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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 24/06/2026
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00:01Good evening, thank you for choosing Median TV to inform you.
00:04Here are the titles of your journal.
00:07Washington and Teheran do not speak the same language on the Detroit d'Harmouz.
00:11Teheran wants to pay the navires.
00:13Aucun payage will be accepted by Washington.
00:16Donald Trump is on his social platform.
00:21The minister of the Defense of Israel 4 affirms
00:24qu'il n'y a aucune exigence américaine
00:26pour qu'Israël se retire du sud du Liban.
00:29Une condition qui aurait été posée par Teheran dans ses négociations avec Washington.
00:35Et puis tout un royaume derrière les lions de l'Atlas.
00:37Le Maroc dispute ce soir à 23h son dernier match de groupe face à Haïti.
00:42Les hommes de Mohamed Wahbi ont l'occasion de confirmer leur statut de favori
00:46et de valider leur ticket pour les 16e de finale avec la première place visée.
00:56L'Iran et les États-Unis ont signé il y a une semaine un protocole pour mettre fin aux hostilités
01:02ouvrant ainsi la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.
01:07Washington et Teheran ne parlent toujours pas le même langage sur le Detroit d'Harmouz.
01:12Teheran a bien l'intention de faire payer les navires.
01:15Aucun payage, aucun frais d'assurance et aucun autre frais de quelque nature que ce soit
01:22ne sera accepté par Washington à Tony Donald Trump sur sa plateforme social.
01:30Le protocole d'accord avec les États-Unis est une déclaration de défaite de l'Amérique.
01:35Ce sont les mots du négociateur en chef de l'Iran pour Mohamed Baralibaf.
01:40Ce règlement est le fruit, je le cite, de la résistance et de la détermination de l'Iran
01:45qui souhaite l'interaction et non la confrontation avec les pays de la région.
01:54Il s'est exprimé alors que Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine,
01:58poursuit sa tournée éclair dans les pays du Golfe qui doivent des armées composées
02:04avec la situation post-guerre.
02:06Ils ont payé au prix fort l'offensive américano-israélienne
02:09lancé le 28 février contre l'Iran, ciblé en représailles par des missiles et des drones iraniens
02:15lors d'une guerre dont ils ne voulaient pas.
02:21Au Liban, des tirs israéliens ont fait deux morts hier.
02:24Pourtant, une cinquième session de négociation a bien débuté à Washington.
02:28Le président libanais a rappelé qu'il s'opposait à toute occupation israélienne de la Partie du Sud.
02:33Et pour le ministre israélien de la Défense,
02:36les États-Unis n'ont pas exigé d'Israël qu'il retire ses troupes du sud du Liban,
02:42une condition qui aurait été posée par Terran dans ses négociations avec Washington.
02:50Une première en Afrique, et c'est le Maroc que Léonie Cable Solutions a choisi
02:54pour implanter sa nouvelle unité industrielle.
02:58Elle sortira de terre à Kenitra.
03:00La pose de la première pierre a été réalisée hier à l'Atlantique Free Zone de la ville,
03:05avec ce projet.
03:07En tout cas, le groupe allemand compte mobiliser un investissement de 630 millions de dirhams,
03:12soit près de 60 millions d'euros pour le ministre marocain de l'Industrie et du Commerce.
03:17Cette décision confirme l'attractivité et la compétitivité croissante de la plateforme industrielle marocaine
03:25en tant que partenaire incontournable des leaders mondiaux de l'automobile.
03:30Je vous propose d'écouter Aïda Fathie, directeur de l'industrie automobile au ministère de l'Industrie.
03:38Nous avons lancé aujourd'hui les travaux de construction d'une nouvelle usine du groupe Léonie au Maroc,
03:45dans la région de Rabat-Sadekénitra à Atlantique Free Zone.
03:49Il ne s'agit pas simplement du lancement d'une nouvelle unité industrielle du groupe au Maroc,
03:55puisqu'il s'agit de la localisation au Maroc et en Afrique d'une nouvelle division du groupe Léonie.
04:04Il s'agit de Léonie Cables, LCS.
04:07Il s'agit d'une activité à forte valeur ajoutée de câbles automobiles unifilaires et multifilaires
04:16et aussi de câbles de transmission de données pour les véhicules de nouvelle génération,
04:21donc pour la conduite autonome et autres.
04:22Il s'agit, comme je le disais, de la première présence industrielle de Léonie Cables au Maroc et en Afrique.
04:32Il s'agit d'une unité industrielle qui épouse les standards internationaux en termes de durabilité et en termes de
04:44digitalisation
04:45et qui marque la transformation de la présence industrielle de Léonie au Maroc vers des activités à plus forte valeur
04:54ajoutée.
04:54Donc c'est un investissement de 640 millions de dirhams et 200 emplois à forte valeur ajoutée, à forte technicité.
05:01Il s'agira aussi d'un transfert de compétences et cette usine inclura également un centre de formation.
05:09Donc cette nouvelle activité au Maroc épouse parfaitement les orientations royales de Sa Majesté le Roi que Dieu l'assiste
05:16avec un renforcement de notre souveraineté industrielle.
05:20À présent, écoutons Chiam El-Hnoui, directeur de l'usine Léonie Cables Solutions au Maroc.
05:29Aujourd'hui, c'est un moment historique pour Léonie.
05:33La pose de la première pierre de cette unité de production de 48 000 m²
05:38avec un espace de production de 24 000 m²
05:41et un montant d'investissement qui dépasse les 630 millions de dirhams.
05:48C'est un investissement bien évidemment très important
05:52et c'est un point d'ancrage de la confiance de Léonie
05:56qui monte dans les avantages du Maroc, de notre royaume,
06:02ce que nous pouvons offrir en termes d'installation
06:05et en même temps pour accueillir la nouvelle génération des usines connectées.
06:10On est en train de parler de l'activité du câble de nouvelle génération.
06:15C'est des câbles pour les voitures connectées,
06:19pour data cable, tout ce qui est information des voitures.
06:23Et en même temps, c'est une nouvelle activité
06:26dans le cadre de développement de Léonie au Maroc.
06:29Ça fait 55 ans qu'on est présent au Maroc
06:32et avec cette nouvelle unité de production,
06:36nous confirmons et nous corroborons notre confiance
06:40dans la capacité du Maroc, dans ses compétences, ses talents.
