00:00Elle est au compte-gouttes, c'est la France du goutte-à-goutte quand on va faire le plein.
00:03Et pourquoi ? Parce que l'État lui verse cette indemnité d'euros 75 pour aller se rendre sur le
00:11lieu des rendez-vous.
00:13Sauf que quand elle va voir un patient en zone rurale, elle fait parfois 25 kilomètres,
00:18ça ne lui rembourse même pas le carburant nécessaire pour aller rendre visite à celui qui en a besoin.
00:24Et pourtant, qu'est-ce que fait Marie ? Elle fait son métier comme un sacerdoce.
00:28C'est ça, cette France aujourd'hui qui a envie de balancer son plein.
00:31Cette France qui n'en peut plus, cette France qui est écrasée par le poids de la fiscalité sur les
00:35carburants.
00:36Et c'est aussi ce qui entraîne aujourd'hui des conséquences économiques qui sont dramatiques.
00:40Un pays qui est à la limite de la récession, un pays qui n'avance plus économiquement,
00:44un pays dans lequel les petits colis augmentent de 20% depuis l'augmentation des taxes sur le carburant.
00:49Pourquoi ? C'est facile.
00:50Quand le prix de la mobilité est trop haut, on bouge moins.
00:52Quand on bouge moins, on consomme moins.
00:55Alors, ce qui est intéressant quand même et ce qu'il faut dire, c'est que le prix de l
00:59'essence,
01:00le prix du litre d'essence, si on le compare par exemple au SMIC,
01:06eh bien, il n'est pas plus cher en 2026 qu'en 1975.
01:12C'est vrai ou pas ?
01:13C'est vrai et faux à la fois.
01:14Alors, c'est vrai sur le principe.
01:17Ensuite, ce qu'il faut regarder, c'est dans quel modèle économique on vit aujourd'hui.
01:20On a plus de contraintes économiques qu'on en avait à l'époque.
01:23Je pense, tiens, à nos petites bestioles, les téléphones portables, etc.
01:26Tout ça, ces abonnements que l'on a aujourd'hui sont devenus des essentiels de notre vie.
01:30Qui aujourd'hui pourrait dire, je me passe d'un smartphone quand je bosse ?
01:34Ce n'est pas possible.
01:35Ça fait partie intégrante de nos vies.
01:36Et je passe tous les divers abonnements que l'on a.
01:39Là, vous parliez football, Pascal.
01:41Maintenant, pour regarder le football, nous, quand on était gamin, le football, c'était gratuit.
01:45On pouvait regarder tous les matchs de la Coupe du Monde.
01:47Aujourd'hui, c'est fini.
01:47Vous avez besoin d'abonnements supplémentaires.
01:49Quand vous voulez regarder une série, maintenant, il faut des abonnements supplémentaires.
01:53On vit la France de l'abonnement et on vit surtout une société.
01:56Et c'est ça qui me gêne sur le carburant.
01:58C'est qu'on nous compare.
01:59On a dit, les Français, c'est des petits gâtés, finalement.
02:02On a même des pays en Europe où le prix du carburant est plus élevé.
02:06C'est faux.
02:07Parce que lorsque l'on compare le prix du litre avec les salaires médians, par exemple,
02:14prenons le salaire médian en Europe, la France est le pays qui taxe le plus.
02:17C'est comme ça.
02:18Mais on a le salaire médian le plus haut.
02:20Mais c'est...
02:21C'est une réalité.
02:22Non, ce n'est pas une réalité du tout.
02:23Ah si, on a le salaire médian le plus haut.
02:25C'est un des paradoxes, mais on a un des salaires médians médian.
02:28Regardez le livre, j'ai pris le salaire médian de tous nos voisins européens qui pratiquent
02:33des prix des carburants plus haut.
02:34Prenez l'Allemagne.
02:35Le salaire médian en Allemagne est largement supérieur au français.
