00:00Alexis Borrelli, le président du Paris Saint-Germain, a failli, mais oui, effectuer sa rentrée pour sortir son équipe du
00:05mauvais terrain où elle s'était enlisée.
00:12Plein d'espoir au début de la saison, après son titre de champion de France, le Paris Saint-Germain ne
00:17pensait pas être éliminé dès le premier tour de la Coupe d'Europe et surtout pataugé au milieu du classement
00:22du championnat.
00:24Malgré une série de contre-performances, l'état-major du club parisien a gardé son calme. Pas de révolution. Le
00:30président et l'entraîneur sont restés unis avec comme objectif commun redonner confiance à une équipe traumatisée.
00:39Quand on passe quatre matchs sans connaître la sensation de victoire, toute équipe, quelle qu'elle soit, a une forme
00:47d'appréhension, une forme d'inhibition qui ne la libère pas totalement.
00:50Et de plus, en jouant chez nous, là où réside la plupart de nos problèmes actuels.
00:55C'est en effet sur son terrain du Parc des Princes que le Paris Saint-Germain a éprouvé depuis le
01:00début de la saison des difficultés.
01:03Résultat, dix points de perdu à domicile avec notamment deux défaites importantes contre Toulouse et face à Monaco sur ce
01:10but de Bijota.
01:15Enfin, la semaine dernière, une nouvelle défaite à Marseille, 4-0 avec en prime la blessure de Batts.
01:22Un bilan décevant malgré un recrutement conséquent.
01:26J'ai peut-être ressenti que l'excès de concurrence, c'est dommage en France, entraîne quelquefois une sorte de
01:32démobilisation.
01:33On se déresponsabilise un petit peu vis-à-vis des objectifs collectifs.
01:37Heureusement pour lui, le Paris Saint-Germain a relevé la tête vendredi soir contre Auxerre en remportant une précieuse victoire
01:43grâce à un but de Pierre Vermelaine,
01:45qui a marqué ainsi pour la première fois en championnat, 18 mois après son arrivée.
01:51L'abondance de biens en attaque avec Rocheteau, Alilodzik et Bokandé n'a pas eu l'effet escompté.
01:56Autre problème, Suzik.
01:58Le Yougoslave n'a plus sa forme de l'an dernier et l'attaque parisienne en souffre.
02:02Elle tourne souvent en rond comme le prouve cette action.
02:08Suzik a quitté son habit de chef d'orchestre pour celui de soliste, ce qui n'arrange vraiment pas l
02:14'affaire de Gérard Rouillet.
02:18Sa fête est un joueur tout à fait fabuleux, qui peut être un meneur de jeu par séquence dans un
02:25match, mais qui a surtout une vocation très offensive.
02:28Il suffit de voir un petit peu les dernières saisons qu'il a effectuées en France, le nombre de dernières
02:33passes, le nombre de buts.
02:35A l'image de toute l'équipe, il a été probablement un petit peu plus malheureux.
02:39Par contre, hier, vous avez vu, on a vu un bon sa fête Suzik et toute l'équipe a suivi.
02:44Finalement, pour redonner une meilleure assise à son milieu de terrain, le Paris Saint-Germain a profité du nouveau règlement
02:49pour se renforcer en engageant le danseillien Eric Martin.
02:5427 ans, un milieu de terrain solide, actif, qui vient en quelque sorte remplacer Luis Fernandez.
03:03L'expérience des matchs allés nous a au moins révélé une chose, c'est que nous manquions peut-être d
03:10'un spécialiste dans ce secteur-là,
03:13à côté de Fabrice Poulain, surtout au parc, puisque c'est là où nous avons perdu la majorité des points.
03:21Et on sait que la récupération de ballons est un facteur essentiel dans le football moderne.
03:27L'opportunité fait le reste.
03:28M. Bouillet m'a dit qu'à ce poste-là, il n'y avait pas de concurrence, donc j'arrive
03:34vraiment avec les meilleures conditions possibles.
03:36Vous avez peur de la concurrence, parce qu'il y a quand même pas mal de joueurs au Paris Saint
03:40-Germain ?
03:40C'est sûr, non, je n'ai pas peur. Si je suis bon, je jouerai. Si je ne suis pas
03:44bon, c'est la loi du sport, je ne jouerai pas.
03:46En attendant la trêve, le Paris Saint-Germain espère à l'occasion des trois prochaines journées se rapprocher du peloton
03:52de tête.
03:53L'ambition du club parisien est d'accrocher une place d'Européens.
03:57Quant au président Borrelli, il s'entraîne. Sait-on jamais.