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#Cinema #Film #Hollywood #Movie #Marvel #Popculture #Analyse #Comics #Review
Transcription
00:00Die Hard with Vengeance, ou Une journée en enfer, est le premier film de la saga Die Hard basé sur
00:05un script original.
00:06Après avoir laissé la place à Régnarlin pour le second opus,
00:09John McTiernan reprend les rênes et décide de détruire toutes les fondations qu'il a brillamment mis en place avec
00:15le premier film
00:15pour reconstruire sur les gravats d'une akatomi plaza une base ultra solide et à l'opposé de ce qu
00:21'est le cinéma d'action depuis, bah le premier Die Hard.
00:23La recette ayant tellement été aspirée jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une goutte, McTiernan ne se
00:28voyait pas repartir sur un énième huis clos.
00:30Il va donc une nouvelle fois s'approprier le genre et le remodeler à sa guise.
00:44Dans le premier opus, la tension est étouffante, le piège est bel et bien de Cristal.
00:49Dans celui-ci, la nuit froide de Los Angeles laisse place à la chaleur étouffante de New York.
00:53La menace s'allonge à l'immensité de l'île de Manhattan, à l'air libre.
00:57On laisse 20 minutes au premier film pour poser ses enjeux et ses personnages avant d'enfin entrer dans l
01:02'action.
01:02John McClane subit les événements, n'a simplement pas de chance.
01:05Le 3 lui provoque l'action dans les premières secondes et développe son intrigue à partir de là.
01:09John n'est plus là par hasard, il est la cause principale de tous ces rebondissements.
01:34La mise en scène, elle, se veut bien plus dynamique.
01:37Elle épouse le gigantesque décor qu'est la ville de New York et opère un rythme effréné qui offre au
01:42récit une fluidité démente.
01:43La caméra est bien plus brouillonne que dans le premier film.
01:45Mais ça n'est pas péjoratif.
01:47Rarement à cette époque, on aura vu une caméra suivre le protagoniste d'aussi près.
01:50Comme l'impression que c'est un reporter de guerre qui la tient.
01:52Avec ce style très réaliste, McTiernan continue de marquer de son influence toute une industrie,
01:57puisqu'avec Une Journée en Enfer, nous assistons aux prémices de ce que sera le cinéma d'action des années
02:012000.
02:22McTiernan compose des plans d'une très grande pertinence.
02:25Continue à brillamment guider le spectateur dans l'espace sans que jamais celui-ci ne s'y perde.
02:29Ce qui n'a pas dû être chose aisée avec une ville aussi gigantesque et complexe que New York.
02:33Un vrai tour de force.
02:34Et même dans les lieux clos, la compréhension est totale.
02:37Prenons la scène de l'ascenseur comme exemple.
02:39Dans cette scène, John se retrouve enfermé avec des ennemis, déguisés en représentant de la loi.
02:43Il ne se doute de rien, jusqu'à ce qu'il aperçoive dans le reflet de l'ascenseur,
02:46la plaque de son équipier,
02:48qu'il reconnaît car au début du film, il explique que c'est son numéro de plaque qu'il joue
02:51tout le temps comme numéro loto.
02:53A ce moment-là, n'importe quel film d'aujourd'hui aurait introduit un flashback.
02:56Mais pas ici.
02:58McTiernan respecte l'intelligence de son spectateur.
03:00A partir de là, la tension monte avec une succession de gros plans,
03:03mais McLean désamorce cette tension en partant dans une tirade qui n'appartient qu'à lui,
03:07qui va permettre au spectateur de se remémorer cette histoire de loto au début du film,
03:11et qui va permettre au personnage de retourner la situation à son avantage.
03:14L'action débute,
03:15John tue les deux gardes à sa droite,
03:17bloque le troisième,
03:18et met en joue le faux flic,
03:19puis les tue à tour de rôle,
03:20le tout en moins de 20 secondes.
03:23Personnellement, ça me rappelle quelque chose.
03:31Parce que oui, McLean c'est le cow-boy des temps modernes,
03:34le bad boy au grand cœur,
03:35le loser magnifique,
03:36plus intelligent que son ennemi.
03:38On joue toujours les cow-boys, monsieur McLean.
03:40Les américains sont incroyables,
03:43mais cette fois John Wayne ne s'éloignera pas dans le soleil couchant avec Grace Kelly.
03:46C'est Gary Cooper, connard.
03:48Ce film est une de mes premières expériences avec le cinéma.
03:51Je me souviens voir mon père convaincre un gamin de 12 ans de regarder le film avec lui,
03:55et je me souviens surtout avoir été complètement galvanisé par cette histoire.
03:58Parce que oui, le scénario est brillant.
04:00Utiliser le principe du jeu Jacques Adi pour développer l'intrigue,
04:03qui s'avérera finalement n'être qu'une diversion,
04:05c'est totalement cool.
04:06Ça amène des péripéties toujours de plus en plus audacieuses,
04:08même si on peut aisément affirmer que la fin est ratée,
04:11bien trop conventionnelle après une intrigue aussi bien menée.
04:14Il existe une fin alternative où Gruber survit,
04:16et John le retrouve en Allemagne pour le tuer.
04:18Je trouve que ça n'est pas non plus une fin pertinente,
04:20et je pense que de toute façon, il était quasi impossible de terminer un film
04:24qui a su monter la barre bien trop haute dès le début.
04:27Bruce Willis, quant à lui, confirme qu'il tient là le rôle de sa vie.
04:29On le confond avec son personnage,
04:31et il n'en demeure pas moins bien entouré,
04:33puisqu'il retrouvera son compère de Pulp Fiction, Samuel Jackson,
04:36ainsi que le génialissime Jeremy Irons,
04:38qui n'a pas à rougir devant son frère fictionnel, Alan Rickman.
04:41Le succès du film sera bien sûr phénoménal,
04:44se hissant au top du box-office mondial de l'année 1995.
04:47Pourtant, ça ne sera pas le seul projet ambitieux de l'acteur cette année-là.
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