06:43Et on va aller de l'avant pour bien évidemment terminer la construction
06:47et avoir les meilleures technologies dans un site connecté.
06:52Nous restons dans la ville de Kenitra qui ne cesse de mettre le turbo sur le développement industriel du royaume.
06:58Et justement sur place, l'Association marocaine pour l'industrie et la construction automobile
07:03y organise la huitième édition du Salon de la compétitivité industrielle automobile,
07:08réunissant plus de 170 exposants issus de 12 pays
07:12et portant des perspectives d'affaires estimées à plus de 2 milliards de dirhams.
07:16L'événement ambitionne d'accélérer l'intégration locale, l'innovation industrielle
07:21et la transition vers le véhicule électrique.
07:24Je vous propose d'écouter Rachid Machou,
07:26président de l'Association marocaine pour l'industrie et la construction automobile.
07:30Aujourd'hui nous sommes au cœur de l'événement Salon de la compétitivité
07:35qui est un rendez-vous international devenu incontournable
07:40où nous avons tous les industriels, les fédérations et les associations autour du secteur automobile
07:47à la fois européenne, africaine, chinoise et Moyen-Orient
07:52qui se réunissent ici pour traiter et échanger sur les opportunités d'échange et de transfert entre les pays
08:04et les opportunités d'industrialisation.
08:06Donc le secteur automobile est un secteur pilier pour notre économie.
08:11Aujourd'hui nous avons réalisé plus de 15 milliards de dollars d'exports l'année 2025
08:20et nous avons des forecasts qui nous cessent d'augmenter.
08:24Alors ceci dit, pour garder cette avance et cette prospérité sur notre secteur,
08:31il faudrait absolument passer aux étapes suivantes.
08:34Donc les paris de l'énergie sont indispensables.
08:37Le pari de la compétitivité et de l'innovation dans les processus industriels,
08:42le développement transversal de notamment certains métiers comme l'ingénierie,
08:46la fabrication des machines, la maîtrise des process sont incontournables
08:51sur les prochaines étapes pour la réussite de notre secteur.
08:55Ceci est donc grâce à la vision éclairée de Sa Majesté,
09:01que ce salon est organisé d'ailleurs sur le haut patronage de Sa Majesté Line Solo.
09:07Et donc aujourd'hui l'opportunité pour nous pour converger vers des objectifs communs
09:13entre les industriels, les organismes de formation.
09:16Certaines universités aussi sont invitées à participer avec nous.
09:21Je voulais annoncer dans les titres tout en royaume derrière les lions de l'Atlas.
09:26Le Maroc dispute aujourd'hui son dernier match de groupe face à Haïti.
09:31Ce sera 23 heures marocaines.
09:32Les hommes de Mohamed Wahbi ont l'occasion de confirmer leur statut de favori
09:37et de valider leur ticket pour les 16e de finale.
09:41En face à Haïti jouera l'une de ses dernières cartes dans la compétition.
09:45Les lions de l'Atlas devront afficher leur sérieux habituel
09:48pour éviter toute mauvaise surprise et poursuivre leur parcours avec confiance.
09:53On écoute le sélectionneur des lions de l'Atlas.
10:01Nous aurons l'occasion d'y revenir dans nos prochaines éditions.
10:05À présent, place à l'invité de soirée.
10:16Plus de 3000 participants venus des 5 continents sont réunis à Tangier
10:22à l'occasion du 8e congrès mondial des cités et gouvernements locaux unis.
10:26Organisé sous le patronage de Sa Majesté le roi Mohamed VI,
10:29cet événement, place les collectivités territoriales au cœur des grands défis contemporains,
10:35développement, climat, inclusion sociale, mobilité, emploi ou encore accès aux services publics.
10:41Et dans son message adressé aux participants,
10:43le souverain a rappelé que l'avenir se construisait aussi à l'échelle des territoires.
10:48Alors, les régions sont-elles devenues les nouveaux moteurs du développement ?
10:51Pour en parler, nous avons le plaisir d'être avec Marca Bouhida,
10:55présidente de l'association des régions du Maroc.
10:58Et bien sûr, faut-il rappeler, présidente de la région de Guelmen Mouednoun,
11:02elle est en direct de Casablanca avec nous.
11:05Marca Bouhida, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
11:09Bonsoir, merci à vous.
11:11Alors, Tangier accueille en ce moment l'un des plus importants rendez-vous mondiaux
11:16consacrés aux collectivités territoriales.
11:19Que représente pour le Maroc l'organisation dont elle est venu ?
11:22Est-ce une reconnaissance internationale du chemin parcouru par le royaume
11:27en matière de régionalisation avancée ?
11:30D'abord, on est très heureux de recevoir et d'abriter cette édition du Congrès des CGLU.
11:40Ce n'est pas la première fois que le Maroc organise un tel événement.
11:44C'est le deuxième congrès qui se tient au Maroc.
11:46La première fois, c'était en 2013.
11:50Depuis 2013, vous le savez très bien, le Maroc a abrité de très grands événements à l'échelle internationale.
11:55Et je pense qu'aujourd'hui, nous sommes de plus en plus rodés à ce genre d'événement.
12:02Tangier est une très belle ville, très attractive.
12:05C'est aussi l'occasion pour nous d'abord de faire connaître notre pays,
12:11mais aussi de faire connaître les avancées considérables qu'a fait le Maroc en matière de démocratie locale
12:18et en matière de gestion territoriale en général.
12:23Justement, plus de 3000 participants, je le disais, il y a des maires de grandes métropoles,
12:28des ministres et des experts qui se réunissent en ce moment à Tangier.
12:33Quel est précisément ce message que le Maroc souhaite porter à travers ce congrès ?
12:39D'abord, le Maroc se présente comme terre d'accueil pour les grands événements à l'international.
12:45Le Maroc aussi se présente comme modèle indiscutable aujourd'hui sur la scène internationale
12:50en termes de décentralisation.
12:52Le Maroc aussi se présente comme modèle innovant puisqu'on s'inscrit aussi dans cette nouvelle génération.
12:59Le thème aujourd'hui de ce congrès est la nouvelle génération des services publics universels.
13:06Et je pense que le Maroc peut à la fois proposer des solutions,
13:10mais aussi écouter, échanger, discuter et apprendre des autres pour pouvoir évoluer ensemble.
