Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
À LA UNE / Protection de l'enfance : une loi face aux scandales
Peu de temps après l'assassinat de Lyhanna, vendredi 19 juin, le jeune Louis, 17 ans, a été tabassé à mort à Narbonne. L'adolescent vivait depuis le mois de mai dans une structure de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Ces drames répétés installent la protection de l'enfance comme un sujet urgent et incontournable au Palais Bourbon.
Mercredi 1er juillet, l'Assemblée a adopté à l'unanimité un texte pour garantir un avocat à tous les enfants placés ou protégés à partir de janvier 2027. Soutenue par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, la mesure est portée par la députée socialiste Ayda Hadizadeh. « On doit protéger nos enfants [...] il s'agit aussi de notre devoir », s'est émue la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Quelles sont les mesures phares du projet de loi protection de l'enfance ?

Invités :
- Perrine Goulet, députée « les démocrates » de la Nièvre
- Arnaud Gallais, cofondateur de « Mouv'enfants »
- Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants

« Le mot du jour » : ENFANTISTE par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : par Bertrand Périer

LA QUESTION QUI FÂCHE / Repas étudiant à 1 euro : une fausse bonne idée ?
Depuis début mai, le repas à 1 euro pour tous les étudiants est en vigueur dans tous les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (Crous). Cette mesure s'applique pour les déjeuners et les dîners des étudiants. Issue des discussions budgétaires entre le gouvernement et le groupe socialiste, cette révision du prix du repas pour tous les étudiants était l'une des victoires budgétaires revendiquées par les élus socialistes. Toutefois, ce dispositif populaire aurait des effets contre-productifs, selon un rapport parlementaire porté par le député Charles Sitzenstuhl (Ensemble pour la République). L'élu du Bas-Rhin craint la mise sous tension des restaurants Crous et préconise le retour à une tarification progressive. Le repas à 1 euro était auparavant réservé aux boursiers et aux étudiants en situation de précarité. Le reste des étudiants avaient accès à un repas à 3,30 euros. Faut-il rétablir un tarif différencié pour les repas au Crous ?

Invités :
- Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble pour la République » du Bas-Rhin
- Fatiha Keloua Hachi, députée « Socialistes et apparentés » de Seine-Saint-Denis
- Suzanne Nijdam, Présidente de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes)

« Bourbon express » par Marco Paumier

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:06Musique
00:00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP.
00:00:26On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat.
00:00:29En direct de l'Assemblée nationale, avec à mes côtés ce soir, Mariette Darigrand.
00:00:34Bonsoir Mariette.
00:00:35Bonsoir Deligne.
00:00:36Et Bertrand Perrier est là aussi.
00:00:37Bonsoir Bertrand.
00:00:38Merci à tous les deux d'être avec moi ce soir.
00:00:41A la une d'abord, un texte rattrapé par l'actualité.
00:00:45Le projet de loi sur la protection des enfants est examiné en commission depuis mardi,
00:00:49avant d'arriver dans l'hémicycle le 15 juillet.
00:00:52Le texte était initialement centré sur l'aide sociale à l'enfance.
00:00:55Il a été enrichi après les scandales dans le périscolaire et le meurtre de la petite Liana.
00:01:01Est-ce la grande loi qu'attendent les associations ou est-ce un texte devenu trop hétéroclite ?
00:01:06Protection de l'enfance, la nouvelle loi.
00:01:09On en parle ce soir avec vous Périne Goulet.
00:01:11Bonsoir.
00:01:11Bonsoir.
00:01:12Vous êtes députée modem de la Nièvre.
00:01:14Vous êtes la présidente de la commission spéciale qui est chargée d'examiner ce projet de loi protection de l
00:01:18'enfance.
00:01:18Merci d'être là parce que vous avez passé des journées entières en commission depuis mardi.
00:01:23Liesse Moufocq, bonsoir.
00:01:24Bonsoir.
00:01:25Vous êtes le cofondateur du comité de vigilance des anciens enfants placés.
00:01:28Et vous êtes notamment l'auteur d'un livre qui s'appelle Dans l'enfer des foyers qui est disponible
00:01:32chez Gélu.
00:01:33Merci d'être là.
00:01:34Et bonsoir Arnaud Goulet.
00:01:35Bonsoir.
00:01:36Vous présidez l'association Mouv'enfant.
00:01:38Vous êtes un activiste de la protection de l'enfance.
00:01:41Ça vous va si je vous présente comme ça ?
00:01:42Oui, il vaut mieux être actif.
00:01:44Vous avez été aussi membre de la CIVIS, la commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux
00:01:48enfants.
00:01:49Merci également de votre présence.
00:01:51Mariette, quel mot avez-vous choisi de nous expliquer ce soir ?
00:01:55Un mot assez nouveau Adeline que doivent connaître nos invités, mais je pense pas le grand public, pas nous.
00:02:00C'est le mot enfantiste, spécialiste.
00:02:03Alors il est intéressant à décrypter, mais surtout pour le mot enfant qui est en dessous dont l'étymologie est
00:02:08magnifique.
00:02:09Vous allez nous raconter tout ça tout à l'heure.
00:02:11Bertrand Perrier, vous, quelle histoire allez-vous nous raconter ?
00:02:14Une histoire qui a ressurgi dans l'actualité de cette semaine et qu'on croyait définitivement close, c'est le
00:02:18débat sur la peine de mort.
00:02:20Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche.
00:02:24Va-t-on devoir faire marche arrière sur les repas à 1 euro dans les restaurants universitaires ?
00:02:28Vous savez qu'ils ont été généralisés à tous les étudiants en mai dernier.
00:02:32Dilution de l'aide aux plus modestes, tensions accrues sur les personnels, surcoût pas absorbable.
00:02:37Un premier rapport au vitriol a été publié aujourd'hui et on sera tout à l'heure avec son auteur,
00:02:41Charles Hidstenstuhl, député EPR du Barin.
00:02:44On sera aussi avec Fatiha Kelwashi, député socialiste de Seine-Saint-Denis.
00:02:48Et puis on accueillera Suzanne Nijdam, qui est la présidente de la FAGE, le principal syndicat étudiant.
00:02:52Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
00:02:56Vous avez le petit QR code qui est là, vous le flashez et c'est Bertrand Perrier ce soir qui
00:02:59nous transmet toutes vos questions.
00:03:01Et puis tout à l'heure, il y aura aussi Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco
00:03:05Pommier.
00:03:05Voilà pour le menu de ce soir.
00:03:07Installez-vous confortablement, chaque voix compte, c'est parti.
00:03:17Pendant longtemps, on l'a appelé la DAS et on parlait des enfants de la DAS.
00:03:21Aujourd'hui, on appelle ça l'ASE, l'aide sociale à l'enfance.
00:03:24C'est pour mieux protéger les enfants qu'elle accueille aujourd'hui qu'est né ce projet de loi sur
00:03:28la protection de l'enfance.
00:03:30Puis il y a eu les scandales du périscolaire, puis il y a eu l'affaire Liana et le texte
00:03:36a un peu changé de nature.
00:03:37Hélène Bonduelle nous en donne les détails ce soir.
00:03:45C'est une commission spéciale qui, depuis trois jours, examine le projet de loi de protection des enfants.
00:03:51En particulier, se confier à l'ASE l'aide sociale à l'enfance, un système souvent décrié pour ces défaillances.
00:03:59Il faut évidemment mettre fin à ce qu'est une maltraitance institutionnelle et emplacer l'intérêt des parents avant l
00:04:06'intérêt de l'enfant.
00:04:06Et c'est ce point de bascule que je souhaite personnellement que nous changions.
00:04:10Ils sont près de 400 000 en France, la plupart placés en institution ou en famille d'accueil.
00:04:17En plus de renforcer le contrôle des intervenants, le projet de loi prévoit que les enfants puissent être confiés à
00:04:23un tiers de confiance dans l'entourage familial.
00:04:26Une ordonnance de sûreté sera également mise en place en cas de danger grave et imminent pour l'enfant.
00:04:32Le texte, percuté par les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, a été enrichi une première fois,
00:04:39prévoyant notamment que l'identité des intervenants en périscolaire soit connue de tous les parents.
00:04:45Et surtout la création d'une liste noire des personnels interdits d'école.
00:04:50C'est-à-dire des gens qui n'ont pas fait l'objet de condamnations pénales, parce qu'il y
00:04:54a eu éventuellement classement sans suite, etc.
00:04:56Mais qui ont été écartés par l'autorité administrative en raison de leur comportement avec les mineurs.
00:05:03Ne puissent plus mettre les pieds dans les murs de l'école.
00:05:07Un projet de loi élargi une deuxième fois suite aux défaillances dans le meurtre de la jeune Liana.
00:05:13Le gouvernement fixe un délai maximal de trois mois pour réaliser les enquêtes sur les crimes sexuels contre mineurs.
00:05:20Et réclame la réclusion criminelle à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs.
00:05:26Le projet de loi sera discuté dans l'hémicycle le 15 juillet prochain.
00:05:31Périne Goulet, si vous voulez bien d'abord un petit point de procédure.
00:05:34On le disait, l'examen dans l'hémicycle c'est à partir du 15 juillet.
00:05:37Là on est dans l'examen en commission. Est-ce que vous avez terminé ?
00:05:39Non, nous n'avons pas terminé par ce que fait particulier.
00:05:43Nous avons commencé à travailler sur le projet de loi qui a été déposé le 27 mai par Gérald Darmanin,
00:05:48Stéphanie Riste et Édouard Geffray.
00:05:49Mais hier en Conseil des ministres, il y a eu une lettre rectificative qui a ajouté quatre articles supplémentaires.
00:05:59Cinq, pardon, cinq articles supplémentaires, excusez-moi.
00:06:02Et ceci, comme on a eu, j'allais dire, le texte hier, on l'étudiera que lundi et mardi.
00:06:07Et donc ça ne sera que mardi qu'on votera définitivement le texte de la commission.
00:06:11Je voudrais qu'on revienne aux origines du texte avant d'évoquer les mesures qui sont venues l'enrichir.
00:06:16L'origine du texte, c'est donc l'aide sociale à l'enfance. C'était la priorité. Pourquoi ?
00:06:22Alors c'est la priorité, mais tout ne passe pas par la loi.
00:06:27Si aujourd'hui, effectivement, ce n'est pas un grand texte pour la protection de l'enfance,
00:06:31parce qu'aujourd'hui, on le sait, il y a déjà énormément de lois qui, si elles étaient appliquées en
00:06:35protection de l'enfance,
00:06:37permettraient d'agir déjà de meilleure manière que ce qui est aujourd'hui.
00:06:41Ce que fait ce texte, c'est vraiment, j'allais dire, aller accompagner un certain nombre de mesures,
00:06:46notamment pour approfondir la mesure de 2022 qui était de rechercher le tiers-dil de confiance,
00:06:51parce qu'on voit bien, comparé aux autres États européens, nous, on n'est qu'à 7%,
00:06:56là où les pays européens sont à 40% de recherche et d'accueil de ces enfants dans leur famille.
00:07:03Donc on a un vrai sujet et il faut qu'on force tout le monde à regarder.
00:07:06J'allais dire, ça, c'est une première partie.
00:07:08Et puis, il y a quand même une mesure qui est très importante, je pense.
00:07:12C'est cette fameuse ordonnance de sûreté, de protection, suivant comme elle l'a appelée,
00:07:18qui permettrait de protéger immédiatement un enfant.
00:07:20Aujourd'hui, le seul dispositif, entre guillemets, à la main d'un juge pour protéger un enfant,
00:07:25c'est l'ordonnance de placement provisoire,
00:07:27ce qui fait que les mesures de protection quand on a un parent protecteur
00:07:30ne peuvent pas être mises en place de la bonne manière.
00:07:32Ce qu'on souhaite, c'est que les enfants soient protégés au même niveau que les femmes,
00:07:36puisque les femmes ont une ordonnance de protection immédiate
00:07:39qui permet de couvrir les enfants quand elles-mêmes sont victimes.
00:07:42Mais si l'enfant est seul à être victime, il n'est pas couvert.
00:07:44Le but, c'est de donner les mêmes droits aux enfants que ceux qu'on a pour la protection des
00:07:49femmes.
00:07:49Je pense que c'est important.
00:07:50Nous avons beaucoup discuté ce matin.
00:07:53Ça a fait l'objet de beaucoup de débats,
00:07:55parce qu'on a deux visions, j'allais dire, dans la commission.
00:07:57Et les travaux ont été très intéressants.
00:07:59Des visions incompatibles ?
00:08:02Non, parce que je trouve que, justement,
00:08:03on a obtenu aujourd'hui un travail, j'allais dire, de compromis,
00:08:08puisque certains voulaient que l'ordonnance de sûreté,
00:08:11comme le gouvernement, soit à la main du juge des enfants.
00:08:13D'autres voulaient qu'elle soit complètement à la main du Joseph Hermuial.
00:08:16Et là, on a proposé une solution qui permet de garder les deux
00:08:18dans leurs propres compétences pour mieux protéger les enfants.
00:08:21Là, depuis mardi, en commission, il y a des députés qui ont pointé
00:08:23que le texte était loin d'être suffisant pour une vraie refondation
00:08:27de l'aide sociale à l'enfance.
00:08:28Mais bien sûr, ce n'est pas un texte de refondation.
00:08:30On est bien d'accord.
00:08:32Mais refondation, j'allais dire, il faut le réfléchir avec les départements.
00:08:36On ne peut pas le réfléchir tout seul au niveau...
00:08:38Oui, parce qu'on précise que ce sont les conseils départementaux
00:08:40qui gèrent l'aide sociale à leur fond à l'enfance.
00:08:42Sauf à se dire à un moment que cette politique
00:08:44qui a été décentralisée dans les années 80,
00:08:47il faut la remettre au gouvernement.
00:08:48Mais ça se discute et ça ne se fait pas de manière...
00:08:50Oui, à l'État, pardon.
00:08:51Et ça ne se fait pas de manière unilatérale.
00:08:53Donc non, à aucun moment, on a dit que c'était,
00:08:55je vais dire, une grande loi.
00:08:56C'est une loi qui permet d'accompagner un certain nombre de mesures.
00:08:59Je suis ravi qu'enfin on reconnaisse qu'en effet,
00:09:00il ne s'agit pas ici d'une loi de refondation
00:09:02de la protection de l'enfance.
00:09:04Pour rappel, le gouvernement avait annoncé
00:09:06dès l'année dernière, avant l'été,
00:09:07qu'il allait au printemps, à l'automne, pardon, 2025,
00:09:12déposer un projet de loi pour refonder
00:09:14la protection de l'enfance.
00:09:15Ensuite, il a enterré ce projet de loi
00:09:17en ne le déposant pas et en ne le travaillant pas non plus
00:09:20avec les associations de protection de l'enfance,
00:09:23de premiers concernés.
00:09:24Ensuite, il est réapparu dans les radars en début d'année.
00:09:27On nous a dit, oui, mais peut-être que
00:09:29parce qu'on n'a pas vraiment de temps législatif,
00:09:31parce que l'Assemblée nationale est bouchée,
00:09:33donc on n'est pas non plus très, très sûr.
00:09:34Et puis, il y a eu la mort de Liana.
00:09:37Et là, on l'a remis sur la table.
00:09:39Mais c'est quand même assez scandaleux
00:09:40qu'il faille à chaque fois des drames
00:09:42pour que le gouvernement agisse.
00:09:44Et en l'occurrence, je crois que ce projet de loi,
00:09:46il est à évaluer, surtout à l'aune de toutes ces omissions.
00:09:49Parce que dans les mesures...
00:09:52Juste, Rene Goulet.
