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00:00Générique
00:31Bonsoir et merci de me retrouver sur le plateau de Je suis venu vous dire.
00:35Ce soir, je recevrai le ministre du logement, Hervé de Charette, converti au giscardisme depuis plus de 20 ans.
00:42Il est le seul au gouvernement aujourd'hui à ne soutenir ni Édouard Balladur, ni Jacques Chirac.
00:47Monsieur de Charette, lui, milite pour une candidature UDF.
00:51J'accueillerai ensuite l'un des princes de la haute couture française, Karl Lagerfeld.
00:55Il viendra nous dire s'il se définit plus comme un homme de culture ou un homme de couture.
01:00Mais tout de suite, le ministre Hervé de Charette.
01:03Hervé de Charette de la Contrie, bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Alors, vous êtes giscardien, vous êtes ministre du logement au gouvernement d'Édouard Balladur
01:11et vous êtes également maire de Saint-Florent-le-Vieille.
01:14Vous connaissez ?
01:15Une petite commune, je n'y suis jamais allée, une petite commune située dans le Maine-et-Loire
01:19et qui a été martyrisée durant les guerres de Vantée.
01:23Alors, M. le maire, pourquoi est-ce qu'on ne célèbre jamais le 14 juillet dans votre commune ?
01:27Écoutez, je crois qu'à l'origine, il devait y avoir des raisons, disons, politiques, il y a deux siècles.
01:36Aujourd'hui, il n'y a plus ces raisons-là.
01:38C'est une tradition et personne ne le fait, ça paraît normal.
01:43Quand j'étais élu maire, j'ai dit qu'est-ce qu'on fait le 14 juillet ?
01:45Mais les lois de la République s'appliquent partout, quand même.
01:48Oui, c'est-à-dire que, naturellement, les lois de la République, ça veut dire que les monuments portent des
01:56drapeaux,
01:56comme cela va de soi.
01:57Mais il n'y a pas de manifestation, il n'y a pas de manifestation officielle.
02:00C'est la tradition de Saint-Florent-le-Vieille, il est ainsi, mais il ne faut pas y voir de
02:03volonté politique de ma part.
02:04Oui, alors simplement, est-ce à cause de la mort de l'un de vos ancêtres,
02:08le général de Charrette, qui a été tué par les Bleus, les Républicains ?
02:12Plus y est, oui.
02:13C'est pour cette raison que vous ne célébrez pas l'anniversaire de la Présidente d'Aposte ?
02:17Non, je vous le dis, ça fera le vieil.
02:19On peut se poser cette question, quand même.
02:20Oui, vous auriez tort.
02:22C'est une tradition qui a deux siècles, et je ne suis pas maire depuis deux siècles,
02:24je suis maire depuis exactement six ans.
02:26Oui, c'est pas mal, quand même.
02:27Oui, c'est bien, mais quand je suis arrivé, je vous le répète,
02:30mes adjoints mondiaux, non, ce n'est pas l'habitude, et on garde l'habitude.
02:34Le voici, le général de Charrette, il avait fier à lui, n'est-ce pas ?
02:37Oui, enfin, là, il n'a pas l'air traité, alors que c'est un personnage très vivant,
02:40haut en couleur, plein d'enthousiasme et d'ardeur.
02:43Mais vous êtes quand même un Républicain dans l'âme.
02:45Oui, aujourd'hui, tout le monde est Républicain, enfin, presque tout le monde est Républicain,
02:48mais naturellement, je le suis, oui, bien sûr.
02:50Mais un Républicain ne se doit pas de célébrer le 14 juillet, quand même ?
02:53Non, vous savez ce qui s'est passé dans ce pays ?
02:55Non ? Vous le dites, non ?
02:55Non, il faut faire ce que la République prévoit,
02:57c'est-à-dire de mettre les drapeaux sur les monuments publics, ce que je fais.
03:01La mairie, il y a un drapeau le 14 juillet, ça va de soi.
03:04Mais qu'est-ce que vous appelez célébrer ?
03:05C'est faire un feu d'artifice ? C'est faire un bal populaire le 14 juillet ?
03:08Ce n'est pas la tradition à Saint-Florent-le-Vie.
03:10Mais de la République ?
03:11Oui, bien entendu, rassurez-vous, il n'y a pas de doute là-dessus.
03:13C'est quand même bizarre, c'est étonnant.
03:15Il faut savoir que dans l'Ouest, dans cette partie de l'Ouest
03:17qui a été très éprouvée par les guerres de Vendée,
03:20il est resté pendant très longtemps le sentiment d'une très grande injustice
03:23fait par la République, fait par l'État, fait par la France, à leur égard.
03:27Car à notre égard, car nous avons été, je peux dire nous,
03:30nous avons été injustement martyrisés par l'obscurantisme de la Convention
03:35il y a deux siècles, et qui a essayé d'interdire à nos ancêtres
03:39de pratiquer la religion à laquelle ils croyaient,
03:43d'exprimer leurs convictions royalistes auxquelles ils étaient très attachés.
03:46Et tout cela a brisé des choses très fortes,
03:48car ce pays a été ravagé par les armées de la République.
03:51Et ça s'est resté pendant deux siècles.
03:52Mais c'est un petit peu obscurantisme contre obscurantisme, non ?
03:55Ça c'est votre idée, mais c'est comme ça que les gens...
03:56C'est l'idée de beaucoup de gens également, de beaucoup de Français.
03:59Oui, parce qu'on est deux siècles après et qu'on a du mal à voir les choses.
04:01Mais le pays l'a très durement ressenti,
04:03et de génération en génération s'est resté très vivant.
04:05Ça l'est encore, mais bon, maintenant, deux siècles après,
04:07on garde ça avec un regard serein.
04:09Vous auriez été du côté des Bleus ou des Blancs, vous ?
04:12Je crois que j'aurais été du côté de la population du pays,
04:15du côté des Blancs, du côté de la défense, des valeurs.
04:18Oui, oui, absolument, des valeurs auxquelles ce terroir était passionnellement attaché.
04:23Des aristocrates, des royalistes.
04:24Non, c'est une erreur.
04:25Vous avez prononcé un mot inexact.
04:27Mais les Bleus, c'était les Républicains, les Blancs, c'était pas plutôt les...
04:30C'était les royalistes, c'était pas les aristocrates.
04:32Ça, c'est une erreur totale.
04:33Les gens qui se sont révoltés, ce sont les gens des villages, ce sont les paysans.
04:37Enfin, vous n'auriez pas été du côté des Républicains, Hervé de Charette.
04:39C'est ce que je voulais vous entendre dire.
04:40Il ne faut pas prononcer des mots inexacts, parce que c'est la population qui s'est révolquée.
04:44C'est elle qui a choisi ses chefs.
04:46De temps en temps, elle a choisi un paysan.
04:48De temps en temps, elle a choisi ce que vous appelez des aristocrates.
04:51Et pourquoi elle les a choisis ?
04:52Pas parce qu'ils étaient aristocrates, parce que c'était des militaires de carrière.
04:55Lui, c'était un militaire de carrière.
04:56On s'est dit, c'est un bon chef, c'est un militaire.
04:58C'est pas le paysan du Danube, quand même.
04:59C'était pas un homme riche, ça, oui.
05:01Alors, justement, qu'est-ce qui vous différencie du vicomte Philippe de Villiers, par exemple ?
05:08Vendéen, lui aussi, ancré dans cette terre, non ?
05:12Oui, mais nous n'avons pas de conflit sur l'histoire des guerres de Vendée.
05:16Non, mais qu'est-ce qui fait la différence entre, par exemple, un Philippe de Villiers,
05:20donc ancré sur la terre de Vendée, et...
05:23Et quoi ? Et moi-même, personnellement.
05:26Descendant du général de Charette.
05:28Oui, nous sommes des amis, nous avons beaucoup de choses en commun,
05:31beaucoup d'idées, beaucoup de convictions.
05:33Il y a quand même quelques convictions qui nous séparent.
05:35Et par exemple, il est un anti-Mastrichien très acharné,
05:40et moi, je suis un Européen convaincu.
05:41Voilà, comme Valéry Giscard d'Estaing, n'est-ce pas ?
05:44Absolument.
05:45Mais alors, attendez, qu'est-ce qui reste du général chez Hervé de Charette ?
05:50Écoutez, s'il restait, c'est les autres qui peuvent en juger,
05:53mais s'il restait une détermination, une conviction très forte,
05:59quelqu'un qui croit à ce qu'il pense, et qui est déterminé à aller jusqu'au bout de ses
06:03idées,
06:03j'en serais extrêmement fier.
06:04Alors, est-ce que vous n'avez pas hérité du général de Charette,
06:07et on s'arrêtera là sur le général, une certaine forme de courage ?
06:11Ce serait bien sympathique, c'était un homme formidable.
06:13Parce que tous les matins, devant votre miroir,
06:15vous ne vous dites pas quel homme courageux je suis, quel ministre courageux ?
06:19Non, non, je ne me dis pas ça. J'essaye de faire ce que je dois faire dans mon métier
06:23de ministre du logement.
06:25Quand je fais de la politique, j'essaie d'avoir des convictions et de m'y tenir,
06:27mais pour le reste, je ne m'auto-admire pas constamment.
06:30En tous les cas, monsieur le ministre, vous êtes quand même le seul au gouvernement
06:33à ne soutenir ni Édouard Balladur, ni Jacques Chirac.
06:37Vous êtes dans le clan des nini, vous. Ni Balladur, ni Chirac ?
