00:00Bruno Péquier !
00:04Vous n'auriez pas adapté le discours d'un roi comme ça ?
00:06Bien sûr que non, je n'aurais pas fait une adaptation du discours d'un roi car cette
00:09histoire me fait trop mal au cœur, j'ai trop de points communs avec Bertie.
00:13Et non, je ne parle pas de la mauvaise élocution à la radio, je parle déjà du fait qu'avec
00:17Bertie, on a tous les deux un vieux prénom moche qui commence par B, Bertie versus Bruno.
00:21En fait, lui à la base c'est Albert et moi c'est…
00:23Ah merde, pourquoi je m'appelle Bruno ? Bref, en plus de ça, on est tous les deux
00:27seuls, incompris et ignorés, car oui les amis, enfin les amis, je devrais plutôt vous appeler
00:32les connaissances, car pour la deuxième année consécutive, vous avez oublié mon anniversaire.
00:37Encore ?
00:38Non pardon, vous ne l'avez même pas oublié, parce que pour l'oublier encore faudrait-il
00:42le connaître.
00:42Vous, vous avez ignoré mon anniversaire pour la deuxième année consécutive car mon anniversaire,
00:48c'est aujourd'hui, et oui, et pour mes 27 ans, j'ai eu le droit à deux surprises,
00:53tous mes collègues qui oublient mon anniversaire, et le devoir de faire une chronique sur le
00:57bégayement de Georges VI.
00:58Bon anniversaire !
01:03C'est vrai, c'est vraiment mon anniversaire aujourd'hui, le 23 juin, comme Zinedine Zidane.
01:09Mais d'ailleurs, en parlant de Georges VI, vous savez après quel événement traumatisant
01:13Bertie a commencé à bégayer ? Parce qu'on a oublié son anniversaire ! Voilà, ça sera
01:17la seule vanne en lien avec la pièce.
01:18Vous avez oublié mon anniversaire, j'ai oublié de faire mon travail.
01:20Ah bah je vais en parler durant toute ma chronique, Tanguy en a oublié une fois son
01:24birthday en janvier, ou en marge je sais plus parce que personne connaît la date, et depuis
01:28il en parle dans une chronique sur deux.
01:29Moi c'est mon avant-dernier papier donc j'ai plus assez de chroniques pour faire ma victime.
01:33D'ailleurs, heureusement qu'on n'a pas fait de cadeaux en commun à Tanguy, croyez-moi
01:35il gagne bien plus de sous avec les droits d'auteur des vannes sur son anniversaire oublié
01:38que si on lui avait fait une cagnotte.
01:40Je rejoins donc Tanguy Pastureau dans le groupe très restreint des chroniqueurs à qui on a oublié
01:44l'anniversaire.
01:45Il m'a même proposé de venir avec lui sur RTL car c'est évidemment pour ça qu'il est
01:48parti
01:48et pas du tout pour la thune.
01:50Après je sais qu'il y a aussi d'autres personnes autour de la table pour qui on fait pas
01:53des
01:53gros trucs pour leur anniversaire, Daniel et Nagui par exemple, eux ça compte pas parce
01:56qu'à partir d'un certain âge on est plus proche de la mort que de l'anniversaire.
01:59En revanche, il y a d'autres anniversaires qu'on fête en grande pompe, Léla par exemple
02:02personne n'oublie son anniversaire.
02:06Jean-Dormesson disait qu'il ne fallait pas mourir en même temps qu'une star et il est mort
02:10la veille du décès de Johnny Hallyday et Jean-Dormesson disait aussi qu'il ne fallait
02:14pas naître juste avant Léla Kadour, il en a souffert toute sa vie, seulement 9 jours
02:18d'écart.
02:19C'est dans le discours d'un roi, on suit Albert et qui est Bertie et qui est Georges VI
02:22juste avant un événement stressant qui était l'annonce à la radio de l'entrée en guerre
02:25du Royaume-Uni contre l'Allemagne.
02:27Dans cette chronique, on va suivre Bruno Ier juste avant un événement tout aussi stressant,
02:31son arrivée à la maison de la radio le jour de son anniversaire.
02:3410h42, je me dirige vers la maison de la radio avec un petit espoir qu'au moins une des
02:38douze personnes de l'équipe voulaient réparer l'oubli de l'année dernière et que mes
02:41collègues m'aient préparé une surprise pour mon anniversaire, avec la même sensation
02:44que quand tu sors du train ou de l'aéroport, tu sais pertinemment que personne est venu
02:46te chercher mais tu as toujours l'espoir d'une surprise venant des gens que tu aimes et
02:49pour qui tu donnerais tout.
02:5110h45, j'arrive à la maison de la radio, le vigile me regarde avec un grand sourire, je me dis
02:55qu'il sait pour mon anniversaire et qu'il va me le souhaiter donc je me lance pour lui faire
02:57la bise et il me dit « Badge s'il vous plaît », alors que c'est la cent quatorzième
03:00fois
03:00que j'entre dans un bâtiment et qu'il n'a toujours pas retenu ma tête.
03:03Mais je le pardonne car avec lui je n'ai pas fait 171 heures d'émission donc ça pourrait
03:07être pire, imaginez si mes collègues que je considère maintenant comme ma deuxième
03:09famille ont oublié pour la deuxième année consécutive mon anniversaire.
03:1310h47, je rentre dans le bureau, Old Olaf se précipite vers moi et je me mets à espérer
03:17qu'il ait finalement oublié mon anniversaire car je ne veux pas qu'il me le souhaite en chanson.
03:2110h48, Old Olaf vient à deux centimètres de mon visage et me murmure qu'il récolte des
03:24sous pour l'anniversaire de Leila qui a lieu dans deux jours. Je lui dis que si en ce moment
03:27ça va pas trop financièrement, il peut me dire que ce n'est pas la peine d'inventer
03:30une cagnotte comme excuse. 10h49, je lui file un billet de 50€ car je suis suisse, point.
03:3710h50, encore sous le choc de la couleur de billet, Old Olaf me demande si c'est pour
03:40la cagnotte de Leila, je lui réponds que non, c'est pour qu'il aille se faire un détartrage,
03:42faire son alerte avec la canicule et la première cause de m'entraîner en été.
03:4711h, l'émission débute et au fond je suis ravi que personne ne me souhaitait un
03:51juge d'anniversaire, sinon toute ma chronique tombait à l'eau. 11h29, je suis en train
03:55de faire ma chronique sur la première radio de France le jour de mon anniversaire avec
03:58des gens que j'aime du fond du cœur et même si c'est à sens unique, c'est ça
04:02le plus
04:02beau déconneur.
04:04Bravo ! Bon anniversaire, merci ! Quelle belle l'abonnue ! Et Bruno Pecky sur scène.
04:12Sur scène à Paris au Point Virgule, ce sera le 11 juillet prochain à 20h.
04:16Pardon Bruno.