00:10C'est une question de correction de la part de Michel Berger et de la mienne par rapport au public
00:16qui va bien nous voir.
00:17Il n'y a pas de raison que tout le monde soit au courant de ce qu'on fait avant
00:20qu'eux l'aient vu.
00:22Vous aimez réserver des surprises à votre public ?
00:24Non, et puis je crois que quand on fait un spectacle et qu'on y pense depuis longtemps et qu
00:27'on travaille dessus jour et nuit,
00:30on a envie que la primeur soit pour le public qui vient le voir.
00:33Mais il y aura de l'informatique, tout ça va être très organisé par l'ordinateur ?
00:39Il y a des ordinateurs, oui. Le plus difficile à organiser dans ce spectacle, c'est que pour ainsi dire,
00:43tout est sur l'ordinateur maintenant.
00:44Les lumières sont sur l'ordinateur, la scène qui bouge par plusieurs endroits comme les gens pourront le voir sont
00:50entièrement programmées sur l'ordinateur.
00:53La plupart des instruments des musiciens sont programmés sur l'ordinateur, donc il faut espérer que rien ne tombe en
01:00panne.
01:00L'électronique est au service du spectacle.
01:03Oui, et justement, Jenny, quand on est sur scène et qu'on sait qu'il y a cet univers qui
01:06est relié par l'ordinateur
01:08et qu'elle a limite le moindre petit truc pour être le grain de sable dans le mécanisme,
01:11est-ce que c'est sécurisant ou au contraire c'est presque angoissant ?
01:16Disons que c'est peut-être à chaque fois un problème à surmonter ?
01:20C'est un petit peu angoissant, oui, parce que bon, on y passe jour et nuit, là, depuis.
01:25Ça fait 15 jours maintenant qu'on passe jour et nuit à Bercy.
01:30Moi, avec les miliciens, on y passe, en général, on répète, de 2h de l'après-midi à 2h du
01:34matin.
01:34Ensuite, les gens de la technique prennent le relais pour tout mettre au point.
01:41On a déjà eu deux pannes depuis qu'on a commencé.
01:44Oui, la panne de courant, c'est l'enfer.
01:46Parce que c'est-à-dire qu'il faut refaire le programme de l'ordinateur depuis le départ.
01:51Alors, il faut espérer qu'il n'y aura pas de panne de courant.
01:54Je supplie, le DF, je ne peux pas...
01:59La barbe, c'est parce que vous aviez une panne de rasoir ?
02:02Non, non, d'abord, c'est pas parce que j'ai pas eu le temps de me raser.
02:06C'est par superstition.
02:07Quand je fais un spectacle, je me rage...
02:09En général, une semaine avant le début du spectacle,
02:12je me rase jamais jusqu'au premier jour du spectacle.
02:14Donc, je me raserais de ma...
02:16Je ne deviendrai pas barbu sur scène.
02:18Oui.
02:18Alors, tout à l'heure, vous avez failli prononcer le mot de zénith.
02:21Le zénith, c'était...
02:22C'était il y a combien de temps ?
02:23Non, je dis zénith parce que...
02:25C'était un bon souvenir ?
02:26Oui, oui, oui, bien sûr que c'était un bon souvenir.
02:28Regardez, on voit sur ces images, c'était...
02:30C'était le moment où vous étiez juste à la fin de la préparation.
02:33Oui, c'était le réflexion, c'était il y a quoi ? Il y a trois ans, maintenant ?
02:36Trois ans et demi ?
02:37Euh... Il y a trois ans, oui.
02:39C'était un bon souvenir, je vous ai ?
02:41Oui, c'était un...
02:42Tous mes spectacles sont des bons souvenirs, acquisés, marchés,
02:45acquisés moins bien marchés, c'est pas un problème, mais...
02:46Oui, c'est de ça que dans la vie, il m'attendait d'un point reçu, d'un grand camour,
02:54taille détruit, puis l'amour qu'on n'attendait plus, on n'a jamais vraiment perdu,
03:02c'est toujours, la tréduire, à tout le monde.
03:08C'était en répétition au zénith, vous êtes de plus en plus exigeant avec vous-même,
03:15trois ans après, c'est un effort à accomplir, encore plus grand ?
03:19Non, ce n'est pas un effort, c'est un plaisir.
