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  • il y a 26 minutes
Comment travailler par 40 degrés ? Télétravail, horaires aménagés, congé climatique : alors que le Medef s'inquiète d'une France qui "tourne au ralenti", les Ecologistes veulent importer le dispositif espagnol de congé en cas de conditions climatiques extrêmes. Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, est l'invité de Thomas Sotto dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 24 juin 2026.

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Transcription
00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Et c'est donc le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, qui est l'invité d'RTL
00:06Matin.
00:07Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Pierre Farandou.
00:08Bonjour.
00:09Alors qu'on ne voit toujours pas venir le bout de cette canicule, quelle est la situation dans le monde
00:13du travail ?
00:14Est-ce que la France tourne au ralenti, pour reprendre les mots du président du MEDEF ?
00:18Non, on a un plan, effectivement, pour faire face à cette chaleur intense, qui est là, qui est là,
00:22et dans plusieurs départements, beaucoup de départements sont touchés, sont en Ville et Champs-Rouges.
00:25Donc, ce plan, il est important, il consiste à adapter l'organisation du travail pour permettre à l'économie de
00:30fonctionner.
00:31Voilà, alors d'abord, il y a un plan tout à fait solide en matière réglementaire.
00:34C'est un décret qui est sorti l'année dernière, qui oblige les entreprises à adapter les conditions de travail
00:39au niveau de vigilance,
00:40jaune ou rouge, en rouge, en particulier pour le BTP.
00:43En fait, toutes les entreprises qui vont faire travailler des salariés à l'extérieur,
00:47bien évidemment, c'est là où les risques de chaleur intense et d'insolation sont les plus importants.
00:51Donc, il y a un plan très solide qui doit se déployer, c'est la responsabilité des employeurs de le
00:54faire.
00:55Moi, j'ai renforcé ce plan par des contrôles.
00:57On est à 1 400 contrôles en moins d'un mois pour vérifier que les entreprises déroulent ce plan.
01:01J'ai aussi demandé aux préfets, en cas de vigilance rouge, ce qui est le cas dans beaucoup de départements,
01:06de ne pas hésiter à prendre des arrêtés préfecturaux pour suspendre tout chantier entre 13h et 21h, si les circonstances
01:12l'exigent.
01:13Vous avez vu, M. le ministre, qu'il y a dans certaines villes, le maire prend un arrêté pour dire
01:17non, il ne faut pas qu'il commence à travailler à 6h du matin parce que ça fait trop de
01:20bruit.
01:21Alors, qui gagne entre le maire et le préfet dans ces cas ?
01:22C'est le préfet. C'est pour ça aussi que j'ai demandé au préfet de prendre des arrêtés préfecturaux
01:26parce qu'en thème de hiérarchie des arrêtés, le préfectoral l'emporte sur le municipal.
01:31Il ne faut pas être égoïste. Il faut penser d'abord à la protection des salariés qui travaillent à l
01:35'extérieur.
01:36Je pense que les riverains comprendront bien que peut-être, effectivement, leur sommeil sera peut-être un peu dérangé
01:40à partir de 6h du matin. Mais il en va de la santé profonde des salariés. Je pense que tout
01:44le monde le comprendra.
01:45Vous diriez que notre économie et notre monde du travail tournent à 100% en ce moment ou pas ?
01:49Il y a un impact quand même sur l'activité ?
01:51Elle est forcément un peu ralentie puisque c'est un peu la thématique de l'adaptation à la chaleur.
01:55C'est une forme d'adaptation de l'économie, voire de ralentissement de l'économie.
01:59Là aussi, dans les chantiers, on fait des pauses plus longues, bien évidemment.
02:02Il faut s'hydrater beaucoup. Oui, il y a une forme de ralentissement qui est liée à la chaleur.
02:05En fait, on est en train de devenir ou de découvrir que nous sommes devenus un pays européen chaud
02:10à l'image de l'Espagne, de l'Italie ou de la Grèce.
02:13Donc, il y a une adaptation à faire de l'organisation de la société.
