- il y a 9 minutes
Une nouvelle journée caniculaire s'annonce sur une large partie de la France. Les températures continuent d'avoisiner ou de dépasser les 40°C dans de nombreuses régions tandis que le mercure peine à redescendre la nuit. Mercredi a été la journée la plus chaude jamais enregistrée en France.
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00:00On va écouter la ministre de la Santé qui s'exprime.
00:02Il y a une augmentation qu'on a anticipée,
00:06puisqu'on savait que l'impact de la canicule,
00:09j'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de le dire,
00:12est dans les 5 à 10 jours suivant le début de la canicule.
00:15En fait, les corps ne répondent pas forcément à un pic de chaleur une journée,
00:20mais au fait que tous les jours il fasse très chaud et qu'on n'arrive pas à récupérer.
00:24On commence depuis hier après-midi à avoir une augmentation importante de passage aux urgences.
00:29On avait déjà les jours précédents une augmentation d'appel au SAMU.
00:33Et donc on s'attend à ce que dans les jours qui viennent,
00:36il y ait encore une augmentation dans les hôpitaux notamment,
00:41mais aussi de passage dans les consultations chez les médecins en ville.
00:47C'était intéressant de venir ici aujourd'hui pour plusieurs raisons.
00:51La première, c'est que c'est un hôpital neuf qui est climatisé dans certains services,
00:57comme les urgences, et qui est rafraîchi dans d'autres services.
01:01Donc on a pu avoir l'occasion de visiter ces services et de se rendre compte que dans ces hôpitaux
01:08reconstruits,
01:09vous savez qu'il y a 40% des hôpitaux qui ont été reconstruits depuis 2003.
01:13Et dans ces hôpitaux, la qualité de prise en charge d'un point de vue confort des patients est correcte,
01:22il me semble.
01:24Donc c'était important et en étant ici, je n'oublie pas tous les autres hôpitaux,
01:29tous les autres services d'accueil des urgences qui sont dans la chaleur parce qu'ils n'ont pas encore
01:35été reconstruits.
01:37Mais c'était vraiment dans la réflexion que nous avons, dans l'adaptation que le pays doit avoir pour reconstruire
01:44ces hôpitaux.
01:44C'était important que je vienne avec le ministre Mathieu Lefrève justement pour se rendre compte de ça.
01:49Et l'autre point qui était intéressant de pouvoir venir, vous savez que j'essaye tous les jours d'être
01:55au plus près du terrain
01:55parce que c'est avec les équipes, les soignants, les médecins, les infirmières, les aides-soignantes
02:00qu'on peut se préparer aux quelques jours qui viennent et se préparer peut-être à plus long terme dans
02:05les mois qui viennent si jamais il y a besoin.
02:08Il y a plus de passages aux urgences.
02:09Que va permettre le plan Orsan 3 ? Est-ce qu'il va y avoir des réquisitions de soignants notamment
02:13?
02:13Alors le niveau 3 permet toujours localement, parce qu'un établissement n'a pas les mêmes difficultés que l'établissement
02:20d'une région à côté.
02:22Donc localement de déclencher des plans blancs, ça veut dire quoi ?
02:25Ça veut dire réorganiser l'hôpital pour que les malades qui arrivent, l'augmentation des malades puisse être prise en
02:32charge.
02:35Déprogrammation d'opération ?
02:37Éventuellement des déprogrammations plus générales de chirurgie, éventuellement des rappels de personnel.
02:45On n'en est pas là et pour l'instant il n'y a pas eu ce besoin, mais il
02:50est possible qu'avec une augmentation,
02:51en fait on anticipe les outils qui seront peut-être nécessaires, dont les réquisitions.
02:57Mais ça permet aussi de mobiliser les professionnels de ville, les professionnels soignants, qu'ils soient médecins ou l'ensemble
03:06des soignants de ville,
03:08pour dépister, être sensibilisés aux personnes qui sont fragilisées par ces températures, pour les prendre en charge avant qu'elles
03:17arrivent aux urgences.