13:16Nous aurons l'occasion de revenir sur ce thème, mais avant cela revenons sur le message royal.
13:22Dans son message, Sa Majesté le Roi Mohamed VI a rappelé que la régionalisation avancée
13:27est constituée en choix stratégique.
13:2915 ans après son lancement dans le Royaume, quels sont selon vous les principaux acquis ?
13:36D'abord, Sa Majesté le Roi Mohamed VI ne cesse dans l'ensemble pratiquement de ses discours
13:41d'insister sur la nécessité de réussir la régionalisation avancée
13:45qui est effectivement un chantier royal, un chantier stratégique
13:49et qui assoit cette vision royale du Maroc des territoires.
13:54Et je pense qu'aujourd'hui, le Maroc, qui a commencé la décentralisation depuis très longtemps,
14:00a choisi de manière tout à fait volontariste de s'inscrire dans une régionalisation avancée,
14:06c'est-à-dire de donner de plus en plus de pouvoir au territoire pour une gestion libre,
14:11pour une gouvernance territoriale bien encadrée, bien structurée
14:16et pour, bien entendu, renforcer la présence d'une élite politique
14:23et renforcer surtout la démocratie locale.
14:26Donc, je pense que nous avons tous les atouts aujourd'hui.
14:28La régionalisation n'est plus un slogan, mais c'est une réalité.
14:33On est passé par plusieurs étapes
14:35depuis l'avènement de la Commission royale sur la régionalisation avancée.
14:40Aujourd'hui, nous sommes dans des processus de mise en place.
14:43Sa Majesté l'a rappelé parfaitement bien avec le nouveau programme,
14:48le PDTI qui a été adopté récemment des 200 milliards de dirhams
14:51et qui constitue encore une fois une nouvelle génération de programmes,
14:55pas la première, mais une dernière génération de programmes
14:58qui vont permettre justement de réduire les écarts entre les territoires.
15:03Et je pense que c'est un défi, c'est un très beau défi pour nous élus,
15:08mais pour l'ensemble de la population.
15:10– Vous disiez que la régionalisation n'était plus un slogan,
15:14c'est du concret maintenant.
15:16Alors, est-ce que les régions disposent aujourd'hui réellement
15:20de moyens nécessaires pour exercer pleinement leurs compétences ?
15:25– Écoutez, je pense que l'arsenal juridique est là, il est très clair.
15:29Je pense qu'aujourd'hui, la région dispose d'un rôle prééminent
15:34à travers la constitution, à travers les lois organiques.
15:37Il y a une architecture institutionnelle des collectivités territoriales
15:44dans laquelle la région a tout son poids et a tout son mot à dire,
15:49mais bien sûr dans un cadre tout à fait complémentaire
15:51et dans un écosystème qui donne à chaque niveau
15:55à la fois ses prérogatives, mais aussi les moyens pour exercer ses prérogatives.
15:59Et je pense que c'est là où tout se joue,
16:04c'est par rapport à ce qu'on peut faire et comment on peut le faire.
16:07Aujourd'hui, la planification territoriale est un rôle des régions
16:11et les régions exercent cette planification territoriale.
16:15Bien entendu, nous ne l'exerçons pas seuls.
16:17Justement, Barca Bouhida, le souverain souligne que la région est devenue
16:21un espace de planification stratégique d'investissement et de développement.
16:27Maintenant, dans quelle mesure cette vision se traduit concrètement sur le terrain ?
16:32Écoutez, l'ensemble des régions aujourd'hui disposent d'une vision territoriale très claire,
16:38à long terme, mais aussi à moyen terme.
16:40Cette vision nous permet de décliner cette stratégie en programmes et en projets concrets
16:48qu'on va pouvoir et qu'on peut aussi mettre en place et exécuter.
16:53Ce sont ce qu'on appelle les plans de développement régionaux
16:56que moi j'ai tendance parfois à appeler les plans régionaux stratégiques de développement.
17:01Parce qu'effectivement, ce sont des plans stratégiques de développement.
17:03Et donc, à partir de là, nous exerçons et nous déployons les moyens nécessaires,
17:11humains et autres, pour pouvoir justement exécuter ces projets-là,
17:15bien entendu dans une cohérence totale avec les politiques publiques
17:23et dans un cadre de partenariat global.
17:26Parce que la région seule ne peut pas travailler seule.
17:28Encore une fois, la régionalisation est un concept.
17:31La régionalisation est un écosystème.
17:33La régionalisation est un état d'esprit que tout le monde doit comprendre
17:39et auquel tout le monde doit adhérer.
17:41Et donc, à partir de là…
17:42La régionalisation…
17:43Comprendre…
17:43Oui, dites-moi.
17:45La régionalisation en état d'esprit, c'est ce que vous disiez.
17:48Certains observateurs estiment qu'elle est encore en phase de transition.
17:53Est-ce que vous le pensez aussi ?
17:56Écoutez, nous avons dix ans d'exercice aujourd'hui.
17:58Et je pense qu'il y a un retour sur expérience qui est extrêmement positif.
18:01Aujourd'hui, quand on regarde depuis 2015 à aujourd'hui,
18:04effectivement le mandat initial était un mandat, on va dire, constitutif,
18:10où on a beaucoup travaillé sur les textes juridiques qui permettent d'asseoir la régionalisation.
18:17Et le mandat actuel est un mandat d'exécution.
18:20Toutes les régions ont pu valider leur plan de développement régional.
18:24Toutes les régions sont en train d'exécuter leur plan.
18:26Les agences régionales d'exécution de projets sont bel et bien placées, existent et travaillent.
18:35Et donc, il y a effectivement du concret aujourd'hui.
18:37On n'est pas en train de dire que ça reste un concept et ce n'est pas quelque chose
18:41de concret.
18:42Au contraire, je pense qu'il y a un retour sur expérience qui est très encourageant.
18:48On peut faire mieux, bien entendu, si on a beaucoup plus de moyens, à la fois financiers et humains.
18:53Et je pense qu'on travaille là-dessus.
