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  • il y a 1 an
Le 14 septembre 1987, Johnny Hallyday est l'invité du Journal de 13h sur TF1. À l'occasion de la promotion de ses concerts événements à Bercy, il évoque son retour sur scène, son public, et sa passion intacte pour le rock. Un moment rare en plateau, à la croisée de l'actualité musicale et médiatique de l'époque.

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Musique
Transcription
00:00C'est une question de correction de la part de Michel Berger de la mienne par rapport au public qui va bien nous voir.
00:18Il n'y a pas de raison que tout le monde soit au courant de ce qu'on fait avant que eux l'aient vu.
00:22Vous aimez réserver des surprises à votre public ?
00:24Non, et puis je crois que quand on fait un spectacle et qu'on y pense depuis longtemps et qu'on travaille dessus jour et nuit,
00:30on a envie que la primeur soit pour le public qui vient le voir.
00:33Mais il y aura de l'informatique, tout ça va être très organisé par l'ordinateur ?
00:39Il y a des ordinateurs, oui. Le plus difficile à organiser dans ce spectacle, c'est que pour ainsi dire, tout est sur ordinateur maintenant.
00:44Les lumières sont sur ordinateur, la scène qui bouge par plusieurs endroits, comme les gens pourront le voir,
00:50sont entièrement programmées sur ordinateur.
00:54La plupart des instruments, des musiciens sont programmés sur ordinateur.
00:57Donc, il faut espérer que rien ne tombe en panne, quoi.
01:00L'électronique est au service du spectacle.
01:03Oui, et justement, Jenny, quand on est sur scène et qu'on sait qu'il y a cet univers qui est relié par l'ordinateur
01:08et qu'elle a limite le moindre petit truc pour être le grain de sable dans le mécanisme,
01:11est-ce que c'est sécurisant ou au contraire, c'est presque angoissant ?
01:16Disons que c'est peut-être à chaque fois un problème à surmonter ?
01:19C'est un petit peu angoissant, oui, parce que, bon, on y passe jour et nuit, là, depuis...
01:25Ça fait 15 jours, maintenant, qu'on passe jour et nuit à Bercy.
01:30Moi, avec les miliciens, on y passe, en général, on répète, de 2h de l'après-midi à 2h du matin.
01:35Ensuite, les gens de la technique prennent le relais pour tout mettre au point.
01:40Enfin, on a déjà eu 2 pannes depuis qu'on a commencé.
01:43Oui, la panne de courant, c'est l'enfer, parce que c'est-à-dire qu'il faut refaire le programme de l'ordinateur depuis le départ.
01:51Alors, il faut espérer qu'il n'y aura pas de panne de courant, je supplie le DF de ne pas...
01:57Vous allez en dire, alors.
01:59La barbe, c'est parce que vous aviez une panne de rasoir ?
02:02Non, non, d'abord, c'est pas parce que j'ai pas eu le temps de me raser, c'est par superstition.
02:07Donc, quand je fais un spectacle, je me rage, en général, une semaine avant le début du spectacle,
02:12je me rase jamais jusqu'au premier jour du spectacle.
02:15Donc, je me raserais de ma... je n'y aurais pas barbu sur scène.
02:18Oui. Alors, tout à l'heure, vous avez failli prononcer le mot de zénith.
02:21Le zénith, c'était... c'était il y a combien de temps ?
02:23Non, je dis zénith parce que...
02:25C'est un bon souvenir ?
02:26Oui, oui, oui, bien sûr que c'est un bon souvenir.
02:28Regardez, on voit sur ces images, c'était le moment où vous étiez juste à la fin de la préparation.
02:33Oui, c'était le réparti. C'était il y a quoi ? Il y a 3 ans, maintenant, 3 ans et demi.
02:37C'était un bon souvenir, je disais ?
02:41Oui, c'était un... tous mes spectacles sont des bons souvenirs.
02:43Qu'ils aient marché, qu'ils aient moins bien marché, c'est pas un problème, mais...
02:46C'était en répétition au zénith. Vous êtes de plus en plus exigeant avec vous-même.
03:00C'était en répétition au zénith. Vous êtes de plus en plus exigeant avec vous-même.
03:153 ans après, c'est un effort à accomplir encore plus grand ?
03:20Non, ce n'est pas un effort, c'est un plaisir.
03:22Mais c'est vrai qu'à fur et à mesure qu'on fait des spectacles, on essaye d'abord toujours de faire des spectacles qui ne ressemblent pas au spectacle qu'on a fait avant.