00:09:53...préciser quelque chose,
00:09:54c'est que le projet de loi a été déposé en Conseil ministre
00:09:57avant le décès de la petite Liana.
00:09:59C'est juste ce que je veux préciser,
00:10:02qu'on n'ait pas l'impression que la première partie...
00:10:04Autant la deuxième partie lutte avec l'être rectificatif.
00:10:07Ça fait partie, mais la première, non.
00:10:08Autant pour moi, t'as raison, c'est vrai.
00:10:10Je concède mon erreur.
00:10:11En revanche, ce qui est un fait,
00:10:13c'est qu'il y a eu des revirements
00:10:15depuis plusieurs années sur le dépôt de ce texte.
00:10:18Il y a eu des ambitions
00:10:19qui ont ensuite été abandonnées
00:10:20puis qui ont été reprises.
00:10:21Bon, le fait est que le texte
00:10:23qui est soumis aujourd'hui au Parlement
00:10:24n'est clairement pas un texte de refondation.
00:10:26Ça, c'est le premier élément.
00:10:26Toutes les mesures que comporte ce texte
00:10:28ne vont rien révolutionner
00:10:29des nombreux drames,
00:10:31des nombreux dysfonctionnements
00:10:32qui ont pu être éclairés
00:10:33par la commission d'enquête
00:10:34sur les dysfonctionnements de l'Assemblée nationale.
00:10:35D'ailleurs, aucune de ces préconisations,
00:10:37aucune de ces recommandations
00:10:39ne sont intégrées dans ce projet de loi.
00:10:41Donc, je dirais qu'il est surtout à évaluer
00:10:42à l'aune de toutes ces omissions.
00:10:44Aujourd'hui, il n'y a rien sur le pilotage.
00:10:46Pour refonder le système de protection de l'enfance,
00:10:48quand on regarde les dysfonctionnements actuels,
00:10:51quand on regarde le pilotage actuel
00:10:53qui est en effet décentralisé,
00:10:54et donc, c'est une politique publique
00:10:55qui est entre la main des départements.
00:10:57Oui, les conseils départementaux.
00:10:59Voilà, et on le voit,
00:11:00le rapport de la commission d'enquête
00:11:01le démontre suffisamment.
00:11:03Il y a aujourd'hui un caractère systémique
00:11:05aux violences que peuvent subir les...
00:11:07Même Gérald Darmanin le reconnaissait devant la commission.
00:11:09Oui, sauf qu'aujourd'hui,
00:11:10on ne peut pas le reconnaître
00:11:11et conserver le même pilotage.
00:11:13Vous voyez, il va falloir à un moment donné
00:11:14se poser la question de la recentralisation
00:11:16de la protection de l'enfance.
00:11:17Je pense que les départements,
00:11:18depuis 40 ans,
00:11:19ont fait preuve d'une inaction criminelle.
00:11:21Ils n'ont pas du tout pris la mesure
00:11:24de l'importance de cette politique publique
00:11:26et ils n'y ont pas mis les moyens suffisants
00:11:29pour permettre à tous les enfants
00:11:30Peut-être ne les ont-ils pas eus ?
00:11:32d'être protégés.
00:11:32Non, non, ça fait 40 ans que ça a duré.
00:11:34Je veux dire, vous parliez de la DAS
00:11:35dans votre propos introductif.
00:11:36À l'époque de la DAS,
00:11:37ce n'était pas forcément mieux.
00:11:39L'ASE devait révolutionner un petit peu
00:11:40cette politique publique en se disant
00:11:42plus on va être proche du citoyen
00:11:43et c'est ce que devait permettre
00:11:45la décentralisation,
00:11:46et plus les politiques publiques
00:11:48de protection de l'enfance
00:11:49vont être cohérentes et adaptées aux réalités.
00:11:50Ce n'est pas le cas.
00:11:52Ce sont des politiques publiques
00:11:53qui passent après la construction
00:11:54des ronds-points
00:11:54et c'est quand même un vrai problème.
00:11:56Donc on a des départements
00:11:58par habitant et par an
00:12:00qui investissent 30 euros
00:12:01dans leur système de protection
00:12:02de l'enfance
00:12:02et des départements
00:12:03et même parfois les plus pauvres de France
00:12:05qui eux mettent 80 voire 100 euros
00:12:07par habitant et par an
00:12:08pour financer cette politique publique
00:12:09donc il y a de vraies inégalités territoriales.
00:12:11Donc le pilotage n'est pas traité.
00:12:13Les jeunes majeurs sont complètement absents.
00:12:14Nous on revendique depuis de nombreuses années
00:12:16que les enfants placés
00:12:17qui deviennent adultes soient protégés,
00:12:19en tout cas aient un maintien
00:12:20de leur protection
00:12:20au moins jusqu'à 25 ans
00:12:22parce que je crois que personne ici
00:12:23autour de la table
00:12:24ne connaît un parent
00:12:24qui jette ses enfants à la rue
00:12:26sous le simple motif
00:12:27qu'il est majeur
00:12:27ou qu'il a 21 ans.
00:12:29Il y a un accompagnement
00:12:30qui est nécessaire.
00:12:32Je vous interromps,
00:12:33Périn Goulet,
00:12:33il y a des mesures
00:12:34puisque ça faisait partie
00:12:35du constat aussi
00:12:35de la commission d'enquête
00:12:36sur les jeunes majeurs
00:12:37une fois sortis de l'ASE
00:12:38qui n'ont plus d'accompagnement.
00:12:40Non.
00:12:41Je n'ai pas de mesures
00:12:41dans ce texte-là
00:12:42sur les jeunes majeurs
00:12:44parce que le gouvernement
00:12:45ne l'a pas mis
00:12:47dans son texte initial
00:12:48et comme vous le savez
00:12:50et comme vous le savez
00:12:52alors c'est un peu technique
00:12:53pour les personnes
00:12:54qui ne connaissent pas
00:12:55forcément la commission nationale
00:12:55mais le député
00:12:56On est là pour leur expliquer
00:12:57chaque jour.
00:12:58C'est pour ça.
00:12:58Le député est limité
00:12:59dans son pouvoir d'amendement
00:13:00par le texte du départ
00:13:02du gouvernement.
00:13:03Il nous faut une accroche
00:13:06pour pouvoir poser
00:13:07des amendements
00:13:08qui soient en lien
00:13:09avec ce texte-là
00:13:09et à aucun moment
00:13:10puisque c'est un texte
00:13:11qui est sur la protection
00:13:13de l'enfance
00:13:14à aucun moment
00:13:14je ne peux raccrocher
00:13:15de mesures
00:13:16en lien avec les adultes
00:13:17ou même les jeunes majeurs.
00:13:18Je voudrais vous entendre
00:13:19Arnaud Gallet.
00:13:19Juste pardon
00:13:20mais il n'y a rien non plus
00:13:21sur les taux
00:13:22et les normes d'encadrement.
00:13:23Aujourd'hui je rappelle quand même
00:13:24parce que c'est très important
00:13:25pour les personnes
00:13:26qui nous regardent
00:13:26pour qu'ils comprennent
00:13:27l'état de délabrement
00:13:29de cette politique publique
00:13:30c'est que pour exercer
00:13:30dans un foyer
00:13:31de la protection de l'enfance
00:13:32aucun diplôme n'est requis
00:13:33aucune formation n'est requise
00:13:35il n'y a pas de normes
00:13:36de quotas d'encadrement
00:13:37ce qui fait que vous pouvez
00:13:38vous retrouver avec un adulte
00:13:39même pas forcément
00:13:40un professionnel diplômé
00:13:41pour encadrer 20 enfants
00:13:42et ça c'est quand même
00:13:43assez scandaleux.
00:13:44On a aujourd'hui
00:13:45une augmentation considérable
00:13:46du nombre d'enfants
00:13:47placés dans ce pays
00:13:47parce que le taux
00:13:48le seuil d'intolérance
00:13:50des françaises
00:13:50et des français
00:13:51à l'égard des violences
00:13:52faites aux enfants augmente
00:13:53je me permets de préciser
00:13:55les chiffres
00:13:55parce que précisément
00:13:56on les a eus cette semaine
00:13:58avec une statistique
00:14:00de l'adresse
00:14:00qui est chargée
00:14:01des statistiques
00:14:01de la santé
00:14:02et qui précise
00:14:03qu'à fin 2024
00:14:06on a observé
00:14:07sur un an
00:14:07une légère hausse
00:14:08de 1,4%
00:14:09avec 224 700 jeunes
00:14:12mais en moyenne
00:14:14on est à 10%
00:14:16d'augmentation
00:14:17depuis 10 ans.
00:14:18Arnaud Gallet ?
00:14:19Je rejoins ce qu'il a dit
00:14:21ça fait combien d'années
00:14:22en fin de compte
00:14:22que c'est dénoncé
00:14:24que ces dysfonctionnements
00:14:25sont dénoncés partout
00:14:26il y a ce que je le disais
00:14:27à juste titre
00:14:27il y a en plus
00:14:28des inégalités territoriales
00:14:29moi je pense notamment
00:14:30aux Outre-mer
00:14:30la Guyane
00:14:31dont on parle quasiment pas
00:14:32à Mayotte
00:14:33avec
00:14:33enfin vous vous rendez compte
00:14:34en Guyane par exemple
00:14:36vous pouvez avoir
00:14:36chez une assistante familiale
00:14:3713 enfants confités
00:14:38je veux dire
00:14:39soit la personne
00:14:40elle a un château
00:14:41ce que je pense pas
00:14:41mais là on se dit
00:14:42comme il faut absolument
00:14:44placer les enfants
00:14:45on se dit
00:14:45elle a un sacré nombre de bras aussi
00:14:47peu importe les conditions
00:14:48enfin 13 enfants
00:14:49qui a 13 enfants
00:14:50et dans quelles conditions
00:14:52et donc en fait
00:14:52on multiplie
00:14:53moi ce que je voudrais dire
00:14:54c'est que quand même
00:14:55il faut bien se rendre compte
00:14:55que les enfants placés
00:14:56sont quand même
00:14:57les enfants qui sont
00:14:58à protéger parmi
00:14:59enfin encore plus
00:15:00à protéger que les autres
00:15:01parce qu'ils ont une vulnérabilité
00:15:02qui est indéniable
00:15:03je veux dire
00:15:03c'est des enfants
00:15:04qui ont été
00:15:05très enfants
00:15:05soit maltraités
00:15:07qui ont eu des carences éducatives
00:15:08différentes choses
00:15:09bref
00:15:09on leur doit en fait
00:15:10ça nous oblige en fait
00:15:11théoriquement
00:15:11et on se retrouve systématiquement
00:15:13avec des scandales
00:15:14je me permets de le dire
00:15:15quand même
00:15:15il y a quelques jours
00:15:16on a eu Louis
00:15:17qui est quand même placé
00:15:19un de plus en fait
00:15:19qui meurt
00:15:20je veux dire systématiquement
00:15:21et dans l'indifférence en fait
00:15:23totale
00:15:23non mais on en a parlé
00:15:25mais je veux dire
00:15:25ce que je veux dire
00:15:26dans l'indifférence
00:15:27c'est que de Louis
00:15:28on va vite passer à un autre
00:15:29en fait prochainement
00:15:30et on se dira
00:15:30ah bah mince
00:15:31c'est toujours la même histoire
00:15:32on ne comprend pas
00:15:33et en plus ce Louis là
00:15:34où c'est intéressant
00:15:36pour regarder un peu
00:15:37son histoire
00:15:39on voit que c'est un enfant
00:15:40qui était quand même
00:15:40en situation de handicap
00:15:41etc
00:15:42bref
00:15:42il y avait tous les faisceaux
00:15:44en fait d'indices
00:15:45qui veulent dire
00:15:45qu'on doit encore plus
00:15:46être vigilant
00:15:47et qu'est-ce qu'on a fait
00:15:48on a fait tout le contraire
00:15:49comme d'habitude
00:15:50et très souvent en fait
00:15:51les enfants placés
00:15:51sont laissés de livrer
00:15:52à eux-mêmes
00:15:53surtout à cet âge-là
00:15:53et c'est un scandale
00:15:54c'est insupportable
00:15:55de se dire que
00:15:56des personnes comme l'IS
00:15:57comme le comité de vigilance
00:15:58ça fait combien de temps
00:15:59en fait qu'ils se battent
00:16:00moi je dis que c'est
00:16:01une victimisation supplémentaire
00:16:03en fait pour les enfants placés
00:16:04qui font systématiquement
00:16:05ce chemin de croix
00:16:06c'est insupportable
00:16:07et systématiquement
00:16:08en plus on a des promesses
00:16:09qui n'aboutissent jamais
00:16:11mais quand je vous écoute
00:16:12je me dis
00:16:12alors à quoi bon
00:16:13ce texte sur l'ASE
00:16:15j'ai ici la présidente
00:16:16de la commission spéciale
00:16:17vous êtes là tous les deux
00:16:18et je me dis
00:16:19mais en fait
00:16:20c'est un coup d'épée dans l'eau
00:16:21non je pense que
00:16:21c'est pas un coup d'épée dans l'eau
00:16:23il vient apporter
00:16:24des choses qu'on attendait
00:16:25quand même depuis longtemps
00:16:26pour permettre
00:16:27notamment aux enfants
00:16:28d'aller au médecin
00:16:29plus facilement
00:16:30on parle souvent
00:16:31des actes usuels
00:16:31non usuels
00:16:32à permettre aux médecins
00:16:33de pouvoir aller
00:16:34aux enfants
00:16:34d'aller chez le médecin
00:16:35sans attendre forcément
00:16:36que leurs parents
00:16:37ou parce que les parents
00:16:37le bloquent
00:16:38donc ça on va pouvoir
00:16:39le déverrouiller
00:16:39on a également
00:16:41ce qu'on disait
00:16:41en ordonnance de protection
00:16:43ou de sûreté
00:16:44on a également
00:16:45des mesures
00:16:45d'accompagnement
00:16:46des accueillants
00:16:47durables bénévoles
