00:00Jouer devant un léban virtuel, sans vraiment être à l'intérieur du sentiment de les odeurs, la lumière, la chaleur,
00:12la froideur, tout ce qu'on veut, c'est que tout devient dans l'ordre d'imaginaire.
00:27C'est une marche sur une tapis roulante, qui n'est pas évident non plus, on ne peut pas regarder
00:33le ciel parce que la caméra ne peut pas nous suivre, parce que c'est les lumières du studio,
00:38on ne peut pas filmer le sol parce que c'est le lino du studio, et on ne peut pas
00:46tourner plus que 90 degrés, parce qu'on a deux murs devant lesquels on tourne,
00:50et après on renverse l'image pour faire le contre-champ. Et donc effectivement c'est des contraintes, mais je
00:58crois qu'on était tous un peu emballés, j'ai envie de dire,
01:02et que c'était à l'idée d'essayer d'aller jusqu'au bout du film pour pouvoir le faire
01:07exister. Si Daniel nous a proposé ce dispositif pour pouvoir, j'ai envie de dire,
01:13franchir la difficulté de la guerre, et même dépasser l'horreur de la guerre, et même dire que je peux
01:19exister artistiquement malgré la guerre, nous on ne pouvait pas faire les malins derrière.
01:25Donc il a fallu suivre la difficulté, bon d'accord, ok, mais là c'est comme, qu'est-ce qu
01:31'on fait en fait ? Il faut survivre, donc on va survivre tous ensemble.
01:36Et donc moi je suis ravie aujourd'hui parce qu'on a réussi vraiment quelque chose de très beau.
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