03:22Mais c'est vrai qu'à fur et à mesure qu'on fait des spectacles,
03:27on essaye d'abord toujours de faire des spectacles qui ne ressemblent pas au spectacle qu'on a fait avant.
03:31Donc il faut toujours trouver quelque chose de nouveau,
03:33essayer d'innover des nouvelles méthodes, un nouveau répertoire,
03:37d'une nouvelle façon de construire les idées de décors, de lumières.
03:42Pour ça, nous avons Jacques Rovérolis qui nous fait un boulot superbe.
03:46Et puis, ce n'est pas un effort, non, c'est simplement qu'on a le souci de faire surtout
03:52un spectacle qui nous plaise,
03:53et puis surtout un spectacle qui plaise aux gens qui viennent nous voir.
03:56Et puis alors, il y a le travail aussi de Berger, parce que bon,
04:00Jojo à Bercy, on a envie de Gabriel et de quelques autres, mais il y aura Gabriel.
04:06Mais c'est la première fois qu'il y a un travail aussi intensif avec quelqu'un qui est un
04:10peu le, disons, le chef d'orchestre de l'ensemble, Berger.
04:14Mais oui, c'est-à-dire que Berger fait un travail essentiel pour moi, c'est que d'abord il
04:18me libère d'un certain tracas,
04:20c'est-à-dire le tracas de la technique, de tout ça, ce qui me permet moi de répéter avec
04:24les musiciens.
04:24Et puis, Berger, c'est un artiste aussi.
04:28Donc, il comprend beaucoup mieux les artistes, être un artiste lui-même,
04:32que si j'avais fait appel à un metteur en scène qui ne soit que metteur en scène.
04:39Vous avez lu le bouquin d'Alan, là, dans l'ombre de Johnny, aux éditions Carrière la Fonte ?
04:45Non, pas encore, mais je suis très fâché avec lui, parce qu'il ne me l'a pas encore envoyé.
04:48Ah bon ?
04:48On va vous le donner, alors.
04:49Alors, c'est plein de choses gentilles, et en particulier, on découvre un personnage
04:56que les gens connaissent peut-être moins bien lorsqu'ils le regardent uniquement sur scène,
05:01en particulier l'instinct de protection de Johnny Hallyday, c'est vrai ça ?
05:05Je ne sais pas.
05:06Vous protégez dans la vie quotidienne du monde qui vous entoure ?
05:10J'essaye surtout de me protéger par rapport aux médias, par rapport aux gens avec qui je vis.
05:17Oui, en général, ma vie privée a été tellement par les médias exploités dans les journaux,
05:26que finalement, en général, avec les femmes avec qui j'ai vécu, ça s'est toujours mal terminé.
05:30Alors maintenant, je fais très attention.
05:32Oui, en tout cas, vous serez dans notre média demain soir, puisque vous serez en direct de votre loge,
05:38l'invité de Patrick Poivre d'Arvor, dans notre édition de 20h, à quelques minutes du...
05:43J'allais dire du grand bon, du grand bon dans l'inconnu, quand on monte sur scène la première fois.
05:48Il y a toujours un moment d'émotion quand c'est la première fois qu'on...
05:50Je crois que les grands moments d'émotion qu'on a quand on fait un spectacle,
05:54c'est d'abord, il y a la préparation, et c'est surtout la première fois qu'on monte sur
05:57cette scène.
05:58Et puis, le grand moment d'émotion, également, c'est le soir de la dernière.
06:03Le soir où on dit au revoir, et c'est pour de bon.
06:06Johnny, vous attendiez quand même à ce que ce soit complet, avant même qu'il y ait l'affichage ?
06:10Non.
06:11C'est une bonne surprise, hein ?
06:12C'est une bonne surprise, c'est déjà un souci en moi.
06:15Surtout que vous êtes en partie producteur du spectacle, vous avez investi vos finances.
06:19Oui, avec Jean-Claude Camus.
06:20Avec Jean-Claude Camus.
06:21Il y a 19 représentations au Palais des Sports de Bercy, je tiens à signaler que le 4 octobre,
06:26ce sera de toute façon la dernière.
06:27Et la dernière que vous avez voulu donner au bénéfice de la recherche pour le CIDA.
06:32Oui, parce que je pense qu'ils ont besoin d'argent, et je crois que tout le monde devrait faire
06:37quelque chose.
06:38Voilà, l'idée se donne à Bercy, à partir de demain soir.
06:42Demain soir, il se donne à...
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