06:40Absolument. Pour l'instant, les clubs Perspective et Réalité que je dirige
06:43n'ont pas encore fait leur choix, et souhaitent la candidature de Valéry Giscard d'Estaing.
06:47Vous avez tout compris.
06:47Mais alors, comment est-ce qu'Édouard Balladur a accueilli votre nouvelle
06:52de soutenir cette candidature UDF, Giscard ?
06:54Parce qu'il a dû vous dire quand même, je pensais que vous auriez voté pour moi,
06:57et en vous dire, non ?
06:58Comme vous savez, le gouvernement, lorsqu'il a été constitué, en mars 93,
07:02il a été constitué avec l'ensemble, disons, des personnalités de la majorité.
07:06Pas avec l'idée de soutenir, par exemple, Édouard Balladur,
07:09dont à l'époque on disait, il ne sera pas candidat.
07:11C'est ça ? Vous êtes rentré dans un gouvernement, pas dans un comité de soutien ?
07:14Absolument.
07:15Non, mais parce que le gouvernement, en mars 93, quand il a été créé,
07:20Balladur n'était pas candidat.
07:21Et donc il n'y avait pas l'idée qu'il fallait que tous ceux qui étaient dans le gouvernement
07:24soient des soutiens de M. Balladur.
07:26Mais vous avez dû quand même le décevoir, Édouard Balladur.
07:29Puisque la plupart de ces ministres sont quand même balladuriens, maintenant.
07:32La plupart, mais pas tous, un certain nombre et non, des moindres, tels Alain Juppé, Jacques Toubon et quelques autres.
07:41Oui, elle n'a pas de là, mais c'est Chirac.
07:52Et moi, pour l'instant, on n'a pas fait de choix.
07:54Donc, Hervé Charrette, vous, vous êtes pour, et vous le criez haut et fort, vous êtes pour une candidature UDF,
07:59Valéry Giscard d'Estaing ou Raymond Barre.
08:01Mais tout le monde n'a pas le même enthousiasme que vous.
08:04A commencer par François Léotard, le ministre de la Défense, qui est devenu Balladurien, membre de l'UDF.
08:09On écoute François Léotard.
08:10Je trouve ça attristant, attristant.
08:13Que ce soit ceux qui ont été les premières victimes de la division de la majorité, en 81 et en
08:1788,
08:17qui aujourd'hui contribuent à cette division, est quelque chose que je trouve attristant.
08:22C'est eux qui ont été les premières victimes.
08:23M. Jusquard d'Estaing a été battu par la division de la majorité en 81.
08:26M. Barre a été par la division de la majorité en 88.
08:29Vont-ils apporter leur concours à des opérations aujourd'hui de division de la majorité ?
08:33Il y a des votes inutiles, mais il y a maintenant des votes dangereux.
08:35Et diviser en quatre les expressions de la majorité, on n'a plus aucune chance de gagner.
08:41Alors, Hervé Charrette, est-ce que François Léotard ne fait pas preuve de bon sens quand il tient ses propos
08:46?
08:46Est-ce qu'en fait, cette candidature UDF ne risque pas de faire perdre un petit peu les élections ?
08:51Non. Je vais vous dire que je trouve, moi, au contraire, ses propos très choquants.
08:56Je vois bien que certains ont imaginé, depuis de longs mois d'ailleurs,
08:59qu'il n'y aurait qu'un seul candidat, que ce candidat ce serait Édouard Balladur
09:03et que tous les autres étaient priés de se retirer de la campagne.
09:05Mais que faites-vous de l'unité en politique ?
09:07Eh bien, non. Nous sommes aujourd'hui dans un moment où les Français doivent faire un choix extrêmement important.
09:12Nous sommes un peu à la croisée des chemins en France.
09:13J'ai écrit ce livre « Ouagans sur la République » pour expliquer que, justement,
09:17il était grand temps de se poser d'importantes questions sur l'avenir de notre pays.
09:21Et faut-il, dans ce moment, être condamné au silence parce que certains ont décidé d'être candidats
09:25et que leurs supporters voudraient nous interdire d'exprimer nos convictions ?
09:29Et par surcroît, que ce soit un dirigeant de l'UDF, l'un de ceux qui, depuis des années,
09:34ont empêché l'UDF d'exister, je trouve ça, pour rappeler les choses comme je les pense, assez culoté.
09:39– Enfin, en 81 et en 88, comme dirait le Premier ministre, la droite a quand même perdu.
09:44– En 81…
09:45– Gardons en mémoire ces deux dates, c'est ce que dit Édouard Balladur.
09:48– Oui, oui, parce que ça arrange, mais en 81…
09:50– Non, non, attendez. En 81 et 88, la droite a perdu.
09:53– Oui, c'est pas douteux.
09:54– À cause de toutes ces divisions aussi.
09:56– Non, je voudrais qu'on fasse quelques petites distinctions, si vous voulez bien.
09:58En 81, elle a perdu à cause de la division. Elle s'est déchirée.
10:02– Oui.
10:02– Ça, c'est clair. Et c'était un moment où le rapport des forces droite-gauche
10:05était en effet déjà tout à fait compromis,
10:07où par conséquent, la défaite était déjà annoncée,
10:11elle a été amplifiée par cette division.
10:13En 88, il n'y a pas de division.
10:15Ça n'est pas exact de dire ça.
10:16En 88, il y avait deux candidats, Raymond Barre et Jacques Chirac.
10:19Jacques Chirac est arrivé en tête.
10:20Raymond Barre a reporté ses voix, je dirais en tout cas,
10:23a appelé à voter pour Jacques Chirac.
10:25On n'est pas propriétaire de ses voix. Dieu merci.
10:27– Mais s'il n'y avait eu qu'un seul candidat en 88…
10:28– Mais François Mitterrand a gagné contre Jacques Chirac au deuxième tour.
10:31C'est tout ce qu'on peut dire.
10:32Et aujourd'hui, franchement, vous savez bien…
10:34– Mais peut-être que s'il n'y avait eu qu'un seul candidat en 88,
10:36la droite aurait gagné, non ?
10:38– C'est ce que vous répondez à Édouard Maladur
10:40quand il met en garde ceux qui voudraient diviser la droite et faire perdre…
10:44– Oui, je crois que c'est un argument qui n'est pas assez de mode.
10:47Aujourd'hui, nous sommes en face d'un moment difficile
10:50dans lequel les Français doivent choisir.
10:52Il faut leur laisser la possibilité de choisir
10:54entre plusieurs candidats et plusieurs projets.
10:57D'ailleurs, écoutez, quand vous entendez Jacques Chirac d'un côté,
11:00Édouard Maladur de l'autre…
11:01– Ils disent la même chose ?
11:02– Non, pas tout à fait.
11:03Bien qu'ils appartiennent au même parti politique, le RPR,
11:07tous les deux membres du comité central du même mouvement politique,
11:10ils disent des choses assez différentes.
11:11– Monsieur le ministre, attendez.
11:11– Et moi, je trouve normal que l'UDF soit présente
11:13dans cette campagne électorale.
11:15Parce que l'UDF, c'est des convictions fortes.
11:17Je me bats depuis, je fais de la politique depuis 20 ans,
11:19pour ces convictions.
11:20Et pour faire plaisir à M. Léotard,
11:22il faudrait qu'aujourd'hui, je dis « j'arrête tout,
11:23je renonce à tout, que lui renonce, c'est son affaire. »
11:26Mais moi, je ne vais pas le faire.
11:27– Vous êtes virulent quand même.
11:28Et si François Léotard s'était présenté à l'élection présidentielle,
11:30est-ce que vous l'auriez soutenu ?
11:32– Je ne sais pas, nous aurions vu.
11:33– Puisque c'est une candidature UDF.
11:35– Oui, et bien en tout cas, c'eût été mieux.
11:36Et à mon avis, ça aurait eu plus de gueule
11:39que d'aller comme ça, on va dire, à la soupe.
11:42– Qu'est-ce que vous me dites ?
11:43Ça aurait eu plus de gueule que de…
11:44– Oui, ça aurait eu plus de gueule.
11:46– Pas qu'Edouard Balazur, non, quand même pas.
11:48– Non, mais pour soi-même, quand on a des convictions,
11:50quand on est dans la politique, ou bien on y est
11:52parce qu'on a envie d'occuper des fonctions,
11:54des responsabilités, des places,
11:56ou bien on y va parce qu'on a des convictions,
11:58que les deux se mêlent, je le comprends,
12:01mais il y a un moment, et l'élection présidentielle,
12:03c'est ce bon moment-là, où il faut dire
12:04« je place mes convictions avant ma carrière ».
12:06– Donc ça veut dire que François Léotard
12:08place sa carrière avant ses convictions
12:10et que c'est un homme un petit peu indigne,
12:12selon Hervé de Charest, c'est ça ?
12:13– Moi, je ne fais pas dire ce que je ne dis pas.
12:16Moi, j'exprime clairement que j'ai fait le choix de l'UDF
12:20et que dans cette campagne électorale,
12:21je ferai tout, tout, pour défendre mes convictions
12:24et je peux vous faire la liste très rapidement
12:26des deux ou trois convictions.
12:27– Pardon, je vous interromps le temps d'une page de publicité.
12:30A tout de suite.
12:31– Aujourd'hui, vous êtes solidement implanté dans la vie.
12:39Vos affaires fonctionnent plutôt bien.
12:40Vous faites du sport pour garder la ligne
12:42et vous avez une famille charmante.
12:44En fait, pour être pleinement satisfait,
12:45il ne vous manque que vos cheveux ?