02:16D'ailleurs, à mon avis, bien au-delà du monde du travail, le monde du travail bien sûr,
02:19mais au-delà pour s'habituer, pour prendre en compte le fait que peut-être dorénavant,
02:22de juin à septembre, on aura comme ça des épisodes de canicule importants dans notre pays.
02:26Est-ce que vous pensez qu'il faut rediscuter des règles, y compris que les partenaires sociaux
02:30décalent les horaires de travail comme ça existe dans certains pays méditerranéens ?
02:33Est-ce que c'est un sujet qu'il faut mettre sur la table, ça ?
02:35De dire, aujourd'hui, la journée, ce n'est plus forcément 8h-midi et 14h-18h ?
02:40Oui, je pense qu'effectivement, deux choses.
02:41D'abord, à court terme, on gère, on a un plan solide pour gérer la situation actuelle,
02:45mais il faut effectivement ouvrir des discussions.
02:47Je vois les partenaires sociaux cet après-midi, en fin d'après-midi,
02:50donc à la fois organisation patronale, organisation syndicale,
02:52et je vais leur proposer d'entamer une réflexion commune,
02:54d'en faire un retour d'expérience sur ce qui se passe maintenant,
02:56et de préparer, si j'ose dire, les canicules à venir.
02:59Avec les règles qui pourraient être donc claires, fixées, écrites,
03:03on décale les horaires ?
03:04On peut travailler là-dessus, sur les horaires, sur les équipements.
03:06Vous savez aussi qu'il y a des vêtements de travail qui sont réfrigérés,
03:08c'est des choses aussi qui arrivent là-dessus.
03:10Il y a aussi, effectivement, peut-être se poser la question,
03:13est-ce qu'il faut que tous les examens dans ce pays se passent au mois de juin ?
03:15Est-ce que les finales de sport doivent se faire en juin ?
03:18Vous voyez, c'est pour ça qu'il y a aussi des chiffres de société.
03:20Il faut regarder ce que font d'autres pays européens plus au sud,
03:23et s'inspirer certainement de la manière dont ils ont organisé leur société.
03:26Chez Stellantis, à Mulhouse, la CGT a déposé un préavis de grève
03:29qui court jusqu'à dimanche pour dénoncer des conditions de travail
03:31rendues très difficiles et très pénibles.
03:32On l'imagine, quand on est dans des usines, on fabrique des voitures.
03:35Est-ce que vous les comprenez ?
03:37D'abord, moi, je suis, comment dire, pour tous les droits,
03:40pour tous les droits sociaux, et le droit de grève en est un.
03:42Donc, si les syndicats de Stellantis éprouvent le besoin
03:44de déposer un préavis de grève, je le respecte.
03:47Après, il est normal que les conditions de travail
03:49dans ces moments-là sont centrales.
03:51Il faut que par leur dialogue social, effectivement,
03:52entre l'orientation syndicale et les dirigeants de l'entreprise,
03:55on trouve les meilleures manières d'adapter
03:56les conditions de travail pour que les salariés puissent continuer
03:59à produire des voitures puisqu'on est chez Stellantis.
04:01C'est ça l'idée. On adapte le monde du travail
04:03à cette contrainte nouvelle que représente ces canicules.
04:06C'est pas si simple. Le porte-parole du groupe a dit
04:07qu'il n'est pas possible écologiquement ou économiquement
04:09de climatiser l'ensemble des ateliers.
04:11Par contre, nous surveillons toute innovation
04:13qui permettrait de pallier des hausses de température
04:16de plus en plus fréquentes.
04:17Ça vous va comme réponse, ça ?
04:18Honnêtement. Quand on est dans un atelier où il fait 32 ans,
04:21on vous dit, quand il y aura un système
04:22qui permettra de tout climatiser, on le fera.
04:25D'abord, je ne peux pas, moi, faire le dialogue social
04:26chez Stellantis.
04:29Je pense que la clé, je le redis,
04:31c'est du bon sens qui peut être du droit aussi,
04:33mais le droit écrit le bon sens.
04:34On adapte les horaires pour éviter les moments les plus chauds
04:37et travailler quand il fait plus frais.
