00:00Tout le monde a chaud. C'est rare d'ailleurs de vivre un événement universel, on est tous logés à
00:05la même enseigne.
00:06Si vous croisez Bernard Arnault, il aura chaud. Un ministre, il aura chaud. Il aura aussi chaud que vous ou
00:11que votre voisin du dessus ou du dessous.
00:14Bon j'ai même pas mis la séquence en entier temps, elle est absurde.
00:16Mais voilà, on pourrait se dire qu'il a dit une belle connerie, mais on lui a assez tombé tôt
00:19sur les réseaux sociaux.
00:20Donc, il a pris de ses erreurs. Pas du tout, il a décidé de récidiver.
00:31Et ce qui est intéressant, c'est que la canicule et un classique du cinéma ont mis en avant une
00:35problématique sociale des plus importantes, dont on va parler aujourd'hui.
00:38Mais évidemment, avant ça, si tu aimes le cinéma et ce genre de contenu, n'hésite pas à liker et
00:41à t'abonner pour la force. Je te remercie d'avance.
00:44Bon, pour résumer, cette semaine, il y a eu plusieurs événements liés aux hautes températures, qui ont montré la manière
00:48dont les inégalités ne sont pas toujours prises au sérieux dans le pays.
00:51Premièrement, et évidemment, les propos de Yann Barthez, qui expliquait en substance que nous sommes a priori tous égaux face
00:57à la chaleur.
00:57Deuxièmement, le décor de défilé Louis Vuitton, que je vous laisse juger par vous-même, est vraiment juste pour moi
01:02au mieux déplacé.
01:03Et c'est maintenant qu'il faudrait insérer la vidéo avec les gens qui disent les fashion sur le côté.
01:06Et troisièmement, le fait que le festival Soulidays ait été annulé, pour préserver le public et les artistes de la
01:11température.
01:12Tandis qu'au même moment, des ouvriers sont partis gentiment à les se faire foutre, en allant travailler dans des
01:16conditions extrêmes.
01:16Tous ces événements mettent en exergue une évidence.
01:18A savoir que, que ce soit des personnes qui habitent sous les toits, ou dans des logements qui deviennent très
01:22vite des fours,
01:23des personnes âgées isolées, des ouvriers, des politiciens, des présentateurs télé,
01:26même si la température est identique sur la carte, la manière dont nous la recevons dépend fortement de notre position
01:31sociale.
01:32Et ce phénomène est très bien raconté dans le film High and Low de Akira Kurosawa.
01:35Dans ce film, les riches vivent en hauteur, là où les pauvres, ils vivent en bas.
01:38Et même si ça sert de l'esthétique, le choix reste pertinent, parce qu'il montre très bien que
01:42s'élever socialement empêche de voir la réalité de ceux qui vivent en bas.
01:45Autrement dit, le confort peut produire une forme d'aveuglement.
01:48Ensuite, on peut découper le film en deux parties.
01:50Dans la première partie, on suit l'histoire du côté des riches.
01:52Puis après l'élément déclencheur de l'intrigue, on passe dans la partie des quartiers populaires, etc.
01:56Autrement dit, sans quitter sa hauteur, il est difficile de comprendre à quel point les conditions ne sont pas les
02:00mêmes selon où tu vis.
02:01Et de fait, dire qu'on est tous égaux face à la chaleur, c'est quand même de la bonne
02:05grosse merde.
02:05En somme, High and Low et la canicule ont révélé quelque chose d'essentiel.
02:08Une société se juge aussi à la manière dont elle protège ceux qui n'ont pas le luxe d'échapper
02:12à la chaleur.
02:13Et au vu de comment ont été gérés les transports, les écoles, etc., ouais, ça te laisse à désirer.