00:16:48pour pouvoir
00:16:48les rémunérer
00:16:50on a également
00:16:51une possibilité
00:16:52alors c'est à réfléchir
00:16:53mais de mieux
00:16:55travailler les parcours
00:16:56on voit aujourd'hui
00:16:57qu'il y a des enfants
00:16:57qu'on va chercher
00:16:58à la sortie de la maternité
00:16:59on n'étudie pas forcément
00:17:01leur parcours
00:17:02et jusqu'à 18 ans
00:17:03ils restent en protection
00:17:04de l'enfance
00:17:04sans qu'à un moment
00:17:05on se soit posé la question
00:17:06de quel parcours
00:17:07on offre à ces enfants
00:17:08en fait il y a du bon
00:17:08et il y a du beau
00:17:09c'est ce qu'on essaye
00:17:10de porter dans ce texte là
00:17:11je trouve qu'en commission
00:17:13on a eu des débats intéressants
00:17:14les positions ont bougé
00:17:15il y aura encore
00:17:16j'allais dire
00:17:17une séance derrière
00:17:18donc ce n'est pas
00:17:19la grande révolution
00:17:20mais par contre
00:17:21ces outils
00:17:22sont intéressants
00:17:23le bon dans ce texte
00:17:24c'est qu'on désacralise
00:17:25enfin les liens du sens
00:17:27c'était un peu
00:17:27ce qu'avait fait
00:17:28Laurence Rossignol
00:17:28en 2016
00:17:29avec pour le coup
00:17:30une loi qui était
00:17:31elle une grande loi
00:17:32de protection
00:17:32on sort le parent
00:17:33tout puissant
00:17:34voilà c'est ça
00:17:34donc là on va pouvoir
00:17:35enfin avoir
00:17:36des délais de placement
00:17:37qui sont limités
00:17:38dans le temps
00:17:39ce qui va permettre
00:17:39au service
00:17:40et à la justice
00:17:41de penser à un vrai
00:17:42projet de vie
00:17:42une vraie adaptation
00:17:43du statut juridique
00:17:44du mineur
00:17:44est-ce que le parent
00:17:46est délaissant
00:17:47et donc auquel cas
00:17:48il faut à un moment donné
00:17:49retirer l'autorité parentale
00:17:51pour permettre
00:17:51à un jeune enfant
00:17:52notamment l'adoption simple
00:17:53est-ce qu'il faut
00:17:54le confier à un tiers
00:17:55digne de confiance
00:17:56s'il y a un entourage
00:17:56donc ça c'est très bien
00:17:57après l'élément quand même
00:17:59que je trouve assez problématique
00:18:00dans le texte
00:18:01c'est justement
00:18:01sur les tiers
00:18:03dignes de confiance
00:18:03et sur l'accueil durable
00:18:04et bénévoles
00:18:04c'est-à-dire qu'il y a
00:18:06quand même une fâcheuse tendance
00:18:07aujourd'hui
00:18:07à vouloir confier
00:18:08les enfants
00:18:09de l'aide sociale
00:18:09à l'enfance
00:18:10à des bénévoles
00:18:11à des gens
00:18:11qui n'auront ni salaire
00:18:12qui n'auront ni formation
00:18:13qui n'auront ni diplôme
00:18:14qui n'auront absolument
00:18:15aucun détail
00:18:16mais vous comprenez aussi
00:18:16que la rémunération
00:18:17peut créer un marché
00:18:19mais le problème
00:18:20c'est qu'en période
00:18:21de crise
00:18:21je vais vous dire
00:18:22ce qui va se passer
00:18:23en période de crise
00:18:24comme c'est le cas
00:18:24aujourd'hui
00:18:24à l'aide sociale
00:18:25à l'enfance
00:18:25avec je vous le rappelle
00:18:27400 000 mesures
00:18:28quand même
00:18:28moi quand j'ai commencé
00:18:29à militer il y a 15 ans
00:18:30on était à 340 000 mesures
00:18:32aujourd'hui
00:18:32on est à 400 000 mesures
00:18:33vous dites les mesures
00:18:34c'est le nombre d'enfants
00:18:35qui bénéficient
00:18:36d'une aide
00:18:36de l'aide sociale
00:18:37à l'enfance
00:18:37ça augmente quand même
00:18:39considérablement
00:18:39il y a 10 ans
00:18:40il y avait 60 000 enfants
00:18:42quand même
00:18:42de moins concernés
00:18:43par l'aide sociale
00:18:43à l'enfance
00:18:44donc ce qui va se passer
00:18:45dans une période
00:18:46où en plus
00:18:46on est en pénurie budgétaire
00:18:48où les départements
00:18:49les collectivités territoriales
00:18:50disent on suffoque
00:18:51on n'a plus d'argent
00:18:53les DMTO
00:18:53les droits de mutation
00:18:54à titre onéreux
00:18:55sont plus suffisants
00:18:55pour financer
00:18:56nos politiques publiques
00:18:56parce que le marché
00:18:57de l'immobilier baisse
00:18:58c'est quand même dingue
00:18:58de se dire que le service
00:19:00public de protection
00:19:00de l'enfance
00:19:01est directement lié
00:19:02au marché de l'immobilier
00:19:03c'est quand même
00:19:04un vrai scandale
00:19:05je trouve
00:19:05donc forcément
00:19:06quand on est
00:19:07confronté à cette situation là
00:19:09où on va avoir
00:19:09de moins en moins d'argent
00:19:10pour les collectivités territoriales
00:19:12dans les années à venir
00:19:12et bien oui
00:19:13il va être beaucoup plus facile
00:19:14pour les départements
00:19:15d'abandonner ses enfants
00:19:16chez des bénévoles
00:19:16et de ne plus jamais
00:19:17s'en soucier
00:19:18et ça je trouve
00:19:18que c'est un vrai scandale
00:19:20sur lequel il nous manque
00:19:21des gardes fous
00:19:21j'entends ce que dit
00:19:23Eliès Loufoque
00:19:24à mes côtés
00:19:25j'ai rencontré
00:19:26des accueillants
00:19:27du rap bénévole
00:19:27dans le nord
00:19:28il y a quelques mois
00:19:29pour en parler
00:19:30oui mais
00:19:31le projet
00:19:32de cette famille
00:19:33qui accueillait
00:19:34cet enfant
00:19:35c'est parce qu'il voulait
00:19:36s'engager à long terme
00:19:37peut-être même
00:19:38à la fin
00:19:38l'adopter
00:19:39qui n'est pas adoptable
00:19:40en l'état actuel
00:19:41parce que la famille
00:19:42est toujours là
00:19:42c'est donné quand même
00:19:44à l'enfant
00:19:45un parcours
00:19:46plutôt durable
00:19:47mais parce qu'à l'époque
00:19:48c'était pas possible
00:19:49depuis 2016
00:19:50donc si tu l'as rencontré
00:19:51récemment
00:19:51sauf si les parents
00:19:53sont toujours là
00:19:54mais il y a la possibilité
00:19:55de l'adoption
00:19:55oui mais à un moment
00:19:56on peut pas
00:19:57j'entends
00:19:58je vois sur quel parcours
00:20:00rien juridiquement
00:20:00ne l'empêche
00:20:01tu veux aller
00:20:01mais à un moment
00:20:02il faut laisser
00:20:03une pluralité de parcours
00:20:04en fonction des pluralités
00:20:05de profils
00:20:05les départements
00:20:06vont vouloir faire des économies
00:20:07en mettant les gamins
00:20:08chez des bénévoles
00:20:08justement pour éviter
00:20:09les économies
00:20:10dans ce texte de loi
00:20:11c'est des enfants
00:20:11c'est des enfants avec des traumas
00:20:12complexes
00:20:13avec des handicaps
00:20:14il y a 25 à 30%
00:20:15des enfants
00:20:15qui ont une reconnaissance
00:20:16administrative de handicap
00:20:17justement dans ce texte
00:20:19on va obliger les départements
00:20:20à donner une certaine somme
00:20:23à ces accueillants
00:20:23du rapide
00:20:24pour que justement
00:20:25mais c'est ce que tu disais
00:20:26à l'instant
00:20:27il fallait rémunérer
00:20:28vous parliez tout à l'heure
00:20:30Périne Gauillet
00:20:31il y a une équipe
00:20:31qui les accompagne
00:20:32dans la loi
00:20:32vous voyez ce qu'il faudrait faire
00:20:34c'est obliger les départements
00:20:35déjà à avoir des référents
00:20:36pour chaque enfant
00:20:37vous parliez tout à l'heure
00:20:38parce que c'est vrai
00:20:39que la majorité
00:20:40des enfants placés à l'ASE
00:20:42sont des garçons
00:20:43âgés de 11 à 17 ans
00:20:44ce sont les statistiques
00:20:45de l'adresse
00:20:46vous parliez tout à l'heure
00:20:47des bébés
00:20:47et des pouponnières
00:20:48donc de l'ASE
00:20:49des structures
00:20:50qui accueillent des bébés
00:20:51qui sont placés
00:20:52soit en urgence par la justice
00:20:53soit des bébés
00:20:53qui ont été retirés
00:20:54à leurs parents
00:20:58regardez ce reportage
00:20:59dans une pouponnière
00:21:00de Strasbourg
00:21:01avec Maïté Frémont
00:21:03c'est bon le goûter
00:21:06c'est une scène banale
00:21:07qui pourrait se passer
00:21:08dans une crèche
00:21:09sauf qu'ici
00:21:10nous sommes dans une pouponnière
00:21:14Léo est arrivé
00:21:15il y a un an
00:21:16retiré à ses parents
00:21:17suite à une décision judiciaire
00:21:19il est confié
00:21:20à l'aide sociale
00:21:21à l'enfance
00:21:22dès sa sortie
00:21:23de la maternité
00:21:25t'es pas d'accord
00:21:26de mettre le pull ?
00:21:27la pouponnière
00:21:28et son lieu de vie
00:21:2924h sur 24
00:21:31et sa référente
00:21:32est Cindy
00:21:33ce jour-là
00:21:34l'auxiliaire de puériculture
00:21:36s'occupe de 8 bébés
00:21:37au lieu de 7
00:21:38ça demande un peu
00:21:40de s'adapter un peu plus
00:21:41c'est sûr que du coup
00:21:42on a un enfant en plus
00:21:44fait qu'on a aussi
00:21:44un peu moins de temps
00:21:45pour les autres
00:21:46malheureusement
00:21:47l'endroit ne désemplit pas
00:21:49il accueille parfois
00:21:5040 bébés
00:21:51avec seulement 35 places
00:21:53et à tout moment
00:21:54un appel d'urgence
00:21:56peut intervenir
00:21:58donc il faut qu'on envisage
00:21:59l'accueil chez nous
00:22:00dans les deux jours
00:22:01même demain
00:22:02ok
00:22:03effectivement
00:22:04ça arrive régulièrement
00:22:05qu'on soit sollicité
00:22:06au pied levé
00:22:07avec un coup de fil
00:22:08à 15h
00:22:09et le bébé
00:22:09peut arriver
00:22:10à 16h
00:22:11ou à 17h
00:22:11hier encore
00:22:12on a effectivement
00:22:13été sollicité
00:22:13pour plusieurs accueils
00:22:15et donc du coup
00:22:16on doit sans cesse
00:22:16s'adapter
00:22:17et être agile
00:22:18dans notre organisation
00:22:19pour pouvoir
00:22:19les accueillir
00:22:20et s'il n'y a plus de place
00:22:22ça n'existe pas
00:22:23alors comment faire face
00:22:24à la saturation
00:22:25et faire face
00:22:26à la pénurie
00:22:27de familles d'accueil
00:22:28l'Alsace
00:22:30en a perdu
00:22:3090 en 4 ans
00:22:32la collectivité
00:22:34propose des solutions
00:22:35comme faire appel
00:22:36à des tiens bénévoles
00:22:37on a des mamans bénévoles
00:22:40qui ont accepté
00:22:41d'accueillir
00:22:42pour quelques jours
00:22:43pour dépanner
00:22:45les enfants
00:22:46et donc
00:22:47on a besoin aussi
00:22:48de cet engagement
00:22:49de la population
00:22:50la solidarité
00:22:51comme solution temporaire
00:22:53en Alsace
00:22:54121 bébés
00:22:55ont été confiés
00:22:56à l'aide sociale
00:22:57à l'enfance
00:22:58en 2025
00:23:00un chiffre
00:23:00en hausse
00:23:01de 30%
00:23:02par rapport
00:23:03à l'année précédente
00:23:05vous entendez
00:23:06Arnaud Galet
00:23:06sur ce point
00:23:07on dit
00:23:07la solidarité
00:23:08c'est pas plutôt
00:23:08du bricolage
00:23:09si
00:23:10puis même
00:23:10je vais vous dire
00:23:11moi j'ai été directeur général
00:23:12d'une association
00:23:12qui avait des crèches
00:23:14le ratio
00:23:14en fait
00:23:15pour des tout petits
00:23:16qui ne marchent pas
00:23:16c'était du 1 pour 6
00:23:18c'est à dire
00:23:18qu'on se retrouve
00:23:19dans quelque chose
00:23:201 pour 5
00:23:211 encadrant
00:23:21pour 5 enfants
00:23:22et là on entend
00:23:23qu'elle en a
00:23:24non marchant
00:23:26donc là ça veut dire
00:23:26qu'on se rend compte
00:23:27qu'elle en a 8
00:23:28et puis on a derrière
00:23:29on dit
00:23:29on peut même
00:23:31c'est pas possible
00:23:31on accueille tout le temps
00:23:32donc 8 à la limite
00:23:33on peut imaginer
00:23:34que ça peut être 10 par moment
00:23:35et c'est ça qui est incroyable
00:23:36c'est de se dire
00:23:37que ce sont des enfants
00:23:37en fait on retourne
00:23:38en fait
00:23:39et c'est ce qui avait été dit
00:23:40notamment au niveau du rapport
00:23:41après il faut me dire
00:23:42si ça n'a pas été dit comme ça
00:23:43mais de nouveau
00:23:44dans les poupes-pénières en France
00:23:45avec des syndromes d'hospitalisme
00:23:46c'est-à-dire que certains enfants
00:23:47qui ne sont pas suffisamment stimulés
00:23:48qui n'ont pas suffisamment
00:23:50enfin je veux dire
00:23:50on est en France
00:23:51on est en 2026
00:23:52et on est encore
00:23:53dans cette situation
00:23:54avec les enfants
00:23:56placés
00:23:57même dès le plus jeune âge
00:23:58mais c'est un scandale
00:23:58qu'est-ce qu'il y a dans le texte
00:23:59sur les poupes-pénières ?
