donc sur lequel
01:15:12je ne qualifie pas
01:15:14ce qui se passe
01:15:14au niveau de la profession judiciaire
01:15:16c'est vrai que
01:15:16je n'ai pas d'avis exprimé
01:15:17mais typiquement
01:15:19l'animateur du périscolaire
01:15:21je crois
01:15:22qui a été
01:15:23enfin dont le juge
01:15:24a considéré
01:15:24qu'il n'y a pas eu
01:15:25le condamné la semaine dernière
01:15:26il me semble
01:15:26il y a eu
01:15:27vous savez qu'il y a eu
01:15:28une décision
01:15:28qui a fait l'objet
01:15:30de réactions
01:15:31de la part des familles
01:15:33que je respecte profondément
01:15:35autant que l'indépendance
01:15:36du juge
01:15:37typiquement
01:15:37dans cette hypothèse
01:15:39la révocation
01:15:39par le toit administratif
01:15:40ferait d'autres façons
01:15:41obstacle
01:15:41à ce qu'il puisse
01:15:43revenir
01:15:44dans l'enceinte scolaire
01:15:45parce que
01:15:46en l'occurrence
01:15:47son comportement
01:15:47même s'il n'est pas
01:15:48pénalement saisissable
01:15:49quand vous commencez
01:15:50à caresser les enfants
01:15:51vous allez sur les genoux
01:15:51etc.
01:15:52au bout d'un moment
01:15:53en fait c'est nous
01:15:55quand bien même
01:15:55ce ne serait pas regardé
01:15:56comme une agression sexuelle
01:15:57au sens pénal du terme
01:15:58on considère que c'est nous
01:16:00donc c'est ce type
01:16:02de critères là
01:16:02c'est vraiment
01:16:03l'atteinte portée
01:16:04aux mineurs
01:16:05et puis ensuite
01:16:06donc une possibilité
01:16:07d'obtenir le relèvement
01:16:08dans les conditions
01:16:08que j'ai indiquées
01:16:09vous avez posé
01:16:10un certain nombre
01:16:10de questions
01:16:10qui sont plutôt
01:16:12en dehors du champ du texte
01:16:14mais qui y touchent
01:16:14donc je me permets
01:16:15d'y répondre
01:16:15simplement en quelques mots
01:16:16d'abord sur le protocole
01:16:18ça a été posé par
01:16:20madame la députée
01:16:21Le Boucher
01:16:21je crois
01:16:22mais vous lui transmettrez
01:16:23mais donc sur le protocole
01:16:25précisément
01:16:25j'ai publié un protocole
01:16:27commun
01:16:28à toute l'institution scolaire
01:16:31de repérage
01:16:32d'informations
01:16:34émissions
01:16:35d'informations préoccupantes
01:16:36ou émissions
01:16:37d'article 40
01:16:37y compris une fois
01:16:39encore quand c'est un collègue
01:16:41ou un supérieur hiérarchique
01:16:42qui se rend coupable
01:16:43des actes
01:16:44début mars
01:16:46à l'époque
01:16:46ça n'a pas fait trop de bruit
01:16:47parce qu'on était en pleine
01:16:47période de réserve
01:16:48et que tout le monde
01:16:48pense au municipal
01:16:49mais ça date de début mars
01:16:50et je l'ai dit
01:16:51re-renvoyé depuis
01:16:52à l'ensemble
01:16:52d'institutions scolaires
01:16:53pour être sûr
01:16:53que ça soit bien
01:16:55percuté par tous
01:16:56donc ça c'est la première chose
01:16:57deuxième chose
01:16:58associée à ceci
01:16:59se pose la question
01:17:00de la formation
01:17:01des personnels
01:17:02aujourd'hui on a assuré
01:17:03une formation
01:17:04je crois assez large
01:17:05j'ai pas de pourcentage
01:17:06donc j'ose pas vous dire
01:17:06quasi complète
01:17:07mais enfin
01:17:07on est quasiment
01:17:08à cet ordre-là
01:17:09des personnels de santé
01:17:11puisque dans le cadre
01:17:12des visites médicales
01:17:13obligatoires
01:17:14ils sont tenus
01:17:15d'avoir
01:17:15une phase
01:17:16de cet entretien
01:17:17qui concerne
01:17:19notamment
01:17:21au titre de la santé
01:17:22des mineurs
01:17:22d'éventuelles infractions
01:17:25sexuelles
01:17:26et par ailleurs
01:17:27pour répondre
01:17:28à la question
01:17:28qui a été posée
01:17:29je crois
01:17:29par monsieur Bonnet
01:17:30et par d'autres
01:17:31monsieur le député Bonnet
01:17:32pardon
01:17:33sur la question des moyens
01:17:34vous savez que cette année
01:17:35et c'est quelque chose
01:17:36dont j'ai dit
