- il y a 8 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe de choc du 01/07/2026.
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00:01Juju, est-ce que tu as passé une bonne soirée hier soir ?
00:03Oui, et comment ?
00:04Est-ce que tu penses que la presse étrangère a passé une bonne soirée ?
00:06Je pense qu'ils ont adoré le match des bleus, oui mon Pierrot.
00:09On va faire un petit tour justement de la presse internationale, je dis bien internationale,
00:13puisque Marca, du côté des Espagnols, parle d'une supériorité qui devient obscène, rien que ça.
00:19Toujours en Espagne, une équipe sans faille, le mundo deportivo au quotidien catalan, la France fait peur.
00:24Alors, en Allemagne, Der Spiegel, un football offensif tout droit sorti du guide Michelin.
00:31Et prenez des notes en parlant à la fédération allemande.
00:34Et puis pour finir, Clarine, la France en mode démolisseur.
00:38Clarine du côté de l'Amérique du Sud, en Argentine pardon.
00:42Alors quand on a parlé un petit peu ce matin, moi j'ai voulu intervenir en rédac et j'ai
00:46expliqué un petit peu mon ressenti.
00:48Dans mes souvenirs les plus profonds des coupes du monde, j'ai jamais vu ça de ma vie dans le
00:52sens où
00:53une équipe met tout le monde d'accord, en fait, même dans les phases de poule.
00:57J'ai souvenir des champions en Coupe du Monde, justement, qui sont allés loin, mais qui ont eu un démarrage
01:01difficile,
01:02où c'est compliqué, où ils cherchent un petit peu à mettre la mayonnaise en place.
01:06Mais ça, moi, personnellement, j'ai jamais vu ça de ma vie.
01:11Il y a le Brésil 70, ce que j'ai pas vu, mais dont j'ai lu un petit peu
01:14certaines choses,
01:15qui m'ont rappelé ce que j'ai vu depuis le début de la compétition.
01:18Et en fait, j'ai l'impression qu'on est en train de dégager notre talent à la face du
01:22monde.
01:22Oui, mais j'ai l'impression qu'on jette à la face du monde, en fait, notre talent.
01:28C'est incroyable de performance et de beauté.
01:33Hier, on s'est régalé, honnêtement, grand kiff.
01:35On commence à vieillir et on en a vu des Coupes du Monde des Français,
01:39mais grand, grand kiff, cette Coupe du Monde.
01:41Et hier soir, vraiment, la maîtrise, ce jeu d'aller de l'avant face à une équipe rugueuse.
01:45Il y avait tout pour que ce match soit haché.
01:47Ils l'ont rendu magnifique parce qu'en fait, cette volonté, techniquement, c'est magnifique.
01:51Vraiment, on s'est régalé.
01:52Maintenant, en bossant l'émission un petit peu ce matin,
01:54quand je lis sur le conduit que je n'ai jamais vu une équipe aussi forte en Coupe du Monde,
01:58tu connais mon goût pour l'histoire du football.
02:00Donc, effectivement, tu parles du Brésil 70, c'est la référence ultime.
02:03Ce n'est pas eu quand même dire le contraire.
02:04Les Hollandais 74-78, les Allemands en 2014.
02:07En Allemagne, je ne suis pas sûr qu'ils bégayent beaucoup non plus.
02:09Ils ont des matchs compliqués quand même.
02:11Oui, mais ils ne bégayent pas non plus des matchs.
02:12Il y a ce 7-1 face au Brésil qui est quand même, pour moi, un des trucs que je
02:18n'ai jamais revu ça depuis.
02:20Il y a le Brésil de 2002 qui est quand même assez fort devant, notamment avec des individualités.
02:25Mais il n'empêche que cette équipe-là, on a envie pour l'instant de les mettre à ce niveau
02:29-là.
02:29Mais il faudra aller plus loin.
02:30Mais hier, c'est vrai qu'on finit le match et on se dit « Waouh ! »
02:32On est très content d'être pour les Bleus.
02:34Hier, on a pris une tarte, Mathieu, quand même, non ?
02:36Oui, ce qui est sûr, c'est qu'elle arrive encore à nous surprendre dans le sens où, à chaque
02:42fois, on se dit « Cette équipe est très forte sur le papier.
02:45Elle va peut-être nous décevoir. »
02:47Et au final, elle ne nous déçoit pas pour le moment, à chaque match quasiment, à part la première mi
02:50-temps du Sénégal.
