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  • il y a 3 mois
La superstar latino ouvrait sa série de trois concerts en France dans un Stade Vélodrome plein à craquer. Trois heures à la gloire de son île et de ses multiples talents, avec quelques clins d’œil à l’Hexagone.

Catégorie

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Musique
Transcription
00:00On sort du concert de Bad Bunny à Marseille, le premier de ces trois concerts qu'il donnera en France.
00:05C'est presque trois heures de concert dans un stade vélodrome absolument survolté.
00:10Il faut imaginer que les gens connaissent à peu près toutes les paroles de toutes les chansons par cœur.
00:15Donc c'est une espèce de grande vague hispanophone qui submerge Marseille.
00:23Bad Bunny démarre le concert façon cinémascope.
00:26On a l'impression d'être dans un vieux film des années 50.
00:28Et pendant toute cette première partie, il invite aussi tous les musiciens de l'île qu'il a envie de
00:33nous faire connaître.
00:34Alors il y a le groupe qui l'accompagne, c'est Los Peneros de la Cresta.
00:37Et il y avait aussi le groupe Chewy qui était en première partie.
00:40Et c'est aussi le premier moment où il y a à faire des clins d'œil à la France.
00:44Alors ça va commencer par une Marseillaise, évidemment.
00:53Alors on n'aura pas de Joule, on n'aura pas SCH, évidemment on y a tous pensé pendant tout
00:57le concert.
00:57Mais on aura Aznavour, évidemment, puisqu'il le sample dans un morceau qui s'appelle Monaco et qui va jouer
01:03sur la Cassita.
01:04Alors la Cassita, c'est peut-être moins la partie du concert qui m'a le moins séduite.
01:08C'est à la fois très rigolo parce que Bad Bunny redevient le vilain Bad Bunny, en fait l'espèce
01:13de dragueur impénitent à qui sa tente demande combien il a de copines.
01:17Et puis dans les chansons de Bad Bunny, ça se termine quand même toujours par des questionnements existentiels.
01:21Mais c'est aussi la partie la plus urbaine, si on peut dire, du concert et celle où on voit
01:24le moins les musiciens, même s'ils sont bien dans la maison.
01:27Alors cette Cassita a fait polémique.
01:29En Espagne, on a trouvé qu'elle était aussi le symbole de la gentrification.
01:33Et que finalement, Bad Bunny était victime de ce qu'il dénonçait, c'est-à-dire que le star-system
01:38fait qu'il invitait des stars dans cette Cassita.
01:41Et que finalement, ça devenait une espèce de zone VIP.
01:44Alors qu'il passe son temps à dénoncer justement cette VIP-sation, cette gentrification de l'île.
01:50Pour qu'elle ne ressemble jamais à Hawaï, comme il le dit dans une chanson.
01:52Alors à Marseille, il y avait quelques VIP, mais pas tant que ça.
01:55Il y avait Jacques Mus, le célèbre créateur de mode.
01:58Et puis il y avait le musicien Kalash.
01:59A la fin de la Cassita, il y a une transition qui permet de revenir à la première partie avec
02:03Los Pleneros de la Cresta,
02:04qui interprètent plusieurs morceaux à eux.
02:06Des morceaux très traditionnels de Plénia.
02:09Donc cette musique a été très longtemps interdite par la tutelle américaine.
02:12Donc c'est vraiment une musique populaire, une musique de revendication.
02:16Et pendant ce temps-là, Bad Bunny va rejoindre à nouveau la grande scène.
02:19Et là, c'est le moment du final.
02:21Les 5-6 morceaux du final, avec évidemment les tubes de l'album des TMF.
02:26Et tous les musiciens, tous les danseurs qui reviennent sur scène pour une dernière grande célébration de Porto Rico.
02:31Alors Bad Bunny aura aussi beaucoup parlé pendant ce concert.
02:34Malheureusement, ayant fait allemand première langue, je n'ai absolument rien compris à ce que Bad Bunny nous disait.
02:39Heureusement, les images parlaient pour lui.
02:41Son cœur parlait pour lui et son amour pour son île de Porto Rico.
02:45Et c'est vrai que je crois qu'en trois heures de concert, j'en ai jamais autant appris sur
02:48cette île.

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