00:01Mesdames, Messieurs, Mesdames, Messieurs, Chers partenaires, Chers collaborateurs et
00:08chers amis, Votre présence a une résonance particulière parce qu'elle réunit celles
00:17et ceux qui ont construit, celles et ceux qui accompagnent, celles et ceux qui font
00:24vivre l'entreprise. C'est une image très forte, celle d'une histoire partagée. Nous
00:32célébrons ce soir les 50 ans d'histoire, 50 ans d'une entreprise familiale née ici
00:39à Marseille-en-Plage, sur une terre qui n'avait rien d'évident au départ, du sable, des
00:46vignes et l'américain néoglou. Et pourtant, avec du travail, de la constance et une forme
00:57d'obstination, cette terre est devenue un projet puis un métier. Rien de tout cela ne s'est
01:07construit seul. Derrière chaque étape, chaque décision, chaque transformation, il y a eu
01:17des visages, des présences et des soutiens. A l'origine, il y a la villa de la mer, une
01:27maison de famille au milieu des vignes, un refuge simple, chargé de souvenirs auxquels
01:34mon arrière-grand-père, Pierre Charlemagne, était profondément rattaché. Il aimit ces
01:41terres pour ce qu'elles étaient, un lieu de tranquillité, une harmonie presque immobile
01:48et il avait cette conviction absolue. Tant qu'ils seraient vivants, rien ne devait les
01:56transformer. Et surtout, pour les générations d'après, il ne fallait jamais vendre. Après
02:06sa disparition, en 1974, il a fallu faire un choix. Renoncer ou donner à ces terres une
02:17nouvelle vie sans jamais trahir leur histoire. C'est à ce moment-là qu'est née l'idée
02:26fondatrice. Ma grand-mère, Josette, avec cette volonté de préserver le patrimoine familial
02:35et de continuer à faire vivre ces terres autrement, proposa à mes parents de créer un
02:43camping. En décembre 1975, les vignes ont été arrachées. Tout restait à faire. Il
02:56fallait aménager, construire, inventer un lieu à partir de rien. Le 1er juillet 1976, pour
03:09ceux qui l'ont connu année de la grande sécheresse, le Charlemagne a ouvert ses portes. J'avais
03:1610 ans. Mon père, Jean-Marie, a apporté la vision, l'élan, l'audace d'entreprendre. Il a accepté
03:29un défi qui n'avait rien d'évident. Se lancer dans un monde qu'il ne connaissait pas, prendre
03:37des risques et tenir dans la durée. Il avait cette capacité à aller de l'avant, à décider
03:45et à construire. Maman, tu as été la solidité, la présence, la régularité. Tu as porté
03:55le quotidien, les saisons, les inquiétudes, les urgences, les choix à faire, souvent sans
04:01mourir, mais avec une force qui, elle, ne trompe pas. Il y a des personnes qui bâtissent
04:09avec des plans et il y a celles qui bâtissent en tenant. Toi, tu as tenu et tu as transmis
04:17sans discours une manière d'être, un sens du travail, une exigence. D'ailleurs, tu étais
04:24véritable œil de l'ex. Alors ce soir, je veux te dire merci, merci pour ton courage,
04:33merci d'avoir protégé cette histoire, merci de l'avoir rendu possible année après année.
04:39Et je veux conclure ce chapitre par quelque chose d'essentiel. Si nous fêtons 50 ans, ce
04:46n'est pas seulement parce qu'un camping a ouvert un jour, c'est parce qu'il y a eu
04:51un choix
04:51fondateur, ne pas céder, ne pas renoncer et décider de transformer une contrainte en
05:00destin. C'est cette décision-là qui a tout enclenché. En 50 ans, notre métier a changé.
05:11Les clients, les normes, les outils, les attentes se sont transformées. Et pourtant, il y a un
05:19fil qui ne s'est jamais rompu. La volonté de faire les choses sérieusement, de progresser
05:25sans trahir ce que nous sommes et d'avancer sans perdre notre indépendance. On peut
05:31moderniser, investir, se structurer, se remettre en question, mais l'essentiel demeure. La qualité
05:38n'est pas un effet d'annonce, c'est une pratique quotidienne. C'est une discipline, une constante
05:46grande. Et, au fond, une forme de respect. Un respect du client, un respect du lieu,
05:52un respect des équipes.
05:55J'ai toujours pensé, nous avons toujours pensé d'ailleurs dans la famille, que le
06:00luxe n'était pas une question d'ostentation, mais de respiration, de cohérence et de soins
06:07portée au détail. Et si nos établissements sont devenus ce qu'ils sont aujourd'hui, c'est
06:14parce que cette exigence a été tenue saison après saison.