02:52Mais sinon, elle ne nous déçoit pas parce qu'au final, tu sens une force collective.
02:56Et à travers ça, tu as des individualités qui finissent par éclabousser ce collectif.
03:02Donc, c'est dans ça qu'elle est vraiment forte.
03:06On les attend et elle répond présent.
03:09Maintenant, sur ta question, comme tu as dit, parce qu'on n'a jamais vu une équipe aussi forte,
03:13je pense que c'est quand même un débat un peu générationnel.
03:16Moi, c'est vrai que le Brésil 2002, sur le papier, m'a fait vraiment vibrer.
03:23Et il y a des similitudes avec ce Brésil, parce que tu as un super buteur qui était Ronaldo.
03:28Derrière, tu as un petit peu les ordinateurs qui étaient Ronaldinho et Rivaldo.
03:32A la différence, c'est que là, tu avais des latéraux incroyables avec Cafu et Roberto Carlos.
03:38Là, c'est un peu plus discutable.
03:40Mais moi, en tout cas, sur le sentiment pour le moment, je reste sur mon Brésil 2002 déjà parce qu
03:47'elle a gagné.
03:47Mais on doit attendre juste que cette équipe, déjà, aille au bout, parce que pour qu'on puisse la mettre
03:52dans les critères d'équipe all-time,
03:54il faut qu'elle aille au bout pour qu'elle puisse être dans cette discussion.
03:57Pour aller dans ton sens, Mathieu, Rio Ferdinand, lui, qui suit la Coupe du Monde, est dit tir en big
04:02sur l'équipe de France.
04:03Et il y voit aussi quelque chose qu'il a peut-être déjà perçu.
04:07Pour lui, l'équipe de France, aujourd'hui, c'est un peu le Brésil des années 90-2000, ce que
04:11tu as un petit peu développé.
04:12On va écouter ce qu'il dit.
04:18On assiste à un truc de dingue.
04:20La France est le nouveau Brésil.
04:21C'est le Brésil des années 90-2000.
04:24Ils ont un effectif de dingue, trop de qualités, trop de menaces, beaucoup de joueurs qui peuvent te tuer.
04:29La Suède a explosé comme un paquet de chips.
04:32C'est incroyable.
04:40Yoyo, clairement, cette équipe de France, elle est en train de marquer une génération.
04:46Oui, absolument.
04:47Et c'est vrai que Julien, tu as tout à fait raison avec cette phrase.
04:49Et c'est que moi, en plus, je suis un homme du passé.
04:51J'ai la passion du passé.
04:53J'ai fait des études d'histoire, d'histoire contemporaine.
04:55Et vraiment, on dit toujours que c'était mieux avant.
04:57Les souvenirs d'enfance, notamment.
04:58Moi, j'ai eu la chance.
04:59La Coupe du Monde de ma vie, c'est 86.
05:01Mais là, c'est comme pour le PSG depuis deux ans.
05:04L'histoire s'écrit sous nos yeux.
05:06C'est-à-dire que c'est magnifique, le passé.
05:07Et j'adorerais toujours le passé.
05:08Mais là, sous nos yeux, il y a une équipe qui a écrit l'histoire.
05:11Dans 30, 40, 50, 60 ans, on parlera de cette équipe de France.
05:15Pourquoi déjà un truc ?
05:16L'amour.
05:16Cette équipe, on l'aime.
05:17Elle nous donne à l'aimer à chaque instant, à chaque match.
05:20Parce que regarde Mbappé, ce qu'il fait hier après son but.
05:22Il va embrasser Didier Deschamps, qui a le plus grand des drames dans une vie.
05:25Il y a des émotions absolument incroyables.
05:27Dans les années 80, il y avait l'expression qui restait 50 ans plus tard.
05:30Le carré magique, Platini, Jiresse, Tigana, Fernandez ou alors Gengini.
05:34Et bien là, on a un autre carré magique, mais qui est un petit peu plus haut sur le terrain.
05:37On a un carré magique d'attaquant.
05:39Et c'est ça qui est important.
05:40Et en plus, je pense que je suis.
05:41Je peux le dire, puisque moi, j'ai un amour absolu.
05:43Je passe ma vie sur YouTube à regarder les balles du passé.
05:44Et là, je vais te dire un truc.
05:45Attends, si cette équipe est éliminée en demi.
05:48Est-ce que tu as le même discours ?
05:49Ta question, elle arrive à point.