03:19Donc en gros c'est mobilisation générale, parce qu'on sait que les jours qui arrivent peuvent être compliqués.
03:25C'est ça le niveau 3 du plan Orsanne.
03:28Le maire de Paris a annoncé une surmortalité. Quels sont les chiffres à ce niveau-là ?
03:34Alors sur les chiffres de surmortalité, je sais que c'est une question importante.
03:38Nous avons au ministère les chiffres de mortalité liés à une canicule au mois de décembre, parce qu'il faut
03:46faire des enquêtes cas par cas.
03:48Ça c'est des chiffres ultra consolidés, qu'on peut donner avec certitude.
03:52Ça c'est à la fin de l'année. Malgré tout, on sait généralement 24 heures après, parce que c
03:58'est pareil, il faut qu'on consolide tous les chiffres de France.
04:01Donc on récupère toutes les données de tous les hôpitaux de malades qui seraient éventuellement décédés ou passés par les
04:08urgences.
04:09Toutes ces données-là, on les a avec 24 à 48 heures de délai.
04:12Donc je n'ai pas aujourd'hui des chiffres de mortalité consolidés à vous donner.
04:16Ce que je sais, c'est que si je vous prends par exemple Paris, on sait que des données du
04:24SAMU nous relèvent 4 fois plus d'arrêts cardiaques depuis 24 heures.
04:30On sait aussi parce que de retours locaux de terrain, on a un peu plus de patients qui peuvent être
04:38en réanimation, avec des tensions dans certaines réanimations.
04:41Mais je n'ai pas aujourd'hui de chiffres consolidés à vous donner.
04:46Quel est le profil de ces personnes ?
04:47Ce qui m'importe moi...
04:49Il y a des délais, Madame la Ministre. Vous parlez de 24 heures de délai.
04:53Donc aujourd'hui, je vous le dis, depuis lundi ou dimanche, l'Espagne a publié ses chiffres de lundi à
04:59mercredi.
05:00Peut-être qu'il y a en tout cas les premiers chiffres à ce jour.
05:03C'est l'augmentation d'activités. Je peux vous donner qu'ils sont entre 20 et 30 % d'activités
05:09d'appel au SAMU, plutôt à 30, et d'entrer dans les services d'urgence où on est à peu
05:15près dans les mêmes, entre 20 %, enfin 20 %.
05:19Je n'ai pas ce jour de chiffres de décès à vous.
05:23Mais moi, ce qui m'importe en tant que ministre de la Santé, et ce qui doit tous nous mobiliser,
05:29soignants ou dans le système de santé, c'est de prévenir un excès de mortalité.
05:35On sait que chacune des canicules entraîne un excès de mortalité.
05:38On sait aussi que les mesures de prévention permettent d'éviter des décès.
05:43Permettez-moi de redire ici qu'hier encore, dans l'hôpital où je suis passée, il y avait des malades
05:47en réanimation parce qu'ils avaient fait du sport en pleine journée avec ces chaleurs.
05:54L'activité sportive entraîne des coups de chaleur très graves.
05:59Donc, je veux redire ici les mesures de prévention parce qu'on sait qu'elles évitent des passages aux urgences,
06:06et elles évitent des formes graves aussi de coups de chaleur.
06:09Quel est le profil des personnes déshydratées, des personnes qui ont fait des arrêts cardiaques ? Est-ce qu'il
06:13y a des jeunes ? Est-ce qu'il y a des personnes plus âgées ?
06:14Non, je n'ai pas ces données aujourd'hui.
06:17Encore une fois, il faut analyser toutes ces données.
06:20Il y a tous les jours des arrêts cardiaques.
06:22Ce que je peux dire, puisque le SAMU de Paris a communiqué dessus, c'est qu'il y a une
06:26augmentation les dernières 24 heures.
06:29On verra si ça continue.
06:31Ce qui est sûr, c'est que la chaleur peut entraîner une augmentation des arrêts cardiaques.