18:56Le dernier amendement qui a été voté par le Parlement permet à la fois d'augmenter les ressources des régions,
19:03mais donne aussi beaucoup plus de flexibilité aux agences régionales d'exécution de projets
19:08puisqu'il y a une reconversion de ces agences en sociétés de développement régionales d'exécution de projets
19:13pour leur donner plus de flexibilité, c'est-à-dire qu'elles vont bénéficier du statut de SA, de société
19:18anonyme,
19:18qui va nous permettre d'aller beaucoup plus vite.
19:21Et si vous regardez bien le projet de loi qui est passé au Parlement,
19:25il permet à cette nouvelle version des AREP de prendre beaucoup plus de projets au niveau régional.
19:31Et donc, ça veut dire qu'il y a de la confiance dans ce que font les régions, qu'on
19:35y croit,
19:36que tout le monde y croit.
19:38Et l'autre preuve aussi, c'est aussi l'accompagnement des institutions nationales, mais aussi internationales.
19:44Je pense qu'on est très bien vus au niveau international.
19:47C'est une très belle expérience.
19:49Il va falloir la continuer.
19:50Bien entendu, les défis sont là.
19:52Et je pense que sa majesté dans le discours royal, dans la lettre royale hier était très claire,
19:58en parlant justement des grands défis, principalement la préparation des élites politiques
20:04et le renforcement justement des capacités pour avoir des compétences locales
20:11qui permettent de porter cette régionalisation.
20:15Donc, si je suis votre raisonnement, disons qu'en parlant de régionalisation,
20:19presque tous les voyants sont au vert, même s'il y a des défis à relever
20:23et que la question des ressources financières et humaines reste centrale.
20:28Alors, on va en venir maintenant au thème de ce congrès,
20:31de ce huitième congrès mondial des cités et gouvernements locaux unis
20:35qui est consacré à une nouvelle génération de services publics locaux universels.
20:40Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?
20:42Les attentes des citoyens à l'égard des collectivités,
20:45est-ce qu'elles ont profondément changé ou pas ?
20:49Écoutez, les attentes des citoyens changent en fonction du contexte
20:56et de l'environnement dans lequel nous vivons.
20:58Mais bien entendu, dans le monde entier,
21:00les soucis du citoyen sont pratiquement très communs d'une part
21:05ou sont très communs d'un endroit à l'autre.
21:07On parle de mobilité, on parle de transport public,
21:10on parle d'éclairage, on parle d'éducation, on parle de santé,
21:13on parle d'emploi, on parle de financement.
21:15Je pense qu'aujourd'hui, le citoyen du monde cherche d'abord un cadre de vie sécurisé,
21:23un cadre de vie dans lequel il va pouvoir justement avoir une vie équilibrée,
21:28pouvoir travailler, pouvoir accéder aux services publics
21:32et avoir effectivement, et pourquoi pas,
21:34tiré avantage des nouvelles technologies de l'IA pour aller encore plus loin.
21:40Et donc, effectivement, il y a bien sûr dans un contexte qui n'est pas facile,
21:45dans un contexte assez compliqué avec le changement climatique,
21:48principalement les crises économiques, les crises politiques.
21:52Et donc, dans tout ça, il va falloir naviguer pour trouver des solutions au quotidien
21:57aux citoyens dans le monde et les territoires sont très concernés.
22:00Nous sommes appelés tous les jours et interpellés.
22:04Les territoires sont concernés, les collectivités locales sont en première ligne,
22:10vous le disiez, pour faire face à ces défis climatiques, sociaux, économiques.
22:15Ils sont en quelque sorte devenus, n'est-ce pas,
22:17de véritables laboratoires des politiques publiques ?
22:21Écoutez, il s'agit justement, quand on travaille dans le local,
22:25quand on comprend le local, c'est d'abord la meilleure définition des besoins vient du citoyen.
22:31Elle est au niveau local et donc la proximité est très importante.
22:35Et la meilleure aussi orientation vers les solutions vient aussi du citoyen.
22:41Et donc, le travail dans la proximité est très important.
22:44Cela d'abord renforce la démocratie locale,
22:47renforce aussi la confiance entre le citoyen et les institutions,
22:52facilite la mise en place des solutions et nous permet d'avoir un impact direct et rapide
23:00sur la qualité de vie que nous souhaitons justement donner aux citoyens.
23:05Et donc, je pense que travailler dans la proximité,
23:08concevoir des politiques territoriales dans la proximité est la clé justement,
23:14d'abord du Maroc que nous voulons, mais aussi du monde de demain.
23:17Et de plus en plus, nous le voyons, la gouvernance territoriale doit se développer,
23:23doit aller dans ce sens.
23:24Et je pense que là, justement, l'objectif de ce congrès, c'est d'échanger,
23:30de s'écouter les uns les autres, d'imaginer ensemble des solutions innovantes et d'aller de l'avant.
23:36Imaginer ensemble des solutions innovantes.
23:39Sa Majesté le Roi Mohamed VI, dans son message, a également mis en avant la coopération décentralisée avec l'Afrique,
23:46notamment à travers le Fonds africain d'appui à la coopération décentralisée internationale.
23:51Quel rôle jouent aujourd'hui les régions marocaines dans cette dynamique africaine ?
23:57Écoutez, nous sommes très fiers de ce fonds d'appui à la coopération décentralisée africaine
24:04entre le Maroc et les autres régions et les autres collectivités territoriales africaines.
24:09Et je peux vous dire que c'est un fonds extrêmement dynamique.
24:13Il y a un engouement très important vis-à-vis de ce fonds.
24:17Les collectivités territoriales marocaines à tous les niveaux sont très intéressées et sont dynamiques
24:24et réalisent et continuent à réaliser des projets concrets parce que l'originalité du fonds,
24:30c'est que le fonds attaque ou en tout cas s'adresse et cible des projets très concrets
24:36qui ont un impact direct sur la population.
24:39On a un retour sur expérience aujourd'hui dans plusieurs collectivités territoriales africaines
24:43avec plusieurs collectivités territoriales marocaines.
24:46Et je pense que c'est un vrai modèle à prendre en compte qu'on est fiers de pouvoir aussi
24:52le présenter
24:53dans des événements comme celui du congrès de CGLU 2026.
24:58Et aujourd'hui, à l'approche des grands rendez-vous que sont la Coupe du Monde 2030,
25:04les projets de transition énergétique ou encore les stratégies de développement territorial,
25:10quels rôles les régions seront-elles appelées ou amenées à jouer ?