03:31Donc il faut toujours trouver quelque chose de nouveau, essayer d'innover des nouvelles méthodes, un nouveau répertoire, d'une nouvelle façon de construire les idées de décors, de lumières.
03:42Pour ça, nous avons Jacques Rovérolis qui nous fait un boulot superbe.
03:46Et puis, ce n'est pas un effort, non.
03:49C'est simplement qu'on a le souci de faire surtout un spectacle qui nous plaise et puis surtout un spectacle qui plaise aux gens qui viennent nous voir.
03:56Et puis alors, il y a le travail aussi de Berger parce que, bon, Jojo à Bercy, on a envie de Gabriel et de quelques autres.
04:04Mais il y aura Gabriel.
04:05Oui, il y aura Gabriel quand même.
04:06Mais c'est la première fois qu'il y a un travail aussi intensif avec quelqu'un qui est un peu le, disons, le chef d'orchestre de l'ensemble, Berger.
04:13Mais oui, c'est-à-dire que Berger fait un travail essentiel pour moi.
04:17C'est que d'abord, il me libère d'un certain tracas, c'est-à-dire le tracas de la technique, de tout ça, ce qui me permet moi de répéter avec les miliciens.
04:25Et puis, Berger, c'est un artiste aussi.
04:28Donc, il comprend beaucoup mieux les artistes, être un artiste lui-même, que si j'avais fait appel à un metteur en scène qui ne soit que metteur en scène.
04:39Vous avez lu le bouquin d'Alan, là, dans l'ombre de Johnny, au sépiration Carrière la Fonte ?
04:44Non, pas encore, mais je suis très fâché avec lui parce qu'il ne me l'a pas encore envoyé.
04:48Ah bon ?
04:48On va vous le donner, alors ?
04:49Alors, c'est plein de choses gentilles et en particulier, on découvre un personnage que les gens connaissent peut-être moins bien lorsqu'ils le regardent uniquement sur scène.
05:01En particulier, l'instinct de protection de Johnny Hallyday. C'est vrai, ça ?
05:06Je ne sais pas.
05:06Est-ce que vous vous protégez dans la vie quotidienne du monde qui vous entoure ?
05:10J'essaye surtout de me protéger par rapport aux médias, par rapport aux gens avec qui je vis.
05:17En général, ma vie privée a été tellement par les médias exploités dans les journaux que finalement, en général, avec les femmes avec qui j'ai vécu, ça s'est toujours mal terminé.
05:30Alors maintenant, je fais très attention.
05:32Oui. En tout cas, vous serez dans notre média demain soir puisque vous serez en direct de votre loge l'invité de Patrick Poivre d'Arvor dans notre édition de 20h à quelques minutes du...
05:42J'allais dire du grand bon, du grand bon dans l'inconnu quand on monte sur scène la première fois.
05:48Il y a toujours un moment d'émotion quand c'est la première fois qu'on...
05:51Je crois que les grands moments d'émotion qu'on a quand on fait un spectacle, c'est d'abord, il y a la préparation et c'est surtout la première fois qu'on monte sur cette scène.
05:58Et puis le grand moment d'émotion, également, c'est le soir de la dernière.
06:03Le soir où on dit au revoir et c'est pour de bon.
06:07Johnny, vous attendiez quand même à ce que ce soit complet avant même qu'il y ait l'affichage ?
06:10Non.
06:11C'est une bonne surprise.
06:12C'est une bonne surprise, c'est déjà un souci en moi.
06:15Surtout que vous êtes en partie producteur du spectacle, vous avez investi vos finances.
06:19Oui, avec Jean-Claude Camus.
06:20Avec Jean-Claude Camus.
06:21Et 19 représentations au Palais des Sports de Bercy.
06:24Je tiens à signaler que le 4 octobre, ce sera de toute façon la dernière.
06:27Oui.
06:28Et la dernière que vous avez voulu donner au bénéfice de...
06:31De la recherche pour le cidre.
06:31De la recherche pour le cidre.
06:32Je pense qu'ils ont besoin d'argent et je crois que tout le monde devrait faire quelque chose.
06:38Voilà.
06:39Hallyday se donne à Bercy à partir de demain soir.
06:42Demain soir, il se donne à...
06:44Merci.
06:45Merci.
06:46Merci.
06:47Merci.
06:48Merci.
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