00:24:00alors c'est pas sur les poupes-pénières
00:24:01en tant que telles
00:24:02c'est sur la manière
00:24:03dont ces enfants
00:24:04qui sont confiés tout petits
00:24:06les moins de 3 ans
00:24:06on regarde leur parcours
00:24:07tout à l'heure
00:24:08vous parliez
00:24:08des enfants abandonnés
00:24:10les enfants abandonnés
00:24:10nés sous X
00:24:11pour eux
00:24:11en fait c'est plutôt facile
00:24:13ils ne vont pas rester des années
00:24:15parce qu'on a énormément de familles
00:24:16qui attendent d'avoir un enfant
00:24:17donc en général
00:24:18ils restent 3 à 6 mois
00:24:20et ils trouvent une famille
00:24:22qui les adopte
00:24:22le vrai sujet
00:24:23c'est des enfants
00:24:26qui sont par exemple
00:24:27pris à la sortie de la maternité
00:24:28ou très peu de temps après
00:24:30dont les parents
00:24:31continuent à prendre des nouvelles
00:24:33à venir les voir
00:24:34et à avoir l'autorité parentale
00:24:35on ne peut pas déclencher du coup
00:24:37le délaissement
00:24:38et du coup ces enfants
00:24:40sont coincés
00:24:40dans un certain nombre
00:24:41de parcours
00:24:42et c'est ce que veut corriger
00:24:45dans ce texte là
00:24:46et il y a des propositions
00:24:47qui sont à discuter
00:24:48on en a discuté
00:24:49on n'est pas tous d'accord
00:24:50et il faut qu'on regarde
00:24:50comment on atterrit
00:24:51j'allais dire de la meilleure manière
00:24:52c'est de dire
00:24:54aujourd'hui
00:24:54on regarde plutôt
00:24:56l'enfant
00:24:57aujourd'hui il faut attendre
00:24:58un an
00:24:58de ce qu'on dit
00:24:59délaissement
00:25:00des parents
00:25:01pour pouvoir engager
00:25:02une procédure
00:25:03permettant à l'enfant
00:25:04d'être proposé à l'adoption
00:25:05là on dit
00:25:06dans certains cas
00:25:08on pourrait commencer
00:25:09à 6 mois
00:25:09quand ça fait
00:25:10le 4ème bébé
00:25:11qu'on va chercher
00:25:12à la maternité
00:25:13de la même famille
00:25:14on sait qu'il ne reviendra pas
00:25:16peut-être qu'il faut trouver
00:25:17un autre parcours
00:25:17c'est peut-être pas l'adoption
00:25:18c'est peut-être confier
00:25:19l'ensemble de la fratrie
00:25:20dans un village d'enfants
00:25:21à durée plus longue
00:25:23mais en tout cas
00:25:23on ne peut pas continuer
00:25:24à avoir des parcours
00:25:25où les enfants
00:25:27on regarde une fois par an
00:25:28une fois tous les deux ans
00:25:29et que pendant ce temps-là
00:25:30il reste dans les états
00:25:31je voudrais qu'on enchaîne
00:25:32qu'on avance
00:25:32sur les mesures
00:25:33liées au périscolaire
00:25:34ce délai de 6 mois
00:25:35il est dans l'effet intéressant
00:25:37parce que je pense
00:25:38que plus on agit précocement
00:25:40plus on va offrir ensuite
00:25:41une sécurité affective
00:25:42à l'enfant
00:25:43en déterminant un statut juridique
00:25:44qui est protecteur
00:25:45donc l'adoption simple
00:25:47ou autre
00:25:47donc ça je trouve
00:25:48que ça va plutôt dans
00:25:48moi je trouve
00:25:49que ça va dans le bon sens
00:25:50en revanche
00:25:51il faut être lucide
00:25:52aujourd'hui
00:25:53vu l'état de nos juridictions
00:25:54vu le peu de moyens
00:25:55aussi alloués à la justice
00:25:56et particulièrement
00:25:57à la justice des mineurs
00:25:58il n'y aura jamais
00:25:59assez de magistrats
00:26:00assez de juges des enfants
00:26:02pour se prononcer
00:26:03dans des délais aussi courts
00:26:05tenir des audiences
00:26:06après dans des délais
00:26:07aussi restreints
00:26:08ça va être
00:26:09dans tous les cabinets
00:26:10très complicités
00:26:10je pense que l'article
00:26:11a mal été compris
00:26:12on ne dit pas
00:26:13qu'il faut que le juge
00:26:14sous 6 mois se prononce
00:26:15on dit actuellement
00:26:16pour qu'on puisse envisager
00:26:18le statut de l'enfant
00:26:19et le mettre
00:26:20dans une commission
00:26:21d'évaluation de son statut
00:26:22ça s'appelle les SESEC
00:26:23il faut attendre
00:26:24un an de délaissement
00:26:25on commence qu'après
00:26:26la procédure
00:26:27là ce qu'on dit
00:26:28ce qui est dans le texte
00:26:29c'est au bout de 6 mois
00:26:31on se dit
00:26:31les parents ne sont pas intervenus
00:26:34il n'y a pas de lien
00:26:35on ne pourra jamais
00:26:35reconstruire avec les parents
00:26:36au bout de 6 mois
00:26:37on se dit
00:26:38on commence le mécanisme
00:26:39pour le rendre adoptable
00:26:41donc ce n'est pas
00:26:42dans les 6 mois
00:26:42il faut le rendre adoptable
00:26:43c'est on laisse aux parents
00:26:446 mois
00:26:45si on n'arrive pas
00:26:46à travailler avec eux
00:26:47pour reprendre du lien
00:26:48pour essayer de réfléchir
00:26:50à un projet
00:26:50où ils pourraient reprendre l'enfant
00:26:51au bout de 6 mois
00:26:52on raccourcit le délai
00:26:53pour commencer
00:26:53à évoquer un autre parcours
00:26:55donc ce n'est pas
00:26:56sous 6 mois
00:26:56il faut tout faire
00:26:57c'est on raccourcit le temps
00:26:58qu'on laisse aux parents
00:27:00entre guillemets
00:27:00pour venir chercher
00:27:01je voudrais qu'on avance
00:27:02sur les mesures
00:27:06qui ont été ajoutées au texte
00:27:08suite au scandale
00:27:09du périscolaire
00:27:10puis à l'affaire Liana
00:27:11sur le périscolaire
00:27:13renforcement des contrôles
00:27:14d'honorabilité
00:27:15croisement des fichiers judiciaires
00:27:16extension des contrôles
00:27:17à tous les professionnels
00:27:18et bénévoles
00:27:18au contexte d'enfants
00:27:19Périne Boulet
00:27:20les débats en commission
00:27:21ont été assez houleux
00:27:23sur un point en particulier
00:27:24c'est le contrôle
00:27:25des antécédents judiciaires
00:27:26des professionnels
00:27:27et des bénévoles
00:27:27au contexte d'enfants
00:27:28pourquoi ça a un peu
00:27:29frotté en commission ?
00:27:31Alors
00:27:32je vais être aussi simple
00:27:33c'était hier soir
00:27:35il était autour de 10h
00:27:3710h30
00:27:37on avait déjà passé
00:27:38la journée en commission
00:27:39je pense qu'on n'a pas
00:27:40toujours bien compris
00:27:40tout ce qui a été voté
00:27:42chacun voulait emmener
00:27:43son amendement
00:27:44et c'est un peu
00:27:45le problème
00:27:46c'est de la manière
00:27:46de téléterdiger cet article
00:27:47on a une liste
00:27:49j'allais dire
00:27:49à l'après-vert
00:27:50code par code
00:27:52type de personnel
00:27:52par type de personnel
00:27:53et on est en train de dire
00:27:54pour tel personnel
00:27:55il faut faire ci
00:27:56tel personnel
00:27:56il faut faire ça
00:27:56donc on a un vrai problème
00:27:58c'est que quand on fait
00:27:59une liste à l'après-vert
00:28:00forcément on en oublie
00:28:01donc hier
00:28:02chacun a voulu rentrer
00:28:03ce qu'on pensait avoir oublié
00:28:05il y a des fois
00:28:06on a supprimé
00:28:06on a remis la même chose
00:28:07parce que c'est la fatigue
00:28:08parce qu'on est humain
00:28:09l'avantage
00:28:10c'est que c'est une première lecture
00:28:11et qu'on va pouvoir
00:28:12le retravailler correctement
00:28:14pour la séance
00:28:14on est tous tombés d'accord
00:28:15par contre hier
00:28:16pour dire que l'écriture
00:28:17actuelle de cet article 5
00:28:19ne convenait pas
00:28:20parce que cette liste
00:28:20à l'après-vert
00:28:21ne convient pas
00:28:22et on va sûrement encore
00:28:22trouver des enfants
00:28:23qui sont dans des situations
00:28:24qui ne seront pas couvertes
00:28:25on s'est tous mis d'accord
00:28:26avec les rapporteurs
00:28:27et avec les représentants
00:28:29des députés
00:28:29qui essais
00:28:30géants des commissions
00:28:31pour se réunir
00:28:31cette semaine
00:28:32trouver une écriture
00:28:33qui permette
00:28:34d'être protectrice
00:28:35pour tous les enfants
00:28:36parce qu'aujourd'hui
00:28:36cette honorabilité
00:28:37fonctionne déjà
00:28:38elle fonctionne pour la petite enfance
00:28:39et pour la protection de l'enfance
00:28:41puisque c'est un site internet
00:28:42où on va chercher
00:28:42notre attestation d'honorabilité
00:28:45fonctionne
00:28:45on veut l'élargir
00:28:46à tous les enfants
00:28:48pas que dans le périscolaire
00:28:49dans les clubs de sport
00:28:50mais y compris
00:28:51on parle beaucoup
00:28:53moi j'ai été en lien
00:28:54avec l'enfant bleu
00:28:54qui me dit
00:28:54mais moi je m'occupe
00:28:56d'enfants régulièrement
00:28:57je n'ai pas la capacité
00:28:58de demander une attestation
00:28:59d'honorabilité
00:29:00aux salariés que j'embauche
00:29:01donc j'aimerais être dedans
00:29:02donc il faut qu'on donne
00:29:03les possibilités
00:29:04Arnaud Gallet
00:29:04il y a une vraie révolution
00:29:07de la prévention
00:29:07dans ce volet
00:29:08du projet de loi
00:29:10il y a une prise en compte
00:29:11on va assez loin
00:29:12est-ce qu'on va assez loin
00:29:13moi je ne suis pas convaincu
00:29:14qu'on aille assez loin
00:29:15directement là-dedans
00:29:16ça pareil
00:29:16je trouve que c'est une bonne chose
00:29:17d'élargir le certificat
00:29:19d'honorabilité
00:29:19après je rappelle
00:29:20que Jérôme Barrella
00:29:21en l'occurrence
00:29:22dans l'affaire Liana
00:29:22il ne rentrait pas
00:29:23dans ce cas de figure-là
00:29:24puisqu'il n'avait pas
00:29:25de condamnation
00:29:25donc voilà
00:29:26la vraie question
00:29:26qui est posée aujourd'hui
00:29:27c'est de se dire
00:29:28comment est-ce qu'on évalue
00:29:29sur le territoire national
00:29:30des personnes qui sont
00:29:32dangereuses pour les enfants
00:29:32c'est simple en fait
00:29:33on a des indicateurs
00:29:34on le fait bien d'ailleurs
00:29:35quand on a des risques
00:29:37je ne sais pas
00:29:37de terrorisme ou autre
00:29:38qu'on fiche des personnes
00:29:38fichées S
00:29:39qui sont présumées innocentes
00:29:41on se dit qu'elles représentent
00:29:42un danger
00:29:42on les suit
00:29:43on les voilà
00:29:43ben là c'est pareil
00:29:44on a des personnes
00:29:45qui font l'objet
00:29:45d'informations préoccupantes
00:29:46qui remontent au département
00:29:47au conseil départementaux
00:29:49on a des personnes
00:29:49qui font l'objet de signalement
00:29:50des personnes qui font
00:29:51l'objet de plaintes
00:29:52des personnes qui font
00:29:53l'objet de plaintes
00:29:54qui sont instruites
00:29:55mais la procédure dure longtemps
00:29:56parce que je rappelle
00:29:57que pour des viols
00:29:57ça va jusqu'à 8-10 ans
00:29:58jusqu'où on va
00:30:00dans la possibilité
00:30:01de consulter ce fichier
00:30:02parce que je ne sais pas
00:30:02vous aviez sans doute
00:30:03entendu l'histoire
00:30:03de ce patron
00:30:04d'une entreprise
00:30:05de transport
00:30:07dans l'Isère
00:30:08qui avait découvert
00:30:09au bout de 4 ans
00:30:09que le chauffeur
00:30:10du quart scolaire
00:30:11avait été en fait
00:30:13condamné
00:30:15pour acte pédocriminel
00:30:16et il n'avait pas
00:30:17est-ce qu'il faut ouvrir
00:30:19justement
00:30:19parce qu'après
00:30:20il y a des questions
00:30:21avec la CNIL
00:30:22on n'est pas obligé
00:30:23d'ouvrir complètement
00:30:24on peut très bien demander
00:30:25je ne sais plus
00:30:25je peux dire des bêtises
00:30:26mais je me demande
00:30:26que ce n'est pas en Belgique
00:30:27où ils ont mis ça en place
00:30:28c'est-à-dire que vous êtes employeur
00:30:29vous appelez je crois
00:30:30la police etc
00:30:31ils vous donnent les informations
00:30:32en disant
00:30:33est-ce que cette personne
00:30:35présente un risque
00:30:35pour les enfants
00:30:36sans rentrer en fait
00:30:37dans le détail
00:30:37du voilà
00:30:38oui ou non
00:30:39alors là
00:30:40ce qu'on ne souhaite pas
00:30:41c'est que chaque employeur
00:30:43puisse aller chercher
00:30:43ce genre d'informations
00:30:44donc on a inversé
00:30:45c'est comme le système
00:30:46de protection de l'enfance
00:30:47et petite enfance
00:30:48il y a un site
00:30:49qui délivre cette attestation
00:30:50et vous donnez l'attestation
00:30:52à votre employeur
00:30:52c'est oui
00:30:53c'est non
00:30:53point
00:30:54c'est pas l'employeur
00:30:55qui va chercher
00:30:55d'entrifler dans tous les fichiers
00:30:57pour récupérer quelque chose
00:30:58je pense que c'est important
00:30:59et là où Arnaud Gallet a raison
00:31:00c'est-à-dire qu'il faut
00:31:01que la personne soit condamnée
00:31:02c'est pour ça
00:31:03qu'il y a certaines mesures
00:31:04notamment pour l'éducation nationale
00:31:05qui ont été mis dans ce texte
00:31:06pour des suspensions temporaires
00:31:08à titre préventif
00:31:09mais pour les encadrer
00:31:10donc il y a quand même
00:31:11effectivement
00:31:12des choses à revoir
00:31:13mais là où
00:31:14monsieur Gallet a raison
00:31:15c'est que
00:31:17le cas de
00:31:18malheureusement
00:31:18cette petite Liana
00:31:21il n'était pas
00:31:22dans les fichiers
00:31:23son frère n'était pas
00:31:24dans les fichiers
00:31:24son père n'était pas
00:31:25dans les fichiers
00:31:25le but de la commission
00:31:27c'est de trouver
00:31:28tous les angles morts possibles
00:31:29tous les trous dans la raquette
00:31:30par contre
00:31:31ça n'empêchera jamais
00:31:33quelqu'un qui n'a jamais
00:31:34commis d'actes
00:31:34et qu'on ne connait pas
00:31:35de commettre les choses
00:31:36c'est pour ça
00:31:37qu'il est quand même important
00:31:38d'inculquer
00:31:39je pense à toute notre société
00:31:41une culture de la vigilance
00:31:43pour quand on voit
00:31:44un adulte autour des enfants
00:31:46qui a un comportement
00:31:47qui n'est pas bien normal
00:31:48pour un adulte
00:31:49qui est tout le temps
00:31:50avec les enfants
00:31:50alors qu'il n'a pas à y être
00:31:52qui emmène des cadeaux
00:31:53alors qu'il ne devrait pas
00:31:54qu'on se pose aux sélections
00:31:55et qu'on ait cette
00:31:56j'allais dire
00:31:57cette attention
00:31:58de tous les jours
00:31:59sur la partie des adultes
00:32:00ça veut quand même dire
00:32:00qu'on prend des risques
00:32:01en fait pour les enfants
00:32:01qu'on ne prend pas par exemple
00:32:03je ne sais pas
00:32:03quand il y a une crise sanitaire
00:32:04on se dit
00:32:05évidemment il y a un principe
00:32:06de précaution
00:32:06qui fait que tout le monde
00:32:07est écloîtré
00:32:10chez soi
00:32:11non mais je veux dire
00:32:11c'est un principe de précaution
00:32:13il y a une question
00:32:13téléspectateur Bertrand
00:32:14une question de Bertrand
00:32:17j'ai une question
00:32:17de téléspectateur
00:32:18mais j'ai une question aussi
00:32:18pour moi
00:32:20je fais d'une pierre de cou
00:32:21du coup
00:32:21dans les ajouts
00:32:24gouvernementaux
00:32:25après le conseil des ministres
00:32:26il y a l'exigence
00:32:28d'un délai de 90 jours
00:32:29pour les actes essentiels
00:32:31d'enquête
00:32:31en matière de VSS
00:32:33ma question c'est
00:32:34comment c'est sanctionné
00:32:36si ce n'est pas respecté
00:32:37c'est-à-dire qu'on doit faire
00:32:38l'examen psychologique
00:32:41l'expertise etc
00:32:42les auditions essentielles
00:32:44dans les 90 jours
00:32:45de la plainte
00:32:45ce qui n'a pas été fait
00:32:46effectivement pour Jérôme Barrella
00:32:47mais si ce n'est pas fait
00:32:48dans les 90 jours
00:32:49quelle est la sanction ?