01:17:37qu'il me semblait
01:17:38que ça avait vocation
01:17:39à être poursuivi
01:17:40au cours des années à venir
01:17:41nous avons
01:17:43augmenté
01:17:44de 100 postes
01:17:45les postes d'infirmières
01:17:46d'assistantes sociales
01:17:47et de psychologues
01:17:48d'éducation nationale
01:17:50on pourrait se dire
01:17:51il n'en faut pas 100 de plus
01:17:52il en faut 1000 de plus
01:17:532000 de plus
01:17:54en soi je suis plutôt d'accord
01:17:56la réalité c'est que
01:17:57si demain je vous disais
01:17:58on va mettre 1000 postes de plus
01:17:59dans le PLF
01:18:00on est juste incapable
01:18:01de les embaucher
01:18:02puisqu'aujourd'hui
01:18:03nos concours
01:18:03ils sont grosso modo
01:18:04à 200
01:18:05250
01:18:06300 postes
01:18:07on arrive à les pourvoir
01:18:09honnêtement
01:18:09on y arrive
01:18:11en étiage
01:18:13pour derrière construire
01:18:14c'est pas que ça
01:18:15c'est aussi le nombre de personnes
01:18:15qui suivent des formations
01:18:16qui ont envie de venir
01:18:17à l'éducation nationale
01:18:17plutôt qu'ailleurs etc
01:18:18mais donc
01:18:19pour pouvoir tout simplement
01:18:20il faut être
01:18:21il faut avoir l'honnêteté
01:18:22de se dire que
01:18:22si on veut augmenter
01:18:25régulièrement
01:18:25les effectifs
01:18:26dans ces trois catégories
01:18:27ce qui est ma conviction profonde
01:18:28sur les dix prochaines années
01:18:30il faut le faire
01:18:31en ayant à l'esprit
01:18:32que quand vous augmentez
01:18:33de 30%
01:18:34le ligne d'accrutement
01:18:34au concours
01:18:35au delà en fait
01:18:37je ferai une promesse
01:18:38qui ne serait pas tenue
01:18:39et sur la médecine scolaire
01:18:40vous savez que par ailleurs
01:18:41on a une autre difficulté
01:18:42c'est qu'on a une démographie médicale
01:18:44qui elle est en berne
01:18:45et que donc aujourd'hui
01:18:46j'ai que la moitié
01:18:47des postes pourvus
01:18:48sur
01:18:49et je m'arrête bientôt
01:18:50mais voilà
01:18:51sur la partie
01:18:54enfants confiés à l'ASE
01:18:55et suivi à ce titre
01:18:57de leur scolarité
01:18:58deux éléments
01:18:59par rapport à ça
01:19:00la première chose
01:19:01c'est que
01:19:01et tout ça en fait
01:19:02est assez cohérent
01:19:03et n'a pas attendu
01:19:03tel ou tel triste fait divers
01:19:06moi j'ai adressé une instruction
01:19:08au DASEN
01:19:09tout début mars
01:19:11sur le suivi
01:19:12des enfants
01:19:13qui sont placés
01:19:14à l'aide sociale
01:19:14à l'enfance
01:19:14de manière à ce que
01:19:15le DASEN
01:19:16à son échelle à lui
01:19:18s'assure du suivi
01:19:20et de la continuité
01:19:21de la scolarisation
01:19:22le principe de continuité
01:19:23il est déjà posé en code
01:19:24pour tous les enfants
01:19:24donc je ne suis pas sûr
01:19:25qu'on ait besoin
01:19:26de le redire spécifiquement
01:19:27pour l'ASE
01:19:27c'est un principe qui est universel
01:19:28en revanche
01:19:29l'enjeu pour nous
01:19:30c'est de tenir cette règle là
01:19:32avec une difficulté spécifique
01:19:34une fois qu'on a dit ça
01:19:35et sur laquelle il faut
01:19:36ce qui est une difficulté administratif
01:19:37sur laquelle j'essaie
01:19:38de trouver actuellement
01:19:39une réponse adéquate
01:19:41qui est que
01:19:42quand un enfant
01:19:43compte tenu
01:19:44du danger qui court
01:19:46et pour des raisons
01:19:47de mise en sécurité
01:19:49et temporairement
01:19:50si je puis dire
01:19:51extrait
01:19:52et mis dans des conditions
01:19:54de sécurité complète
01:19:57voilà
01:19:57pour dire qu'on a peur
01:19:58que par exemple
01:19:59son représentant légal
01:19:59le retrouve
01:20:01et éventuellement
01:20:01lui nuise
01:20:03il peut y avoir
01:20:03une période
01:20:04de déscolarisation
01:20:05tout simplement
01:20:06parce que le fait
01:20:06de se rendre à l'école
01:20:07d'y être posé
01:20:07d'y être déposé
01:20:08etc.