12:47Pour lutter contre cette calvitie,
12:49vous avez utilisé des méthodes
12:50qui ne vous ont vraiment pas convaincu.
12:52Vous voulez une solution efficace et définitive ?
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13:16à vos questions les plus intimes.
13:19– Sous-titrage Société Radio-Canada
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13:59– Bernard Loiseau, grand chef à la Côte d'Or.
14:02– Non, non.
14:04Il faut rajouter un peu d'aneth.
14:07– Ah, le valuté est parfait, là, parfait.
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14:11Alors, quand Roaco m'a demandé de créer les soupers d'or,
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15:12Ben Taylor a été intercepté
15:13aux valeurs de la voiture de sport
15:14qui venait de s'offrir.
15:17– Peter Snow s'est fait arrêter
15:19juste après s'être acheté
15:20une somptueuse limousine.
15:21– Quant au troisième,
15:25ils courent toujours.
15:27– La X est la voiture de ceux
15:29qui ne mettent pas tout leur argent
15:30dans leur voiture.
15:32Vous n'imaginez pas tout ce que Citroën
15:34peut faire pour vous.
15:41Année chaude, année charme.
15:45Pub, magazine, cinéma, télé, clip.
15:51Les images les plus coquines
15:52de l'année 94.
15:57L'année sexy, un frisson de plaisir.
16:01Mercredi, 22h40, sur TF1.
16:10– Mais quand même, Hervé de Charette,
16:12si la droite perd les élections
16:14en mai prochain,
16:15est-ce que vous ne vous direz pas
16:16« j'ai ma part de responsabilité »
16:18dans cet échec ?
16:19– Non.
16:19– Si Valéry Giscard d'Estaing est candidat.
16:22– Non, je vais vous dire.
16:23Je pense que, d'abord,
16:26je pense que la majorité
16:27va gagner cette élection présidentielle.
16:29Pour tout vous dire,
16:29je n'ai pas beaucoup de doutes
16:30sur le sujet.
16:31– Vous pensez qu'Edouard Balladur
16:31peut l'emporter ?
16:32– Je vais vous expliquer pourquoi.
16:33– Plus d'Edouard Balladur
16:34que Jacques Chirac ?
16:34– Ça nous verrons bien.
16:35Moi, je souhaite que ce soit
16:36un candidat de l'UDF,
16:37je le souhaite aujourd'hui.
16:38Mais je vais vous expliquer
16:39pourquoi je crois
16:40que la majorité va gagner.
16:41Je ne le dis pas avec prétention
16:42ou avec autosatisfaction,
16:44pas du tout.
16:49L'opinion, les électeurs,
16:52procèdent à des alternances
16:53assez longues.
16:54Ils ont eu le gaullisme
16:56et puis Giscard,
16:58donc le même camp,
16:59de 1958 à 1981.
17:02En 1980, ils ont changé.
17:03Ils ont donné leur confiance
17:04aux socialistes.
17:04Vous voulez avoir une autre équipe
17:06à la tête du pays.
17:07Ce n'était pas agréable
17:07pour ceux qui étaient giscardiens.
17:09Mais c'était comme ça.
17:09C'était le destin
17:10et c'était le choix des électeurs.
17:12Et ensuite, ce choix était maintenu
17:14pendant 14 ans,
17:15comme vous le savez.
17:16Même en 1986,
17:17lorsque la majorité
17:19des FRPR de l'époque
17:20a gagné les législatives.
17:2125 ans de droite,
17:2214 ans de socialisme.
17:24Le compte n'y est pas.
17:26Oui, mais je crois
17:26qu'en mars 1993,
17:28les électeurs ont vraiment décidé
17:29ce jour-là
17:31de renvoyer les socialistes
17:32dans l'opposition.
17:33Et je crois que c'était
17:34un choix très important
17:35qui a été fort
17:36en termes de nombre de voix,
17:38mais qui est aussi
17:38une césure politique
17:40et qui va être confirmée
17:41à l'élection présidentielle.
17:42Parce que le débat aujourd'hui
17:44n'est donc pas,
17:46et n'est de moins en moins
17:47d'ailleurs,
17:48simplement un débat
17:48droite-gauche.
17:49Ce qui diffère
17:50les uns et les autres,
17:51ce n'est pas simplement
17:52est-ce que vous êtes de droite,
17:52est-ce que vous êtes de gauche.
17:53Il y a d'autres clivages
17:54extrêmement importants.
17:55Est-ce que vous êtes pour l'Europe,
17:56est-ce que vous êtes contre ?
17:58Est-ce que vous êtes pour la justice sociale
18:00ou est-ce que vous ne l'êtes pas ?
18:02Vous avez de nouveaux clivages
18:03qui vont apparaître très fortement.
18:04Est-ce que vous êtes pour la réforme
18:06ou est-ce que vous n'êtes pas
18:07pour la réforme ?
18:07Et donc des sujets
18:08qui sont transversaux,
18:10qui sont en droite-gauche.
18:10Mais qui est contre, par exemple ?
18:11Qui est contre la justice sociale, par exemple ?
18:14Je n'en sais rien.
18:15Je peux vous dire, moi,
18:16quelle est mon idée sur le sujet.
18:17Est-ce que vous dites
18:17qu'il y a des pours,
18:18il y a des contres ?
18:19Oui, parce qu'il faut aller aussi
18:20dans le fond.
18:21Est-ce que, par exemple,
18:22on peut admettre
18:23qu'il y ait,
18:24comme c'est le cas aujourd'hui,
18:26plus de 3 millions de chômeurs,
18:29plus 1 million de personnes
18:32qui sont au RMI,
18:34plus, finalement,
18:35beaucoup de monde
18:36qui se trouve dans des contrats
18:38de travail,
18:38qui sont des faux contrats.
18:39Sauf qu'aujourd'hui,
18:39personne n'a de recettes
18:40contre le chômage, quand même.
18:41Tout le monde cite
18:42les 3 millions, 400 millions de chômeurs
18:43en disant qu'il faut faire autre chose,
18:44mais personne n'a de recettes.
18:45il est temps de mettre ce sujet
18:47au centre de toutes les actions politiques
18:49que l'on prend.
18:50C'est ce qu'on fait, non,
18:51en ce moment, non ?
18:51Oui, sans doute,
18:52mais je crois qu'il faut changer de vitesse.
18:54Je crois qu'il faut changer de cap.
18:56Je crois qu'il faut aussi
18:56changer de méthode.
18:57En tous les cas,
18:58dans la campagne présidentielle,
18:59tout le monde parle du chômage
19:00et d'éventuellement remède au chômage.
19:03Oui, mais vous sentez bien
19:04que, quand on regarde
19:05comment ça s'est passé
19:06depuis 20 ans,
19:08franchement,
19:09la crise pétrolière,
19:111974,
19:11la seconde crise, 1979,
19:14qu'est-ce qu'on fait
19:14depuis cette date-là ?
19:16Tout le temps la même chose.
19:17C'est-à-dire,
19:18comme politique d'emploi unique,
19:20ce qu'on appelle
19:20le traitement social du chômage.
19:22Des allocations aux uns,
19:23des contrats
19:25pour placer les gens
19:26de côté de l'autre,
19:27jamais d'autre politique
19:29que celle-là.
19:30Cette politique,
19:30comme on a fait toujours la même,
19:32on a toujours le même résultat,
19:33c'est-à-dire toujours
19:33davantage de chômeurs.
19:34Est-ce que vous pouvez comprendre
19:35que nous soyons le seul pays d'Europe
19:37à avoir un taux de chômage
19:37si élevé que celui-là ?
19:39Non, beaucoup de gens
19:39ne comprennent pas,
19:40moi non plus.
19:40Moi non plus.
19:41Moi non plus et je n'accepte pas.
19:42Hervé de Charrette,
19:43alors justement,
19:44dans ce livre que vous publiez,
19:45Ouragan sur la République,
19:46d'abord,
19:47de quel ouragan s'agit-il ?
19:48C'est qui l'ouragan ?
19:49C'est quoi ?
19:51L'ouragan qui monte.
19:52Ce sont les difficultés
19:53qui nous assaillent
19:54et contre lesquelles
19:55nous-mêmes ne réagissons pas.
19:56L'ouragan, c'est nous.
19:57C'est-à-dire,
19:58est-ce que nous sommes capables,
19:59nous, Français,
19:59de prendre nos problèmes en main ?
20:01Oui ou non ?
20:02Sinon, ce sera l'ouragan.
20:03Alors, dans ce livre,
20:04vous n'êtes pas du tout,
20:06du tout tendre
20:07à l'égard de la politique
20:08menée par Édouard Balladur.
20:10Alors, page 133,
20:11je vais être très précise,
20:12vous écrivez
20:13« Le plus souvent,
20:14Matignon ne recherche
20:15qu'un objectif,
20:16éviter les ennuis.
20:17Page 141,
20:19vous poursuivez.
20:20Quand on ne sait pas quoi décider
20:21et surtout quand on hésite
20:22à prendre une décision impopulaire,
20:24l'échappatoire est tout trouvé.
20:26Un livre blanc
20:27ou un rapport final
20:28conclura l'ouverture
20:29d'une vaste concertation.
20:31Entre-temps,
20:32le pouvoir s'en lave les mains. »
20:33Alors, ce sont des accusations
20:34qui sont assez fortes quand même.
20:36Non, non, je crois que...
20:37Quels exemples,
20:38alors, quels exemples
20:40vous donnez-nous ?
20:41Excusez-moi,
20:41je crois que ce n'est pas
20:43exactement comme ça
20:44qu'il faut lire ce livre.