05:50C'est que moi, je n'ai pas besoin qu'elle gagne cette Coupe du Monde.
05:54Parce que le plus important, tu vois, dans cette société actuelle...
05:56Tu n'auras pas un petit goût d'inaché ?
05:57Non, parce que regarde l'équipe de France 80.
06:00Coupe du Monde 80 de Séville.
06:01On se fait éliminer au tir au but.
06:02Et pourtant, c'est l'un des souvenirs les plus extraordinaires de l'histoire.
06:04Les plus douloureux, les plus douloureux aussi.
06:05Moi, d'un à la barra en carrière.
06:06Non, mais ça, c'est ma philosophie.
06:08Je n'ai pas besoin qu'on aille au bout.
06:10Je n'ai pas besoin.
06:11Moi, je suis déjà heureux que Gershoy...
06:12Un peu comme dans l'amour.
06:13Yo, yo, ta Coupe du Monde, ta Coupe du Monde, c'est la 86.
06:17Le quart de finale face au Brésil, génial.
06:18C'est comment la demi-finale face aux Allemands ?
06:20Mais justement, mais on l'a oublié.
06:22Que tu ne joues pas.
06:22Ben non, on ne l'a pas oublié.
06:23En fait, l'équipe, et c'est là que c'est intéressant,
06:25c'est qu'aujourd'hui, on a des joueurs quand même où on doit gagner.
06:28Alors, encore une fois, au romantisme qui nous régale,
06:31et c'est pour ça qu'on aime le foot,
06:32il faut mettre un peu de pragmatisme.
06:33Mais avec les joueurs qu'on a, il faut y mettre une ambition collective.
06:37L'équipe de France des années 80, ce carré magique,
06:40c'est les beaux losers, c'est les magnifiques losers,
06:41et c'est pour ça qu'on les a aimés.
06:42Et oui, championne-moi des matchs amicaux.
06:44Yo, yo, je peux te poser une question ?
06:44Et justement, on les aime parce que là, ils gagnent,
06:47mais ils gagnent sans être arrogants.
06:49Excuse-moi, Pierre, excuse-moi.
06:50Non, non, mais tout à l'heure, tu parlais,
06:51on est en train de vivre un moment...
06:53Est-ce que dans ces Coupes du Monde-là,
06:54où tu nous parlais justement à l'ancienne et tout ce que tu as vécu,
06:57tu étais conscient qu'ils étaient en train de marquer l'histoire
06:58comme tu l'es actuellement ?
07:00Oui, parce que déjà, dans les années 80,
07:01comme tu dis, avec l'équipe de France de Platini,
07:03c'était tellement romantique,
07:04il n'y avait pas besoin d'aller au bout.
07:05Oui, mais ils étaient moins attendus quand même.
07:07Et là, tu vois, ce que j'adore, c'est que là, regarde,
07:09tu as Mbappé et Olysée.
07:10C'est rare dans le football français
07:11qu'on ait eu une connexion aussi extraordinaire entre deux craques.
07:14Tu vois, ça a été un petit peu compliqué entre Zidane et Thierry Henry.
07:18Et là, je trouve que ce qui est magnifique,
07:20avec ces quatre de devant, il n'y a pas de jalousie.
07:22Ils ne comptent pas leurs stats.
07:24Ils ne comptent pas leurs...
07:25Peut-être Mbappé, peut-être qu'il va se dire
07:26« Oh, peut-être que ce ne sera pas moi, le héros, ça sera... »
07:28Et c'est-à-dire que je trouve magnifique aussi
07:30cette cohésion d'équipe.
07:31Tu sens qu'il n'y a pas de ressentiment.
07:32Il n'y a pas de « Oh, putain, merde, ça peut être lui, le héros, et pas moi. »
07:36Tu sens un collectif.
07:37Et le vainqueur sera ce groupe.
07:39Et n'oublions pas des chants, si en chef d'orchestre.
07:41C'est-à-dire que là, je trouve,
07:42on a l'anti-égoïsme absolu,
07:44l'anti-égotique absolu.
07:46C'est magnifique.
07:46L'égotique...
07:47Bruno, Bruno, le gotique.
07:48Excellent !
07:49Bravo, bravo, bravo.
07:51That's what I do, bro !
07:53On est heureux.
07:55Didier Deschamps, hier,
07:56a invité les journalistes à trouver des problèmes
07:59pour, voilà, un petit peu,
08:01éviter l'enflammade généralisée
08:03après les prestations des bleus.