02:38Alors, les quelques centimes de plus sur le litre de carburant, si les Français avaient
02:41les salaires allemands, je peux vous garantir, Pascal, qu'ils passeraient à la pompe et même
02:45à 3 euros le litre, ils le feraient avec le sourire.
02:47La France, c'est ce pays où aujourd'hui, vous avez un temps de travail nécessaire
02:52pour un plein qui devient totalement délirant.
02:55On grève la mobilité, on surfiscalise la mobilité et derrière, on regarde et on se
03:00dit, c'est bizarre, les Français ne vont plus dans les commerces, ils vont sur Amazon.
03:04Il faut se poser les bonnes questions.
03:05Bon, le prix de l'essence avait explosé avec la guerre.
03:08Est-ce que là, il est redescendu aussi vite qu'il était monté ?
03:11Alors, il ne pourra pas.
03:13Parce qu'entre les deux, c'est ce que j'explique dans Balance ton plein notamment,
03:16c'est que la France agit par coup de tournevis à cliquet sur les taxes.
03:20Dès que les prix du baril baissent, hop là, un petit coup de cliquet de fiscalité.
03:25C'est-à-dire ?
03:25C'est-à-dire qu'on va profiter de la baisse du baril pour réaugmenter les taxes.
03:31Et qu'est-ce qui est augmenté en taxes ?
03:32Tiens, en 2026, on vient de prendre l'équivalent de 18 centimes de taxes,
03:38ça s'appelle les certificats d'économie d'énergie.
03:4018 centimes, pas par plein, 18 centimes par litre.
03:4418 centimes par litre.
03:46Mais ça, c'est une taxe forfaitaire ?
03:47Bien sûr, c'est 18 centimes par litre.
03:49Ça a augmenté, le 1er janvier ?
03:51Oui, on n'a pas appelé sa taxe, on a appelé certificat d'économie d'énergie.
03:54Et c'est pourquoi ?
03:55C'est pour les divers appels que vous avez.
03:57Vous savez, le soir, bonjour monsieur, on vous propose de changer les appels publicitaires,
04:02notamment qu'on reçoit tous et on en a ras-le-bol.
04:04Ça sert aussi, de manière détournée...
04:06Pourquoi il y a 18 centimes de plus ?
04:08Parce que c'est la transition écologique.
04:09Financer la transition énergétique.
04:11Mais ça va financer quoi aussi ?
04:13Ça va financer le remplacement des frigos de la grande distribution, qui profite aussi de cela.
04:17Donc c'est une vraie question.
04:19Et je ne peux pas résister, parce que je suis tombé sur un compte, sur les réseaux sociaux,
04:25un compte qui appartient à monsieur François Loncle.
04:29François Loncle, c'est un macroniste convaincu.
04:32Oui, mais c'est sûr que...
04:32Moi, il m'écrit souvent, François Loncle.
04:34On peut le saluer.
04:35Alors lui, c'est un macroniste, il a vu la Vierge avec Emmanuel Macron.
04:38Vous me permettez de lire ce qu'il pense de moi, parce que je milite pour la France.
04:42Il doit dire du mal de vous, parce qu'il dit aussi du mal de moi.
04:44Oui, mais alors attention, accrochez-vous, parce que le langage est très fleuri.
04:48En fait, il me reproche de militer la baisse de la fiscalité sur les carburants.
04:52Il me le reproche avec des vrais éléments et des vrais arguments.
04:55Donc, peut-être que je lui enverrai... Non, je ne vais pas lui envoyer.
04:58Oui, mais soyez gentil, il n'est pas là pour vous répondre en même temps.
05:00Non, non, mais écoutez, il me traite de connard, de crétin.
05:05Ah, ce n'est pas gentil.
05:07Non, ce n'est pas très sympa.
05:08Il a un peu... Non, mais écoutez, les sons, il ne peut pas vous répondre.
05:11Et de rockorman absolu de la démagogie et de la saloperie à propos des prix des carburants.
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