20:45Ce livre n'est pas consacré
20:46aux deux années de cohabitation.
20:49Il est consacré
20:50à une réflexion d'ensemble
20:51sur la situation
20:52de la France aujourd'hui
20:53et sur ce qui s'est passé
20:54depuis 15 ou 20 ans.
20:56Oui, enfin,
20:56quand on vous parle
20:57de mesures impopulaires,
20:58décisions impopulaires,
20:59on peut parler...
21:00Je sais de quoi...
21:00Parce que je l'ai écrit,
21:01je sais ce que vous dites,
21:03mais...
21:03À la loi Fallou,
21:05au CIP,
21:06on a dit que le gouvernement
21:07avait reculé
21:08en abandonnant ces lois.
21:10Oui, mais...
21:10Enfin, en tout cas,
21:11ce livre n'évoque pas
21:12tous les événements
21:13que vous écrivez
21:14dans les termes que vous écrivez.
21:15Oui, vous en êtes dispensé
21:16parce que vous êtes quand même
21:16au gouvernement baladur.
21:17Quand je parle de Matignon,
21:18je ne parle pas de Matignon
21:19aujourd'hui sous baladur.
21:22Je parle de Matignon
21:22d'une manière générale
21:23car ce livre s'intéresse
21:24à ce qui s'est passé
21:25depuis 15 ans.
21:26Ceci dit,
21:26je suis prêt à répondre
21:27à vos questions
21:28sur le gouvernement actuel.
21:29Ça ne me gêne pas du tout.
21:33Je crois que c'est assez clair.
21:34Quand vous parlez de Matignon,
21:35je crois que c'est assez clair.
21:36Non, parce que mesure impopulaire,
21:37non, non.
21:38Vous savez,
21:39cette question n'est pas nouvelle.
21:41Quand je décris
21:42le poids excessif
21:43de Matignon
21:44dans le fonctionnement
21:46des institutions,
21:47quand je décris
21:48les excès de pouvoir
21:49du président de la République,
21:51je le dis comme je le pense
21:53parce que je pense
21:54que nous vivons en effet
21:54dans un système
21:55de type monarchique
21:56qui n'a pas d'équivalent
21:57dans le monde.
21:58Dans aucune démocratie
21:59autour de nous,
22:00il n'y a tant de pouvoir
22:01consacré aux...
22:03concentré au sommet de l'État
22:04et créant finalement
22:05un petit air
22:06où ça manque de démocratie
22:08et où on a envie
22:08d'en mettre un peu.
22:09Alors aujourd'hui,
22:10c'est vrai qu'au centre du débat,
22:11il y a les réformes,
22:13l'idée de réforme.
22:14Il y en a un qui prône
22:15les réformes,
22:16c'est Édouard Balladur.
22:17On va le retrouver,
22:18c'était lors de son premier meeting
22:19à nos gens.
22:21Je ne suis pas le candidat
22:23du pouvoir sortant et finissant.
22:26Je veux être celui de l'avenir.
22:28Quelle campagne allons-nous faire ?
22:30D'abord,
22:32d'abord,
22:33le refus
22:34de toute démagogie.
22:37Il faut respecter
22:39les Françaises
22:40et les Français.
22:41Il faut leur dire
22:42la vérité.
22:44On ne peut pas
22:45tout promettre.
22:47En tout cas,
22:47moi,
22:48je ne le ferai pas.
22:49Même si on venait
22:50m'expliquer
22:51que ça n'est pas inutile
22:53en période électorale.
22:56Est-ce que vous le voyez
22:56président en l'an 2000,
22:58Édouard Balladur ?
22:59Les Français vont avoir
23:00à choisir
23:00leur président de la République
23:02dans un peu moins
23:03de deux mois.
23:03Mais vous,
23:04vous l'imaginez ou non ?
23:04C'est possible.
23:05Ils auront à choisir
23:06entre actuellement
23:08trois candidats qui comptent,
23:09si vous voulez,
23:10qui sont Édouard Balladur,
23:11Jacques Chirac
23:12et Lionel Jospin.
23:13Je crois, moi,
23:14que ce choix n'est pas complet
23:15tant qu'il n'y aura pas
23:15un candidat de l'UDF.
23:16Alors, c'est-à-dire
23:17Valéry Giscard d'Estaing ?
23:18Oui, je pense que c'est en effet
23:20le mieux à même
23:21de remplir cette fonction
23:22et ce rôle.
23:22Ou Raymond Barre.
23:23Le choix d'être candidat
23:27à la présidence de la République,
23:28c'est un choix personnel.
23:29Mais pour qui votre cœur balance ?
23:31Pour Raymond Barre
23:32ou Valéry Giscard d'Estaing ?
23:34Personne n'a doute sur le sujet.
23:35Tout le monde sait
23:35que je soutiens Giscard
23:37depuis de très longues années
23:38et que par conséquent,
23:39je soutiens aujourd'hui aussi
23:40l'hypothèse et l'idée
23:41qu'il soit candidat.
23:42Mais je voudrais insister
23:42sur ce point.
23:43C'est une décision
23:43qu'il prendra lui-même.
23:44C'est une décision solitaire.
23:46Puisque le choix d'être candidat...
23:48Mais si c'est Raymond Barre,
23:49qui est candidat
23:49à l'élection présidentielle ?
23:50Oui, nous en délibérons
23:52à ce moment-là.
23:52Non mais attendez.
23:53Oui, je vous répète.
23:54Nous en délibérons.
23:55Attendez, simplement,
23:56si toutefois
23:57les clubs Perspective et Réalité
23:59ne se décidaient pas
24:00pour une candidature Barre,
24:02est-ce que ça veut dire
24:02que vous pourriez encore
24:03vous rallier à la candidature Balladur ?
24:05Oui, ou à la candidature Jacques Chirac.
24:07Ah, et entre Édouard Balladur
24:09et Jacques Chirac ?
24:10La réponse vous sera donnée
24:11entre Édouard Balladur,
24:13Jacques Chirac
24:13et éventuellement Raymond Barre.
24:14Si c'était le cas de figure,
24:16le cas de part ce prochain.
24:17Alors, Hervé Tcharette,
24:19aujourd'hui, il y a l'affaire
24:20Maréchal Schuller.
24:21Est-ce que vous avez été...
24:22Quelle est votre position ?
24:23Est-ce que vous avez été convaincu
24:24par les explications données
24:26par Édouard Balladur ?
24:27Je l'étais lorsqu'il les a données
24:30à la télévision
24:31et puis j'ai compris le lendemain
24:32que les choses étaient différentes
24:33et que par conséquent,
24:35lui-même avait été mal informé.
24:37Par conséquent, j'attends maintenant
24:38qu'il nous donne les explications.
24:40C'est vrai que c'est un sujet
24:41d'une extraordinaire gravité
24:42et d'une extraordinaire importance.
24:44Parce que ça touche
24:45à quelque chose qui est sacré.
24:47C'est la justice.
24:49Et ça touche à un sujet
24:50qui est extrêmement sensible
24:51pour nos concitoyens.
24:53C'est les écoutes téléphoniques.
24:54Parce que vous et moi,
24:55l'idée que quand on téléphone,
24:56on n'est pas seul sur la ligne
24:58et qu'il y a quelqu'un
24:59qui peut se brancher dessus
25:00pour surveiller ce que vous faites,
25:02ce que vous dites,
25:02avec qui vous parlez,
25:03c'est quelque chose
25:04qui est directement...
25:05C'est pas d'aujourd'hui.
25:06Peut-être.
25:06Il y a eu d'autres affaires
25:07dans le passé.
25:08C'est le droit de la liberté.
25:09C'est le droit de la liberté.
25:38Simplement que...
25:38Ça, c'est facile de dire.
25:40Il y a une affaire qui éclate,
25:41qui est importante,
25:42qui émeut les Français,
25:43comme vous le dites.
25:43Et puis vous dites,
25:44mais je n'en cause personne.
25:45Oui, parce que je cherche à savoir
25:48et certainement que nous aurons
25:49dans les jours qui viennent
25:50les lumières nécessaires
25:52pour que les responsabilités apparaissent
25:54et que par conséquent,
25:54toutes les conséquences
25:55en soient tirées.
25:56Mais le patron de la police judiciaire
25:58qui a démissionné,
25:59donc est-ce que c'est le fusible,
26:01c'est le bon fusible
26:02qui a sauté, là ?
26:03Je suppose que cela signifie
26:05que c'est lui qui a pris
26:05cette initiative de son propre chef
26:07et par conséquent,
26:08c'est normal dans ces conditions
26:09que cette erreur soit sanctionnée.
26:10Vous pensez,
26:11parce que, bon,
26:12ça concerne les Hauts-de-Seine,
26:13il y a Charles Pasqua
26:14quand même dans les Hauts-de-Seine.
26:15Vous pensez que ça peut
26:16le toucher de très près,
26:17cette affaire ?
26:18Écoutez, je crois qu'on ne peut
26:19pas en dire plus ce soir.
26:20Il faut attendre
26:20que nous ayons plus d'informations
26:22sur le sujet.
26:26gouvernement que vous faites
26:27cette réponse ?
26:28Non, je vous dis des choses simples.
26:29Il n'y a pas de raison
26:29de montrer du doigt
26:30qui que ce soit
26:31à aucun moment de sa vie
26:33tant qu'on n'a pas d'indications
26:34et de preuves précises
26:35et que la moindre des choses,
26:37c'est d'attendre
26:37de savoir où ça en est.
