00:00La robotique c'est une aide à la chirurgie et que en tant que chirurgien, toute aide qu'on peut
00:03m'apporter, je l'apprends
00:05parce que je pense que ça peut améliorer ma pratique quotidienne, mon bien-être et j'espère le résultat de
00:09mes patients.
00:20On est un centre principalement spécialisé en chirurgie prothétique, donc du dégénératif, traitant de l'arthrose,
00:25majoritairement du membre inférieur, on effectue aujourd'hui à peu plus de 2000 prothèses totales d'hanches et 1000 prothèses
00:31totales de genoux.
00:31Ce centre a la particularité de mettre en place toutes les prothèses de genoux avec l'aide de la navigation
00:37et depuis déjà de nombreuses années.
00:39Sauf que finalement le problème de la navigation c'est un peu comme un super GPS qui permet d'avoir
00:43une précision,
00:44précision dans le niveau de coupe qu'on doit faire, dans les angulations, mais finalement la précision de réalisation n
00:49'était finalement pas au rendez-vous.
00:50Et c'est ce qu'apporte la robotique, c'est-à-dire en fait d'avoir un plan et de
00:53l'exécuter au demi-millimètre et demi-degré.
00:56Donc on a attendu, parce qu'on croyait en la prothèse qu'on pose, à la navigation qu'on avait,
00:59d'avoir le robot qui permettait de poser la prothèse qu'on pose aujourd'hui.
01:03Et c'est ce qu'on a pu faire depuis maintenant près de deux ans.
01:05Le Vélix, c'est une assistance robotisée qui permet une meilleure exécution des coupes.
01:10L'idée c'est, quand on planifie une coupe à tant de millimètres ou à tant de degrés, de pouvoir
01:14la réaliser de la même façon.
01:15Ça agit finalement comme un guide virtuel.
01:18Et quand on utilise la scie avec la lame, elle se met directement là où on veut pour couper.
01:22Ça ne remplace pas le chirurgien, ça ne remplace pas la manière dans laquelle on va mettre la prothèse.
01:25Par contre, ça nous permet d'exécuter de façon plus précise le geste qu'on faisait avant à travers des
01:30guides de coupe.
01:31Le robot finalement, il est relativement peu encombrant.
01:34C'est aussi un des choix qu'on a fait avec ce robot, c'est d'avoir de la place
01:37au bloc opératoire.
01:38C'est un bras armé qui est monté directement à la table.
01:40Et associé à ça, vous avez une unité avec deux caméras qui permettent de suivre en réalité augmenter l'ensemble
01:46des étapes de la chirurgie.
01:47C'est un robot qui finalement se met sur la table, sur le côté du chirurgien,
01:51qui permet quand même d'avoir une aide et qui finalement laisse l'ensemble du personnel travailler comme si de
01:56rien n'était.
01:56Notre choix, il était basé sur un robot qui avait une courbe d'apprentissage et aussi une sécurité qui était
02:02suffisante pour nous.
02:03Et aujourd'hui, c'est ce qu'on nous apporte le Vélix.
02:04Et puis, il y a évidemment l'efficience, puisque apporter de nouvelles technologies ne doit pas perturber le flux d
02:09'un bloc opératoire.
02:10À la fin de la journée, il y a quand même une réalité comptable qui fait que le nombre de
02:13patients doit rester si possible le même.
02:15Avant chaque chirurgie, il y a une petite phase d'installation, mais qui est transparente pour le chirurgien,
02:20puisqu'elle est faite par l'équipe d'infirmières.
02:22Et pendant que je m'occupe du malade, c'est la penseuse qui s'occupe de tout ce qui est
02:25mise en place et setup du robot,
02:27pour que justement, on n'ait aucune perte de temps et que le robot, il n'intervienne pas du tout
02:30pour casser le workflow.
02:31La première phase, c'est une phase de navigation.
02:35Donc, on va utiliser les capteurs et les stylets de navigation pour créer un modèle numérique du patient dans le
02:43robot.