08:04Écoutez-le.
08:05Non, non, allez-y, trouvez des problèmes.
08:07C'est bien, il ne faut pas que ça soit tout beau, tout rose.
08:10On ne va pas tomber dans l'euphorie non plus.
08:12On est un huitième, il faut apprécier,
08:14même si ça semble normal et logique.
08:16Mais il faut toujours apprécier
08:20et redescendre pendant 48 heures.
08:22Pierrot, les suiveurs, les supporters,
08:24puis même les journalistes français
08:26commencent un petit peu à s'enflammer
08:27autour de cette équipe.
08:28Mais j'ai l'impression que les joueurs, eux,
08:30ils sont à l'abri de tout ça,
08:32de l'enflammade.
08:33J'ai l'impression qu'avant d'arriver,
08:35ils étaient déjà conscients de leur force.
08:36Et là, en fait, ils ne sont pas choqués du tout
08:38par ce qu'ils produisent.
08:39J'ai l'impression que c'est dans cet état d'esprit,
08:42c'est ce qu'ils voulaient montrer.
08:43Ah oui.
08:44Et qui sont tous en osmose.
08:46Le petit grain de sable qu'on avait, en fait,
08:49avant la Coupe du Monde,
08:50c'était de se dire,
08:51rappelle-toi les débats,
08:52est-ce que Mbappé va défendre,
08:53est-ce que ça va pas créer des problèmes et tout.
08:55En fait, le seul petit doute qu'on avait,
08:58même avec les latéraux.
08:59Hier, les latéraux font un super match,
09:00Koundé est au rendez-vous,
09:01Lucas Dini aussi.
09:03Non, mais je comprends, Mathieu,
09:05que tu veuilles d'avoir...
09:07Il y aura d'autres...
09:08Non, mais Mathieu est très perfectionniste,
09:10dans le sens où, en fait,
09:11lui, il attend la masterclass parfaite.
09:14Mais tu sais que dans un match,
09:16c'est compliqué.
09:17Non, là, c'est juste sur les latéraux.
09:19Tu as dit qu'ils ont été bons.
09:22Moi, je mets quand même un petit bémol,
09:24quand même.
09:24Et ça, c'est effacé par la victoire
09:27et la production offensive.
09:28Et tu mets un bémol sur qui, ouais ?
09:30Bah, Lucas Dini, voilà,
09:32c'était...
09:32Dès qu'ils ont appuyé un tout petit peu
09:34en première mi-temps dessus,
09:35on sent que défensivement,
09:37personnellement,
09:37je trouve qu'il a vraiment des grosses carences.
09:40Si contre des grosses écuries
09:42qui ont des forts potentiels sur les côtés,
09:45j'ai peur vraiment qu'il souffre
09:47si on ne fait pas des prises à deux.
09:48En un contre un,
09:49je le sens vraiment dépassé.
09:51Et ce qui est embêtant,
09:52c'est que lui, son vrai potentiel,
09:54c'est son apport offensif.
09:55Et là, il est complètement abrimé
09:57parce que, par rapport au schéma tactique,
09:59par rapport au joueur qu'il a devant,
10:00il n'apporte pas ces centres
10:03qu'il a offensivement, etc.
10:04Donc du coup,
10:05on le voit que sur l'aspect défensif.
10:07Et donc, pour le moment,
10:08je trouve que c'est caché
10:09par rapport à la production offensive
10:10qu'on fait.
10:11Mais attention,
10:12c'est le seul bémol
10:13par rapport à ce que tu viens de dire
10:14sur le latéral.
10:14Mathieu, moi, je te rejoins assez
10:15sur le fait que,
10:17sur les petits bémols
10:18qu'on peut trouver à l'équipe de France,
10:20c'est que dès que tu prends un but,
10:21notamment après le premier,
10:22tu fais deux minutes,
10:23mais c'est catastrophique.
10:27Même Maignan,
10:28quand il dégage,
10:29ça va dire que t'en touches.
10:30T'as deux minutes,
10:31il n'y a plus un mec sur le terrain
10:32qui réussit un contrôle,
10:33qui réussit une passe.
10:34Et ça, on avait pris un but
10:35face à la Norvège
10:37très vite sur le coup d'envoi.
10:39Et hier, quand on ouvre le score,
10:40il y a deux minutes,
10:41il se passe rien.