26:38Il faut, dans la vie...
26:40Vous savez, la politique,
26:40ce n'est pas simplement
26:42faire mal à son voisin,
26:44démolir des conférences.
26:45Ah, c'est beaucoup ça,
26:45quand même, aujourd'hui, surtout.
26:47Donnons-lui, au moins ici,
26:49un peu plus d'allure.
26:50La politique, c'est de défendre
26:52ses convictions et d'essayer,
26:53quand il y a un problème,
26:55d'y voir clair avant de parler.
26:56Hervé de Charrette,
26:57est-ce que vous ne croyez pas
26:58qu'il y a un point commun
27:00entre Édouard Balladur
27:01et Valéry Giscard d'Estaing ?
27:02Pardon de revenir
27:03sur Édouard Balladur,
27:04mais vous allez regarder
27:05ces deux unes
27:05du Nouvel Observateur.
27:07Donc, là,
27:09Valéry Giscard d'Estaing,
27:10quasiment en Louis XV,
27:11qui date de février 1981.
27:13Et on va voir la deuxième,
27:15Édouard Balladur,
27:16donc, en Louis-Philippe,
27:18et février 1995.
27:19Ça prouve que le même journal
27:21fait, c'était dans les deux cas,
27:23le Nouvel Observateur.
27:23C'était le Nouvel Observateur,
27:24Valéry Giscard d'Estaing,
27:24Donc, ce sont les mêmes techniques
27:27appliquées aux hommes de la majorité
27:29par le Nouvel Observateur.
27:29Voilà, c'est tout.
27:30Mais ils n'ont pas ce point commun,
27:32enfin, selon vous,
27:33est-ce que ce n'est pas
27:33ce côté un peu ancien régime,
27:36cette dérive monarchiste ?
27:39Écoutez,
27:40je ne voudrais pas
27:41que vous disiez cela,
27:42d'ailleurs,
27:42ni d'Édouard Balladur,
27:43ni de Giscard.
27:44Moi, je connais Giscard
27:45depuis maintenant 20 ans.
27:48Bon, je vois bien
27:49qu'il a eu longtemps
27:50la réputation
27:51d'être quelqu'un
27:51de distant et de lointain.
27:53Je peux vous dire,
27:54parce que je le connais personnellement,
27:55que je l'ai connu
27:56dans des moments faciles,
27:59et puis aussi dans des moments difficiles,
28:00pour lui,
28:01et aussi pour moi.
28:02C'est un homme proche.
28:03C'est un homme aussi
28:04qui a énormément changé
28:05en une quinzaine d'années.
28:07et probablement
28:07que les coups reçus
28:09ne sont plus rien à l'homme.
28:09Oui, parce qu'on l'avait
28:10beaucoup attaqué
28:11sur ce côté
28:12gants blanc,
28:13cutpies, etc.
28:14Voilà, voilà.
28:15Il a été très...
28:16À l'époque,
28:16il y avait des campagnes organisées
28:17contre lui à cet égard.
28:19Mais je peux vous dire
28:19que c'est un homme
28:20tout à fait différent de cela.
28:21Il n'a pas de rapport
28:22avec cette caricature.
28:23Mais les caricatures,
28:24ça fait partie de la vie politique
28:25et ça n'est pas dans le milieu.
28:26Loin de là.
28:27C'est amusant.
28:27Donc voilà qui est clair.
28:29Encore une fois de plus.
28:30Bien sûr.
28:30Alors on ne saura pas ce soir
28:31s'il est candidat
28:32à Valéry Giscard d'Estaing.
28:32Non, non, non.
28:33Mais je ne pense pas
28:33qu'il ne me chargera pas
28:35d'annoncer sa candidature
28:36si c'était le cas.
28:37C'est assez grand pour le faire.
28:38C'est la moindre des choses d'ailleurs.
28:39Ce serait bizarre
28:40que quelqu'un confie
28:42à quelqu'un d'autre
28:43le soin de dire
28:44qu'il est candidat.
28:45Il est candidat
28:45pour qu'il aille le dire
28:46devant les Français
28:46s'il n'est pas candidat aussi.
28:48En 1974,
28:49on avait demandé
28:49à Valéry Giscard d'Estaing
28:50combien coûtait
28:51une baguette de pain
28:52et en 1991,
28:53on lui avait demandé
28:54combien coûtait
28:55un ticket de métro.
28:56Vous croyez qu'il le sait maintenant ?
28:58Je pense parce que...
29:00Vous, je ne vous pose pas la question.
29:01Mais comme vous voulez.
29:02Mais quant à lui...
29:03Vous savez,
29:03Hervé de Charrette ?
29:04Moi, je vais acheter mon pain
29:05dans la boulangerie
29:07de Saint-Florent-le-Vieille.
29:08Et le pain que je vais acheter
29:09coûte 5 francs 20.
29:10Ah, et alors un ticket de métro ?
29:12Un ticket de métro,
29:13ça je prends plus rarement
29:14dans les fonctions
29:15que j'occupe actuellement.
29:16Mais je paye le métro
29:17à mes enfants
29:18qui vont au lycée.
29:21Voilà.
29:22Et qui doit coûter
29:224 francs 50
29:23au ticket de métro.
29:24Non, c'est un peu plus
29:26c'est 7 francs.
29:26Ah oui, je tarde un peu là.
29:28Bon, bah écoutez,
29:29Hervé de Charrette,
29:29je vous remercie.
29:30Donc si Edouard Badur
29:31est président de la République
29:32qui est élu président
29:33ou si Jacques Chirac
29:34est élu président de la République,
29:35vous serez au chômage technique, vous.
29:37Pourquoi dites-vous ça ?
29:38Ah, bah je ne sais pas, non ?
29:39Pourquoi dites-vous ?
29:39À mon avis...
29:40Mais quelle est la question ?
29:41Est-ce que je serai au gouvernement ?
29:42Quelle importance ça
29:43pour ceux qui nous écoutent ?
29:44Ils en sont...
29:45Ça leur est complètement égal.
29:46Ils s'en fichent totalement.
29:46Complètement.
29:47Mais vous, pour vous,
29:48ça a quand même une certaine importance.
29:50Et moi, je serai d'abord content
29:51parce que la majorité
29:52aura gagné dans tous les cas.
29:54Bon.
29:54Ensuite, je ferai tout
29:55pour qu'au sein de sa majorité,
29:57en effet, mes convictions l'emportent.
29:58À la place où je serai,
29:59c'est vraiment secondaire,
30:00même pour moi.
30:01Alors, pour ceux qui nous écoutent,
30:02vous pensez ?
30:03Bon, alors c'est pas grave.
30:04C'est la France qui compte.
30:06Oui, c'est à ce à quoi vous croyez.
30:07Encore une fois,
30:08si vous ne croyez à rien,
30:08il faut aller faire autre chose
30:09que la politique.
30:11Merci beaucoup.
30:12À très bientôt.
30:13À bientôt.
30:14Quatre gants,
30:15lunettes noires
30:16et éventails,
30:17il n'y en a qu'un,
30:18Karl Lagerfeld,
30:19le plus aristo des couturiers.
30:27Karl Lagerfeld, bonsoir.
30:29Bonsoir.
30:29Alors, comment vous définissez-vous
30:31comme un homme de culture
30:32ou un homme de couture ?
30:34L'un n'empêche pas l'autre.
30:36Mais de toute façon,
30:36je ne me définis pas trop moi-même
30:38parce que, comme dit Voltaire,
30:40toute chose qui avait une explication
30:41ne la vaut pas.
30:42Je laisse ça aux autres.
30:44Mais, si vous voulez,
30:45je suis, si je dois me définir,
30:48comme une multinationale
30:49à une personne.
30:51Multinationale, ça vous va bien
30:51quand on sait le chiffre d'affaires
30:53que vous faites.
30:53Ce n'est pas uniquement ça.
30:54Il n'y a pas que ça.
30:55C'est aussi dans un sens
30:56un peu plus élevé.
30:57Oui, un peu plus politique.
30:58Mais est-ce que vous ne souffrez pas
30:59un petit peu de l'image star
31:01et de l'image paillettes et strass
31:04qu'on a l'habitude
31:04un petit peu de vous attribuer ?
31:06Je pense que l'image paillettes et strass,
31:08on me la donne beaucoup moins
31:10depuis quand même pas mal d'années
31:11parce que moi, je sors presque jamais.
31:12Je ne vis même pas à Paris.
31:13Donc, au fait, je la cherche
31:15d'où cette image ?
31:16Moi-même, je ne vois pas...
31:17Enfin, quand vous avez
31:17votre éventail à la main,
31:18je vous signerai qu'il n'y a pas de paillettes.
31:20Lunettes noires et éventail.
31:22Oui, c'est une stylisation,
31:23c'est une définition.
31:24Mais il n'y a rien de paillettes.
31:25On ne peut pas être plus,
31:26je ne veux pas dire sinistre,
31:27mais plus graphique,
31:28plus sobre que moi dans un sens.
31:30Mais alors, quand on lit
31:31vos interviews,
31:31Karl Lagerfeld,
31:32on a l'impression
31:33que vous vous arrangez toujours
31:34pour faire passer le message
31:36que vous êtes un homme cultivé.
31:38Alors, vos lectures
31:39ont pour nom Voltaire,
31:40Racine et Bossuet.
31:42Vous êtes un spécialiste
31:43de Saint-Simon, n'est-ce pas ?
31:45Et alors, quand vous étiez adolescent,
31:46vous adoriez parler
31:48l'allemand du XVIIe siècle.
