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  • il y a 11 heures
A Yopougon Sainte-André, Marie Françoise Zopo, 48 ans, coiffeuse atteinte de cécité, refuse de se laisser définir par son handicap. Entre la vente de produits cosmétiques et d'accessoires de mode pour subvenir aux besoins de ses deux enfants et l'exercice de son métier de coiffeuse qu'elle pratique avec passion, cette mère de famille incarne la résilience et la quête d'autonomie financière.

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Personnes
Transcription
00:00Dans une villa appartenant à son tuteur, située à Iopougo-Saint-André, Marie-Françoise, coiffeuse de 48 ans, atteinte de
00:07cécité, s'affaire à ranger ses articles destinés à la vente.
00:12Produits cosmétiques, sacs, chaussures, parfums et bijoux. Elle raconte l'histoire de sa pète de la vue.
00:19J'ai perdu la vue brusquement, à six jours de mon voyage, à six jours de mon voyage. J'ai
00:27perdu la vue. Non, c'est le 8 mai. Je voyageais le 14 mai pour la France qui est partie
00:35sur les États-Unis pour continuer la coiffure. Parce que mon rêve était d'avoir une institution de beauté.
00:39Refusant de céder à la fatalité, cette mère de famille a choisi le commerce ambulant et la vente de porte
00:46-à-porte afin d'assurer l'autonomie financière de sa petite famille.
00:50Moi, je n'ai pas de magasin. C'est les portes-à-portes que je fais. Aujourd'hui, je vais
00:56aller dans une cité, je rentre dans la cité, je vois le vigile, je lui pose que je suis non
01:00-voyante.
01:02Je ne pouvais pas m'en dire que je préfère prendre mes articles et que je suis coiffeuse. Il me
01:06permet de rentrer dans la cité.
01:07Ils m'orientent sur des maisons même, où je peux rentrer et puis bon, ils vont aussi acheter.
01:12À d'autres, quand je vais, ils voient qu'ils sont handicapés.
01:16Je vais vraiment me prêter parfaite, je vais avoir vu les articles que je voyais avant de perdre la vue.
01:21À d'autres, par compassion, ils le prennent comme ça, mais après, ça devient comme une clientèle, une clientèle fidèle
01:26pour moi.
01:27Grâce aux bénéfices attirés de cette activité, elle parvient à épargner et à bénéficier de près pour développer son commerce.
01:34Je n'ai pas les fonds de commerce, mais je n'ai pas encore allé avec.
01:37Et j'arrive à prendre de près, de près que je peux les rembourser en trois mois.
01:43Sur trois mois, je les rembourse.
01:46En ce temps, je fonctionne.
01:47Quand je n'ai pas eu moi-même 3 000, 2 000 par jour, à la fin du mois, je
01:53peux me retrouver avec 100 000, 80 000, ça dépend.
01:58De plus, elle s'est formée à l'entrepreneuriat.
02:01Par contre, je n'étais pas à l'aise à ce moment avec mes filles que je travaillais.
02:06Je m'emmenais à faire une formation d'entrepreneuriat.
02:10Je m'a donné aussi de faire une formation de technologie.
02:13Aujourd'hui, je peux moi-même, sur mon compte web, faire mes transactions, sur mon compte rangement, faire mes transactions.
02:20Il n'y a pas à dire que quelqu'un a venu encore voler mon argent.
02:23Il n'y a pas à dire que quelqu'un a fait ceci, ceci.
02:24Lors d'une visite chez une cliente, elle présente et propose ses marchandises à la vente.
02:30Le sac a combien ?
02:317 000.
02:317 000, c'est joli, je vais le prendre.
02:34Non, mais toi, tu es ma bonne cliente.
02:36De toi, il y a bien encore des clientes ici.
02:38Je vais prendre à 7 000.
02:39Je vais prendre à 5 000.
02:40Ok, je prends.
02:41T'es clair, t'es noir, t'es brosé, ça prend.
02:45C'est tout le corps, le visage.
02:47C'est un gommage pour le corps.
02:50Pour le corps, le visage.
02:51Pour tout le corps.
02:52Pour tout le corps.
02:53Et c'est à combien ?
02:55C'est 3 000.
02:56Avant de se lancer dans le commerce, Marie-Françoise exerçait le métier de coiffeuse.
03:01A travers son parcours, elle souhaite transmettre un message d'espoir.
03:05Tant qu'il y a de la vie, il ne faut jamais désespérer.
03:08Il se confie en l'éternel, tant comme l'arbre.
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