04:39On fait des pauses régulières, on s'hydrate,
04:41on se surveille, on est attentif
04:43à la santé des gens. C'est ça qui est important.
04:44Est-ce que vous souhaitez que la loi prévoie une température
04:47maximale à partir de laquelle on ne pourra plus travailler ?
04:49Aujourd'hui, il n'y a pas de ça dans le Code du travail.
04:50Est-ce qu'il va falloir, compte tenu de ce réchauffement climatique,
04:53qui est une réalité ? Vous nous le dites,
04:54on l'a tous acté. Est-ce qu'il va falloir
04:56l'écrire, ça aussi ?
04:58L'histoire de la température maximale, effectivement,
05:00le débat peut être intéressant, mais on la fixe à quel niveau ?
05:03Et si vous vous factez un niveau,
05:04s'il est trop bas, j'entends parler de certains
05:06qui parlent de 28 degrés ou 30 degrés, mais vous arrêtez la France.
05:0928 degrés, 30 degrés, on connaît ça
05:10en France, tout le mois de juillet au mois d'août.
05:12Donc, ça ne marche pas.
05:14Et si vous la montez à 40 degrés, vous risquez de dire
05:16qu'on va aller jusqu'à 40 degrés, alors que parfois,
05:18il faut s'arrêter bien avant.
05:19L'idée d'avoir, on peut comprendre cette idée-là,
05:22mais en fait, elle ne marche pas. Donc, je pense que la bonne idée,
05:24ce n'est pas fixer une température, c'est d'avoir
05:26des mesures adaptées. C'est ce qu'on fait par ce système
05:28jaune-orange-rouge, avec les préfets
05:30qui veulent prendre des arrêtés pour justement
05:32suspendre les chantiers entre 13h
05:34et 21h. Voilà, c'est des mesures concrètes
05:36d'adaptation. Il faut concilier la protection
05:38des salariés, bien évidemment, avec la capacité
05:40que le pays fonctionne. On ne va pas mettre le pays
05:42à l'arrêt parce qu'il fait 30 degrés, ça ne marche pas.
05:45Est-ce qu'on sait combien il y a de chantiers qui sont à l'arrêt
05:46aujourd'hui en France ? Non, je n'ai pas la réponse.
05:49Je peux vous dire que par rapport à la demande
05:51que j'ai faite au préfet ce week-end, il y a déjà
05:52presque une dizaine de départements
05:54qui ont décidé de mettre en oeuvre ces arrêtés.
05:56Je pense au Puy-de-Dôme, je pense à Toulouse,
05:59la Haute-Garonne et toutes les agglomérations
06:01autour de Toulouse, la région Île-de-France aussi
06:03où il y a pas mal de départements qui l'ont fait.
06:04On voit que tout ça se met en oeuvre. Et je peux vous dire aussi
06:06d'ailleurs que je vais échanger vendredi avec la ministre
06:09espagnole, puisque je commence moi aussi à faire
06:10des comparaisons. Je ferai un échange avec elle
06:12pour qu'elle m'explique comment l'Espagne s'est organisée.
06:15Ça va venir alimenter ce travaux
06:16de réflexion, ce travaux de perspective.
06:18On doit se comparer à des pays comme l'Espagne, dans notre organisation du travail ?
06:21Je pense que c'est l'idée. On est en Europe.
06:22On ne va pas se comparer peut-être à l'Asie, aux Etats-Unis,
06:25quoique, mais en tout cas en Europe. On a l'Europe du Sud,
06:27le Portugal, l'Espagne, l'Italie,
06:29la Grèce. Regardons comment ces pays
06:30s'organisent. Et on voit que nos températures
06:33commencent à s'aligner avec
06:34le climat de ces pays-là. Il suffit de regarder
06:37comment ils font. Chez eux, c'est plus culturel. On voit qu'on a
06:42à vivre sous la chaleur. Il faut qu'on s'inspire
06:44de leurs méthodes et qu'on les déploie certainement en France.
06:46Vous parlez de l'Espagne. Marine Tondoli s'est
06:48inspirée de l'exemple espagnol pour proposer
06:50la création d'un congé climatique. Ce serait
06:525 jours par an, justement, pour faire face à ce
06:54type de situation. Vous dites quoi ?