31:50Oui, j'aime toujours.
31:51Ça m'amuse.
31:52Alors, est-ce que vous auriez aimé,
31:54en fait, être un intellectuel ?
31:55Non, pas du tout.
31:56D'ailleurs, le mot, déjà,
31:57je déteste.
31:58J'adore d'être civilisé,
32:00cultivé,
32:01mais le mot intellectuel
32:02a été utilisé
32:04de telle façon,
32:05et il y a un tel abus de ce mot
32:06que je ne sais même plus
32:07très bien ce que c'est.
32:08Annonçant le mot intellectuel,
32:10je laisse ça aux gens
32:10qui pensent d'être intellectuel.
32:12Je ne suis pas un intellectuel.
32:13Alors, vous dites
32:14que vous êtes un spécialiste
32:15de Saint-Simon,
32:16ça c'est vrai.
32:16Je le dis quand on me le fait dire vaguement.
32:17Non, non, non, vous le dites,
32:18vous le dites aisément,
32:19Karl Lagerfeld.
32:20On ne vous le fait pas le dire.
32:21Comment est-ce qu'on pourrait le dominer ?
32:22En France, si on me parle de culture française,
32:23je ne vais quand même pas parler
32:24des choses que j'ignore,
32:25que je n'ai pas lues.
32:26Absolument.
32:26Je ne peux parler
32:26de ce que j'ai lu.
32:28Oui.
32:28Alors, moi, j'ai trouvé
32:29un portrait
32:30qui vous ressemble étrangement
32:32dans un des tomes
32:34de la mémoire de Saint-Simon.
32:36Alors, je vais vous lire ce portrait.
32:38C'était un grand homme bien fait,
32:40pâle, avec un grand nez,
32:42des yeux dont le feu et l'esprit
32:45sortaient comme un torrent.
32:46Sa physionomie avait de la gravité,
32:48de la galanterie,
32:49du sérieux et de la gaieté.
32:51Elle sentait également le docteur,
32:54l'évêque et le grand seigneur.
32:55Alors, est-ce que vous vous reconnaissez
32:57dans ce portrait ?
32:58Pour le moment, j'ai du mal
32:58à saisir qui vous décrivez là
33:00parce que j'avoue
33:01que dans la seconde,
33:02je ne vois pas très bien
33:03qui c'est.
33:04C'est à peu près dans quelles années ?
33:05Ah, si je vous dis Louis XIV.
33:09Presque tout Saint-Simon
33:10est sur Louis XIV.
33:11Je veux dire, ça ne situe pas.
33:13Ça peut aller
33:14de la jeunesse de Louis XIV
33:15jusqu'à 1715.
33:16Ça, c'est un peu mal.
33:17Le monsieur qui est décrit
33:18dans ce portrait,
33:19il est mort en 1715.
33:21Il y a Louis XIV qui est mort.
33:22Alors, il était précepteur
33:24du fils de Louis XIV.
33:26C'était Fennelon.
33:27Ah, d'accord.
33:27Bravo.
33:29Ah oui, vous êtes vraiment
33:30un homme cultivé.
33:31Vous avez peur
33:31que ça soit bidon un peu.
33:32Alors, attendez,
33:33Karl Lagerfeld,
33:33parce que vous savez que...
33:34L'examen continue.
33:35Vous n'avez jamais fait mon bac ?
33:36Tout ça, je me l'ai appris
33:37tout seul.
33:37Ah oui, non, je suis étonnée.
33:39Alors, vous savez
33:40que dans Saint-Simon,
33:42dès qu'il y a un compliment,
33:44il y a aussi un reproche caché,
33:46n'est-ce pas ?
33:47Oui, mais moi,
33:47j'ai bien formulé.
33:48Là aussi,
33:49ce petit reproche caché,
33:51on a le sentiment
33:52qu'il s'applique
33:52un tout petit peu à vous.
33:53Alors, je lis, je continue.
33:55« Jamais homme n'a eu plus que lui
33:58la passion de plaire
33:59et au valet autant qu'au maître.
34:01Jamais homme n'a porté
34:02cette passion si loin
34:04avec une application plus suivie,
34:06plus constante
34:07et plus universelle. »
34:09Alors, est-ce que votre...
34:10C'est plutôt plateur.
34:11Absolument, mais attendez,
34:12est-ce que votre grande passion
34:14dans votre vie
34:15n'a pas été de plaire ?
34:17Non, je n'ai pas l'impression.
34:18Plaire, toujours et encore.
34:20Non, j'aime...
34:21C'est bête ce que je vais dire.
34:23Être agréable dans la mesure
34:24que j'aime que les circonstances
34:25soient agréables.
34:26La vie est plus facile
34:27si on est gentil avec les gens.
34:28Je ne tiens pas à séduire.
34:30Ce n'est pas ça du tout.
34:31Personnellement,
34:31je suis assez indifférent.
34:32Mais la vie est plus facile
34:34et plus agréable pour tout le monde
34:36si on est gentil
34:37et si on est gentil avec les gens,
34:39surtout moi qui,
34:39quelquefois,
34:40une image méchante,
34:41mais jamais avec des gens
34:42plus modestes, plus simples.
34:45Dans ce cas-là,
34:46on a l'air, je ne sais pas,
34:48idiot et tout.
34:49Moi, je préfère avoir
34:51des circonstances
34:51et des rapports avec les gens
34:53aimables, gentils.
34:54Mais en général, oui.
34:55Alors, si c'est interprété comme ça,
34:56je n'ai plus rien.
34:57Ce n'est pas moi qui interprète.
34:58Moi, je ne me vois pas.
34:59Je suis la seule,
35:00comment dirais-je,
35:01personne qui ne subit pas
35:03cet assaut de vouloir plaire.
35:05Vous préférez qu'on vous plaise ?
35:07Oui, mais enfin,
35:08quand vous faites des fois
35:09pour plaire aux gens,
35:10les gens font un effort aussi.
35:11Je veux dire,
35:12en général,
35:13ça rend, disons,
35:14les rapports avec les gens
35:14plus civilisés.
35:15Et ce que j'aime,
35:16c'est la civilisation
35:17dans ce sens-là,
35:18des rapports civilisés.
35:19Je regarde la vulgarité,
35:20je regarde l'agressivité
35:21dans les rapports personnels.
35:22L'image de ce qui est
35:23dans les médias,
35:23dans les presses,
35:24c'est une chose,
35:24mais ça n'a en général
35:25rien à voir avec les gens
35:27en réalité.
35:27Oui, mais vous avez envie
35:28quand même que vos mannequins
35:29vous plaisent.
35:30Il n'y a pas que mes mannequins
35:31dans la vie,
35:32mais comme elles sont agréables
35:33aussi,
35:33pourquoi je serais désagréable
35:34avec ces jeunes femmes ?
35:35Bon, alors si on passait
35:36maintenant de Fennelon
35:38à Coco Chanel,
35:39vous êtes d'accord ?
35:39À ce que vous voulez.
35:40Alors, de Coco Chanel,
35:42vous avez un jour déclaré
35:43c'était une styliste,
35:45pas une couturière.
35:47Alors vous,
35:47Karl Lagerfeld,
35:48comment vous définissez-vous ?
35:49Comme un styliste
35:50ou comme un couturier ?
35:51Comme un styliste.
35:52Ah, comme un styliste.
35:53Oui, c'est pas ça
35:54que c'est pas péjoratif.
35:55Quelle est la différence
35:56entre styliste et couturier ?
35:57C'est un truc
35:58que vous avez pris vaguement
35:59dans un contexte.
36:00Non, non, le point 1987.
36:01Oui, non, mais c'est hors contexte
36:03dans la mesure que par exemple
36:04Madame Vionnet...
36:04C'est toujours hors contexte.
36:06Eh oui, mais c'est ça.
36:06Madame Vionnet,
36:07elle était une vraie couturière
36:08parce qu'elle aimait la coupe
36:09dans le sens...
36:11C'est un art
36:12qu'elle avait renouvé même
36:13et elle travaillait
36:15avec ses propres mains.
36:16Coco Chanel ne faisait pas ça.
36:17C'est pas parce qu'il y avait
36:18cette fameuse histoire
36:18de la manche
36:19qu'on montait, qu'on démontait.
36:20Dans les années 20 et 30
36:21du temps du grand succès
36:22de Chanel,
36:23elle avait une immense affaire.
36:24Elle ne pouvait pas
36:24faire les robes elle-même
36:25et c'est pas nécessaire.
36:26C'était une jolie femme
36:27qui s'habillait pour elle
36:28et les robes qu'elle faisait,
36:30ça devait d'abord lui plaire à elle
36:31avant de plaire aux autres.
36:32Tandis que Madame Vionnet
36:32et Madame Lanvin aussi.
36:34Madame Lanvin a travaillé
36:35pour sa fille
36:39Vionnet, il y avait des femmes
36:40qu'elle faisait venir,
36:41qu'elle demandait de venir
36:42comme la Duchesse de Grammont
36:43et tout,
36:44qui pour elle représentaient
36:45l'idéal de beauté
36:46et elle travaillait
36:48pour cette vision de beauté
36:49et pas pour elle.
36:50Tandis que Chanel
36:50s'était centré sur elle-même
36:51ce qui n'est pas du tout péjoratif.
36:52Oui, on a le sentiment
36:53que vous n'avez pas
36:54une grande fascination
36:55pour Coco Chanel.
36:57Je ne sais pas.
36:57Vous savez, ça c'est comme la mode
36:59des fois je suis pour,
37:00des fois je suis un peu contre.