06:36On l'a vu dans les autres canicules et on est avec des températures encore plus extrêmes que les autres
06:41canicules.
06:42Et on est sur une période qui dure.
06:44Donc, encore une fois, mobilisons-nous pour que le système de santé tienne, soit protégé.
06:49C'est ce que j'essaye de faire, évidemment, avec l'ensemble des professionnels.
06:53Parce que si on protège notre système de santé, on va protéger les Français.
06:57Mais aussi, avoir cette solidarité de chacun pour les personnes isolées, que ce soit les personnes précaires, que ce soit
07:05les personnes âgées qui vivent toutes seules.
07:07Parce qu'on voit arriver aux urgences, là, ces personnes qui sont isolées.
07:12Donc, on a chacun aussi une mobilisation pour, je l'ai déjà dit, aller demander à son voisin comment il
07:21va quand il est âgé et qu'il habite tout seul.
07:23Parce qu'on peut éviter vraiment des drames.
07:25Est-ce qu'il y a des tensions dans certains services, urgences, réanimations ?
07:29Oui, on a des remontées ponctuelles avec des hôpitaux qui sont en train de déclencher leur plan blanc.
07:37Ce qui veut bien dire qu'il y a des difficultés et des saturations de services.
07:42Le plan blanc va leur permettre de s'organiser à l'intérieur de l'hôpital pour éventuellement réorienter certaines activités
07:50pour avoir des professionnels pour s'occuper des patients qui arrivent.
07:55Et puis, permettre aux agences régionales de santé de travailler avec les professionnels de ville et l'hôpital pour que
08:01tout ça fasse un système qui permette le plus possible de passer les jours qui arrivent.
08:07Je reprends la communication du SAMU, ce sont donc 25 arrêts cardiaques et heureusement, on ne meurt pas à chaque
08:23fois qu'on fait un arrêt cardiaque.
08:25Je n'ai pas l'information de ces cas particuliers.
08:28Vous avez annoncé des blocages de 100 millions d'euros.
08:31Comment ça va s'échelonner ? Quand est-ce que les hôpitaux vont recevoir les outils nécessaires ?
08:36Merci pour votre question. Ça fait référence à comment on s'adapte pour les jours qui viennent à cette température
08:43extrêmement haute et qui, je l'espère, ne dureront pas trop.
08:48Et puis, d'autre part, quel financement pour le plus long terme ?
08:53Si on parle à très court terme, les établissements et les professionnels n'ont pas attendu pour qu'il y
08:58ait des ventilateurs dans les chambres des hôpitaux.
09:03Ce que j'apporte avec cette enveloppe qu'on a débloquée hier de 100 millions, c'est de permettre de
09:10faire plus, adapter à ces chaleurs qui sont encore plus fortes que les autres années.
09:16Et surtout, je mobilise, parce que tout le monde a bien compris, les tensions qui existent autour de ces appareils
09:23de climatisation, d'appoint ou de ventilateurs, enfin de rafraîchisseurs.
09:28Donc, je mobilise les acheteurs publics.
09:30On est en train de beaucoup travailler pour essayer d'obtenir pour les hôpitaux le moyen d'obtenir ces outils.
09:39Donc, quand est-ce qu'ils vont les avoir ?
09:41On est en train de faire tout ce travail de mobilisation pour, je vous dis que c'est une action
09:47très importante que nous avons, de mobilisation des acheteurs pour arriver avec les industriels, trouver ces produits.
09:56Deux canicules en un mois, vous diriez que l'état du système de santé, comment il craque, il tient, les
10:02personnels aussi que vous avez rencontrés ?
10:04Merci de votre question, parce que ça me permet sincèrement de saluer et de remercier l'ensemble des soignants qui
10:09vivent aussi la chaleur,
10:11qui ont du mal à dormir comme tous les Français et qui viennent travailler pour, évidemment, prendre en charge les
10:17patients avec l'engagement que tout le monde leur connaît.