02:43Et ensuite, on va réaliser la phase de planning, où on va implanter numériquement l'implant dans le modèle 3D
02:50qu'on aura créé avec la navigation.
02:51Et ensuite, le robot, il intervient dans la dernière phase, où on va couper l'os pour pouvoir mettre en
02:56place la prothèse dans le positionnement qu'on a décidé sur le planning.
02:59Là, l'objectif du genou, il est déséquilibré.
03:02C'est de rétablir son anatomie osseuse et ensuite de rétablir une anatomie légamentaire qui soit compatible avec une bonne
03:07survie de l'implant et une meilleure fonctionnalité pour le patient.
03:19La planification voulait qu'on ait une extension qui soit avec les mêmes chiffres, pareil en médial sur la flexion.
03:25Et on voulait un millimètre et demi de laxité en latéral.
03:27Et après la réalisation de testing final avec prothèse, on obtient finalement ces trois chiffres-là de la même égaux
03:33et un millimètre et demi en latéral.
03:34Ce qui finalement se rapproche complètement de la planification pro-opératoire.
03:38Et donc l'exécution a accompagné finalement cette planification.
03:41Pour nous, dans l'utilisation, c'est très confortable.
03:43On n'a pas de problème de guide qui bouge un peu ou de coupe avec des scies qui peuvent
03:47flamber à l'intérieur des guides de coupe.
03:49On a une coupe qui est plus précise.
03:50Ce robot, là où il est facile d'utilisation, c'est qu'il n'a pas besoin d'avoir d
03:54'images implémentées dans le robot.
03:55Est-ce que ça a changé ? C'est moins de frustration.
03:57C'est-à-dire en fait d'avoir un planning qui est réalisé.
03:59Donc quand on est sûr de ce qu'on fait, finalement on est beaucoup plus satisfait.
04:02Ça permet de vérifier et de contrôler systématiquement.
04:04Il n'y a rien de plus agréable de réaliser, contrôler, réajuster si nécessaire.
04:09C'est aussi l'ergonomie.
04:10Parce que le robot, en réalité, il va diminuer à la fois le temps où on porte la jambe, le
04:14temps où on tire les écarteurs, le temps de coupe.
04:17Et tous ces temps qui sont diminués sont importants.
04:18Parce qu'on sait qu'un chirurgien, il y a des études qui montrent que jusqu'à 97% des
04:22chirurgiens orthopédistes au cours de leur vie
04:23vont avoir des troubles des membres supérieurs.
04:26Et puis la troisième chose, et je pense que c'est aussi important,
04:28c'est que probablement que la navigation améliorant les résultats fonctionnels, on peut penser que le robotique le fera.
04:34Je pense qu'on essaie d'avoir les dernières technologies pour avancer,
04:38pour permettre d'optimiser à la fois nos résultats, d'avoir des temps d'hospitalisation les plus courts,
04:43une récupération rapide et puis une analyse constante de nos résultats et de l'amélioration des soins.
04:48À partir du moment où on a fait un choix d'aller vers la robotique, forcément je vais vous dire
04:51que c'est l'avenir, c'est certain.
04:52La robotique c'est une aide à la chirurgie.
04:54Il y a des chirurgiens qui sont capables de faire sans, qui font ça depuis très longtemps,
04:57qui arrivent à faire de l'équilibrage ligamentaire et je pense que leurs résultats sont bons.
05:00Mais je pense qu'aujourd'hui c'est des aides pour les chirurgiens
05:03et qu'en tant que chirurgien, toute aide qu'on peut m'apporter, pour moi, je l'apprends.
05:07Parce que je pense que ça peut améliorer ma pratique quotidienne, mon bien-être et j'espère le résultat de
05:11mes patients.
05:11On a une obligation de moyens, pas une obligation de résultats.
05:14On espère que tout les patients iront bien, mais si on peut avoir les moyens justement de le faire,
05:18je pense qu'il faut sauter le pas, il faut y aller.
05:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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