25:15Écoutez, je pense que l'événement de la Coupe du Monde 2030 peut avoir un effet accélérateur
25:24pour toutes les réformes territoriales qui sont mises en place ou alors qui sont en train de se mettre en
25:31place.
25:31Et je pense que c'est une belle occasion pour nous tous d'abord de mettre à niveau nos périmètres
25:39toutes les villes marocaines,
25:40mais pas que les villes marocaines.
25:42D'ailleurs, Sa Majesté, dans ses derniers discours, notamment le discours du Trône,
25:47insistait beaucoup sur la nécessité de maintenir et de renforcer l'équilibre territorial
25:54et de réduire ces disparités territoriales.
25:57Donc, moi, je pense qu'on doit saisir cette occasion de ces grands événements internationaux,
26:01notamment la Coupe du Monde 2030,
26:03pour accélérer la réduction de ces gaps entre les différents territoriaux au niveau rural,
26:10mais aussi mettre à niveau accélérer…
26:14Bien sûr, accélérer le développement de nos villes.
26:18Mais cela ne peut pas se faire, il faut le reconnaître.
26:20Je pense que l'État, aujourd'hui, fait beaucoup d'efforts.
26:22Il y a des programmes, il y a des projets, il y a un rattrapage qui est en train de
26:27se faire,
26:28mais il faut aussi qu'il y ait une prise de conscience collective, qu'il y ait une volonté collective
26:33et qu'il y ait aussi, je pense, un investissement de plus en plus important dans la formation
26:39et dans la compréhension des droits et obligations des uns et des autres.
26:45Je pense que c'est très important qu'il y ait un mouvement vraiment collectif
26:50qui nous apporte tous et qui nous emmène tous et toutes vers la réussite, incha'Allah, de cet événement
26:58et au-delà, parce que la Coupe du Monde a une limite, mais le Maroc n'a pas de limite.
27:03Et je pense que c'est là tout le secret de ces réformes territoriales.
27:09Le Maroc n'a pas de limite.
27:11Au fond, aujourd'hui, le véritable défi, aujourd'hui, est-il de transférer davantage de compétences aux régions
27:16ou de leur donner les moyens d'exercer pleinement celles qu'elles détiennent déjà ?
27:23Alors écoutez, on ne cesse de le dire.
27:25Je pense que la régionalisation, pour la résumer, se base sur deux éléments fondamentaux.
27:36Le premier, c'est la décentralisation, c'est-à-dire le renforcement de cette démocratie locale,
27:45mais aussi responsabiliser les élus locaux, mais aussi la déconcentration.
27:49Ça veut dire que l'État, au niveau central, va devoir donner de plus en plus de prérogatives
27:55aux services extérieurs au niveau régional.
27:58Ce que je disais au début, c'est que la régionalisation, ce n'est pas un seul conseil, c'est
28:02un écosystème.
28:03Et c'est tout le monde ensemble, dans un territoire donné, qui peut réussir la régionalisation.
28:11Et là, effectivement, il y a encore un chemin à faire.
28:13Je pense qu'il y a une volonté politique de part et d'autre.
28:17Il y a peut-être parfois une compréhension qui n'est pas au même niveau.
28:21Il y a aussi parfois certaines inquiétudes chez les uns et les autres.
28:25Il y a aussi le coût de cette déconcentration.
28:27Mais avant tout, je pense qu'il va falloir aller de l'avant et accélérer cette déconcentration.
28:37C'est notre appel.
28:37On appelle tout le temps à chaque fois qu'on a l'occasion.
28:40On appelle de plus en plus de déconcentration.
28:42Ça veut dire donner les pouvoirs aux services extérieurs dans les régions.
28:47Donnez le pouvoir aux régions et faites confiance au territoire.
28:51Donnez le pouvoir aux régions et faites confiance au territoire.
28:54Jean-Marc Abouida, merci pour toutes ces précisions.
28:57Merci d'avoir répondu à nos questions.
29:00Avec plaisir.
29:01À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique avec Rachid Farah.
29:12Le Maroc ne cherche plus seulement à attirer davantage de touristes, mais aussi des visiteurs à plus forte valeur ajoutée.
29:19Avec l'objectif de 23 millions de touristes à l'horizon 2030, les autorités misent de plus en plus sur
29:25le tourisme d'affaires.
29:26Un segment qui génère généralement des dépenses supérieures au tourisme de loisirs.
29:30Congrès, salons professionnels, événements internationaux, aux voyages d'entreprises.
29:35Ce marché est appelé à jouer un rôle central dans la stratégie touristique nationale, notamment à Casablanca, Rabat, Marrakech et
29:43Tanger.
29:43L'enjeu est également de mieux rentabiliser les infrastructures et qui seront développées à l'approche de la Coupe du
29:49monde 2030
29:49et de réduire la dépendance du secteur ou seule saison touristique traditionnelle.
29:54Mais alors que le tourisme cherche à gagner en valeur ajoutée, un autre secteur marocain tente surtout de préserver ses
30:01parts de marché.
30:02Le textile marocain fait face à une pression croissante de la concurrence turque.
30:06On cause des produits souvent plus compétitifs en prix qui gagnent du terrain aussi bien sur le marché marocain que
30:13sur certains marchés d'exportation.
30:14Pour les industriels, le défi dépasse la simple question commerciale.
30:19C'est tout un secteur qui emploie des dizaines de milliers de personnes et qui représente l'un des principaux
30:24pourvoyeurs de devise du royaume qui se retrouve sous pression.
30:28Face à cette situation, les professionnels appellent à renforcer la compétitivité de la filière à travers davantage d'intégrations industrielles,
30:35une montée en gamme de la production et une meilleure valorisation du label Made in Morocco.
30:41L'enjeu est de taille, conserver la place du Maroc dans les chaînes d'approvisionnement européennes alors que la concurrence
30:47internationale devient de plus en plus intense.
30:52Après 18 mois de réformes, la Côte d'Ivoire pourrait bientôt sortir de la liste grise du groupe d'accent
30:57financière Logafi.
30:59Cette évolution constituerait un signal positif pour les investisseurs internationaux et renforcerait la crédibilité du pays sur les marchés financiers.
31:07Les autorités ivoiriennes ont multiplié les mesures visant à renforcer la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement
31:15du terrorisme afin de répondre aux exigences internationales.