00:32:50alors en fait
00:32:51ce n'est pas forcément
00:32:52de dire
00:32:53ça doit être fait
00:32:53dans les 90 jours
00:32:54parce que les magistrats
00:32:54nous ont même dit
00:32:55que parfois
00:32:56il valait mieux
00:32:57attendre un petit peu
00:32:58pour avoir toutes les preuves
00:32:59avant de convoquer
00:32:59pour recueillir un maximum
00:33:00de preuves
00:33:01avant de placer en garde à vue
00:33:02par contre
00:33:02l'avantage c'est qu'aujourd'hui
00:33:04on dit
00:33:05au bout de 6 mois
00:33:06l'enquêteur est obligé
00:33:07de faire un point
00:33:08au procureur
00:33:09là on dit
00:33:09il ne faut pas attendre 6 mois
00:33:10il faut que tous les 3 mois
00:33:11l'enquêteur fasse un point
00:33:12auprès du procureur
00:33:14donc ça va permettre peut-être
00:33:15ça aurait peut-être permis
00:33:17dans l'affaire
00:33:18de cette pauvre enfant Liana
00:33:19qu'à un moment
00:33:20quelqu'un se rende compte
00:33:21que l'affaire n'avançait plus
00:33:23et donc ça je pense
00:33:24que c'est important
00:33:25et quand je dis
00:33:26et je le redis
00:33:27que j'aimerais que la justice
00:33:28passe dans un monde numérique
00:33:30c'est que moi
00:33:30qui suis développeur d'application
00:33:32je pense qu'à un moment
00:33:33quand on aurait dans une affaire
00:33:36plusieurs warnings
00:33:37plusieurs mots clés
00:33:38qui ressortent
00:33:39on puisse avoir
00:33:39quelque chose
00:33:40qui sort en rouge
00:33:40au niveau du procureur
00:33:41pour dire attention
00:33:42ce dossier est ultra prioritaire
00:33:43parce qu'on est quand même
00:33:44dans une justice ultra archaïque
00:33:45et il faut qu'on fasse basculer
00:33:47la justice dans le monde numérique
00:33:48de demain
00:33:48je voudrais qu'on s'arrête
00:33:50sur un mot
00:33:52qui arrive
00:33:53qui est arrivé récemment
00:33:55dans ce débat public
00:33:56c'est le mot enfantiste
00:33:58c'est le mot du jour
00:33:59de Mariette
00:34:05laissez-moi vous présenter
00:34:06Mariette Darégrin
00:34:07si vous ne la connaissez pas
00:34:09Mariette elle est sémiologue
00:34:10elle interroge le sens des mots
00:34:11et ce mot enfantiste
00:34:13il a retenu votre attention
00:34:14ce soir
00:34:14il est utilisé
00:34:15par les associations
00:34:16de protection de l'enfance
00:34:18oui c'est un mot
00:34:19assez inconnu
00:34:20pour nous
00:34:20évidemment vous êtes expert
00:34:22il a été créé
00:34:22dans les années 2020-2022
00:34:25alors ce sont les gens
00:34:26qui sont enfantistes
00:34:27ce sont les gens
00:34:28qui défendent la cause des enfants
00:34:29la cause des enfants
00:34:31c'est référé
00:34:32au sens que Françoise Dolto
00:34:34il y a bien longtemps
00:34:34donnait à ce terme
00:34:35à ce moment-là
00:34:36il s'était tout à fait positif
00:34:38la cause des enfants
00:34:39c'était comprendre
00:34:40faire comprendre aux parents
00:34:41finalement les bases
00:34:42d'une certaine psychologie infantile
00:34:44aujourd'hui c'est plus du tout ça
00:34:45quand on vous écoute
00:34:47défendre la cause des enfants
00:34:49être enfantiste
00:34:50c'est avant tout
00:34:51révéler des chiffres effroyables
00:34:53montrer que les enfants
00:34:54sont victimes
00:34:56évidemment de violences
00:34:57physiques, psychologiques, sexuelles
00:34:59qui sont même parfois
00:35:00objets d'infanticides
00:35:02et ce qui est frappant
00:35:03c'est que c'est un terme
00:35:04comme celui-là
00:35:04qui est fait
00:35:07en analogie avec féminicide
00:35:08et à vous écouter
00:35:09on voit que c'est important
00:35:11ce parallélisme
00:35:12et c'est d'ailleurs
00:35:13en miroir
00:35:14avec le féminisme
00:35:15que le terme
00:35:17enfantisme a été créé
00:35:18voilà
00:35:18de toute évidence
00:35:19ce terme arrive
00:35:20enfantisme
00:35:21comme féminisme
00:35:22et on voit bien
00:35:23que les vocabulaires
00:35:24sont parallèles
00:35:24on parle de domination
00:35:26des adultes
00:35:27comme la domination
00:35:28des hommes sur les femmes
00:35:29donc l'adultisme
00:35:31comme le masculinisme
00:35:33par exemple
00:35:34on retrouve aussi
00:35:35l'idée justement
00:35:36je crois que l'un de vous
00:35:37l'a utilisé
00:35:37ce terme
00:35:38d'oppression systémique
00:35:40voilà
00:35:41donc on voit
00:35:41que c'est tout à fait proche
00:35:43donc c'est important
00:35:43pour nous
00:35:44qui découvrons le mot
00:35:45de voir que c'est
00:35:46vraiment parallèle
00:35:47je reprends les termes
00:35:48de Claire Bourdie
00:35:49qui est la fondatrice
00:35:50de ce collectif
00:35:52dans son livre
00:35:53Enfantisme
00:35:53donc voilà
00:35:54nous allons devoir
00:35:55nous habituer
00:35:56à cette logique là
00:35:57et c'est important
00:35:58de nous y intéresser
00:36:00d'essayer de comprendre
00:36:00alors pour l'instant
00:36:01c'est un écosystème
00:36:02disons qui est plus citoyen
00:36:03que politique
00:36:03donc on ne sait pas trop
00:36:04s'il y aura
00:36:06de l'idéologie là-dedans
00:36:07si on verra
00:36:08des mouvements
00:36:09peut-être au moment
00:36:10de la présidentielle
00:36:10on verra
00:36:11alors Adélie
00:36:12moi ce qui m'intéresserait
00:36:13c'est qu'on se focalise
00:36:15sur le mot souche
00:36:16tout ça
00:36:16qui est le mot enfance
00:36:18parce que je crois
00:36:18qu'il contient des clés
00:36:19à ce que vous avez dit
00:36:20des clés étymologiques
00:36:21absolument
00:36:22alors l'enfant
00:36:23évidemment
00:36:24l'étymologie est passionnante
00:36:26parce que c'est celui
00:36:27qui ne peut pas parler
00:36:28parler en latin
00:36:29c'est fari
00:36:30infaris
00:36:30c'est privatif
00:36:31donc il ne peut pas
00:36:32parler l'enfant
00:36:33donc ça
00:36:34bah oui
00:36:34entre 0 et 2 ans
00:36:35ou 2 ans et demi
00:36:36on ne peut pas parler
00:36:36il y a une donnée
00:36:38physique
00:36:38mais quand on vous écoute
00:36:40quand on voit
00:36:40ce qui se passe aujourd'hui
00:36:41ça résonne
00:36:42ce sens de ne pas pouvoir parler
00:36:44avec bien sûr
00:36:44toute l'obligation du secret
00:36:46qui est donnée à l'enfant
00:36:47quand il est abusé
00:36:48ou quand il y a de l'inceste
00:36:49donc écouter
00:36:50la parole des enfants
00:36:51c'est devenu
00:36:52une priorité fondamentale
00:36:53de notre société
00:36:54évidemment
00:36:54je dirais qu'Adeline
00:36:55il est urgent
00:36:56de faire mentir
00:36:56l'étymologie
00:36:57et en même temps
00:36:58il y a aussi des gens
00:36:59qui pensent
00:36:59qu'on entend trop
00:37:00les enfants
00:37:01dans les restaurants
00:37:02dans les wagons
00:37:03enfin dans les trains
00:37:04on a vu apparaître
00:37:05les hôtels
00:37:06et les restaurants
00:37:07no kids
00:37:08no kids
00:37:09alors là c'est une autre
00:37:09étymologie
00:37:10qui est plus réjouissante
00:37:11en anglais
00:37:12le kid au départ
00:37:13c'est le petit chevreau
00:37:15donc c'est ce petit animal
00:37:16qui est tout feu
00:37:17tout flamme
00:37:17qui bouge partout
00:37:18le kid
00:37:19le beau film
00:37:20de Charlie Chaplin
00:37:21disait quelque chose
00:37:21de ça c'est-à-dire un enfant
00:37:22il faut bien sûr
00:37:24l'éduquer
00:37:24mais c'est normal
00:37:24qu'il soit dans le dynamisme
00:37:26de la juvénilité
00:37:27alors en latin
00:37:28il y avait aussi
00:37:29à côté d'infants
00:37:30celui qui ne peut pas parler
00:37:32le puer
00:37:33le puer c'est
00:37:34ça va donner puéril
00:37:35ou puériculture
00:37:36on n'a pas gardé le terme
00:37:36c'est bien dommage
00:37:38mais c'est l'idée
00:37:39que comme avec kid
00:37:40il y a un petit animal
00:37:42qu'il s'agit d'humaniser
00:37:43et d'éduquer
00:37:44donc pour finir
00:37:45Adeline
00:37:45je dirais que c'est ça
00:37:46que nous devons retenir
00:37:47il y a deux mots
00:37:48dans notre imaginaire
00:37:50donc d'une part
00:37:51il ne faut pas oublier
00:37:52que la parole enfantine
00:37:53doit être respectée
00:37:54et relayée
00:37:55c'est absolument fondamental
00:37:57aujourd'hui
00:37:57mais il y a autre chose
00:37:58à regarder aussi
00:37:59c'est que
00:38:00disons tout enfant
00:38:01a le droit
00:38:02d'être aidé
00:38:03à grandir
00:38:03pour devenir adulte
00:38:05adulte au vrai sens
00:38:07de ce terme
00:38:07c'est-à-dire
00:38:08quelqu'un qui ne va pas
00:38:09à son tour
00:38:09devenir malfaisant
00:38:11à l'égard des enfants
00:38:11Merci Mariette
00:38:13dans les ajouts
00:38:15à ce projet de loi
00:38:17il y a aussi eu
00:38:17Bertrand en a parlé
00:38:18tout à l'heure
00:38:19les actes essentiels
00:38:20d'enquête
00:38:21pour crimes sexuels
00:38:22sur mineurs
00:38:22qui devront être réalisés
00:38:23dans ce fameux délai
00:38:24maximal de 90 jours
00:38:25il y a aussi
00:38:26le durcissement des peines
00:38:27il y a la fin
00:38:28des automatismes
00:38:28de libération
00:38:29il y a 950 amendements
00:38:32qui étaient arrivés
00:38:33en commission
00:38:33est-ce que vous redoutez
00:38:34une surenchère
00:38:36d'amendements aussi
00:38:37dans l'hémicycle
00:38:38à partir de l'examen
00:38:40du 15 juillet
00:38:41il faut encore ajouter
00:38:42des choses
00:38:43je pense qu'à un moment
00:38:45c'est aussi le rôle
00:38:45des députés
00:38:46d'essayer de débattre
00:38:46et de trouver
00:38:47la meilleure solution possible
00:38:48je pense que justement
00:38:49cette commission
00:38:49cette semaine
00:38:50et ce matin particulièrement
00:38:51sur le texte
00:38:53sur l'article 6
00:38:54sur l'avance de sûreté
00:38:55a démontré
00:38:56que les débats
00:38:56pouvaient être intéressants
00:38:57pour aboutir
00:38:58à des compromis
00:38:58c'est ce qu'on a montré
00:39:00ce matin
00:39:00j'espère qu'on montrera
00:39:01le même visage
00:39:02dans l'hémicycle
00:39:03que ce qui a été montré
00:39:04dans cette commission
00:39:04qui a été sur le fond
00:39:07uniquement sur le fond
00:39:08et respectueuse
00:39:09entre chaque groupe
00:39:10et qui a fait avancer
00:39:11pour moi ce texte
00:39:12de manière importante
00:39:14puisque le nombre
00:39:14d'amendements adoptés
00:39:15est quand même conséquent
00:39:16sur ce texte
00:39:18un dernier mot
00:39:19Arnaud Galet
00:39:19oui très rapidement
00:39:20moi je trouve que
00:39:20je souhaitais dire
00:39:21que la question
00:39:22de la perpétuité
00:39:23moi je n'ai pas compris
00:39:23parce qu'aujourd'hui
00:39:24il n'y a que 3%
00:39:25des agresseurs
00:39:25qui sont condamnés
00:39:26moins de 1%
00:39:27en cas d'inceste
00:39:27le problème qui s'est posé
00:39:29dernièrement
00:39:29notamment dans le cadre
00:39:30de l'affaire
00:39:30Joël Le Scornac
00:39:31qui est sur un jeune
00:39:32qui a violé
00:39:32plus de 300 enfants
00:39:33c'était aussi
00:39:33le cumul des peines
00:39:34ou le non-cumul des peines
00:39:35et là on se retrouve
00:39:36avec quelqu'un
00:39:36comme Joël Le Scornac
00:39:37qui va sortir
00:39:38dans quelques années
00:39:38tout simplement
00:39:39parce qu'il n'y a pas
00:39:42de cumul des peines
00:39:42il a déjà été condamné
00:39:43pour inceste
00:39:44et je trouve
00:39:44qu'il y a un vrai sujet
00:39:45par rapport à ça
00:39:46qui est quand même important
00:39:46et qui n'est pas résolu
00:39:48du tout
00:39:48par la question
00:39:49de la perpétuité
00:39:49quand on voit
00:39:50les peines d'ailleurs
00:39:50qui sont encourues
00:39:51généralement encore aujourd'hui
00:39:52et qui sont infligées
00:39:54aux personnes
00:39:55qui violent des enfants
00:39:55Merci en tout cas
00:39:56à tous les trois
00:39:57d'être venus ce soir
00:39:57en parler dans chaque voie compte
00:39:59examen donc dans l'hémicycle
00:40:00à partir de 15 juillet
00:40:01que vous pourrez suivre
00:40:02en direct sur LCP
00:40:03à partir du 15 juillet
00:40:04Merci
00:40:04Merci infiniment
00:40:05à tous les trois
00:40:06Dans un instant
00:40:07on va parler de toute autre chose
00:40:08on va parler des crousses
00:40:09et vous savez
00:40:09les repas à 1 euro
00:40:10pour tous les étudiants
00:40:12ils ont du plomb dans l'aile
00:40:13apparemment ces repas
00:40:14et on va vous expliquer pourquoi
00:40:15avec nos trois prochains invités
00:40:16mais avant cela
00:40:17c'est quelle histoire
00:40:17et c'est Bertrand Perrier
00:40:27Bertrand ce soir
00:40:28vous vouliez vous intéresser
00:40:29à ce débat
00:40:29qui ressurgit dans l'actualité
00:40:31cette semaine
00:40:31c'est le débat
00:40:32sur la peine de mort
00:40:33Et oui Adeline
00:40:34il n'a pas fallu un an
00:40:36après la panthéonisation
00:40:37de Robert Badinter
00:40:38pour que la peine de mort
00:40:39se réinvite
00:40:40dans le débat public
00:40:41il y a trois semaines
00:40:43Nicolas Dupont-Aignan
00:40:44interrogé sur l'affaire Liana
00:40:46avait déclaré
00:40:47je cite
00:40:47il faut rouvrir
00:40:48le débat
00:40:49par un référendum
00:40:50sur la peine de mort
00:40:51et dimanche dernier
00:40:52l'animatrice Karine Lemarchand
00:40:54a publié sur son compte Instagram
00:40:55une vidéo
00:40:56qu'elle a d'ailleurs
00:40:57tout de suite retirée
00:40:58dans laquelle
00:40:59elle déclarait ceci
00:41:02Si je ne prends pas la parole
00:41:03sur Liana et Louis
00:41:04c'est parce que je suis radicale
00:41:06tu enlèves la vie
00:41:07on t'enlève la vie
00:41:08certaines personnes
00:41:09sont irrécupérables
00:41:10psychiquement
00:41:11je n'ai pas à payer
00:41:12toute ma vie
00:41:12pour qu'ils soient en taule
00:41:13et je n'en ai rien à foutre
00:41:15de leurs conditions de vie
00:41:17Alors évidemment
00:41:18énorme polémique
00:41:19suscitée par cette promotion
00:41:20revendiquée et assez étonnante
00:41:22de la loi du talion
00:41:23et Karine Lemarchand
00:41:24s'est de nouveau exprimée
00:41:25mardi soir en disant
00:41:26merci de ne pas sortir
00:41:27mes propos de leur contexte
00:41:29et de transformer
00:41:29mon avis de citoyenne
00:41:31et de maire
00:41:32en débat