01:20:09pourrait constituer
01:20:09pour lui
01:20:09une zone de risque
01:20:11dans cette hypothèse là
01:20:12aujourd'hui
01:20:13nous n'avons pas
01:20:14l'équivalent
01:20:14de ce que nous avons
01:20:14pour les enfants malades
01:20:15qu'elle sapade
01:20:17voilà
01:20:18donc je suis en train
01:20:19de travailler
01:20:19avec Cécile Gréco
01:20:19là-dessus
01:20:20pour arriver à faire
01:20:21si vous parlez
01:20:22d'expression
01:20:22du sans couture
01:20:23et à faire que
01:20:24dans ces interstices
01:20:25très particuliers
01:20:26où on a une
01:20:27déscolarisation temporaire
01:20:28en réalité
01:20:28il n'y a pas
01:20:28de déscolarisation
01:20:29mais qu'il y a un suivi
01:20:30à domicile
01:20:31c'est en fait
01:20:31au foyer
01:20:32du jeune
01:20:33c'est un tout petit peu
01:20:35compliqué administrativement
01:20:36à mettre en place
01:20:36parce que le sapade
01:20:37a été conçu
01:20:37d'une perspective
01:20:38très médicale
01:20:39et donc dans un environnement
01:20:40médical
01:20:40ce qui n'est pas le cas
01:20:41pour des jeunes de l'ASE
01:20:43mais c'est ce que je suis
01:20:44en train de regarder
01:20:45pour essayer de trouver
01:20:46cette solution là
01:20:47et enfin sur la question
01:20:50des départements
01:20:51et du rôle des choix
01:20:52dans les spécialités
01:20:53etc.
01:20:53ce qui a été posé tout à l'heure
01:20:54là l'action d'un problème
01:20:55juridique
01:20:56c'est que tant que
01:20:56représentant légal
01:20:57continue à exercer
01:20:59les droits associés
01:21:00à l'autorité parentale
01:21:01je ne veux pas transférer
01:21:01ces droits à un tiers
01:21:03et là pour le coup
01:21:04j'ai un obstacle juridique
01:21:05c'est que en fait
01:21:05c'est lié
01:21:07au statut du représentant légal
01:21:08quant au référentiel
01:21:09sur les temps de passation
01:21:12entre les activités
01:21:13enfin entre les différents temps
01:21:14scolaires, pas scolaires
01:21:15etc.
01:21:16je vais me permettre
01:21:16d'aller un tout petit peu
01:21:17au-delà
01:21:17avec Marina Ferrari
01:21:19en ce moment
01:21:19on a une réflexion
01:21:20qu'on va essayer de voir aboutir
01:21:21qui est là aussi infrachiatif
01:21:22vous l'aviez d'ailleurs
01:21:23madame la députée
01:21:24qui est en fait
01:21:25de savoir
01:21:26non seulement ça
01:21:27mais dans le fond
01:21:28quelles sont les activités aussi
01:21:29qui ont vocation
01:21:29à enlever du champ
01:21:30périscolaire
01:21:31ou pas
01:21:33je donne juste un exemple
01:21:34si la sieste commence
01:21:35sur temps périscolaire
01:21:37chose que j'ai
01:21:38découverte
01:21:39dans certains endroits
01:21:39j'ai un problème
01:21:41normalement
01:21:42ça ne commence pas
01:21:42sur temps de cantine
01:21:43et donc ce n'est pas
01:21:44sous la responsabilité
01:21:44de l'animateur
01:21:45c'est sous la responsabilité
01:21:46de la tselle et de la maîtresse
01:21:46donc ce genre de choses
01:21:48aujourd'hui n'est pas forcément
01:21:48clair pour tout le monde
01:21:49parce que ça n'a pas été écrit
01:21:51et donc on a un travail
01:21:52de consolidation
01:21:52qu'on a entamé
01:21:53avec Marina Ferrari
01:21:53et qui pourra inclure
01:21:55les temps de passation
01:21:56voilà pour ce numéro
01:21:57de la séance est ouverte
01:21:58à très vite sur LCP
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