10:41Ça veut dire qu'on est humain aussi,
10:42c'est-à-dire qu'on est heureux.
10:44Et Luc Adigne,
10:46je vais te dire à un moment donné,
10:46il s'en sort très bien
10:48sur le 1-2 où il y a hors-jeu
10:49parce qu'il fait une faute grossière.
10:51Il y a pénalty et il y a hors-jeu.
10:53Et heureusement qu'il y a hors-jeu,
10:54sinon il est pris
10:54et la faute, elle est grossière.
10:56Donc, il s'en sort très très bien.
10:57Pierrot, tu dis que tu n'as jamais vu
10:58une équipe aussi forte
10:59en Coupe du Monde.
11:01Mais moi, j'aimerais aussi parler
11:02de l'adversité pour le moment des Bleus.
11:04Hormis la première période
11:05face au Sénégal
11:06où ils ont été en difficulté.
11:07Après, face à l'Irak,
11:08bon, c'était assez facile.
11:09Face à la Norvège,
11:10l'équipe C de la Norvège,
11:11assez facile.
11:12Hier encore,
11:13c'était simple pour les Bleus.
11:15Tu ne trouves pas
11:15qu'en termes d'adversité,
11:17il en manque un peu
11:18pour jauger cette équipe de France.
11:19Je comprends ce que tu veux dire,
11:20mais quand je dis
11:21que je n'ai jamais vu ça,
11:22une équipe aussi forte
11:23en Coupe du Monde,
11:23c'est vraiment sur l'enchaînement
11:24des matchs
11:25et la régularité qu'ils ont eue
11:26et qu'ils ont mis sur le terrain.
11:28Je comprends,
11:28l'Irak,
11:29ce n'est pas le Brésil.
11:32Ils ont rencontré
11:33des nations
11:34qui n'étaient pas forcément
11:35les plus fortes.
11:36Mais on a vu l'Espagne.
11:37On a vu l'Allemagne.
11:38On voit comme c'est difficile.
11:40On voit comme la Belgique aussi
11:41a peiné à marquer des buts
11:42contre des petites nations.
11:44Il ne faut pas croire...
11:45Évidemment qu'il y a plus d'équipes.
11:46Mathieu en parlait l'autre jour.
11:47Il y a plus d'équipes
11:48dans cette Coupe du Monde.
11:49Mais les nations,
11:51elles sont là
11:51et elles donnent leur life.
11:52C'est compliqué.
11:53Tu vois que c'est difficile
11:54de contourner
11:55des gros blocs défensifs.
11:56Et là, malgré tout,
11:57contre l'Irak,
11:58ils ont cette tendance
11:59qu'on n'avait pas avant
12:00à mettre la tête
12:01sous l'eau de l'adversaire.
12:02À rendre les matchs faciles.
12:04En étant roulant compresseur un peu.
12:06Là où je te rejoins,
12:06c'est qu'en fait,
12:07quand en Coupe du Monde,
12:08tu es l'équipe de France
12:09et que tu joues ces équipes-là
12:10qui sont,
12:10quoi qu'il arrive,
12:11avant le coup de sifflet final,
12:12en dessous de toi
12:13où tu es grandissime favori,
12:14c'est aussi une qualité
12:15de se rendre des matchs faciles.
12:17Il faut arrêter de croire
12:17que hier contre la Suède,
12:18ils pilonnent.
12:19Hier contre la Suède,
12:20ils pilonnent.
12:20Hier contre la Suède,
12:21t'es ultra favori.
12:22C'est une équipe,
12:22on l'a vu en premier temps,
12:23ils ont envoyé du bois,
12:24ils ont mis des coups,
12:25ils ont un peu truqué.
12:26Il y avait tout
12:27pour que ce soit les matchs pièges.
12:28Et on l'a déjà vu,
12:28cette équipe de France-là
12:29tombé dans des matchs pièges.
12:30Hier,
12:30ils se sont rendus
12:31par l'attitude,
12:32par la qualité technique,
12:33le match facile.
12:33C'est un grand bravo.
12:34C'est surtout
12:35par les individualités.
12:36C'est-à-dire que
12:37quand le journal allemand
12:39dit,
12:40prenez-en note,
12:41non,
12:42parce qu'en final,
12:42il y a un moment donné.
12:43Il ne peut pas.
12:44Il y a un moment donné.
12:48Il ne joue plus
12:59dans la possession,
12:59ils ultra-dominent
13:00et tu as une équipe
13:01qui ne sort pas.