10:21Donc, merci aux soignants.
10:23Je dirais que le système, aujourd'hui, je l'ai dit d'entrée, le niveau 3, Orsan, est le signe
10:31que nous sommes dans une phase de crise.
10:34Je ne veux pas faire semblant de dire que tout va bien.
10:37Il y a une montée très importante du nombre de malades qui passent aux urgences.
10:40Donc, le système tient au sens où les malades sont pris en charge, grâce aussi aux organisations qui sont mises
10:49en place par l'ensemble des acteurs du système de santé,
10:52par la volonté des soignants.
10:54Et mon travail est de faire avec eux.
10:56Et c'est pour ça que tous les jours, je serai sur le terrain, parce que les idées, elles viennent
11:00aussi du terrain.
11:02Et donc, pour essayer d'améliorer le plus possible le confort de chacun, c'est-à-dire des soignants et
11:07bien sûr des malades qui sont hospitalisés.
11:09Est-ce qu'avec du recul, vous estimez qu'il y a eu un retard à l'allumage, une première
11:13vague de chaleur au mois de mai,
11:14un phénomène El Nino annoncé depuis des mois et depuis des années, on annonce des étés de plus en plus
11:19chauds.
11:19Et aujourd'hui, 60% des hôpitaux ne sont pas équipés en climatisation.
11:22Un nouvel hôpital à un milliard d'euros à Nantes va sortir de terre sans climatisation.
11:26Est-ce que là, il n'y a pas une défaillance de l'État ?
11:29Alors, l'hôpital de Nantes est en projet avec une partie exactement comme cet hôpital, avec une partie de rafraîchissement,
11:36une partie de climatisation.
11:37Donc, vous avez eu l'occasion, je crois, de passer avec moi dans le tour.
11:41Vous voyez bien que la climatisation partout n'est pas forcément indispensable.
11:46En tout cas, dans cet hôpital, il n'y a pas de climatisation partout.
11:49J'étais dans une chambre de pédiatrie avec un beau petit bébé d'ailleurs.
11:53Et la chambre était rafraîchie et correcte.
11:56Il n'y avait pas de problème lié au confort.
11:59Donc, un, je crois qu'il faut sortir de la caricature du tout climatisation.
12:04Bien sûr qu'il va falloir adapter nos établissements au changement climatique.
12:08On voit qu'il y a des solutions qui permettent d'adapter, comme ici.
12:12Et c'est, je crois, le cas pour l'hôpital de Nantes.
12:15Mais au-delà de l'hôpital de Nantes, vous savez que, je l'ai dit tout à l'heure, 40
12:21% des hôpitaux qui ont été reconstruits ont été reconstruits avec ces mesures d'adaptation climatique.
12:25Il nous reste une partie des hôpitaux à reconstruire, qui sont prévus dans les 6 milliards d'investissements que j
12:31'avais annoncés pour les 10 prochaines années.
12:33Et puis, il y a des hôpitaux qui n'ont pas besoin d'être reconstruits, mais qui ont besoin d
12:36'être adaptés au climat.
12:39Et c'est pour eux que j'ai doublé l'enveloppe que j'ai pu annoncer hier de 600 millions
12:44d'euros pour adapter ces hôpitaux-là.
12:47Donc, on va y arriver maintenant.
12:48Tous ceux qui vous disent, demain, j'arrive à climatiser tous les hôpitaux de France, je rappelle qu'ils sont
12:543 000 à peu près, 2 900 et quelques.
12:58Voilà, ça va se faire progressivement.
13:01Donc, oui, nous avons des mesures d'urgence pour passer l'été, évidemment.
13:05Est-ce qu'il y a eu du retard au mois de mai ?
13:07Dès le mois de mai, le centre de crise du ministère a été activé, c'est-à-dire coordonnant l
13:12'ensemble des ministères,
13:14mettant en place avec les professionnels le niveau 1 du plan Orsan, en fait, c'est-à-dire la préparation
13:20à l'été.