00:41:33Oui ça a fait beaucoup réagir
00:41:34à la fois sur les réseaux sociaux
00:41:35mais aussi dans la classe politique
00:41:36Oui alors des internautes
00:41:38ont félicité Karine Lemarchand
00:41:40pour son franc-parler
00:41:41son courage
00:41:42son langage de vérité
00:41:42bien évidemment
00:41:43le président de la République
00:41:44n'a pas répondu directement
00:41:45à Karine Lemarchand
00:41:46mais il a profité
00:41:47de son discours
00:41:48devant le 9ème congrès mondial
00:41:51contre la peine de mort
00:41:52qui avait lieu
00:41:53cette semaine à Paris
00:41:54et qui s'est achevé
00:41:55aujourd'hui
00:41:55ici à l'Assemblée Nationale
00:41:56pour redire
00:41:57son opposition ferme
00:41:59à la peine capitale
00:42:00Parce qu'aujourd'hui
00:42:01dans nos sociétés
00:42:02beaucoup se remettent
00:42:04à penser
00:42:04que la peine de mort
00:42:05serait une réponse
00:42:07dans une confusion
00:42:08et des principes
00:42:09et du langage
00:42:12Alors ne croyez pas
00:42:13une seule seconde
00:42:15que le combat
00:42:16qui est le vôtre
00:42:17ne vaut pas aussi
00:42:18pour ici
00:42:18et pour aujourd'hui
00:42:21Et donc le président
00:42:22de la République
00:42:22a rappelé
00:42:23les principaux arguments
00:42:24qui avaient d'ailleurs
00:42:25été rappelés ici même
00:42:26par Robert Badinter
00:42:27en 1981
00:42:28la distinction
00:42:29de la justice
00:42:29et de la vengeance
00:42:30la dignité
00:42:31de chaque être humain
00:42:32en dépit des crimes
00:42:33qu'il peut commettre
00:42:34la foi
00:42:34en la rédemption
00:42:35possible de chacun
00:42:37la faillibilité
00:42:38d'une justice humaine
00:42:39qui interdit
00:42:40les sanctions
00:42:41sans retour
00:42:42et puis l'argument majeur
00:42:43qui a été repris
00:42:44ce matin
00:42:44par Yaël Braun-Pivet
00:42:46sur RTL
00:42:47Vous savez
00:42:48la peine de mort
00:42:49elle n'a jamais dissuadé
00:42:50personne
00:42:51de commettre
00:42:52un quelconque crime
00:42:53elle n'a pas
00:42:54d'effet dissuasif
00:42:55et c'est démontré
00:42:57à travers les siècles
00:42:59et encore aujourd'hui
00:43:00Mais Bertrand
00:43:01on est d'accord
00:43:01que sur l'échiquier politique
00:43:02on est à un an
00:43:03de la présidentielle
00:43:04il n'y a aucun parti
00:43:04qui propose de rétablir
00:43:05la peine de mort
00:43:06On est évidemment d'accord
00:43:07et à cela il y a une bonne raison
00:43:09c'est que l'abolition
00:43:10de la peine de mort
00:43:11a été constitutionnalisée
00:43:12on s'en souvient
00:43:12en 2007
00:43:13à l'initiative de Robert Badinter
00:43:14Bachar Chirac
00:43:15et que par ailleurs
00:43:16la France
00:43:17indépendamment
00:43:18de la constitutionnalisation
00:43:19de l'abolition
00:43:20a signé un certain nombre
00:43:21de traités internationaux
00:43:22relatifs à l'abolition
00:43:24de la peine de mort
00:43:24donc pour rétablir
00:43:25la peine de mort
00:43:26il faudrait non seulement
00:43:27modifier la constitution
00:43:28mais également dénoncer
00:43:29un certain nombre
00:43:30de traités
00:43:30qui lient la France
00:43:32et aujourd'hui
00:43:33aucun parti
00:43:34ne prend cette responsabilité
00:43:36seul le Rassemblement National
00:43:38a ouvert récemment
00:43:40un peu la porte
00:43:42si demain
00:43:43dans le cadre
00:43:43du référendum
00:43:44d'initiative citoyenne
00:43:46que nous voulons
00:43:46mettre en place
00:43:47il y a un référendum
00:43:48que la population
00:43:51organise
00:43:51enfin demande ce référendum
00:43:52selon les cadres légaux
00:43:53qu'il a lieu
00:43:54et que la peine de mort
00:43:55en sort
00:43:55nous respecterons
00:43:56évidemment
00:43:57la volonté populaire
00:43:58Bertrand
00:43:59qu'est-ce que la résurgence
00:44:01de ce débat
00:44:01dit de notre
00:44:02rapport à la justice
00:44:04une frustration
00:44:05une incompréhension
00:44:07un sentiment de décalage
00:44:08avec les attentes
00:44:09de la population
00:44:10une opacité
00:44:11une inefficacité
00:44:12l'impression d'une forteresse
00:44:13d'une institution
00:44:14intouchable
00:44:15et hors de contrôle
00:44:16sur la question
00:44:17du rétablissement
00:44:18de la peine de mort
00:44:19les français sont
00:44:20très partagés
00:44:20l'étude du Cevipov
00:44:22de février dernier
00:44:22montre que
00:44:2348% sont opposés
00:44:2648% sont favorables
00:44:28et 4% ne se prononcent pas
00:44:29donc on a vraiment
00:44:30une partition égale
00:44:32pour ma part
00:44:33évidemment
00:44:33je ne peux pas imaginer
00:44:34qu'un jour
00:44:35la France rejoindrait
00:44:37la sinistre cohorte
00:44:37des états
00:44:38qui pratiquent
00:44:39la peine de mort
00:44:39la Chine
00:44:40l'Iran
00:44:41l'Arabie Saoudite
00:44:42le Koweït
00:44:42Singapour
00:44:43mais à l'heure
00:44:44où dans le monde
00:44:45et le congrès
00:44:46de cette semaine
00:44:47l'a montré
00:44:47les exécutions
00:44:48n'ont jamais été
00:44:49aussi nombreuses
00:44:50depuis 1981
00:44:52le retour en France
00:44:54de ce débat
00:44:54que l'on croyait
00:44:55clos
00:44:55est un vrai défi
00:44:56lancé à la justice
00:44:58comme le sont
00:44:59dans le même temps
00:44:59la multiplication
00:45:00vous savez
00:45:00des appels
00:45:01à se faire justice
00:45:02soi-même
00:45:02et puis
00:45:03les remises en cause
00:45:04régulières
00:45:04y compris par certains
00:45:05politiques
00:45:05de l'état de droit
00:45:06je veux donc rappeler
00:45:07les mots prononcés
00:45:09à l'Assemblée nationale
00:45:10par Victor Hugo
00:45:11la peine de mort
00:45:12est le signe spécial
00:45:14et éternel
00:45:15de la barbarie
00:45:16Merci Bertrand
00:45:17On passe à la question
00:45:19qui est fâche
00:45:27Les repas à 1 euro
00:45:29pour tous les étudiants
00:45:30ont déjà du plomb dans l'aile
00:45:32la mesure est entrée
00:45:33en vigueur début mai
00:45:34et avec deux mois
00:45:35de recul
00:45:36et bien un premier rapport
00:45:37évalue l'impact
00:45:38de cette mesure
00:45:39et les comptes
00:45:40ne sont pas bons
00:45:41et on va en parler
00:45:42avec vous Charles Itzenstuhl
00:45:43Bonsoir
00:45:43C'est vous l'auteur
00:45:45de ce rapport
00:45:45vous êtes députée
00:45:46Renaissance du Barin
00:45:47Merci d'être là
00:45:48face à vous
00:45:49Fatia Kelwashi
00:45:50Bonsoir
00:45:50Bonsoir
00:45:51Députée socialiste
00:45:52de Seine-Saint-Denis
00:45:53et je salue également
00:45:54Suzanne Nijdam
00:45:55Bonsoir
00:45:55Bonsoir
00:45:56Vous êtes la présidente
00:45:57de la FAGE
00:45:57la fédération
00:45:58des associations générales étudiantes
00:45:59c'est Dario Borgogno
00:46:01qui vous pose
00:46:02la question
00:46:02qui fâche ce soir
00:46:06C'était l'une des conditions
00:46:08des socialistes
00:46:09en janvier dernier
00:46:10pour ne pas censurer
00:46:11Sébastien Lecornu
00:46:12généraliser les repas
00:46:13à 1 euro
00:46:14pour tous les étudiants
00:46:15Jusqu'à présent
00:46:16réservé pour les boursiers
00:46:17depuis le 4 mai
00:46:18terminé le tarif
00:46:19de 3,30 euros
00:46:20pour un déjeuner complet
00:46:21les premiers concernés
00:46:23sont évidemment ravis
00:46:24C'est moins cher
00:46:252,30 euros
00:46:26de réduction quand même
00:46:27sachant que
00:46:27le coût de la vie
00:46:28maintenant
00:46:28c'est hyper chaud
00:46:30concrètement ça me fait gagner
00:46:3160 euros par mois
00:46:32ça compte pour un étudiant
00:46:34en tout cas pour moi
00:46:34et je pense pour d'autres
00:46:35Tout le monde n'a pas forcément
00:46:37l'argent pour se nourrir
00:46:39comme il le souhaiterait
00:46:41et du coup
00:46:42c'est juste une égalité
00:46:44envers tous les étudiants
00:46:45Suite à cette mesure
00:46:46sur l'ensemble du territoire
00:46:47le nombre de repas servis
00:46:49pourrait augmenter
00:46:49de 12% cette année
00:46:51cela se voit déjà
00:46:52pour le Crous de Lille
00:46:53en mai
00:46:54période de partiel
00:46:55c'était en moyenne
00:46:56750 repas de plus par jour
00:46:58de quoi inquiéter
00:46:59les services
00:47:00de ces administrations
00:47:01pour la rentrée
00:47:01On ne peut pas servir
00:47:02de 10h au matin
00:47:04jusqu'à 16h
00:47:06après il faut les bras
00:47:06après il faut préparer
00:47:07c'est compliqué
00:47:08les structures
00:47:09ne sont plus adaptées
00:47:10au nombre de repas qu'on fait
00:47:12nous ce qu'on a peur
00:47:13c'est que
00:47:13en gros
00:47:14celui de l'étudiant
00:47:14qui arrive
00:47:15le plus précaire
00:47:17s'il sorte le dernier
00:47:18au niveau de l'université
00:47:19en gros
00:47:20qu'il n'a pas son repas
00:47:21Un rapport d'évaluation
00:47:22dévoilé aujourd'hui
00:47:23à l'Assemblée
00:47:23semble confirmer ses dires
00:47:25Avec l'inflation
00:47:26les repas sont plus chers
00:47:27à réaliser
00:47:27et l'enveloppe supplémentaire
00:47:29de 50 millions d'euros
00:47:30prévue par l'Etat
00:47:31serait largement insuffisante
00:47:33Plusieurs estimations
00:47:34chiffrent entre 61
00:47:35et 89 millions d'euros
00:47:37le coût nécessaire
00:47:38pour cette hausse
00:47:38prévue de la fréquentation
00:47:40Alors la question
00:47:41qui fâche de ce soir
00:47:41repas pour tous
00:47:42à 1 euro
00:47:43fausse bonne idée ?
00:47:45Charles Hitsenstuhl
00:47:46vous employez des mots
00:47:47très durs
00:47:47dans le rapport
00:47:48qui a été publié ce matin
00:47:49vous dites
00:47:49mise en danger
00:47:50choix contestable
00:47:51contre-productif
00:47:52vous dites que cette mesure
00:47:53en fait
00:47:54va aggraver
00:47:55la situation des Crous
00:47:56pourquoi ?
00:47:57Il y a aussi des choses positives
00:47:58dans le rapport
00:47:59je dis par exemple
00:48:00que la mesure
00:48:00elle est plébiscitée
00:48:01elle est accueillie
00:48:02que la qualité des repas
00:48:03aux Crous
00:48:04s'est beaucoup améliorée
00:48:04les dernières années
00:48:05donc
00:48:06c'est ce que disent aussi
00:48:07les étudiants
00:48:07j'ai essayé d'être objectif
00:48:09après donner un point
00:48:10du personnel
00:48:10c'est le travail
00:48:11d'un commissaire
00:48:12aux finances
00:48:14pour moi
00:48:14c'est une fausse bonne idée
00:48:16il y a un problème
00:48:17de précarité alimentaire
00:48:19chez un nombre
00:48:20important d'étudiants
00:48:21dans le pays
00:48:23qui a augmenté
00:48:25depuis la crise sanitaire
00:48:28mais de généraliser
00:48:29le repas à 1 euro
00:48:31pour tous les étudiants
00:48:32c'est-à-dire en faire bénéficier
00:48:34des étudiants
00:48:34qui n'en ont pas besoin
00:48:37pour moi
00:48:38est contre-productif
00:48:39et c'est une mauvaise utilisation
00:48:40de l'argent public
00:48:42ce que je dis dans le rapport
00:48:43c'est que
00:48:44le sujet qu'on aurait dû
00:48:46vraiment prendre à bras le corps
00:48:48c'est la réforme structurelle
00:48:50des bourses
00:48:51sur critères sociaux
00:48:52ce système
00:48:54a vécu
00:48:55il a beaucoup d'imperfections
00:48:56il y a des effets de seuil
00:48:57ça fait plusieurs années
00:48:58que le gouvernement
00:48:59les gouvernements précédents
00:49:00ont annoncé
00:49:02cette réforme
00:49:03elle ne sort pas
00:49:04je le déplore
00:49:05même si je soutiens
00:49:05ce gouvernement
00:49:06je pense que pour le coup
00:49:07ce n'est pas une bonne chose
00:49:09et donc que l'énergie
00:49:11et les crédits budgétaires
00:49:13auraient été mieux employés
00:49:14à terminer cette réforme
00:49:16structurelle
00:49:17des bourses
00:49:18pour aider ceux
00:49:19qui en ont besoin
00:49:20c'est-à-dire les boursiers
00:49:21et les étudiants précaires
00:49:22on rappelle que c'est une mesure
00:49:23qu'avaient demandé
00:49:24les socialistes
00:49:25au moment du vote
00:49:26du budget
00:49:27et le gouvernement
00:49:28avait accédé
00:49:29à cette demande
00:49:30Fatia Keilwashi
00:49:31quel regard vous portez
00:49:32sur le rapport
00:49:32de Charles Easton
00:49:33vous trouvez que
00:49:36d'abord c'est un rapport
00:49:38à charge
00:49:38mais je suis d'accord
00:49:40avec 90%
00:49:41du contenu du rapport
00:49:42puisque le constat
00:49:43est partagé
00:49:45les pistes
00:49:46sont partagées
00:49:47c'est-à-dire
00:49:47doter les crous
00:49:48correctement
00:49:50maintenant
00:49:50la question qu'il fâche
00:49:52je vais quand même
00:49:52y répondre
00:49:52moi je pense que
00:49:53c'est une bonne idée
00:49:54parce qu'à partir du moment
00:49:55où on nourrit
00:49:56nos étudiants
00:49:56ça ne peut être
00:49:57qu'une bonne idée
00:49:58à partir du moment
00:49:59où les étudiants
00:50:00vont aux crous
00:50:01et mangent
00:50:02et ensuite
00:50:03vont faire
00:50:04leur journée de cours
00:50:05ça ne peut être
00:50:05qu'une bonne idée
00:50:06c'est une idée
00:50:07qu'il faut accompagner
00:50:08par contre
00:50:08il faut une volonté politique
00:50:09pour l'accompagner
00:50:10moi dans ma proposition
00:50:11de loi
00:50:11il n'y avait pas 50 000 euros
00:50:12il y avait 90 millions
00:50:14d'euros par an
00:50:1590 millions d'euros
00:50:16c'est ce que dit le rapport
00:50:16c'est ce qu'il faudrait
00:50:1789
00:50:18c'est ce qu'il faut
00:50:18c'est ce qu'il faut
00:50:20pour doter les crous
00:50:21pour les infrastructures
00:50:22pour améliorer
00:50:22mais pour l'instant
00:50:22ils n'ont pas cet argent
00:50:23donc est-ce qu'on maintient
00:50:24la mesure en l'état
00:50:27ou est-ce qu'on revient
00:50:28à la mesure
00:50:29des 1 euro
00:50:30le repas
00:50:30pour les étudiants
00:50:31boursiers
00:50:32les 50 millions
00:50:33c'est de mai à décembre
00:50:34donc ça a été bien
00:50:34calibré en réalité
00:50:35c'est une mesure
00:50:36de 50 millions d'euros
00:50:37du mois de mai
00:50:38au mois de décembre
00:50:39donc au pro rata
00:50:40c'est plutôt bien calibré
00:50:41la réalité
00:50:42il faudrait au minimum
00:50:4390 voire 100 millions
00:50:44d'euros par an
00:50:45pourquoi ?
