Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Invité du Journal de 13h de TF1, Johnny Hallyday vient présenter les concerts exceptionnels qu’il s’apprête à donner au Palais Omnisports de Paris-Bercy. Au cours de l’interview, il évoque la préparation de ce spectacle hors norme, les innovations scéniques prévues et son impatience de retrouver son public pour l’un des grands événements musicaux de l’année 1987.

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:10C'est une question de correction de la part de Michel Berger et de la mienne par rapport au public
00:16qui va bien nous voir.
00:17Il n'y a pas de raison que tout le monde soit au courant de ce qu'on fait avant
00:20qu'eux l'aient vu.
00:22Vous aimez réserver des surprises à votre public ?
00:24Non, et puis je crois que quand on fait un spectacle et qu'on y pense depuis longtemps et qu
00:27'on travaille dessus jour et nuit,
00:30on a envie que la primeur soit pour le public qui vient le voir.
00:33Mais il y aura de l'informatique, tout ça va être très organisé par l'ordinateur ?
00:39Il y a des ordinateurs, oui. Le plus difficile à organiser dans ce spectacle, c'est que pour ainsi dire,
00:43tout est sur l'ordinateur maintenant.
00:44Les lumières sont sur l'ordinateur, la scène qui bouge par plusieurs endroits comme les gens pourront le voir sont
00:50entièrement programmées sur l'ordinateur.
00:53La plupart des instruments des musiciens sont programmés sur l'ordinateur, donc il faut espérer que rien ne tombe en
01:00panne.
01:00L'électronique est au service du spectacle.
01:03Oui, et justement, Jenny, quand on est sur scène et qu'on sait qu'il y a cet univers qui
01:06est relié par l'ordinateur
01:08et qu'elle a limite le moindre petit truc pour être le grain de sable dans le mécanisme,
01:11est-ce que c'est sécurisant ou au contraire c'est presque angoissant ?
01:16Disons que c'est peut-être à chaque fois un problème à surmonter ?
01:20C'est un petit peu angoissant, oui, parce que bon, on y passe jour et nuit, là, depuis.
01:25Ça fait 15 jours maintenant qu'on passe jour et nuit à Bercy.
01:30Moi, avec les miliciens, on y passe, en général, on répète, de 2h de l'après-midi à 2h du
01:34matin.
01:34Ensuite, les gens de la technique prennent le relais pour tout mettre au point.
01:41On a déjà eu deux pannes depuis qu'on a commencé.
01:44Oui, la panne de courant, c'est l'enfer.
01:46Parce que c'est-à-dire qu'il faut refaire le programme de l'ordinateur depuis le départ.
01:51Alors, il faut espérer qu'il n'y aura pas de panne de courant.
01:54Je supplie, le DF, je ne peux pas...
01:59La barbe, c'est parce que vous aviez une panne de rasoir ?
02:02Non, non, d'abord, c'est pas parce que j'ai pas eu le temps de me raser.
02:06C'est par superstition.
02:07Quand je fais un spectacle, je me rage...
02:09En général, une semaine avant le début du spectacle,
02:12je me rase jamais jusqu'au premier jour du spectacle.
02:14Donc, je me raserais de ma...
02:16Je ne deviendrai pas barbu sur scène.
02:18Oui.
02:18Alors, tout à l'heure, vous avez failli prononcer le mot de zénith.
02:21Le zénith, c'était...
02:22C'était il y a combien de temps ?
02:23Non, je dis zénith parce que...
02:25C'était un bon souvenir ?
02:26Oui, oui, oui, bien sûr que c'était un bon souvenir.
02:28Regardez, on voit sur ces images, c'était...
02:30C'était le moment où vous étiez juste à la fin de la préparation.
02:33Oui, c'était le réflexion, c'était il y a quoi ? Il y a trois ans, maintenant ?
02:36Trois ans et demi ?
02:37Euh... Il y a trois ans, oui.
02:39C'était un bon souvenir, je vous ai ?
02:41Oui, c'était un...
02:42Tous mes spectacles sont des bons souvenirs, acquisés, marchés,
02:45acquisés moins bien marchés, c'est pas un problème, mais...
02:46Oui, c'est de ça que dans la vie, il m'attendait d'un point reçu, d'un grand camour,
02:54taille détruit, puis l'amour qu'on n'attendait plus, on n'a jamais vraiment perdu,
03:02c'est toujours, la tréduire, à tout le monde.
03:08C'était en répétition au zénith, vous êtes de plus en plus exigeant avec vous-même,
03:15trois ans après, c'est un effort à accomplir, encore plus grand ?
