00:00Les fortes pluies ont également des répercussions sur le coût de la vie.
00:04Au marché Gourauda Djamé, les difficultés d'approvisionnement entraînent une hausse des prix de plusieurs produits vivriers.
00:11Commerçants et consommateurs font face à cette flambée qui pèse davantage sur les budgets des ménages.
00:17Le constat d'Udricia Diané avec le commentaire de Carmel Yao.
00:21Les étals restent bien garnis.
00:23Badon-Plantin, igname, manioc, tomate ou encore piment continuent d'alimenter le marché Gourauda Djamé.
00:32Mais derrière cette apparente abondance, les commerçantes évoquent des difficultés de plus en plus importantes pour acheminer les produits depuis
00:41les zones de production.
00:42Selon elles, les pluies ont fortement dégradé plusieurs axes rallongeant les trajets et augmentant les coûts de transport.
00:50Chez nous, là-bas, à Côte-de-Lô, il n'y a pas de route. On ne peut pas rentrer
00:55même en brousse pour payer les bananes parce que les routes sont gâtées.
00:59Donc nous demandons à l'État de faire un effort pour aller ranger les routes de notre campement.
01:04On fait achat à Duveau dans un village qui s'appelle à Gerigé. Mais on n'est pas en route.
01:11Il veut que les cadres voient nos cadres. On n'est pas en route. La route qu'on prend en
01:17bagage dedans, en tout cas, ce n'est pas bon.
01:20Il ne plaît là. Souvent, on peut faire une semaine si la route, on n'est pas encore arrivé à
01:24Duveau-Ville.
01:25Ces surcoûts se répercutent progressivement sur les prix de vente.
01:30Les grossistes qui s'approvisionnent ici avant de ravitailler les marchés des communes d'Abidjan disent subir de plein fouet
01:38cette hausse avec une marge de manœuvre de plus en plus réduite.
01:41Si il pleut, on ne gagne pas de bagage. Il dit qu'il n'y a pas de route. À
01:46côté de ça, on ne gagne pas de bagage.
01:48Si le bagage vient, ça devient cher. On ne gagne pas. On vient en chasse mollo-mollo, on ne gagne
01:55pas.
01:55Donc, il n'y a qu'à faire. Il n'y a qu'à ranger la route. Là, nous tous,
01:59on va gagner magiement.
02:01On dit là, qu'est-ce que vous êtes venu acheter et puis vous pouvez s'acheter ?
02:04C'est banane. C'est banane qui est venue. On est venu acheter banane. Donc, banane, là, c'est cher.
02:10Parce qu'on dit qu'il n'y a pas de route.
02:12Parmi les produits les plus touchés, la banane plantain.
02:16Aliments de base pour de nombreux ménages, son prix connaît une hausse qui oblige certains consommateurs à revoir leurs habitudes
02:24d'achat.
02:24J'ai acheté, je suis venu même pour acheter de la banane. Mais vraiment, je ne sais pas si c
02:29'est l'heure, mais c'est vraiment cher.
02:31C'est vrai qu'il n'y a pas de banane, mais le prix est vraiment aisé.
02:35J'ai acheté des tomates et dans le marché, on constate qu'il n'y a pas forcément de tomates.
02:41Donc, c'est vraiment cher.
02:42Si les pluies persistent et que les astres desservant les zones de production continuent de se dégrader,
02:49commerçants et consommateurs redoutent une nouvelle flambée des prix dans les prochaines semaines
02:54avec un impact direct sur le panier de la ménagère.
02:57Sous-titrage Société Radio-Canada
03:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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