00:50:45parce que les infrastructures
00:50:46sont très vieillissantes
00:50:48et il faudrait
00:50:49des extensions
00:50:50soit on met
00:50:51le paquet
00:50:52pour vraiment
00:50:54accueillir convenablement
00:50:55tous les étudiants
00:50:56et les faire manger
00:50:56soit on ne le met pas
00:50:58et là oui
00:50:58vous avez raison
00:50:59ça peut être une mauvaise idée
00:51:00Suzanne Nijdam
00:51:01depuis deux mois
00:51:01vous avez vu
00:51:02le changement sur le terrain
00:51:03dans les rues
00:51:04dans les restaurants universitaires
00:51:06plus 14% de fréquentation
00:51:08aux rues de Paris
00:51:09ou de Bordeaux
00:51:11est-ce que ça veut dire
00:51:12des étudiants
00:51:13où il n'y a plus rien à manger
00:51:14quand ils arrivent
00:51:14vers la fin du service
00:51:16des files d'attente
00:51:17tellement longues
00:51:17qu'on va rater
00:51:18la reprise des cours
00:51:19à 14h
00:51:19que sais-je
00:51:20on a des files d'attente
00:51:21qui sont longues
00:51:22on a des étudiants
00:51:23qui n'ont plus rien à manger
00:51:25ou beaucoup moins
00:51:26à la fin du service
00:51:27je ne suis pas en train
00:51:28de nier ces faits-là
00:51:29pour autant ces faits-là
00:51:30ils existaient avant
00:51:30le repas à 1€
00:51:31et ils existent encore après
00:51:32et ils émanent
00:51:34d'un problème
00:51:34qui est plus structurel
00:51:35qui est un sous-investissement
00:51:37et un sous-financement
00:51:39vraiment chronique
00:51:39dans le régime des cours
00:51:40mais est-ce qu'on n'a pas
00:51:40mis la charrue
00:51:41avant les bœufs
00:51:41en élargissant
00:51:42à tous les étudiants
00:51:43cette mesure
00:51:44du repas à 1€
00:51:45c'est-à-dire qu'il aurait d'abord
00:51:46fallu doter les crous
00:51:47de davantage de moyens
00:51:48avant de proposer ce repas
00:51:49qui en moyenne
00:51:50coûte 8€ par étudiant
00:51:51bon ben l'étudiant
00:51:52lui ne va payer qu'un euro
00:51:53c'était l'embolie assurée
00:51:55en fait
00:51:55moi c'est parce que
00:51:56j'ai envie de répondre
00:51:57aux étudiants
00:51:57qui s'endorment le ventre vide
00:51:59tous les soirs
00:52:00et ces étudiants-là
00:52:01ils représentent un nombre
00:52:02qui devient de plus en plus important
00:52:03et moi j'ai envie
00:52:05de rebondir justement
00:52:06sur la question
00:52:06de ceux qui en ont besoin
00:52:07ceux qui en ont besoin
00:52:08c'est pas uniquement
00:52:09les boursiers
00:52:10et c'est ce qu'on dénonce
00:52:10depuis des années
00:52:11un système de bourse
00:52:12qui est à bout de souffle
00:52:12qui n'arrive plus
00:52:13à correctement cibler
00:52:14les étudiants et étudiantes
00:52:15qui en ont besoin
00:52:16notamment parce qu'il est basé
00:52:17sur les revenus familiaux
00:52:19les revenus familiaux
00:52:20qui sont pas forcément
00:52:21du tout correspondants
00:52:22à ce que touchent réellement
00:52:24ces étudiants et étudiantes
00:52:25et donc
00:52:26ceux qui en ont besoin
00:52:27ne peuvent pas être corrélés
00:52:29à la question du système de bourse
00:52:30notamment parce que
00:52:31le système de bourse
00:52:32est totalement défaillant
00:52:32et qu'on le dénonce
00:52:33depuis des années
00:52:33alors je vous rejoins
00:52:34sur la question
00:52:35d'une nécessité
00:52:36d'une réforme structurelle
00:52:37des bourses
00:52:38qui est bien plus large
00:52:40et qui viendrait traiter
00:52:41des causes un peu plus
00:52:41en profondeur certes
00:52:42mais en attendant
00:52:43ce repas à un euro
00:52:43c'est une mesure d'urgence
00:52:44c'est une mesure qui est nécessaire
00:52:46parce que je pense que
00:52:47quand on voit
00:52:48les étudiants et étudiantes
00:52:49faire la queue
00:52:49dans les banques alimentaires
00:52:50tous les soirs
00:52:51quand on les voit
00:52:52juste sauter
00:52:53un nombre incalculable
00:52:53de repas par semaine
00:52:55alors même que juste
00:52:56on ne leur octroie pas la bourse
00:52:57ça devient de vrais problèmes
00:52:58qu'il faut traiter
00:52:59Charles Incentur
00:53:00Je ne suis pas en désaccord
00:53:01avec ce que vient dire
00:53:02la représentante
00:53:04de la FAGE
00:53:05à l'instant
00:53:06mais pour moi
00:53:07le problème
00:53:08qu'il y a
00:53:09derrière ça
00:53:10au-delà des difficultés
00:53:11qu'on va avoir
00:53:12sur les bâtiments
00:53:13les personnels
00:53:16et puis les problèmes
00:53:17aussi budgétaires
00:53:17nous sommes un
00:53:18on a accepté
00:53:20plus de clients
00:53:20dans le restaurant
00:53:21mais on n'a pas agrandi le restaurant
00:53:22il y a un vrai sujet
00:53:23presque philosophique
00:53:25et que je veux
00:53:27pour ma part
00:53:28dénoncer
00:53:29c'est que oui
00:53:30il y a des étudiants
00:53:32qui aujourd'hui
00:53:32ne rentrent pas
00:53:33dans les cases
00:53:34je veux dire que là-dessus
00:53:35le CRUS
00:53:35s'était quand même
00:53:37amélioré
00:53:37les dernières années
00:53:38il y avait ce qu'on appelait
00:53:38les étudiants précaires
00:53:40c'est-à-dire des étudiants
00:53:41qui ne rentraient pas
00:53:41dans le système de bourse
00:53:42mais qui étaient repérés
00:53:44par les CRUS
00:53:44ou qui allaient voir les CRUS
00:53:46et qui en fait
00:53:46pouvaient bénéficier
00:53:47du repeint d'euros
00:53:48c'était pas parfait
00:53:49mais c'était déjà
00:53:50une amélioration
00:53:50par rapport à la situation
00:53:51que j'ai connue
00:53:51il y a une vingtaine d'années
00:53:52quand j'étais étudiant
00:53:53à Strasbourg
00:53:56mais en fait
00:53:57ce qu'on voit
00:53:57dans cette réforme
00:53:58c'est-à-dire
00:53:59quand on généralise
00:54:00à l'ensemble des étudiants
00:54:00on aide aussi
00:54:02une partie importante
00:54:03d'étudiants
00:54:03qui n'ont pas besoin
00:54:04d'être aidés
00:54:05parce qu'ils viennent
00:54:06ils n'ont pas
00:54:06de problèmes financiers
00:54:07ils viennent de milieux aisés
00:54:08grand bien leur face
00:54:09vous les voyez
00:54:10dans les restaurants universitaires
00:54:11ces étudiants
00:54:12dans Paris
00:54:12mais bien sûr
00:54:13parce que le restaurant universitaire
00:54:16c'est aussi un lieu
00:54:16de sociabilité
00:54:17c'est aussi un lieu
00:54:18de convivialité
00:54:19et donc c'est là
00:54:20où je veux dire
00:54:21attention
00:54:22il y a quelque chose
00:54:23pour moi d'inéquitable
00:54:24et d'injuste
00:54:25dans cette réforme
00:54:25c'est-à-dire que
00:54:26en aidant tout le monde
00:54:29sans condition de ressources
00:54:31en réalité
00:54:31on dilue l'aide
00:54:32qu'il faut apporter
00:54:34pour moi
00:54:35aux boursiers
00:54:36et aux précaires
00:54:37vous l'avez dit
00:54:38et je termine par là
00:54:39parce que ça
00:54:39ce n'est pas souvent su
00:54:40y compris par les étudiants
00:54:42le coût de revient
00:54:43moyen d'un repas
00:54:44pour le Crou
00:54:45c'est 8 euros
00:54:45pour arrondir on va dire
00:54:46c'est plus en Outre-mer
00:54:47d'ailleurs
00:54:47il y a une différence
00:54:48importante
00:54:49métropole Outre-mer
00:54:508 euros pour arrondir
00:54:52avant le mois de mai
00:54:53le tarif normal
00:54:54était à 3,30 euros
00:54:55donc c'était déjà
00:54:56un tarif en réalité sociale
00:54:58fortement subventionné
00:54:59par l'État
00:55:00et c'était 1 euro
00:55:01pour les boursiers
00:55:02et les précaires
00:55:03je rappelle ça
00:55:04parce qu'il ne faudrait pas
00:55:06qu'on fasse croire
00:55:07que le système
00:55:08qui existait
00:55:10jusqu'à maintenant
00:55:10et depuis
00:55:11les années 50
00:55:12était en fait
00:55:13en réalité
00:55:13un système
00:55:15injuste
00:55:16et qui n'était
00:55:18pas conforme
00:55:19à la justice sociale
00:55:20c'était déjà
00:55:20un système
00:55:21très social
00:55:22et où
00:55:23l'argent public
00:55:25intervenait de façon
00:55:26massive
00:55:26pour compenser
00:55:27les coûts
00:55:28et proposer
00:55:28un coût le plus réduit
00:55:29aux étudiants
00:55:30sur la dilution
00:55:32de l'aide
00:55:32quand tout le monde
00:55:33bénéficie
00:55:34d'un tarif social
00:55:35ceux qui en avaient
00:55:36le plus besoin
00:55:36ne sont plus prioritaires
00:55:38oui alors la question
00:55:39c'est qui en avait
00:55:40le plus besoin
00:55:41c'est à dire que nous
00:55:43clairement
00:55:43où est-ce qu'on fixe
00:55:44le curseur
00:55:44justement
00:55:45moi j'ai
00:55:46j'ai été enseignante
00:55:48à l'université
00:55:49jusqu'en 2021
00:55:50donc en pleine crise
00:55:51sanitaire
00:55:53clairement
00:55:55il y a eu une période
00:55:56où le gouvernement
00:55:57avait décidé
00:55:58de généraliser
00:55:59le repas à un euro
00:56:00ça a été quelques mois
00:56:01et puis on a fait
00:56:02marche arrière
00:56:03et on est revenu
00:56:04à la situation
00:56:05uniquement pour les boursiers
00:56:06et avec une tentative
00:56:08de faire rentrer
00:56:09les plus précaires
00:56:09dans ce repas à un euro
00:56:10alors clairement
00:56:12aujourd'hui
00:56:13moi j'ai lu le rapport
00:56:162024-2025
00:56:16500 000 étudiants
00:56:18ont mangé
00:56:18pour un euro
00:56:19dans ces 500 000 étudiants
00:56:21on a 5% des étudiants
00:56:235%
00:56:24qui ne sont pas boursiers
00:56:25donc ça veut dire
00:56:2680%
00:56:28donc il n'y a pas eu
00:56:28l'appel d'air
00:56:29pas du tout
00:56:29et non
00:56:30et ce que ça veut dire aussi
00:56:31ça veut dire que ce repas à un euro
00:56:32il est mal ciblé
00:56:33il a été mal ciblé
00:56:34et c'est pour ça
00:56:35que j'ai déposé
00:56:36cette proposition de loi
00:56:37de la généralisation
00:56:38c'est pas du tout
00:56:39une fin en soi
00:56:40et une solution ultime
00:56:42loin de là
00:56:42et là je vous rejoins
00:56:44ce n'est pas une solution ultime
00:56:45c'est une solution
00:56:47pansement
00:56:47pour que tous les étudiants
00:56:48puissent manger
00:56:49aujourd'hui
00:56:50si on ne le fait pas
00:56:52seuls les boursiers
00:56:53y auront accès
00:56:54et c'est très insuffisant
00:56:55parce qu'il y a
00:56:56beaucoup de situations
00:56:57où l'étudiant
00:56:57n'est pas boursier
00:56:58il y a des étudiants précaires
00:56:59qui ne sont pas boursiers
00:57:00tout à fait
00:57:00n'est-ce pas
00:57:01Suzanne Nijdam
00:57:02tout à fait
00:57:02si on regarde juste quelques chiffres
00:57:04on a actuellement
00:57:05un étudiant sur deux
00:57:06qui vit
00:57:07avec moins de 200 euros
00:57:08par mois
00:57:08après avoir payé son loyer
00:57:10on ne parle même pas
00:57:11des charges
00:57:11et de tout le reste
00:57:12ça veut dire que
00:57:13200 euros par mois
00:57:14il faut le répartir
00:57:14entre tout le reste
00:57:15les achats de fournitures
00:57:16entre les achats de nourriture
00:57:17etc
00:57:18et des étudiants
00:57:19qui même pour obtenir
00:57:20ces 200 euros par mois
00:57:21sont déjà obligés
00:57:22de se sursalarier
00:57:23donc d'être dans des difficultés
00:57:24majeures par rapport
00:57:25à leurs cours
00:57:26et donc je trouve
00:57:27que c'est assez marquant
00:57:28et que ça montre bien
00:57:29à quel point
00:57:29on a beaucoup moins
00:57:30de boursiers
00:57:32et c'est des étudiants
00:57:33qui ont des besoins
00:57:34et qui ne sont pourtant
00:57:35pas boursiers
00:57:35le système de bourse
00:57:36ne cible pas
00:57:37correctement les besoins
00:57:38donc ça ne peut pas marcher
00:57:39et justement
00:57:40par rapport à cette mesure
00:57:41qui était en place avant
00:57:42qui était palliative
00:57:43et qui permettait
00:57:44aux étudiants justement
00:57:46qui ont demandé
00:57:47l'accès
00:57:48d'avoir accès
00:57:49au repas à un euro
00:57:49même s'ils n'étaient pas boursiers
00:57:51je pense que ça omet totalement
00:57:52la réalité
00:57:53de la précarité administrative
00:57:54que vivent énormément
00:57:56d'étudiants et étudiantes
00:57:57et qui ne connaissent pas
00:57:58justement ces ressources
00:57:59qui ne connaissent pas
00:57:59ces démarches
00:58:00et qui ne savent pas
00:58:01comment pouvoir y accéder
00:58:02Je reviens sur les chiffres
