00:09Voici trois bonnes raisons de voir ou revoir Taxi Driver, réalisé par Martin Scorchesey en 1976.
00:14Pourquoi vous voulez faire le taxi ?
00:16Je ne dors pas la nuit.
00:18Eh bien tout simplement parce que c'est sans doute le chef-d'oeuvre de Martin Scorchesey,
00:22c'est un très grand succès commercial à l'époque,
00:24et c'est la palme d'or au Festival de Cannes en 1976.
00:27On doit cette impressionnante réussite à l'alchimie entre trois fortes personnalités artistiques,
00:33le scénariste Paul Schrader qui est à l'origine du projet, l'acteur Robert De Niro,
00:37et puis bien sûr Martin Scorchesey qui va s'emparer du projet avec son style inimitable
00:43et qui va raconter cette histoire de folie et de violence typique de l'état d'esprit des Etats-Unis
00:49des années 70
00:50qui traverse une grave crise morale et existentielle.
00:53Il est absolument impossible de parler, même d'imaginer Taxi Driver,
00:57sans évoquer la performance hallucinante de Robert De Niro.
01:01On connaît l'investissement maniaque de cet acteur dans le moindre de ses rôles,
01:06mais elle atteint ici des proportions presque terrifiantes.
01:10« Taxi Driver » contient l'une des répliques les plus célèbres de l'histoire du cinéma,
01:14et cette réplique a été improvisée par Robert De Niro dans la scène où il se parle à lui-même
01:20devant son miroir
01:21et s'entraîne à dégainer son arme.
01:23« Tu cherches de la compagnie ? »
01:24« Oui. »
01:25« Enfin, il faut saluer l'admirable contribution de Bernard Herrmann à la réussite de Taxi Driver.
01:29Le grand compositeur signe l'une de ses dernières musiques de film,
01:33puisqu'il va décéder avant la sortie de Taxi Driver.
01:35Bernard Herrmann, célèbre pour sa collaboration avec Alfred Hitchcock,
01:39signe une musique jazzy, sombre, mélancolique,
01:42qui exprime parfaitement la solitude de Travis Bickle,
01:46les nuits new-yorkaises, la descente aux enfers du personnage.
01:49Cette musique est sans doute l'une des plus belles de l'histoire du cinéma.
01:54Taxi Driver, c'est tout de suite sur Arte.
Commentaires