13:02Mais il y a un moment donné,
13:02sur un bloc très bas
13:03et regroupé,
13:04il faut qu'il se passe quelque chose.
13:07Il faut qu'il y ait
13:07un dépassement de fonction.
13:08Il faut qu'il y ait un joueur
13:09qui sort quelque chose.
13:10Exactement.
13:10Donc,
13:11c'est pour ça.
13:11Là,
13:12ce qu'ils disent,
13:12prenez des notes,
13:13ben non,
13:14en fait,
13:14tu pourras faire ce que tu sais
13:15d'excepter.
13:15Ça va d'avoir un sacré carnet de notes.
13:17Mathieu,
13:18je vais t'expliquer.
13:18Toi,
13:19tu es un ancien,
13:20très bon footballeur.
13:22Nous,
13:23c'est un vrai tacle
13:23qu'ils savent très bien
13:25qu'ils ne vont pas prendre de notes.
13:26C'est juste une manière
13:26de leur dire,
13:27d'aller se faire voir.
13:28Voilà,
13:28si tu vois ce que je veux dire.
13:29Et Mathieu,
13:29c'est important aussi,
13:31dans une épopée,
13:32pour que ça rentre,
13:33même si cette équipe de France
13:33est déjà dans nos cœurs
13:34et dans nos tripes,
13:35mais un match aussi,
13:36un match homérique,
13:37un match épique,
13:38un match où tu es mené,
13:39un match où ça va en prolongation,
13:41un match avec des retards
13:41dans la situation,
13:42mais ça a le temps
13:42de se revenir.
13:43Huitième,
13:43il leur montre ça pour le moment.
13:46Cherky avait prévenu.
13:46Oui,
13:47c'est-à-dire que,
13:48oui,
13:48dans le dominer,
13:49dans le rouler,
13:50mais moi,
13:50j'attends aussi le match,
13:51et j'espère que Paraguay
13:53ou Encar,
13:54voilà où on a les frissons,
13:55où on stresse,
13:56où on est de zéro.
13:58C'est ça,
13:58la Coupe du Monde.
13:59Il nous faut une prolongation.
14:01Le France-Italien.
14:02Il nous faut un truc d'acte.
14:03Il nous faut de la souffrance.
14:04Il nous faut de la douleur.
14:04Il nous faut égaliser
14:05la 93e.
14:06C'est vrai qu'à un moment donné,
14:06en fin de match,
14:07après,
14:07les 30 dernières minutes,
14:09on se dit,
14:09c'est plié,
14:09tu les vois.
14:10C'est vrai qu'il manquait.
14:11Des fois,
14:12tu te dis,
14:14la domination est un peu trop grosse.
14:15C'est comme le PSG,
14:16la première année,
14:16qui cartonne 5 buts
14:17contre l'Inter,
14:18et cette saison,
14:19qu'ils gagnent au tir au but.
14:19Et là,
14:20l'équipe de France,
14:20mais dans tous les grands parcours
14:21de l'équipe de France,
14:22il y a toujours eu un match,
14:23forcément,
14:24ça a aidé.
14:24Regardez le France-Italie
14:25en 1998 avec Baggio,
14:27où ça passe à ça.
14:28Et on veut aussi
14:30trembler.
14:31Il veut du bonnet.
14:32T'as voulu slip,
14:33caca culotte.
14:33Parce que hier,
14:34la dernière demi-heure,
14:35t'as remis ton slip,
14:35tellement qu'il n'y avait plus de pression.
14:37Non, je regarde toujours
14:37les matchs souvent.
14:38Mais pourquoi garder l'énergie ?
14:39On ne peut pas.
14:39Je vous sens très très chaud
14:40sur les bleus.
14:42On est content.
14:42Après la pause,
14:43on va parler des autres nouvelles
14:45de ce mondial.
14:46On va parler notamment
14:47de Partio,
14:47le sélectionneur sénégalais
14:49qui affronte la Belgique.
14:50On va parler de Ronald Koeman,
14:51qui a démissionné, lui,
14:53de son rôle de sélectionneur
14:54des Pays-Bas.
14:55Après une conférence de presse
14:56assez chargée
14:58avec un journaliste néerlandais.
15:00Exactement.
15:01Il est 11h18,
15:01on se retrouve dans quelques instants
15:03pour le planète mondial de Juju.
15:04A tout de suite.
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