06:56Ok, oui, non, pourquoi pas ? Parlons-en.
06:59On peut toujours parler en an.
07:00Le parlons-en est possible. Parlons-en, ça peut être du blabla.
07:02Oui, mais au fond de moi, je pense
07:04que ce n'est pas la solution. D'abord, c'est venu comment ? Ce n'est pas venu
07:06par la chaleur, c'est venu par les inondations.
07:08Ces 5 jours, ils sont venus, quand vous avez les énormes
07:10inondations qu'il y a eu à Valence... C'est venu par un péril
07:12climatique. Oui, c'est ça. Donc c'est commun,
07:14parce que là, quand on est à plus de 40, on peut parler d'un péril climatique.
07:16Oui, non, ce n'est pas la même raison. La raison, c'est que les gens
07:18ne pouvaient pas aller bosser. Donc, comme ils ne pouvaient pas aller bosser,
07:20on en prenait acte, on les laissait chez eux
07:22sous la forme d'un congé. Voilà, donc ce n'est pas
07:23lié, vous voyez, ce n'est pas un problème de santé au travail.
07:25C'était un problème d'impossibilité. Moi, le ministre du travail,
07:28ce qui m'intéresse, c'est la santé au travail.
07:29Donc, ces 5 jours, à l'espagnol, elles ne traitent pas la santé
07:32au travail. La santé au travail, pour les traiter,
07:34c'est l'adaptation. Après, au passage, qui paye ?
07:36Si c'est les entreprises, c'est le coût du travail,
07:37vous allez mettre 5 jours de congé supplémentaire. Il y en a quand même
07:39pour 4 ou 5 milliards, quand même, ce n'est pas rien.
07:41Et si c'est l'État, l'État, pourquoi 4 ou 5 milliards
07:44de plus ? C'est le consumable. Vous êtes plutôt contre, on est d'accord ?
07:46Oui, oui, il faut être clair. Je pense que c'est
07:48une idée, pourquoi pas ? Mais quand on regarde
07:49les modalités pratiques, elles ne s'appliquent pas au sujet
07:51de la santé au travail. On a compris, monsieur le ministre,
07:54que le quoi qu'il en coûte n'était plus d'actualité.
07:56Néanmoins, et là encore, ça rejoint le même sujet,
07:58est-ce qu'il ne faudrait pas réfléchir à un dispositif
08:00pour aider les parents qui travaillent ?
08:02Parce que quand on dit, gardez vos enfants parce que
08:03l'école est trop chaude, on parlait dans le journal
08:06de 7h30 de cette entreprise qui permet aux
08:08enfants de venir, mais ça ne peut pas être une solution pérenne.
08:10Est-ce qu'il faut réfléchir à un dispositif là-dessus ?
08:13Réfléchir, oui, à coup sûr.
08:14On en revient à ce que je disais sur la société.
08:16Si vraiment le mois de juin ressemble à un mois de juillet,
08:18un mois d'août, ça veut dire que l'école aura du mal à fonctionner,
08:20sauf si on équipe les écoles. Il ne faut aussi pas
08:22renoncer à l'idée peut-être de climatiser les écoles.
08:24C'est quand même ça, c'est la réponse structurelle, c'est faire en sorte
08:26qu'on puisse continuer à faire des cours au mois de juin.
08:28Ça me semble quand même envisageable.
08:30Ensuite, à court terme, la réponse que j'amène,
08:32avec prudence, parce qu'il y a des cas où ça marche, des cas où ça ne marche pas,
08:34c'est peut-être revenir à du télétravail
08:36pour permettre à des papas
08:38ou à des mamans, peu importe, de rester chez eux et garder les enfants.