13:21J'ai fait, dès le début juin, des réunions avec l'ensemble des soignants pour préparer la période estivale et
13:27notamment les congés des professionnels.
13:29Et c'est important.
13:31Donc, non, il n'y a pas de...
13:33Mais quel que soit l'avancée, je ne sais pas faire baisser la température de 40 à 30 de V.
13:39Je suis un peu inquiète pour la suite de l'été avec peut-être une nouvelle vague de chaleur maintenant.
13:43Je suis surtout concentrée et vigilante pour qu'on puisse arriver à ce que notre système soit le plus protégé
13:49possible.
13:50Je ne suis pas... Madame Météo, je souhaite vraiment, comme tous les Français, que cette température extrême que nous vivons
13:58diminue
13:59parce que ça fatigue vraiment, évidemment, tout le monde, tous les corps.
14:04D'ailleurs, ça me permet de redire que même si vous êtes en bonne santé et que vous n'avez
14:09pas de problème de santé et que vous êtes jeune,
14:11vous avez aussi un retentissement lié à ces chaleurs dans la durée.
14:16Votre corps, petit à petit, monte en température.
14:19Et quand vous ferez une activité physique, faire du vélo, c'est une activité physique.
14:24Quand vous faites du vélo avec ces températures depuis une semaine, vous avez un retentissement, un risque de faire un
14:29malaise, une chute
14:30et éventuellement de vous retrouver aux urgences.
14:33Donc, chacun doit aussi adapter son comportement individuel.
14:36Vous incitez beaucoup sur les jeunes. Est-ce que ça veut dire qu'il y a un nombre anormal de
14:41jeunes qui arrivent dans les urgences aujourd'hui ?
14:43Parce que vous incitez beaucoup sur ça.
14:44On est au début de l'augmentation du passage aux urgences. Je comprends cette question de nombre.
14:51Donc, je n'ai pas de chiffres. Ce que j'ai, c'est des retours de terrain, des retours de
14:56professionnels qui me disent qu'ils voient, oui, des 45-50 ans.
15:00Je ne sais pas vous dire si ces chiffres seront statistiquement consolidés.
15:04En tout cas, pour les professionnels expérimentés, voilà ce qu'on me remonte, qu'il y a des 45-50
15:12ans qui peuvent arriver en malaise.
15:14On est jeune, on est aussi sensible à la chaleur.
15:17Est-ce que les soignants vous ont préparé lors de vos échanges de leur crainte de faire face à une
15:23surmortalité ?
15:25À comment encadrer les personnes qui arrivent jeunes, comme vous dites, ou plus âgées, sur les cas de surmortalité ?
15:32J'ai trouvé des soignants, mais comme d'habitude, engagés, engagés à faire face.
15:38Mais j'ai trouvé aussi des soignants, et notamment quand je suis allée hier soir, des soignants qui sont fatigués
15:46par cette chaleur aussi.
15:48Et qui sont effectivement avec cette inquiétude de « mais on est déjà épuisé, c'est le moment où on
15:55est censé partir bientôt en congé, qu'est-ce qui va se passer ? »
15:58Donc on a toutes ces questions à regarder en face.
16:02Aujourd'hui, on a l'espoir que les températures vont passer le jour qui viennent.
16:06J'espère qu'on pourra du coup ressouffler, que cet épisode, on va réussir à le maîtriser le plus possible,
16:14avec cette action des professionnels de ville associés, pour qu'il y ait le moins de tensions possibles dans les
16:22services,
16:22et du coup de moins de fatigue possibles pour les équipes.
16:24Et on va continuer à travailler, surtout à proposer des mesures pour essayer de tenir le système.
16:30Vous parlez d'un début d'augmentation, d'hospitalisation, le pique est pris pour quand ?
16:35Alors, on sait que l'impact lié aux chaleurs, c'est 5 à 10 jours.