37:01Vous savez,
37:02c'est pas facile
37:03de vivre avec un mythe
37:04parce que si je me figeais
37:06dans le respect
37:07ça serait très très annueux.
37:09C'est repris Chanel.
37:10Tout le monde me disait
37:10ne prenez pas ça,
37:11c'est mort, ça ne marche plus,
37:12ça n'a plus aucun intérêt, etc.
37:14Maintenant,
37:14ils font comme si j'avais touché
37:16à la Sainte-Vierge.
37:17Ce n'était pas le cas à l'époque.
37:18Vous pensez que vous lui auriez
37:19plus à Coco Chanel ?
37:21Non, certainement pas.
37:22Mais ça, c'est pas mon désir.
37:23Vous ne vous seriez pas entendu ?
37:24Mais pas à des gens
37:24que je n'ai pas connus.
37:25Alors, est-ce que vous avez le sentiment
37:26de vous être fait un nom
37:27en dépoussiérant justement
37:29le style Coco Chanel ?
37:31Je devais avoir un vague nom avant
37:32puisqu'on m'a demandé de le faire.
37:33Ce n'est pas un inconnu
37:34qu'on s'est adressé.
37:35Tu es poussiérée,
37:36je ne vois pas ça comme ça.
37:37Vous avez de la maison
37:38qui appartient à des gens
37:39qui ont un esprit très moderne.
37:41C'est une seule famille
37:42et qui se sont dit
37:44on veut renouveler cette maison
37:46car une maison
37:47où les créateurs n'est plus vivants
37:49a besoin d'être renouvelée
37:51sinon il vaut mieux faire.
37:52Mais ils végétaient dans le respect
37:53et ça, ils ont bien vu
37:54que l'influence était nulle
37:57et les affaires baissaient aussi.
37:59Mais ce n'est pas une quoi ça ?
38:00Alors, attendez, justement,
38:01Karl Lagerfeld,
38:02est-ce que vous ne lui avez pas manqué
38:04à certains moments
38:05de respect à Coco Chanel ?
38:06Mais il faut, il faut.
38:07Quand on regarde ces images,
38:08est-ce qu'on peut avoir les images ?
38:21Karl Lagerfeld,
38:22Mlle Chanel a dû se retourner
38:23dans sa tombe quand même, non ?
38:24Oui, mais n'oubliez pas.
38:25C'est une trahison à son égard, non ?
38:27Non, il n'y a pas trahison.
38:28Regardez que Mlle Chanel,
38:29en 1914-15,
38:30à ses débuts,
38:31faisait des robes
38:32dans des jerseys
38:33qui étaient un tissu
38:34réservé aux sous-vêtements d'hommes.
38:38Imaginez l'idée
38:39de...
38:40Les femmes n'étaient même pas censées
38:41de savoir que les hommes
38:41portaient des sous-vêtements
38:42et de faire des robes de ça.
38:43C'est 100 fois plus osé
38:45qu'une petite jupette aujourd'hui.
38:46Après tout,
38:46elle a fait la mode pour la plage
38:47et des pantalons
38:48et des choses comme ça.
38:49Nous ne vivons pas
38:49à la même époque.
38:51Nous devons faire quelque chose
38:52qui correspond aux femmes
38:53et aux envies des femmes d'aujourd'hui.
38:55Mais quand même,
38:55Karl Lagerfeld,
38:57reconnaissez que ces mannequins,
38:59on dirait que ces tenues
39:00sont créées pour une revue
39:02du Crazy Horse,
39:03pour les filles du Crazy Horse, non ?
39:04Elles sont quand même lues.
39:04J'ai déjà fait des vêtements
39:05pour les Crazy Horse,
39:05elles étaient différentes.
39:06Oui, mais pourquoi ?
39:07Aujourd'hui,
39:07la nudité fait partie de la mode.
39:09Donc, ça n'est plus choquant.
39:11Là, c'est Elena Kershansson.
39:12Si une femme est belle
39:13comme Elena Kershansson,
39:14ce serait dommage
39:14de ne pas les montrer.
39:15Parce qu'elle n'est pas vulgaire.
39:16Parce que la beauté
39:17de son corps fait
39:18qu'elle n'est pas vulgaire.
39:19Mais donc,
39:19ça ne vous fait rien
39:20si vous cassez un peu l'image,
39:21Chanel ?
39:29Sousi Park,
39:30qui était un vague mannequin
39:31des années 50,
39:31et une actrice ratée par la suite,
39:33qui disait,
39:33pour comprenner,
39:34Chanel doit se retourner
39:35dans sa tombe.
39:36Si elle se retourne dans sa tombe,
39:37ça veut dire qu'elle est encore vivante.
39:38Parce que sinon,
39:38ça serait le repos éternel.
39:39Moi, je ne vois ça pas comme ça.
39:41Parce que ça a quand même permis
39:42à Chanel...
39:42Ça, franchement,
39:42c'est un peu facile de dire ça.
39:43C'est facile,
39:44mais je ne cherche pas la difficulté.
39:45Elle est encore vivante,
39:45si elle se retourne dans sa tombe.
39:45Je cherche que le reste non vivant.
39:48Même si les gens sont contre,
39:49m'insultent,
39:50trouvent que j'exagère,
39:51c'est mieux que le respect et l'ennui.
39:54Alors, attendez,
39:54j'ai une question un petit peu embarrassante.
39:56Vous préférez faire du Coco ou du Chanel ?
39:59Les deux.
40:00Je vais de l'un à l'autre.
40:02Parce que Coco,
40:04c'est plus lié à sa personnalité.
40:05Chanel,
40:06vous cassez l'image,
40:07vous faites ce que vous voulez, non ?
40:08Oui, mais vous savez,
40:10après tout,
40:10n'oubliez pas que Chanel,
40:11à ses débuts et à l'époque,
40:13elle n'avait pas le choix
40:13parce que la vie pour une femme
40:15de ses origines
40:16était très très dure.
40:17On oublie ça quelquefois.
40:18Elle a chanté dans un cas de concert.
40:19Je ne trouve rien de mal à ça.
40:20Je trouve ça plutôt bien.
40:21Moi, ce que j'admire,
40:22c'est sa réussite.
40:23À une époque,
40:23c'était extrêmement difficile
40:24pour une femme de réussir
40:26100 fois plus difficile qu'aujourd'hui.
40:27Bon, alors,
40:28Carla Garfel,
40:29la mini-jupe a fêté ses 30 ans.
40:30Alors, est-ce que la mini-jupe
40:31vous fait toujours autant frémir ?
40:33Ou bien est-ce que vous êtes
40:34de l'avis de François Giraud
40:35qui a écrit la semaine dernière
40:37dans le Figaro
40:39« Cacher ses cuisses
40:40que je ne saurais voir » ?
40:41Oui, mais elle n'a pas dit
40:42que son article n'était pas mal.
40:43Et au fait,
40:44les deux articles étaient amusants.
40:45Jeanne-Issamé et elle,
40:46en même temps...
40:47Oui, mais François Giraud
40:47disait que c'était quasiment
40:50une horreur,
40:51que c'était...
40:51Oui, mais ça, elle l'a dit
40:52que les filles n'avaient pas
40:53de jolis jambes.
40:54Il y a plein de filles.
40:54Vous savez, aujourd'hui,
40:56quand Chanel a dit
40:56qu'il ne fallait pas montrer le genou,
40:57c'était tout à fait juste
40:58pour les femmes de son époque.
40:59Parce qu'à l'époque,
41:00la gaine avait précipité
41:01la cellulite
41:02dans la direction du genou.
41:04Aujourd'hui, ça n'existe plus.
41:05Alors, attendez,
41:05on va justement retrouver
41:06Coco Chanel
41:07sur la question de la mini-jupe.
41:09Écoutez ce qu'elle répondait.
41:12Je déteste ça.
41:14Je trouve ça sans pudeur.
41:15Je trouve ça affreux.
41:15Je ne comprends pas
41:16pourquoi les femmes font ça.
41:17Ça ne plaît à aucun homme.
41:18Je ne connais pas un homme
41:19auquel ça plaise.
41:20Alors, pourquoi faire ça ?
41:21C'est pour plaire à qui ?
41:23C'est pour montrer des genoux
41:24qui me sont rarement jolis.
41:27C'est prétentieux,
41:29sans pudeur,
41:30deux choses que je déteste.
41:32Les femmes ne doivent pas
41:33s'habiller d'agressivité,
41:34d'imbécilité.
41:35Elles sont bêtes.
41:36C'est toute leur faiblesse
41:37qui compte.
41:38Le reste ne compte pas.
41:39Alors, vous rejoignez son avis ?
41:42Non, pas du tout.
41:42C'est une dame de certain âge.
41:43D'ailleurs, c'est 68,
41:44donc il y a très longtemps.
41:45On sent qu'elle était gris
41:47du succès,
41:48du courage,
41:48de la mini-jupe
41:49et le reste.
41:50Vous êtes méchante.
41:50Non, ce n'est pas méchant.
41:51Pour une femme de son âge,
41:52elle a raison.
41:53Ce n'est pas forcément
41:54toujours distingué.
41:55Mais ce n'est pas vulgaire non plus.
41:57Ce qui est vulgaire,
41:57c'est la façon de se mouvoir dedans.
41:59Oui, mais toutes les filles
42:00n'ont pas de jolies jambes quand même,
42:00toutes les femmes.
42:01Oui, mais on ne peut pas faire
42:02que les mots.
42:02Donc, ça devient vulgaire
42:03dès lors que c'est mal porté.
