00:00Il y a un déséquilibre dans le débat. On nous promet depuis le premier jour un débat équilibré, calme.
00:05Le spectacle de l'Assemblée cette semaine était tout sauf un débat équilibré et calme.
00:09Il y a des personnes qui ne peuvent pas s'exprimer sans être insultées.
00:12C'est quand même un vrai problème quand on nous rappelle par ailleurs qu'il y a une clause de
00:16conscience.
00:17Il y a des consciences qui ne sont pas respectées parce que la doxa les juge pas respectable, tout simplement.
00:22C'est quand même compliqué sur un texte pareil.
00:25On a en effet un Premier ministre sans aller sur lui, l'enjeu de lui-même.
00:29On a un Premier ministre, et moi c'est un spectacle qui m'afflige aussi.
00:32Un Premier ministre qui fait savoir qu'il est opposé à cette loi, mais qu'Emmanuel Macron le veut tellement.
00:37Moi, qu'on ne me parle pas de conscience dans cette affaire.
00:39Vraiment, qu'on ne me parle pas de conscience, elle n'est pas respectée à aucun moment pour personne.
00:44Si ce n'est, c'est-à-dire que vous avez le libre choix et à la fin on le
00:48votera quand même.
00:49Donc le débat est biaisé depuis le premier jour.
00:52Et en effet, c'est le temps gouvernemental qui permet de faire les débats.
00:55C'est le temps gouvernemental de l'Assemblée qui permettra d'adopter ce texte.
00:58Dans l'urgence absolue, on a quand même un député qui nous dit à l'Assemblée, pendant la canicule,
01:04regardez comme les personnes âgées souffrent, dépêchons-nous de leur offrir cette loi.
01:08Mais comment tout le monde n'a pas le vertige en disant stop, on s'arrête tous, on se calme,
01:13et on reverra ça à la rentrée quand il fera moins chaud, parce qu'apparemment c'est douloureux pour tout
01:16le monde.
01:17Moi cette phrase, je ne sais pas, ça aurait dû tous nous...
01:20Qui a dit ça ?
01:20C'est un député renaissance.
01:21Jean-François Rousset.
01:25Donc il y a...
01:27Vous l'avez entendu cette phrase ?
01:29Renaissance, oui, il faut avancer, il faut avancer !
01:31Je le dis à Marie, on peut l'écouter cette phrase, la retrouver, pourquoi pas.
01:35Jean-François Rousset.
01:35Oui, renaissance.
01:37Un jour, vous serez dans votre champ d'hôpital et vous entendrez le médecin qui vient de sortir,
01:40qui dira, il faut avancer, il faut avancer.
01:45Et par ailleurs, dans les débats, ça a été vrai en première lecture, en deuxième lecture,
01:49et encore en troisième lecture, il y a des amendements restrictifs, entre guillemets,
01:55qui ont été posés, donc une fois que le débat de principe est interdit,
01:58et il est interdit depuis très longtemps d'ailleurs,
02:00le débat ensuite, dans le détail, pour savoir comment est-ce qu'on contraint cette loi,
02:04comment est-ce qu'on en fait réellement une loi d'exception,
02:06puisque soi-disant, c'est le projet de tout le monde d'en faire une loi d'exception,
02:10tous les amendements restrictifs ont été refusés,
02:12au motif que tout ça est évident.
02:13Donc on ne peut pas inscrire dans la loi que les personnes atteintes de déficience mentale,
02:17par exemple, sont exclues,
02:18parce que leur consentement libre et éclairé, c'est un peu compliqué.
02:21Mais on ne l'écrit pas parce que c'est évident.
02:23Ah ben moi, je préférais qu'on l'écrie, voyez-vous.
02:25Donc ça a été vrai sur plein de choses.
02:27Ce texte, il y a des choses qui ont été ajoutées, retirées en permanence,
02:31en effet, pour arriver à l'équilibre politique,
02:34c'est-à-dire pour que le texte soit voté,
02:36et les Français sont complètement largués,
02:39puisque les députés eux-mêmes ne savent plus où en est le texte, pour certains.
02:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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