03:19Non, ce n'est pas un effort, c'est un plaisir.
03:22Mais c'est vrai qu'à fur et à mesure qu'on fait des spectacles,
03:27on essaye d'abord toujours de faire des spectacles qui ne ressemblent pas au spectacle qu'on a fait avant.
03:31Donc il faut toujours trouver quelque chose de nouveau,
03:33essayer d'innover des nouvelles méthodes, un nouveau répertoire,
03:37d'une nouvelle façon de construire les idées de décors, de lumières.
03:42Pour ça, nous avons Jacques Rovérolis qui nous fait un boulot superbe.
03:46Et puis, ce n'est pas un effort, non, c'est simplement qu'on a le souci de faire surtout
03:52un spectacle qui nous plaise,
03:53et puis surtout un spectacle qui plaise aux gens qui viennent nous voir.
03:56Et puis alors, il y a le travail aussi de Berger, parce que bon,
04:00Jojo à Bercy, on a envie de Gabriel et de quelques autres, mais il y aura Gabriel.
04:06Mais c'est la première fois qu'il y a un travail aussi intensif avec quelqu'un qui est un
04:10peu le, disons, le chef d'orchestre de l'ensemble, Berger.
04:14Mais oui, c'est-à-dire que Berger fait un travail essentiel pour moi, c'est que d'abord il
04:18me libère d'un certain tracas,
04:20c'est-à-dire le tracas de la technique, de tout ça, ce qui me permet moi de répéter avec
04:24les musiciens.
04:24Et puis, Berger, c'est un artiste aussi.
04:28Donc, il comprend beaucoup mieux les artistes, être un artiste lui-même,
04:32que si j'avais fait appel à un metteur en scène qui ne soit que metteur en scène.
04:39Vous avez lu le bouquin d'Alan, là, dans l'ombre de Johnny, aux éditions Carrière la Fonte ?
04:45Non, pas encore, mais je suis très fâché avec lui, parce qu'il ne me l'a pas encore envoyé.
04:48Ah bon ?
04:48On va vous le donner, alors.
04:49Alors, c'est plein de choses gentilles, et en particulier, on découvre un personnage
04:56que les gens connaissent peut-être moins bien lorsqu'ils le regardent uniquement sur scène,
05:01en particulier l'instinct de protection de Johnny Hallyday, c'est vrai ça ?
05:05Je ne sais pas.
05:06Vous protégez dans la vie quotidienne du monde qui vous entoure ?
05:10J'essaye surtout de me protéger par rapport aux médias, par rapport aux gens avec qui je vis.
05:17Oui, en général, ma vie privée a été tellement par les médias exploités dans les journaux,
05:26que finalement, en général, avec les femmes avec qui j'ai vécu, ça s'est toujours mal terminé.
05:30Alors maintenant, je fais très attention.
05:32Oui, en tout cas, vous serez dans notre média demain soir, puisque vous serez en direct de votre loge,
05:38l'invité de Patrick Poivre d'Arvor, dans notre édition de 20h, à quelques minutes du...
05:43J'allais dire du grand bon, du grand bon dans l'inconnu, quand on monte sur scène la première fois.
05:48Il y a toujours un moment d'émotion quand c'est la première fois qu'on...
05:50Je crois que les grands moments d'émotion qu'on a quand on fait un spectacle,
05:54c'est d'abord, il y a la préparation, et c'est surtout la première fois qu'on monte sur
05:57cette scène.
05:58Et puis, le grand moment d'émotion, également, c'est le soir de la dernière.
06:03Le soir où on dit au revoir, et c'est pour de bon.
06:06Johnny, vous attendiez quand même à ce que ce soit complet, avant même qu'il y ait l'affichage ?
06:10Non.
06:11C'est une bonne surprise, hein ?
06:12C'est une bonne surprise, c'est déjà un souci en moi.
06:15Surtout que vous êtes en partie producteur du spectacle, vous avez investi vos finances.
06:19Oui, avec Jean-Claude Camus.
06:20Avec Jean-Claude Camus.
06:21Il y a 19 représentations au Palais des Sports de Bercy, je tiens à signaler que le 4 octobre,
06:26ce sera de toute façon la dernière.
06:27Et la dernière que vous avez voulu donner au bénéfice de la recherche pour le CIDA.
06:32Oui, parce que je pense qu'ils ont besoin d'argent, et je crois que tout le monde devrait faire
06:37quelque chose.
06:38Voilà, l'idée se donne à Bercy, à partir de demain soir.
06:42Demain soir, il se donne à...
Commentaires

Recommandations