31:19Une sortie de cette liste améliorerait davantage l'attractivité financière du pays et faciliterait ses relations avec les partenaires internationaux.
31:27La stabilité financière est également un enjeu majeur dans une région confrontée aux incertitudes géopolitiques mondiales.
31:34Selon l'agence Fitch Ratings, les banques de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale disposent de fondamentaux
31:41suffisamment solides pour absorber les conséquences d'un éventuel choc lié aux tensions entre les États-Unis et l'Iran.
31:47L'agence estime que le secteur bancaire régional reste globalement capable de résister aux turbulences extérieures malgré un contexte international
31:56marqué par de fortes incertitudes.
31:58Une évaluation rassurante pour les investisseurs présents dans la région alors que les marchés restent attentifs aux risques géopolitiques et
32:05à leurs conséquences sur les économies émergentes.
32:09Et parmi les secteurs stratégiques du continent, le pétrole qui joue un rôle déterminant.
32:14Au Congo, la production pétrolière a progressé de près de 10%.
32:19Pourtant, cette hausse n'est plus traduite par une augmentation équivalente des recettes d'exportation.
32:23La volatilité des cours internationaux poursuit en effet la limitation des gains financiers tirés de cette croissance de la production.
32:31Une situation qui rappelle la forte dépendance des économies pétrolières africaines à l'évolution des marchés mondiaux, de l'énergie
32:38et la nécessité de diversifier davantage leurs sources de revenus.
32:43Direction maintenant l'Europe et l'Asie aux plusieurs indicateurs économiques retiennent l'attention.
32:48La Chine appelle à la mise en place de règles plus strictes concernant le développement de l'intelligence artificielle.
32:54Les autorités s'inquiètent notamment des risques liés à une éventuelle perte de contrôle des systèmes les plus avancés.
33:01Pékin plaide ainsi pour une gouvernance internationale capable d'accompagner le développement de cette technologie tout en limitant ses dérives
33:08potentielles.
33:09Un débat qui prend de l'ampleur partout dans le monde à mesure que l'intelligence artificielle transforme les économies
33:16et redessine les équilibres de puissance technologique.
33:19Pendant ce temps, les effets du changement climatique continuent de peser sur plusieurs secteurs.
33:25Les épisodes de chaleur extrême observés ces dernières semaines affectent déjà certaines productions agricoles.
33:30Blé desséché, volailles fragilisées, rendement menacé, les agriculteurs européens font face à des conditions météorologiques particulièrement difficiles.
33:40Cette situation ravive les inquiétudes concernant la sécurité alimentaire et l'adaptation des systèmes agricoles ou nouvelles réalités climatiques.
33:49Au-delà des exploitations agricoles, ces phénomènes pourraient également avoir des répercussions sur les prises alimentaires dans plusieurs pays européens.
33:56Un contexte qui s'ajoute à une activité économique encore hésitante dans plusieurs pays européens.
34:02En France, les derniers indicateurs PMI montrent que le recul de l'activité du secteur privé semble ralentir au mois
34:09de juin.
34:09Si les signaux restent mitigés, les entreprises observent une légère amélioration par rapport au mois précédent.
34:15L'économie française demeure néanmoins confrontée à une demande encore fragile, à une consommation prudente et à un environnement international
34:23incertain.
34:25Dans l'invité culture de ce soir, Mriam Hamlechi reçoit Omar Balada, écrivain et artiste.
34:41Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
34:44Écrire sur l'Indalouse, c'est souvent raconter les batailles, les traités et les dates qui ont changé le monde.
34:51Avec son nouveau roman Bouabdil, le destin d'un roi déchu, Omar Balada choisit une toute autre voie, celle du
34:58cœur, de la solitude et du sacré.
35:00L'auteur nous plonge ici dans les derniers jours d'un empire, à l'heure où Grenade vacille, un roi
35:07affronte la solitude du pouvoir.
35:10Entre pactes secrets, tragédie familiale et enfin l'exil vers Fès, nous découvrons le portrait mystique d'un roi poète.
35:19C'est une fresque envoûtante et pour reprendre les mots si justes de l'écrivain sur l'ultime héritage d
35:27'une civilisation qui s'efface.
35:29Omar Balada, c'est un plaisir de vous avoir avec nous ce soir. Merci d'avoir accepté cette invitation.
35:34Merci à vous et merci à Median TV. Je viens toujours avec grand plaisir.
35:40Un plaisir renouvelé d'ailleurs de vous recevoir.
35:42On était là à l'occasion de votre dernier livre, enfin avant celui-ci, Le Dernier Roi de Séville.
35:48D'abord, je montre l'affiche, la couverture de votre livre, que je tiens entre les mains.
35:53Cette fois-ci, nous explorons le destin d'un roi déchu, Boabdil.
35:59Expliquez-nous un petit peu pourquoi ce choix ?
36:02Écoutez, ce choix est une suite logique du dernier roi de Séville, fait partie de la famille des Abadides.
36:12Là, c'était l'apogée de l'Andalousie musulmane du XIe et XIIe siècle.
36:18Là, on est en 1492 et c'est la chute de Grenade et bien évidemment la chute de l'Andalousie,
36:26toute l'Andalousie musulmane.
36:27C'est la fin de cette saga exceptionnelle qui a commencé par un exil et qui s'est terminée par
36:37une civilisation exceptionnelle
36:38et qui est toujours d'actualité actuellement.
36:41Le début de la chute, on va dire, de cet effacement de cette civilisation qui continue à exister quand même
36:51dans nos mémoires et dans notre histoire.
36:54Qu'est-ce qui vous fascine dans le destin de ce roi déchu, justement ?
36:58Alors, ce roi qui n'a pas eu de chance, parce que ce qui reste en mémoire, dans la mémoire
37:05des gens, c'est qu'il était malchanceux.
37:07Zorbi, comme on l'appelait.
37:10D'ailleurs, c'est un terme andalous qui veut dire malchanceux, qui n'a pas eu de chance.
37:13Sauf qu'on oublie souvent, les Nasrides dont il fait partie étaient en déclin depuis presque un siècle.
37:23Et c'est tombé sur lui, ça aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre.
37:27C'était de toutes les façons inévitables que la chute s'inscrive dans son sillon.