42:04Qui ne vont qu'au prix de beauté.
42:05Vous savez, la mode,
42:06c'est une proposition.
42:06On n'oblige personne
42:07à acheter ce qu'on fait.
42:08Les gens veulent bien.
42:09C'est tout.
42:10Ce n'est pas une espèce
42:11de chose qu'on impose.
42:12Moi, quand les jambes sont jolies,
42:13je trouve que les mini-jups,
42:14c'est très joli.
42:15Et c'est une question de proportion.
42:18Il y en a qui ça va,
42:18qui ne la va pas.
42:19Mais les femmes peuvent choisir.
42:21Et puis, vous savez,
42:21à notre époque,
42:22il y a, peut-être grâce à Coco,
42:23mais au fait,
42:23elle ne le faisait pas pour la ville,
42:24il y a les pantalons.
42:25Donc, il y a toujours une alternative.
42:26Si vous n'aimez pas vos jambes,
42:27portez les pantalons
42:28et n'en faites pas
42:29une sujet de conversation.
42:29On va passer un petit peu
42:30à la politique,
42:31Carla Garfield.
42:32Vous savez, je ne vote pas.
42:33Je ne suis pas français.
42:33Je n'ai jamais voté.
42:34Je n'ai voté qu'une fois dans ma vie.
42:35C'est pour M. Kohl
42:36parce que j'étais d'accord
42:37avec sa politique sur l'Europe.
42:38En quelle année vous avez voté ?
42:39Là, maintenant,
42:39il y a quelques mois.
42:41Alors, on va,
42:42vous allez nous,
42:43puisqu'on est en campagne présidentielle,
42:45vous allez nous dire
42:46comment vous relouqueriez
42:47un petit peu nos candidats
42:48à l'élection présidentielle.
42:49Alors, pour vous,
42:50on a un petit peu imaginé
42:52un défilé
42:53de nos candidats politiques,
42:55c'est-à-dire Balladur,
42:56Jospin, Jacques Chirac,
42:58Robert Hues.
42:59Alors, regardez.
43:04Vous savez,
43:05Balladur est quand même,
43:06dans le genre classique,
43:07le mieux habillé de tous.
43:08Ses costumes sont admirablement faits.
43:10Lionel Jospin.
43:11Il a changé de look.
43:12Il était plus le look
43:13au côté du départ.
43:15Jacques Chirac.
43:15Jacques Chirac,
43:16il a un problème.
43:17Il est 100 fois moins bien
43:18à la télévision
43:19et en photo
43:19qu'il n'est dans la vie.
43:20Ça, c'est ce qu'on dit tout le temps.
43:21Non, mais c'est vrai.
43:21Je le connais,
43:22donc je peux vous dire.
43:23Robert Hues.
43:24Je ne le connais pas assez,
43:25mais lui, il fait assez
43:27Schreiber-Hollington,
43:27coin du feu,
43:29gros pull et tout.
43:31Bon.
43:32Allez, mon cher maître.
43:34Allez.
43:34Édouard Balladur,
43:35comment vous l'habilleriez
43:36s'il devient président
43:37de la République ?
43:38Je pense que M. Balladur,
43:39il a trouvé son look
43:40parce que dans ses costumes,
43:41regardez-les,
43:41je sais qu'il fait ses costumes.
43:43Les épaules sont admirablement coupées,
43:45donc il n'y a pas grand-chose
43:46à rajouter
43:47parce que tout ça,
43:48c'est d'un goût parfait.
43:49Il n'a jamais une chose voyante
43:50ni rien.
43:51Donc, je pense que pour son physique,
43:52il a trouvé le look
43:53qu'il fallait
43:54et que c'est difficile
43:55de s'habiller mieux.
43:56Je ne sais pas pour le flatter
43:57que je dis ça,
43:57mais ce n'est vraiment pas facile.
43:59Je pense que ses costumes,
44:00ça impecque.
44:01La tête n'est pas suffisante.
44:02Il a toujours un peu
44:04les épaules étroites.
44:05Ses costumes ont toujours
44:06un peu les épaules étroites.
44:08Oui, mais ils sont très bien coupées.
44:10Ce n'est pas gênant ?
44:11Il n'est pas tellement gigantesque
44:13qu'il va se faire
44:13des épaules d'Hercule.
44:14Moi, je trouve que
44:14cette silhouette,
44:15lui, va très bien.
44:16Le côté sport vert,
44:17ça lui va un peu moins bien.
44:18Donc, vous lui remettez
44:21le dédor ?
44:22Pour son look.
44:24Moi, je suis contre
44:25les dédors et tous ces trucs-là
44:27parce que ça,
44:28c'est parfait pour lui,
44:29ce n'est pas forcément
44:29parfait pour les autres.
44:30Bon.
44:31Alors, mais remarquez,
44:33c'est quand même
44:34très dans le vent
44:35ce que vous faites
44:36pour Edouard Balladur.
44:36Vous trouvez que ça correspond
44:38à ce qu'il est ?
44:38Écoutez, moi, je fais de la mode.
44:41Donc, n'importe quel dessin
44:42que je fais
44:42a un côté un peu dans le vent.
44:43On dirait presque
44:44un costume pour Jacques Lang.
44:45Il n'est pas gros,
44:46il est mince.
44:46Et ses vêtements,
44:47c'est admirablement coupé.
44:48Donc, moi, je l'aperçois comme ça.
44:49On dirait presque
44:50un costume pour Jacques Lang.
44:51Allez, alors...
44:52Non, Jacques Lang,
44:53il est plus grand.
44:54Ses épaules sont plus carrées
44:54puisqu'il porte des tirs et mucléaires.
44:55Non, il parle tout comme ça, Jacques Lang.
44:57Moi, j'ai beaucoup de Jacques Lang,
44:58mais c'est un look tout à fait différent.
44:59Il peut se permettre...
44:59Allez-y, le look de Jacques Lang, là.
45:01Jacques Lang, d'abord,
45:02c'est sa belle tignasse toute frisée.
45:04Et puis, il porte toujours
45:04des costumes dans des couleurs vives,
45:06comme ça, beaucoup plus larges,
45:07comme ça, les épaules,
45:08avec comme ça, souvent...
45:09Moi, j'aime bien
45:10quand il porte des chemises noires,
45:11comme ça, comme ça,
45:13avec des pantalons,
45:13et des vestes de couleur.
45:14Lui, il est comme ça.
45:15Et ça lui va très bien.
45:16Mais il a une allure plus dégagée aussi.
45:24dans la République ?
45:25Il ne l'est pas encore.
45:26Donc, je ne sais pas.
45:28Avant, il avait un look
45:29très velocotelé,
45:31un peu campagne.
45:32Maintenant, il essaie
45:33de s'habiller
45:35suivant la fonction
45:35à venir ou à pas venir.
45:37Donc, les costumes
45:37ne sont pas aussi bien faits
45:39que les costumes de M. Balladur.
45:41Mais, pour le moment,
45:42on l'a si peu vu...
45:43Les costumes de M. Balladur,
45:44ne sont-ils pas anglais, non ?
45:46Non, je crois que c'est fait rouge,
45:47si vous voulez que je sois indiscret.
45:48C'est ce que j'ai entendu dire.
45:49Très bien.
45:50Non, non, c'est français.
45:50Voici une indiscrétion.
45:52Alors, Jospin, donc.
45:54Jospin, je crois que...
45:55Non, vous savez qu'il devrait
45:55s'habiller, lui,
45:56un peu dans l'esprit
45:57de le sacre des poètes disparus,
46:00vous voyez.
46:01Ah, très romantique,
46:02très poétique, quand même.
46:02Oui, oui, oui, oui,
46:03parce qu'il a quand même
46:03ses beaux cheveux blancs,
46:04je ne disais pas
46:04parce que les miens sont blancs,
46:06avec des vestes tuides,
46:08mais joliment coupées,
46:09des chemises à carreaux,
46:11un nœud papillon.
46:13Un nœud papillon ?
46:14Oui, je le vois bien
46:15avec un nœud papillon.
46:16Oui.
46:17Oui, sinon,
46:17ça l'aurait très bien.
46:18une pochette imprimée,
46:21voilà, comme ça,
46:22avec des pantalons,
46:23dans le même tuide,
46:24ou comme ça,
46:25mais du tuide élégant,
46:27pas du tuide artiste.
46:28Oui, il y en a un
46:29qui porte souvent
46:30des nœuds papillons,
46:31c'est M. Fidiou.
46:32Mais moi, j'aime assez
46:33les...
46:34Ah, vous aimez bien.
46:34J'aime assez les nœuds papillons.
46:35Quand j'étais enfant,
46:36j'allais avec des énormes nœuds
46:37à l'école.
46:38Non, mais je pense
46:38que j'allais donner
46:39un côté un peu plus gentil
46:41parce que quelquefois,
46:41avec ses nouveaux lunettes,
46:42son regard un peu trop perçant,
46:44ça adoucirait un peu.
46:44Bon, alors très bien.
46:45Donc le conseil,
46:46si Lionel Jospin
46:47suit l'émission ce soir...
46:48Si au passage,
46:48il baisserait la voix
46:49d'un demi-ton,
46:49ça serait encore mieux.
46:50Qui Lionel Jospin ?
46:51Je trouve que sa voix
46:51est un peu haute.
46:52Ah bon ?
46:52Je trouve que c'est
46:54un peu agressif,
46:54elle sonne.
46:56Ah !
46:56Alors Jacques Chirac.
46:58Jacques Chirac.
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