00:01En Afrique du Sud, à 5 jours de l'ultimatum du 30 juin, fixé par plusieurs mouvements anti-immigration,
00:08des groupes citoyens exigent le départ des étrangers en situation irrégulière.
00:12Figure de cette mobilisation, Jacinta Ngobe Zezuma, fondatrice du mouvement March & March,
00:17rejette toute responsabilité en cas de violence.
00:21Si quelqu'un veut désigner des responsables, qu'il commence par ceux qui ont permis l'immigration clandestine dès le
00:27départ.
00:27Ce sont eux qui devraient assumer la responsabilité de tout ce qui se passera le 30 juin.
00:32Ne nous pointez pas du doigt. Nous avons fait ce qu'il fallait.
00:35Nous nous sommes exposés en première ligne et aujourd'hui le monde entier nous observe,
00:39nous traite de tous les noms et nous insulte, tandis que le gouvernement agit.
00:43Comme si la question de l'immigration clandestine était notre problème.
00:46Ce n'est pas notre problème s'il y a des immigrés clandestins dans le pays.
00:50Nous n'avons invité personne.
00:51Sur le terrain, la date du 30 juin qui ne repose sur aucune décision officielle est largement relayée sur les
00:58réseaux sociaux.
00:59Cette poussée du sentiment anti-immigrés intervient à quelques mois des élections locales prévues en novembre.
01:07Notre victoire serait de voir le gouvernement dire aux Sud-Africains,
01:10« Nous vous avons entendu. Nous allons faire ce que vous nous demandez.
01:14Nous allons vous donner la priorité, faire respecter les lois du pays et modifier ces lois qui, après 32 ans,
01:21n'ont fait qu'apporter de nouveaux problèmes dans le pays. »
01:25A l'approche du 30 juin, les autorités sont sous pression pour éviter que cet ultimatum informel
01:30ne débouche sur des attaques visant les communautés étrangères.
01:33Le Mozambique, le Malawi et le Ghana ont déjà organisé le rapatriement de centaines de leurs ressortissants.
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