37:34C'est ça ce qu'on peut dire.
37:35– En tout cas, ce sont les destins de souverains andalous, comme je le disais, déchus, dont la trajectoire se
37:43termine au Maroc,
37:44que ce soit pour le dernier roi de ses vies ou celui-ci.
37:46– Absolument.
37:47– Du coup, il y a ce lien qui se fait, évidemment, entre…
37:50– Ce lien est une trame qui est entre deux, ces deux romans.
37:55La seule différence, c'est que nous avons le même destin,
37:59sauf que pour le premier, il est différent du deuxième,
38:02parce que le premier, il a été banni de son pays
38:05et il est parti en bagne à Ahmed, au sud du Maroc.
38:11– Bon, Abdil a choisi l'exil, c'est très différent,
38:15parce qu'il ne pouvait plus concevoir et voir dans les yeux de ses concitoyens cette défaite.
38:24Il est parti à Fès, chez cousins qui étaient les rois de notre pays,
38:34c'est-à-dire les Mérinides, c'était ses cousins du côté de sa mère.
38:40Donc, c'était un exil voulu, contrairement à Al-Muatib et Dibna Abed.
38:44Tous les deux, c'étaient des poètes, tous les deux ont été déchus,
38:49mais l'un obligé et l'autre, c'était de son propre gré.
38:53– Et dans la démarche de l'écriture, comment ça s'est passé ?
38:57Comment êtes-vous revenu sur cette histoire, sur cette époque, sur ces personnages ?
39:02Il y a aussi le personnage féminin de la mère qui a joué son rôle.
39:05Parlez-nous un petit peu de l'impact qu'elle a eu sur ce roi.
39:11– Pour ces deux rois, si on peut, excusez-moi de parler toujours des mêmes romans,
39:16pour le premier, c'était Timède, on ne peut pas oublier cette femme qui était exceptionnelle.
39:22– Et l'amour que portait Al-Muatib et Dibna Abed envers cette femme,
39:28il lui a fait changer de nom, elle était une esclave,
39:31il s'appelait Romay Qiyya, il lui a donné son propre nom au féminin
39:34et il est resté avec lui jusqu'à la fin.
39:36Il ne l'a jamais renié et lui non plus.
39:38Et tous les deux étaient poétesses d'ailleurs,
39:42c'est pour ça qu'il l'a rencontré sur les rives de l'Ouad al-Kabir.
39:48Pour celui qui nous concerne aujourd'hui, donc Bouabdil,
39:52qui s'appelle Mohamed le XIIe de son nom,
39:56Bouabdil, sa femme est issue d'une grande famille des abensérages
40:02qui était puissante à l'époque.
40:04Et sa mère avait une très grande personnalité.
40:11Et son père s'est enquiquiné avec une jeune Andalouse chrétienne
40:18et la mère d'Abouabdil n'a jamais accepté ça.
40:22Donc elle a fomenté un coup d'État contre son mari,
40:25donc contre le propre père d'Abouabdil.
40:27C'est comme ça que le début de la fin a commencé.
40:31Donc un tiraillement entre deux femmes,
40:34sa propre femme et sa propre mère.
40:37En fait, c'est elle qui tirait les ficelles
40:39et qui avait par la suite envoyé une lettre piégée aux Castillans
40:44pour faire tomber son mari au profit de son fils.
40:47Et justement, les dynamiques de clan,
40:49les trahisons familiales que vous abordez,
40:52donc on revient un petit peu à cette époque.
40:54Bien sûr, c'est des tribus, c'est des tribals,
40:56un système tribal et très difficile à gérer,
41:02aussi bien pour Bouabdil que son père.
41:05– Et puis vous évoquez aussi ce pacte secret,
41:08c'est le soleil avec les rois catholiques.
41:11– Sauver l'essentiel, c'était de cela qu'il était question.
41:15– Oui, c'était pour sauver, pour la mère de Bouabdil,
41:19c'était pour sauver le royaume,
41:23mais au profit de son fils, pas de son mari qui l'a trahi.
41:27Donc, question de trahison, d'alliance, de tiraillement entre des tribus.
41:38C'est la même histoire qui se répète un peu partout dans le monde.
41:42– Et puis pour Bouabdil, justement,
41:45est-ce que c'était une capitulation par faiblesse quand il a capitulé,
41:49ou un acte de courage politique ?
41:51– Qu'est-ce qu'il essaie de réaliser concrètement ?
41:57– Oui, il ne faut pas oublier que c'est un roman,
41:59donc c'est une histoire romancée,
42:00basée sur des faits historiques avérés,
42:03c'est que les Nasrides étaient à la fin de leur règne.
42:09Il ne faut pas oublier qu'ils sont restés deux siècles et demi,
42:12mais c'était la seule unité arabo-musulmane qui restait en Andalousie.
42:18Ils étaient envahis de partout,
42:20tiraillés entre les Castillans et entre les autres restes des Visigoths.
42:25Donc, c'était obligatoire, c'était une fin déjà programmée à l'avance.
42:33Donc, si la mère de Bouabdil n'avait pas pactisé avec les Castillans,
42:39de toutes les façons, ça serait terminé dans le bain, un bain de sang.
42:44Voilà, donc, ce n'est pas une mauvaise chose,
42:48contrairement à ce que les gens disent,
42:50sinon ce serait une crise, une catastrophe.
42:53Et puis, ils n'avaient pas les moyens,
42:54les arabo-musulmans n'avaient plus le moyen,
42:56c'était le seul bastion qui restait en Andalousie.
42:59– Et on est revenu sur cette fin, justement, dans ce roman,
43:04et justement, vous le disiez à l'instant, c'est un roman,
43:07donc c'est une histoire qui est assez romancée,
43:10comment vous avez trouvé cet équilibre entre documentation,
43:15reproduction de faits réels,
43:16et aussi personnification, on va dire, de ces personnages,
43:22puisque vous leur donnez une personnalité,
43:24vous essayez de construire un petit peu l'environnement
43:26dans lequel ils ont vécu,
43:28et aussi de reproduire les dynamiques telles qu'elles étaient,
43:33telles qu'elles ont existé,
43:34mais on reste dans la supposition,
43:36tout en se basant sur, évidemment, des traces écrites.
43:40– Bien sûr.