06:20Je souhaite remercier nos partenaires, nos fournisseurs, celles et ceux qui nous accompagnent
06:26depuis longtemps. Dans une entreprise familiale, la croissance n'est pas uniquement une question
06:33d'idées ou d'énergie, c'est aussi une question de relations sociales, de confiance,
06:38de loyauté, de constance. Il faut des partenaires capables de suivre une vision et d'accompagner
06:45une trajectoire dans le temps le long. Ça s'appelle de la fidélité. Je veux avoir
06:51un mot particulier pour nos partenaires bancaires qui nous ont soutenus, qui ont cru à certains
06:57projets, parfois avant même qu'ils ne soient évidents, et qui nous ont permis d'assumer
07:04des étapes structurantes. Il faut dire que c'est une constance chez moi, faire revivre
07:11des lieux, la Nouvelle-Floride tout d'abord, puis le Beach Garden où nous sommes ici.
07:18Avec l'hermitage de Combas en 2020, j'ai retrouvé cette même impulsion, reprendre
07:23un site, le renouveler en profondeur malgré le contexte, et lui redonner une cohérence,
07:29une âme, une exigence. En parallèle, la dimension viticole a naturellement repris sa place.
07:36Avec un vignoble reconstitué et une ambition de qualité assumée, c'est le retour aux sources,
07:44la boucle est bouclée. Je veux également m'adresser un remerciement tout particulier
07:50à Gérard Martin. Gérard Martin est notre expert comptable depuis au moins 40 ans.
08:00Vous avez accompagné l'entreprise sur la durée, avec rigueur, fidélité et une grande
08:09constance. Merci pour votre engagement et pour la confiance construite au fil des années.
08:18Merci pour votre patience et surtout merci pour votre grande et notre grande amitié.
08:28Je souhaite également saluer les élus qui nous font l'honneur d'être présents ce soir.
08:33Merci pour votre présence qui donne une dimension particulière à cette soirée.
08:38Cette entreprise est ancrée dans un territoire et au-delà de nos établissements, il y a une réalité
08:45très concrète de l'activité, de l'emploi, une attractivité, une image et une part de l'histoire
08:53vivante de Marseille en plage. Si nous célébrons ce soir 50 ans, ce n'est pas seulement pour regarder
09:01en arrière, c'est aussi pour regarder devant. Le monde change, les attentes évoluent, les équilibres
09:09se transforment, le rapport au travail, l'exigence de qualité de vie, les enjeux environnementaux,
09:16la gestion de l'eau, de l'énergie, les contraintes réglementaires, tout cela s'impose à nous
09:22avec de plus en plus de force. Dans ce contexte, il y a à mes yeux deux obligations.
09:30Rester à la hauteur, techniquement et stratégiquement, sans céder aux effets de monde.
09:37Et surtout, ne jamais perdre la dimension humaine parce que c'est elle qui fait tenir une entreprise
09:43dans la durée. C'est dans cet esprit que la transmission a du sens. Transmettre, ce n'est
09:50pas figé, c'est accompagner, faire confiance, accepter que l'organisation évolue tout en
09:58préservant un esprit, celui de la rigueur, de l'exigence et d'une forme de liberté.
10:05Ce soir, je veux remercier d'abord les collaborateurs d'aujourd'hui, celles et ceux qui font vivre
10:15l'entreprise au quotidien, sur le terrain, dans la rigueur, dans l'accueil, dans la technique,
10:23dans l'entretien, dans l'administratif, dans tous les métiers qui ne se voient pas toujours,
10:29mais sans lesquels rien ne tient. Je veux aussi remercier avec une émotion particulière
10:38les collaborateurs partis à la retraite, ou présents ce soir en tant qu'anciens.
10:45Et je veux le dire clairement, la réussite d'une entreprise ne repose pas seulement sur
10:51des équipements ou des investissements, elle repose d'abord sur des femmes et des
10:58hommes. Je me permets enfin un mot plus personnel. Ce soir, je célèbre également mes 60 ans.
11:08Pour mémoire, je suis né le 14 février.
11:13A cet âge-là, et cet âge-là, pardon, donne forcément une forme de recul. On comprend mieux
11:20que la réussite n'est jamais un sprint. Elle est une addition de détails, de choix, de renoncements
11:29parfois, de combats et d'efforts répétés. Mais ce qui reste, au fond, ce ne sont pas seulement
11:39les chiffres ni les constructions. Ce qui reste, ce sont les lieux que l'on a façonnés, les personnes
11:48que l'on a rencontrées et les souvenirs que l'on partage. Alors, je veux conclure avec simplicité.
11:59Merci à mon père tout d'abord. Merci à ma mère pour ce qu'elle a apporté. Merci
12:06aux collaborateurs d'aujourd'hui et à ceux d'hier. Merci aux partenaires, aux fournisseurs
12:12et aux banques. Merci aux amis de la famille. Et merci à chacun d'être là ce soir pour
12:20célébrer une histoire qui continue. Merci.
12:48Je n'ai plus rien à dire. Je m'en suis. Je m'en suis. Je m'en suis. Je
12:54m'en suis.
12:58Je m'en suis. Je m'en suis. Je m'en suis. Je m'en suis. Je m'en suis.
13:20Je m'en suis.
13:24Après tous ces beaux mots d'amour, on nous souhaite une excellente soirée,
13:28que tout continue jusqu'à la fin de la nuit, on oserait dire,
13:32mais ce n'est pas trop possible dans un campion.