16:39Donc si on calcule par rapport au début, et encore, c'est un peu variable selon les régions,
16:44tout le monde n'est pas rentré en même temps en vigilance rouge,
16:46et tout le monde ne va pas ressortir en même temps de la vigilance rouge.
16:50Donc à l'échelle nationale, je n'aurai pas la réponse pour vous dire.
16:54Ce qu'on s'est dit depuis le début de semaine, c'est que vers la fin de la semaine,
16:58donc vous voyez bien, c'est à partir de... dès aujourd'hui, demain et ce week-end,
17:03risque d'être compliqué.
17:05Madame la ministre.
17:07Le plan Orsain-de-Trois, il prévoit aussi la possibilité d'activer la réserve sanitaire.
17:11Est-ce que vous allez le faire ? Comment ça va se passer ?
17:13Qui va entrer en jeu ?
17:15Oui, alors la réserve sanitaire, dans le...
17:18Alors, vous savez que la réserve sanitaire, elle est activée tout au long de l'année,
17:21quand il y a des difficultés particulières.
17:24C'est quelque chose qui se fait assez...
17:27Donc, dans le niveau 3 du plan Orsain, on a cette possibilité,
17:31les établissements ont la possibilité de, avec les agences régionales,
17:35de solliciter de la réserve sanitaire.
17:38Ça vient souvent en complément d'autres mesures
17:40ou quand les possibilités locales ne suffisent pas.
17:43Madame la ministre, je me permets simplement de sortir de la canicule quelques secondes.
17:47Un médecin a contracté Ebola, 5 cas contacts ont été placés à l'isolement.
17:51Êtes-vous inquiète pour la suite ? Avez-vous des nouvelles à nous donner ?
17:54Écoutez, j'ai pu avoir hier le médecin humanitaire
17:58qui est hospitalisé dans un service de centre de référence de cette maladie
18:06et bien sûr en isolement dans les chambres double flux,
18:09comme vous le savez.
18:11Il est fatigué, mais il garde le moral.
18:14Il n'avait pas de signe de contagiosité quand il est arrivé dans le pays.
18:20Donc je n'ai pas une inquiétude particulière pour la contagiosité.
18:25Je lui souhaite d'aller mieux, mais je sais qu'il est dans de très bonnes mains
18:30de professionnels expérimentés.
18:33Mais les 5 personnes qui étaient en étoile autour de lui,
18:38assis dans l'avion, ont été isolées,
18:42enfin identifiées évidemment, isolées maintenant.
18:45Donc voilà, on est comme d'habitude vigilants,
18:49mais il n'y a pas d'inquiétude à ce jour plus que cela.
18:54– Peut-être une dernière question pour le ministre.
18:57Est-ce que vous pouvez prendre l'engagement aujourd'hui
18:59que dans les prochaines années,
19:00les hôpitaux français auront tous des salles climatisées ?
19:04– D'abord, il est faux de dire que rien n'a été fait
19:08en matière d'adaptation au changement climatique depuis 2017.
19:11La vérité, c'est qu'il y a eu des sous-investissements massifs
19:14dans les années 2000 qui nous conduisent à avoir un retard
19:18dans la rénovation du bâti public, du bâti communal.
19:22Et c'est un effort que nous avons engagé
19:24avec le président de la République depuis 2017,
19:27avec notamment le fonds vert pour les écoles,
19:30le Ségur comme l'a rappelé la ministre de la Santé s'agissant des hôpitaux
19:34et qu'on doit poursuivre, mais qu'on doit poursuivre aussi,
19:36je le dis, avec l'ensemble des parties prenantes,
19:39avec les collectivités locales, avec évidemment les entreprises.
19:43Et il y a les mesures d'urgence que nous prenons
19:45dans chacun des domaines de politique publique qui sont les nôtres.
19:48Il y a évidemment un effort d'adaptation qu'il faut poursuivre.
19:51Et la ministre a annoncé des investissements
19:53qui permettront d'y satisfaire d'ici à 10 ans.
19:55– Merci. – Merci à vous.
19:57– Merci à vous.
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