43:40– Écoutez, quand on écrit ce genre de roman,
43:46de toute façon, c'est mon deuxième,
43:48sur sept, ce sont deux romans historiques,
43:51je ne voudrais pas focaliser là-dessus.
43:53Par contre, en revanche, pour écrire ce genre de roman,
43:57il faut bien un fondement historique et de recherche,
44:00ça, c'est une évidence.
44:02Ce que j'apporte, c'est des...
44:08Je grossis certains faits qui me plaisent,
44:10par exemple l'amour de la timède envers le Moëtiamid,
44:15le même amour que porte Boabdil envers sa femme,
44:18le respect qu'il avait envers sa famille,
44:22les liens qui se tissaient entre les tribus, etc.
44:25Cela, c'est écrit de façon romanesque, poétique,
44:28c'est ce qui m'intéresse le plus.
44:30Et c'est aussi une manière de raconter de l'histoire,
44:37souvent sanglante, parce que c'était quand même des guerres,
44:42des morts et des jeux.
44:44Et par la magie de la poésie, on arrive à mieux voir
44:49et suivre une histoire tragique.
44:52Parce que quand on le lit, quand on lit ce roman,
44:55on est beaucoup plus pris par la fibre poétique,
44:59aussi bien des uns que les autres.
45:04Même dans le premier roman,
45:06le dernier roi de Séville, c'est la même chose.
45:08C'est le même cheminement.
45:09– Vous parlez justement de fibre poétique,
45:12et vous parlez d'un roi qui était aussi poète, finalement.
45:14Donc c'est une manière de lui rendre aussi cet hommage, j'imagine.
45:18– Bien sûr, bien évidemment.
45:20Et puis les meilleurs, on oublie souvent de le dire,
45:24mais les meilleurs poèmes de Mouassimi de Boulain Abed,
45:27ce sont eux de l'exil, ceux de l'exil.
45:30Ils sont d'une beauté exceptionnelle,
45:32que j'ai traduit aussi bien en français qu'en arabe.
45:35– Des fois c'est dans la souffrance qu'on puise…
45:37– Bien sûr, les meilleurs moments.
45:39– Les meilleurs moments, plutôt son inspiration.
45:43En tout cas, comment dépeignez-vous le fait
45:46de l'époque qui accueille ce souverain déchu ?
45:49Est-ce que c'est une terre de consolation pour lui,
45:52ou plutôt le prolongement tout simplement de cette douleur ?
45:57– Bien évidemment les deux.
45:59Il est parti chez ses cousins,
46:01mais sur le plan historique, j'ai cherché un peu partout
46:04les traces de Mouassimi, je ne les ai pas trouvées,
46:07ça veut dire qu'il n'a pas été obligé,
46:09il était pratiquement obligé de se taire.
46:12Il était chez les siens, mais il ne faut pas oublier
46:13qu'il était un roi déchu parmi d'autres rois
46:16qui, même s'ils sont de son propre sang.
46:18Donc il devait absolument se taire.
46:23Et puis l'histoire m'a donné raison.
46:26Il paraît qu'il y aurait un mausolée de Bouabdi-la-Fez
46:33sur les hauteurs des collines, là où il y a les vieux cimetières.
46:37Mais est-ce que c'est vrai ou pas ?
46:38Ça n'a jamais été vérifié.
46:42– En tout cas, après avoir consacré un livre à Séville,
46:46le dernier roi à Séville, puis maintenant Grenade,
46:50est-ce que vous considérez avoir fermé ce cercle historique,
46:53en tout cas lié à cette époque andalouse ?
46:55– Excellente question.
46:57Je vous réponds tout de suite et tout de go, pas du tout.
46:59Parce qu'il reste…
47:01– Il reste beaucoup de choses à explorer.
47:03– Non, mais il reste d'abord…
47:04J'ai commencé par le milieu, c'est-à-dire le Moït Amid,
47:07l'éclatement et l'éblouissement de la civilisation arabo-musulmane
47:13et la fin de cette civilisation 1492, le 15e siècle.
47:17Reste le début.
47:18Comment a été fait ?
47:20Comment cette civilisation a commencé en Andalousie, en Andalousie ?
47:26Comment ?
47:27Ça, c'est le début, c'est par exode.
47:29Et bien sûr, c'est Abdallah Hamel Ier.
47:32Celui-là, je lui consacrerai, incha'Allah, un autre roman.
47:36– On a hâte de le lire également.
47:39– Et la boucle sera bouclée.
47:40– La boucle sera à ce moment-là.
47:42Bouclée, vous l'avez dit, vous avez écrit pas mal de livres.
47:45Ce sont deux romans historiques.
47:47On attendra donc un troisième.
47:49Et en attendant, on a un recueil de nouvelles qui devrait bientôt paraître.
47:55– Absolument.
47:55– Sur Jacques Brel.
47:56– Ah oui, vous savez tout.
47:59– Je vous laisse en parler.
48:01– Alors, pour Jacques Brel, c'est un chanteur, interprète,
48:05mais surtout pour moi, c'est un poète.
48:07Et son écriture, qui est cynique et qui va directement au but,
48:13m'intéresse, m'a toujours bercé mon enfance, m'a toujours aimé.
48:17J'ai toujours aimé en parler et le chanter également.
48:21Mais là, mon prochain livre sur lui sera un choix de 50 chansons de Brel,
48:2950 textes que je réécris à ma manière.
48:32C'est-à-dire, celui qui va lire n'importe quelle nouvelle, il y en a ses comptes,
48:36va comprendre tout de suite que c'est telle chanson de Brel.
48:39Mais écrit à ma manière, réécrit et repensé d'une façon différente.
48:44– On a hâte de découvrir tout cela.
48:46Merci à vous, Omar Barada, d'avoir été mon invité.
48:49Merci pour ces livres, pour votre écriture, votre travail
48:52et cette documentation dont on a besoin aujourd'hui.
48:57– Merci, merci à vous, merci.
48:58– C'est la fin de l'Invité Culture pour ce soir.
49:00Je vous souhaite une très bonne soirée.
49:04– Voilà, qui referme aussi cette première tranche de Soir Info.
49:07Merci de l'avoir suivi dans quelques instants,
49:08au Nouveau Point et sur l'actualité.
49:11– Sous-titrage ST' 501
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