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  • il y a 21 minutes
Une large partie de la France subit une nouvelle journée caniculaire ce vendredi. Après des journées records mardi, mercredi et jeudi, les plus chaudes jamais enregistrées dans le pays, une augmentation importante des passages aux urgences a été constatée.

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Transcription
00:00Est-ce que vous regrettez cette annulation ? Est-ce qu'elle aurait pu être un peu préméditée ?
00:04C'est-à-dire, est-ce qu'on aurait pu annuler plus tôt ?
00:06Écoutez, nous, avec les associations membres de l'intérêt LGBT,
00:09on est consternés de faire les frais de l'impréparation du gouvernement
00:14par rapport au réchauffement climatique.
00:17Toutefois, on est résignés à devoir accepter cette annulation et ce report
00:21pour ne faire peser, en fait, finalement, aucun risque sur la santé publique.
00:25Si vous voulez, on est aujourd'hui dans une situation
00:27où le gouvernement a été contraint d'activer le niveau 3 du plan Orsan
00:32pour libérer des lits, déprogrammer certaines opérations
00:35après seulement 7 jours de canicule.
00:36Ce qui montre, en fait, le sous-investissement qu'il y a,
00:38notamment en matière de services publics et de l'hôpital public.
00:41Et donc, nous, si vous voulez, et c'est ce qu'on a dit hier soir en direct sur vos
00:45antennes,
00:45c'est que nous avons prévu un plan qui est solide
00:48parce que la marge des fiertés et l'intérêt LGBT ont 25 ans d'expérience
00:51et que nous avons doublé les dispositifs
00:53et que ce plan, il était solide pour tenir.
00:56Maintenant, il y a une décision prise par la préfecture
00:58qui nous est imposée.
00:59Mais vous la comprenez quand même, monsieur.
01:01Vous la comprenez quand même.
01:02Il ne faut pas prendre de risque à des dizaines de milliers de personnes
01:04qui auraient pu tomber dans les pommes
01:07alors qu'il n'y a plus de place à l'hôpital.
01:08Attention, sur la marge des fiertés, par exemple,
01:10sur une année normale, le nombre d'hospitalisations
01:13sur les chiffres de la protection civile,
01:14c'est seulement 4 personnes sur 1,5 million de personnes.
01:17Parce qu'on prend les choses à bras-le-corps in situ,
01:19on a des camions-citernes d'eau,
01:21on a des bénévoles et on a des points d'accès médicalisés.
01:24J'entends, selon nos prévisionnistes météo,
01:27vous vous rendez compte ce que ça peut engendrer
01:29alors même que les hôpitaux débordent déjà ?
01:31Vous savez, on marche déjà depuis très longtemps
01:33à la marge des fiertés avec 38 ou 39 degrés.
01:35Je tenais vraiment à vous le dire
01:36parce que c'est important en tant que responsable de marge de vous le dire.
01:38La calicule est historique, je ne peux pas vous laisser dire ça.
01:41Je ne peux pas vous couper parce qu'effectivement,
01:43c'est un événement historique qu'on vit.
01:44Mais c'est justement pour ça, madame,
01:47que nous avons été à l'écoute de la préfecture de police
01:51et qu'après cet arrêté d'annulation,
01:54nous ne souhaitons pas aller plus loin dans les éléments judiciaires
01:56parce que nous prenons à cœur les raisons
01:59qui sont les raisons de santé publique.
01:59Je vois Benoît Puyin, le chef du service adjoint du SAMU,
02:02effectivement, un peu interloqué par votre propos.
02:04Les raisons de santé publique primes et nous sommes d'accord là-dessus.
02:06Alors, monsieur, répondez-lui.
02:07C'est beaucoup plus raisonnable.
02:08En plus, ça va libérer des secouristes
02:11qui étaient sur notre dispositif,
02:12qui vont pouvoir aller sur des domiciles,
02:14sur des lieux de travail en préhospitalité
02:15et qui vont participer à l'amplification du système.
02:18Donc, nous avons besoin de ces secouristes.
02:19Vous aviez sans doute prévu un dispositif
02:21qui était conséquent, qui était bien,
02:23mais pour le plus grand nombre de patients,
02:25ça aurait été sans doute plus que 4
02:26qui seraient allés à l'hôpital,
02:27ça aurait encore plus encombré les services d'urgence
02:30qui sont déjà à la limite de la saturation.
02:33Donc, c'est une mesure de bon sens.
02:35Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites.
02:37Seulement, il y a aussi un dernier paramètre
02:38qui est important à prendre en jeu.
02:40C'est le caractère important de cette marge,
02:42au même titre que d'autres manifestations.
02:44Rappelons que la marge des fiertés,
02:45c'est une manifestation politique
02:47qui a lieu, c'est la dernière marge des fiertés
02:49avant les élections présidentielles,
02:50alors que nous combattons l'extrême droite.
02:51Bien entendu.
02:52Et nous ne pouvons pas repousser nos fiertés indéfiniment.
02:54Elle sera reportée pour quand ?
02:56Est-ce que vous avez déjà une date ?
02:57Tout à fait.
02:58La marge des fiertés sera positionnée
03:00autour du mois de septembre.
03:02Nous allons décider ça très bientôt
03:04avec les associations membres de l'inter-LGBT.
03:07Mais il est essentiel aujourd'hui
03:09de réaffirmer notre engagement
03:10sur la transphobie, l'intersoxophobie,
03:12la plutophobie
03:13et tellement d'autres discriminations.
03:14On pense aux jeunes Noam, bien sûr.
03:16Et ce combat que nous menons
03:17contre l'extrême droite là
03:18ne peut pas être annulé
03:19à chaque mois des fiertés.
03:21Entendu.
03:21Entendu.
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