08:40Il faut faire attention, il faut que ce soit
08:42sous le volontariat de la personne,
08:44parce qu'il y a des gens aussi qui vous disent, vous savez, chez moi, il fait encore plus chaud
08:46qu'au travail. Bref, mais en tout cas,
08:48le retour au télétravail, de revenir à cette
08:50forme-là d'organisation, peut permettre à des familles
08:52de gérer ce problème de garde-enfants. Il y a encore pour quelques jours,
08:55on n'est pas très loin des vacances d'été
08:56dans les écoles, mais il faut leur permettre
08:58effectivement de garder leurs enfants pendant les 5 ou 6 jours
09:00qui viennent. Rapidement, vous étiez, avant de devenir ministre,
09:02le PDG de la SNCF. La SNCF
09:04et ses trains qui ont du mal à avancer avec les fortes chaleurs.
09:07Il y a eu un raté de modernisation,
09:08parce que que les rails se dilatent avec la chaleur,
09:10soit personne n'y peut rien, mais qu'on
09:12doive annuler de nombreux trains parce qu'ils ne sont pas climatisés,
09:15il y a un problème, là, non ?
09:16Oui, c'est sûr que vous en parlez,
09:18parce que c'est un sujet que je connais bien, même si maintenant, je laisse
09:21le... 6 ans, peut-être, de la SNCF.
09:22Oui, oui, et puis 45 ans, on s'est de la compagnie,
09:24donc ça donne un peu d'expérience.
09:26Vous avez les deux sujets. Alors, je pense que sur les rails,
09:29ils se dilatent. Effectivement,
09:30le phénomène est connu. On intervient,
09:32les gens des SNCF réseau interviennent en printemps
09:35pour enlever les contraintes, desserrer
09:38par le fait que la chaleur intervient trop tôt.
09:40Ils ont un mois qui est perdu.
09:42Même sur la climatisation des trains. La climatisation, c'est
09:44les vieux trains. Alors, les vieux trains, on sait ce que c'est, c'est les corails,
09:47les locomotives et les corails. Les corails,
09:48ils ont plus de 40 ans. Il y a 3 ans
09:50de retard, c'est une commande qui a été passée par l'État.
09:52La solution, on la connaît, c'est les matériels neufs.
09:54Ils arrivent début 2027 avec 3 ans de retard.
09:57En attendant, les matériels anciens, ils sont
09:58vieux, et en plus, leur climatisation, elle était calée
10:00à l'époque, sur 30 ou 35 degrés, maximum.
10:03Forcément, elle n'est pas sur 40.
10:08des gens qui vont se retrouver avec 40 degrés à l'intérieur.
10:11Je pense que c'est plus sage, en matière de
10:12précaution, de supprimer quelques trains.
10:14Jean-Pierre Farandou, pour terminer, une question que de nombreux auditeurs,
10:17hommes, nous ont posé. Ont-ils le droit
10:18d'aller travailler en Bermuda ?
10:20Ça, c'est les entreprises qui décident.
10:24Vous êtes en costume, hein, ce matin ?
10:25Je suis en costume et j'ai une cravate.
10:27Vous l'avez marqué, c'est le dress code
10:29du ministre, et je le respecte.
10:30Moi, je ne fais pas de travail physique, donc moi, je ne suis pas
10:33un bon exemple. Moi, si j'étais chef d'entreprise,
10:35je le permettrais.
10:36C'est un peu l'égalité des sexes, parce que les femmes, pardon,
10:39je vais me fâcher, mais peuvent aller en robe légère
10:41et en sandales, mais nous, il faut qu'on soit en pantalon.
10:43Moi, je le permettrais si la tenue est correcte.
10:45Il y a Bermuda et Bermuda, si c'est un joli Bermuda bien coupé,
10:47avec une chemisette qui a de l'allure,
10:49avec des chaussures qui vont avec,
10:51je pense que c'est tout à fait possible, n'est-ce pas,
10:53M. Soto ? Vous ne me contréderiez pas.
10:55Parce que j'ai un Bermuda. Mais moi, je suis déjà viré,
10:57donc ça compte pas. Je ne le risquerai.
10:59Donc moi, en ce qui me concerne, oui, il faut s'adapter,
11:01il faut du bon sens.
11:02Merci beaucoup Jean-Pierre Farondou, c'est aussi la Fashion Police
11:04qui est venue nous voir ce matin sur RTL.
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