00:00Députée écologiste et sociale de Paris, bonsoir Madame la députée.
00:03D'où vient ce chiffre ? Sur quelle base s'appuie-t-il de 10 000 morts à cause de
00:07la canicule ?
00:08Je ne sais pas, c'est pas le mien. Moi je m'en tiens au chiffre de Santé publique France
00:13qui nous parle de 1 000 morts supplémentaires de surmortalité liées à la canicule,
00:20liées à l'impréparation du gouvernement, à l'impréparation du gouvernement
00:25en termes de soutien à l'hôpital public pour accueillir les personnes qui sont vulnérables
00:29mais l'impréparation aussi du gouvernement pour ce qui est simplement des bouilloires thermiques
00:34dans lesquelles les personnes ont suffoqué et parfois sont décédées.
00:38Oui mais Madame la députée, celui qui a avancé ce chiffre de 10 000 morts, c'est l'un des
00:43vôtres,
00:43c'est Monsieur Gontard qui est le président du groupe écologiste au Sénat.
00:47Est-ce que c'est quand même pas gravissime d'avancer un chiffre qui est contesté par tout le monde,
00:54qui n'a pas été confirmé par les autorités sanitaires ?
00:58Gravissime et peut-être même indécent ?
01:00Je crois que ce qui est gravissime, c'est l'inaction du gouvernement
01:03parce que là où je rejoins, et c'est la seule phrase sur laquelle je suis d'accord avec Sébastien
01:07Lecornu,
01:07Vous ne répondez pas sur ce chiffre qui a été avancé par votre mologue du Sénat ?
01:11Je n'ai pas eu l'occasion d'échanger avec Guillaume Gontard et de savoir quelle est la source de
01:16ce chiffre.
01:16Je vous dis quels sont les miens, ceux que j'ai utilisés dans mes communications publiques,
01:21ceux qui ont été utilisés par la présidente Cyrielle Chatelain.
01:24Et je vous dis, ce qui est inadmissible, ce qui est gravissime, c'est la manière avec laquelle le gouvernement
01:28a géré cette crise.
01:29La seule réponse de Sébastien Lecornu, après plusieurs jours de silence et d'attermoiement,
01:35ça a été de décaler les soldes d'une semaine.
01:37Enfin franchement, est-ce que c'était le genre de réponse qu'on attendait d'un Premier ministre,
01:41quand il y a des personnes qui sont décédées, des personnes qui ont suffoqué,
01:44quand on voit des élevages qui sont décémés à cause de la calicule ?
01:46– Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ? À sa place, qu'auriez-vous fait de plus ?
01:52– Typiquement, quand on a des crises sanitaires de cette ampleur,
01:56eh bien on met en place l'ensemble du dispositif de l'État.
02:00Le plan sain a été déclaré beaucoup trop tard.
02:02Quand on a des canicules qui empêchent les écoles d'ouvrir,
02:07eh bien on protège aussi les parents et leur travail quand ils sont obligés
02:11de pouvoir s'occuper de leurs enfants.
02:13Les crèches, les écoles étaient fermées.
02:16Enfin bref, et puis surtout on anticipe.
02:17On anticipe parce que cette canicule, ce n'est pas la première de l'année.
02:20On en avait déjà une au mois de mai qui a pris le gouvernement par surprise.
02:24Bon, ce n'est pas grave, c'est la première.
02:26Allons-y, mais soyons de grâce prêts pour la seconde,
02:29celle qui adviendra sûrement au mois de juillet, celle qui adviendra au mois d'août.
02:32Parce que vous savez, le stress qui est posé, le sas hydrique,
02:36dans certains territoires qui sont également des territoires touristiques
02:39dans lesquels il va falloir choisir entre l'eau pour les touristes,
02:42l'eau pour les agriculteurs ou l'eau pour celles et ceux qui vivent
02:45et travaillent dans ces territoires.
02:47Ça, ça va être un enjeu majeur de santé, un enjeu majeur sanitaire.
02:51Et c'est la raison pour laquelle nous déposons cette mention de censure
02:53parce que le gouvernement est inapte à nous protéger.
02:56C'est leur responsabilité.
02:57Si ce n'est pas leur faute, c'est la faute de qui en fait ?
02:59Merci.
03:00Merci.
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