00:58:03que vous donniez
00:58:04Fatia Kelwashi
00:58:05parce que
00:58:05donc 500 000 étudiants
00:58:07seuls 5%
00:58:08n'étaient pas boursiers
00:58:09en fait
00:58:10ce que cette mesure
00:58:11a créé
00:58:12c'est la publicité
00:58:13du repas à un euro
00:58:14ça a peut-être
00:58:15amené aux rues
00:58:16des étudiants
00:58:17qui ne savaient même pas
00:58:18en étant boursiers
00:58:19qu'ils ne pouvaient payer
00:58:20un repas qu'un euro
00:58:21mais au fond
00:58:23si vraiment
00:58:24seuls 5%
00:58:25des étudiants
00:58:25mais on parlait
00:58:26on parlait du repas à un euro
00:58:26c'est-à-dire
00:58:27en plus
00:58:28il y avait
00:58:28ce qui allait
00:58:29pour le 3,30€
00:58:31d'accord
00:58:31on ne parle que du 1€
00:58:32d'accord
00:58:34est-ce qu'il faut
00:58:35arrêter cette réforme
00:58:37revenir au système d'avant
00:58:38en attendant
00:58:39une réforme
00:58:40une vraie réforme
00:58:41du système des boursiers
00:58:42je m'exprime
00:58:43à titre personnel
00:58:44je n'engage pas
00:58:45rien n'est jamais personnel
00:58:46ici Charles Hitson
00:58:47je n'engage pas
00:58:48le gouvernement
00:58:49mais de toute façon
00:58:50on comprend que
00:58:51sur ce sujet-là
00:58:51le gouvernement
00:58:52de Sébastien Lecornu
00:58:53a fait des concessions
00:58:54au Parti Socialiste
00:58:55notamment grâce à
00:58:56Madame Kelouachi
00:58:57qui avait fait adopter
00:58:58un texte
00:58:58mais c'est très bien
00:58:59voilà
00:59:00chacun a le droit
00:59:01de faire prospérer
00:59:01ses idées
00:59:02à titre personnel
00:59:03je considère
00:59:04que cette réforme
00:59:05n'est pas une bonne réforme
00:59:06elle ne tape pas juste
00:59:08elle n'aide pas
00:59:09en profondeur
00:59:11ceux qui ont vraiment
00:59:11besoin d'être aidés
00:59:14et je pense
00:59:14que l'euro investi
00:59:16en réalité
00:59:16serait plus efficace
00:59:19à une réforme
00:59:21structurelle
00:59:22des bourses
00:59:23pour moi
00:59:23il est important
00:59:24que dans le système
00:59:26d'aide
00:59:26en France
00:59:28et parce que c'est aussi
00:59:29ce qui est écrit
00:59:29dans le code de l'éducation
00:59:30je tiens à le rappeler
00:59:31les aides
00:59:32le code de l'éducation
00:59:33privilégie le fait
00:59:34que les aides soient données
00:59:35sous condition de ressources
00:59:37voilà
00:59:37et on n'aide pas
00:59:39de façon indiscriminée
00:59:40tout le monde
00:59:41au même montant
00:59:43il faut des conditions
00:59:43de ressources
00:59:44c'est pour moi
00:59:44la base
00:59:45de la justice sociale
00:59:46merci à tous les trois
00:59:47on poursuit avec Bourbon Express
00:59:49c'est le journal
00:59:49de l'Assemblée Nationale
00:59:50tout ce qui s'est passé
00:59:51aujourd'hui au Palais Bourbon
00:59:52c'est Marco Pommier
00:59:53qui sait tout
00:59:59bonsoir cher Marco
01:00:00bonsoir chère Annie
01:00:00on commence avec une faille
01:00:02dans la justice
01:00:02des mineurs
01:00:03et un ministre de la justice
01:00:04obligé d'agir en urgence
01:00:06oui déjà fragilisé
01:00:07par l'affaire Liana
01:00:08Gérald Darmanin
01:00:09tente d'éteindre une polémique
01:00:10depuis hier
01:00:11mercredi 1er juillet
01:00:12un vide juridique
01:00:13empêche de maintenir
01:00:14en détention provisoire
01:00:15jusqu'à leur procès
01:00:16les mineurs
01:00:17de 16 à 18 ans
01:00:18accusés de crime
01:00:19il y a un an
01:00:20le conseil constitutionnel
01:00:21avait censuré le dispositif
01:00:23estimant qu'il n'était pas
01:00:24suffisamment individualisé
01:00:26pour les mineurs
01:00:26les sages avaient laissé
01:00:28un an au gouvernement
01:00:29pour revoir ce dispositif
01:00:31mais rien n'a été fait
01:00:33comment avons-nous fait
01:00:34pour un arrivé là
01:00:35je souhaiterais quand même
01:00:36que monsieur le garde des sceaux
01:00:37nous indique
01:00:38comment il compte faire
01:00:39et quelles sont les consignes
01:00:40qu'il va donner
01:00:41aux différents parquets
01:00:43sur une question
01:00:44aussi importante
01:00:45qui concerne
01:00:46la détention
01:00:47des mineurs
01:00:47de 16 à 18 ans
01:00:48la détention provisoire
01:00:50des mineurs
01:00:50de 16 à 18 ans
01:00:51et qui concerne aussi
01:00:52toutes les victimes
01:00:53de ces mineurs
01:00:54qui aujourd'hui sont inquiètes
01:00:55et voudraient savoir
01:00:56s'ils vont être libérés
01:00:58ou pas
01:00:58dans les heures
01:00:59et les jours qui viennent
01:00:59je vous remercie
01:01:00Gérald Darmanin a répondu
01:01:03il a tenté
01:01:03de déminer la polémique
01:01:05ce n'est pas
01:01:06tous les mineurs
01:01:07qui sont concernés
01:01:08c'est bien
01:01:09les nouvelles décisions
01:01:10bien
01:01:11on m'avait promis
01:01:12l'apocalypse
01:01:12le 1er juillet
01:01:13aujourd'hui
01:01:14je suis en mesure
01:01:16de vous dire
01:01:16qu'il n'y a eu
01:01:16aucune décision
01:01:17qui a remis
01:01:18des mineurs
01:01:19de 16 à 18 ans
01:01:22libérés
01:01:22de détention provisoire
01:01:23et pour éviter
01:01:24que ce vide juridique
01:01:26s'installe
01:01:26le ministre a donc
01:01:27déposé un amendement
01:01:28de dernière minute
01:01:29dans le projet de loi
01:01:30qu'il défend sur la justice
01:01:31criminelle
01:01:32examiné cette semaine
01:01:33à l'Assemblée
01:01:34l'amendement a été adopté
01:01:35hier soir
01:01:36il entrera en vigueur
01:01:37après la promulgation
01:01:39de la loi
01:01:39si le texte
01:01:40est définitivement adopté
01:01:41peut-être d'ici le 21 juillet
01:01:43espère le gouvernement
01:01:44il l'avait dit
01:01:45l'en fait
01:01:45les écologistes
01:01:46ont déposé aujourd'hui
01:01:46leur motion de censure
01:01:47contre le gouvernement
01:01:48de Sébastien Lecornu
01:01:49qu'ils accusent
01:01:49d'avoir mal géré
01:01:50la canicule
01:01:51les écologistes estiment
01:01:52que le gouvernement
01:01:53a aggravé
01:01:54les vulnérabilités
01:01:55du pays
01:01:56face au changement
01:01:57climatique
01:01:57motion de censure
01:01:59annoncée mardi
01:02:00souvenez-vous
01:02:00lors d'un échange
01:02:02particulièrement tendu
01:02:02entre la présidente
01:02:03du groupe écologiste
01:02:04et le premier ministre
01:02:06il y aura une commission
01:02:07d'enquête
01:02:08et il y aura une censure
01:02:09vous n'êtes pas
01:02:09à votre place
01:02:10les morts
01:02:11vous les avez
01:02:11sur la conscience
01:02:12la politique
01:02:13que vous donnez
01:02:14est une politique
01:02:14inégalitaire
01:02:15et la motion déposée
01:02:18a été co-signée
01:02:19par 32 députés
01:02:20écologistes
01:02:2125 insoumis
01:02:22et un député
01:02:24apparenté socialiste
01:02:25justement
01:02:25le premier secrétaire
01:02:26du PS
01:02:27Olivier Faure
01:02:27appellerait l'ensemble
01:02:28des députés socialistes
01:02:30à voter la censure
01:02:31selon nos confrères
01:02:32de l'opinion
01:02:33et de BFM
01:02:34pour renverser
01:02:35le gouvernement
01:02:35il faudra réunir
01:02:36289 voix
01:02:37la gauche devra compter
01:02:39sur le RN
01:02:40réticent pour l'instant
01:02:41à soutenir la motion
01:02:42motion qui sera examinée
01:02:43lundi
01:02:44dans l'hémicycle
01:02:45à suivre en direct
01:02:45sur LCP
01:02:46à partir de 14h
01:02:47je profite de la présence
01:02:48de Fatia Kéloé
01:02:49sur ce plateau
01:02:50pour lui demander
01:02:50si elle va voter la censure
01:02:52du coup
01:02:52oui je la voterai
01:02:53vous suivez la consigne
01:02:54d'Olivier Faure
01:02:55tout à fait
01:02:56on suivra donc ça
01:02:57sur LCP
01:02:58à partir de 14h
01:02:59à lundi
01:02:59on poursuit avec le non-lieu
01:03:00qui a été prononcé aujourd'hui
01:03:01en faveur d'Aurore Berger
01:03:02dans le dossier
01:03:02des crèches privées
01:03:03une décision rendue
01:03:04par la Cour de justice
01:03:05de la République
01:03:06l'instance qui juge
01:03:07les membres du gouvernement
01:03:09pour les actes
01:03:09commis dans l'exercice
01:03:11de leurs fonctions
01:03:11la ministre était soupçonnée
01:03:13de faux témoignages
01:03:14devant une commission
01:03:15d'enquête
01:03:15ici à l'Assemblée
01:03:16en avril 2024
01:03:18sous serment
01:03:18elle avait été interrogée
01:03:20sur ses potentiels
01:03:20liens personnels
01:03:21avec une lobbyiste
01:03:22Elsa Hervie
01:03:23après la publication
01:03:24d'un livre enquête
01:03:26du journaliste
01:03:27Victor Castaner
01:03:28voilà ce qu'avait déclaré
01:03:29Aurore Berger
01:03:30devant les députés
01:03:31donc je le répète
01:03:33sous serment
01:03:33je n'ai pas de lien
01:03:35personnel intime
01:03:36ou amical
01:03:36avec madame Elsa Hervie
01:03:38c'est quelqu'un
01:03:39que j'ai connu
01:03:40il y a des années
01:03:41dans un autre cadre
01:03:43de relation
01:03:43mais avec laquelle
01:03:45ni il y a des années
01:03:46ni il y a 15 ans
01:03:47ni il y a 10 ans
01:03:47ni hier
01:03:48ni aujourd'hui
01:03:49je n'ai eu
01:03:50une seule fois
01:03:50dans ma vie
01:03:51un rendez-vous
01:03:52privé
01:03:53en tête à tête
01:03:54et les investigations
01:03:55n'ont pas permis
01:03:56d'établir
01:03:56qu'elle avait menti
01:03:57sous serment
01:03:58ce matin
01:03:59Aurore Berger
01:03:59a salué
01:04:00cette décision
01:04:00regardez
01:04:01après 18 mois
01:04:02de diffamation
01:04:03la vérité est enfin
01:04:04reconnue pleinement
01:04:05il n'y a aucun parjure
01:04:06devant la commission
01:04:07d'enquête
01:04:08j'ai toujours dit
01:04:08la vérité
01:04:09je cite
01:04:09on termine avec cette question
01:04:11Marco
01:04:11faut-il initier les élèves
01:04:12à l'intelligence artificielle
01:04:13dès leur entrée au collège
01:04:15c'est tôt
01:04:15c'est tôt peut-être
01:04:16mais en tout cas
01:04:16c'est l'une des principales
01:04:18recommandations
01:04:18d'un rapport parlementaire
01:04:19publié mercredi
01:04:20alors aujourd'hui
01:04:21il faut savoir
01:04:21que les élèves de 4ème
01:04:23utilisent déjà
01:04:24les outils
01:04:24d'IA générative
01:04:25oui mais voilà
01:04:26plus de 30% des enfants
01:04:27de 8 à 12 ans
01:04:28utilisent aussi
01:04:29il y a un chiffre
01:04:30en constante progression
01:04:31après 6 mois de travaux
01:04:33la députée macroniste
01:04:34Céline Calvez
01:04:35recommande donc
01:04:35de recourir à l'IA
01:04:37de manière pédagogique
01:04:38dès la 6ème
01:04:40Dans l'éducation
01:04:41on voit que l'IA
01:04:42nous permet
01:04:43de davantage personnaliser
01:04:45d'inclure
01:04:46et de faire que les apprentissages
01:04:47soient encore plus efficaces
01:04:48mais elle pose des conditions
01:04:50des conditions de formation
01:04:51des enseignants
01:04:52des élèves
01:04:53mais aussi sur la manière
01:04:54dont on va faire
01:04:54plus tard l'évaluation
01:04:56donc l'IA est déjà là
01:04:58elle a des bons côtés
01:04:59elle a des mauvais côtés
01:05:00il faut vraiment
01:05:02qu'on en ait
01:05:02la pleine visibilité
01:05:04pour en avoir
01:05:05la pleine maîtrise
01:05:06Et le mois dernier
01:05:07Sébastien Lecornu
01:05:08avait fait une annonce
01:05:08alors pas pour les lycéens
01:05:09mais pour les collégiens
01:05:10plutôt le contraire
01:05:12pour les lycéens
01:05:13mais pas pour les collégiens
01:05:14à partir de la rentrée 2027
01:05:16tous les élèves de seconde
01:05:17auront une heure hebdomadaire
01:05:19consacrée à l'intelligence artificielle
01:05:21Merci Marco
01:05:21Merci à vous d'être venus
01:05:23ce soir dans Chaque Voix Compte
01:05:25Merci Mariette et Bertrand
01:05:26Merci
01:05:26Et merci à vous
01:05:27de nous avoir suivis
01:05:28cette émission
01:05:28rediffusée tout à l'heure
01:05:29à 23h30
01:05:30Vous la retrouvez
01:05:31à chaque instant
01:05:31sur lcp.fr
01:05:32Passez une excellente soirée
01:05:34sur la 8
01:05:35et à demain
01:05:3619h30
01:05:37pour Chaque Voix Compte
01:05:37Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:43Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:46Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations